Deux êtres dissemblables et même, par bien des côtés, contradictoires, et pourtant unis sur un même axe : la quête d’un humain bon, le changement du monde en Bien. Sois Un dans toi par le Bien accompli, dit Le Signe (xxiv/1).
Ces deux-là sont d’abord violents : Francesco di Pietro Bernardone, futur François d’Assise, est soldat et prisonnier de guerre ; Louise Michel est communarde en uniforme et condamnée à la déportation. Puis ils changent. À sept siècles d’intervalle, ils revêtent, chacun selon son mode d’agir, un manteau neuf (Signe 1/1). Tous deux alors sans être proscrits sont moralement mis en cage. Qui voit la cage ? (Signe xxxvi/3) Leurs zélateurs et admirateurs respectifs, peu nombreux.
La presse moderne met en avant les assassins, les violents, les scandaleux, la police, la justice, mais elle parle peu des acteurs du Bien. Même situation pour nous Pèlerins d’Arès qui travaillons, chacun comme il peut, pour que l’humain change (Signe 30/11) et que le monde change (28/7) en Bien.
La fidélité au Bien paiera, néanmoins.

Francesco di Pietro Bernardone,
alias François d’Assise (1182-1226)
Annibale Carracci – gallerie Accademia-Photo : Didier Descouens (Wikimedia)
Le Père appelle jars (Signe xxxvi/3) Francesco du Pietro Bernardone, dit François d’Assise, parce que le jars est combattif. François est un opiniâtre lutteur à sa manière. Son refus des ordinations mineures ou majeures est une de ses stratégies contre le dommage religieux qui a profondément blessé le très simple Fond de la spiritualité de Jésus. François lutte contre lui-même et contre les tentations mondaines pour rester « l’époux de dame pauvreté et de dame simplicité » et pour aimer tous les vivants, « frère loup » compris.
Louise Michel, dite Enjolras, anarchiste pugnace et franc-maçonne, est une autre sorte de jars en lutte contre la forte emprise du mal. Elle aussi refuse tous honneurs et grades et ne cesse de lutter par la plume et le verbe pour la liberté absolue dans laquelle elle voit la seule vraie dignité et la seule suprême supériorité de l’homme sur le monde vivant.
De tous temps on a vu des humains prendre le sentier de l’homme nouveau. Le Signe demande aux Pèlerins d’Arès, eux-mêmes très hétérogènes, de prendre la suite des bâtisseurs du Bien libre afin de changer le monde (Signe 28/7). Nous vivons une aventure autre que celles de François et de Louise, mais parallèle.
J’ose penser que ces deux Enfants de la Vie ont eu le même destin. Ces deux grands humbles, apparemment très dissemblables, ont été des lutteurs de la grandeur libre de l’homme. Ils ont été conscients, chacun à sa façon, des dépassements possibles le long de la Voie Droite. Chacun de François, moine humble, doux et pieux, et de Louise, libre, combative, verbeuse, trouve son sentier. Sentier de dépouillement et d’amour pour l’un, sentier libertaire pour l’autre. Mais les deux brûle d’un même feu, le feu de la transcendance qui seule mène à la transfiguration.
Il n’existe pas de Bien modéré ou excessif et de Mal modéré ou excessif ; il n’y a que Bien ou Mal tout court. Depuis des millénaires, la bonne vie est réduite au bon fonctionnement de l’humain tel que l’envisage pour lui le pouvoir accroché bec et ongle au besoin de se faire craindre, aux lois qu’il impose et à ses privilèges, maître-à-danser, juge et exécuteur de ses volontés de puissance. Le pouvoir a parfois engendré des progrès, mais il demeure l’axe du Mal. Partout la justice n’est que vengeance sans fin (Signe 27/9), la guerre est toujours envisageable, les libertés sont rognées.

Louise Michel, alias Enjolras (1830-1905)
Photo : J.M. Lopez (Wikimedia)
De temps immémorial, depuis que le triste sire Adam inventa le pouvoir de quelques uns sur tous les autres (Signe 2/1-5, vi/7-13), ces autres sont figés et muets de peur, « la vie ne vit pas », comme dit Adorno. Ici et là des audacieux se sont risqués à réprouver et braver le pouvoir, religieux, politique ou autre, de sorte que l’ultime refuge du Bien est toujours l’humain, jamais le prêtre, le politique, le juge, l’administratif, bref, jamais le pouvoir manipulateur qui toujours chosifie l’humain sous sa loi. Or, le Bien qui a valeur absolue ne se réalise pas sans liberté absolue (Signe 10/10), laquelle est le risque à courir pour changer le monde.
François d’Assise et Louise Michel, chacun à sa façon, ont lutté contre l’empaillage de l’homme par les sciences (Signe 33/8, 38/5) théologiques, politiques, sociales, économiques, etc. Visiblement ou invisiblement la religion comme la politique ont toujours tenté de fossiliser la psyché humaine. Malgré les plus tyranniques procédés, le siège des affects et des pensées de l’humanité de base reste incontrôlable dans son substrat. Jamais au cours des millénaires religion et politique n’ont réussi à stabiliser la soumission de leurs fidèles ou citoyens ; tout est toujours à refaire à chaque nouvelle génération. L’Histoire n’est faite que de rebiffes ou de menaces de rebiffe ; c’est ainsi que l’espérance reste vivante. Comprenant cela, ces grands vivants de François et de Louise ont reconnu en l’amour la seule voie vers le Bien.
Je ne peux pas dans une brève entrée sur un aussi vaste sujet aborder les biographies respectives de deux humains aux vies si différentes. Je m’en tiens à leur impalpable similarité, au delà des faits de vie : la transcendance. Bien que Dieu, unique Mer sur Laquelle voguait François, eût disparu du discours de Louise, c’est à leur similaire dépassement que je pense ici, car la transcendance nous questionne aujourd’hui et questionnera tous les combattants du Bien jusqu’au Jour (Signe 31/8). Il faut opter pour la transcendance, tapis volant vers l’infini, et ne pas se laisser distraire par l’éblouissant monde visible où nous séjournons quelques décennies. La transcendance est de plus en plus nécessaire en des temps où le matérialisme lourd, mesurable, palpable, gouverne les pensées. Jusqu’en 1974-1977 la transcendance relevait du religieux, mais depuis Le Signe on sait que Dieu n’est pas le seul objectif de la foi. L’objectif est le Bien auquel conduit l’amour. La Parole d’Arès appelle cela pénitence, de sorte que le concept de Dieu s’élargit immensément, s’évanouit même, pour une notion infiniment plus large : la Vie (24/3-5), dont nous sommes des atomes. Ce n’est pas Dieu qui assure le salut, c’est le Bien accompli, parce que c’est à travers le Bien que Dieu apparaît tel qu’Il est : la Sainteté, la Puissance et la Lumière (12/4) de la Vie (24/3-5). Par ce fait même, une femme comme Louise Michel, quoiqu’incroyante, entre dans le panthéon des faiseurs de Bien, de sorte que la notion de Salut s’élargit immensément. François comme Louise sont prophètes au sens heureux et actif du mot.
Le prophétisme naît de la liberté et de l’audace de l’amour ; il ne naît pas d’une doctrine.
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© Michel Potay 2021 — Tous droits réservés


Sur ce que Laurent Joffrin écrit de Louise Michel en 2019
Elle a le regard dur et triste, le maintien digne dans ses vêtements fripés de prisonnière [l'image : photo d'elle prise en prison], une chevelure qui tombe en désordre de chaque côté d'un front haut et bombé. De sa voix claire et forte d'institutrice, elle apostrophe les juges : "Ce que je réclame de vous, c'est le poteau de Satory [lieu de détention des communards à Versailles] où, déjà, sont tombés nos frères ; il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, on a raison. Puisqu'il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n'a droit aujourd'hui qu'à un peu de plomb, j'en réclame ma part, moi." Le conseil de guerre est embarrassé. Il n'a pas prévu de mettre à mort les femmes, brancardières ou infirmières. En décembre 1871, la Commune est vaincue depuis sept mois, l'ordre est rétabli, l'insurrection a été brisée, la bourgeoisie est revenue de son épouvante devant la révolte populaire. L'armée a fait couler des rivières de sang dans Paris : quelque 10 000 morts, tués pendant les combats ou fusillés sans jugement, pris les armes à la main, et même sans armes, sur de simples soupçons. Les officiers avaient des listes pour s'assurer des chefs communards, aussitôt saisis, souvent plaqués contre un mur et criblés par le peloton. Un officier s'avise qu'il a arrêté deux Parisiens portant le même nom, qui apparaît en bonne place sur la liste noire. Des deux homonymes, quel est le bon ? Il demande des instructions. "Fusillez les deux, dit le commandement, c'est plus sûr."
Pour conjurer l'échec, on chantera plus tard : "Tout ça n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morte." Certes… Elle vit dans les cœurs mais elle a bien été assassinée par les Versaillais, qui ont dissous la peur bourgeoise dans le sang ouvrier. Le temps des cerises est révolu ; le gai rossignol et le merle moqueur sifflent une mélodie funèbre. À Satory, où elle était enfermée, Louise Michel a vu l'exécution des chefs arrêtés, parmi lesquels Théophile Ferré, jeune révolutionnaire à lorgnon, dont elle était secrètement amoureuse. Ses amis sont tués, le mouvement ouvrier est décapité, Louise est découragée par la tragédie mais elle reste droite dans le malheur, sûre que l'idéal survivra au massacre. "Jeanne d’Arc au drapeau noir. "Vestale de l'égalité, elle n'admet pas non plus qu'on mette les femmes à part dans la répression. Si elles prennent leur part dans la révolte, elles doivent la prendre dans le sacrifice. Alors elle proteste : non, elle n'était pas seulement ambulancière ; elle s'est aussi battue avec un fusil sous l'uniforme de la garde nationale, soldate du 61e régiment de marche de Montmartre, présente sur tous les points attaqués. Jugeant que de nouvelles exécutions feraient scandale, surtout celle d'une femme, le conseil de guerre se contente d'une déportation, avec incarcération dans une enceinte fortifiée. Ce sera la Nouvelle-Calédonie, de l'autre côté du monde, assez loin pour écarter le spectre de la révolution sociale, aux antipodes de la liberté. "Par cette scène, par sa déclaration romaine, héroïque et désespérée, Louise Michel, la "Vierge rouge", la "Pétroleuse", l’égérie de la Commune, anarchiste et féministe, Jeanne d’Arc au drapeau noir, restera dans la mémoire du mouvement ouvrier. Pour elle, l’égalité ne se divise pas.
Toute sa vie, elle s’est battue pour la cause des humbles, pour celle des femmes comme pour celle des ouvriers ou des Canaques colonisés, républicaine, universaliste, socialiste et libertaire, à Montmartre comme dans sa Haute-Marne natale, et jusqu’à Nouméa. Elle est la femme symbole pour toutes les femmes, l’héroïne de la révolte pour tous les révoltés. "Ce refus de l'autorité, cet amour de l'égalité, elle les a appris dans un château. Louise Michel est la fille d'une servante qui travaillait dans le sombre manoir de Vroncourt-la-Côte, au cœur austère de la Haute-Marne. Son père ? Le fils des châtelains, Laurent Demahis, ou peut-être Etienne-Charles, le châtelain lui-même, on ne sait, l'un et l'autre soupçonnés d'une liaison ancillaire. Les Demahis, en tout cas, élèvent la petite Louise comme leur fille ou petite-fille, enfant naturelle choyée et bien éduquée. Ils sont adeptes des Lumières, aristocrates éclairés ralliés aux principes de 1789. À l'enfant de l'amour, ils inculquent l'amour de la liberté et de la raison, lui faisant lire Voltaire, Rousseau et les Encyclopédistes, loin des préjugés de leur classe et des valeurs étriquées de la Restauration louis-philipparde.
Mais l'injustice la rattrape. À la mort des deux grands-parents, en 1850, la propriété est vendue. Tel Candide chassé du plus beau des châteaux d'un grand coup de pied dans le derrière, la mère et la fille doivent partir, ramenées à leur condition première de domestiques sans état ni pécule. Louise doit travailler. Elle a de la culture : elle fait ses classes pour devenir institutrice. En même temps, amoureuse des livres, elle caresse le rêve d'une carrière littéraire. Sans aide, sans appui, elle envoie ses textes au grand Victor Hugo, qui lui répond. Ils se voient à Paris. L'a-t-il séduite ? On ne sait, mais elle figure dans le carnet où le maître consignait ses aventures féminines. C'est en tout cas le début d'une longue amitié, épistolaire pour l'essentiel, entre le géant des lettres et "l'obscur bas-bleu" (l'expression est de Louise) qui noircit sans relâche du papier de son écriture heurtée et incertaine, produisant à jet continu romans, poèmes, libelles et philippiques. "En 1853, elle refuse de prêter serment à Napoléon III, monté sur le trône un an plus tôt en étranglant la République. Elle quitte l’enseignement public, et réussit à ouvrir une "école libre" à Audeloncourt, non loin du château natal. Pour elle, le savoir est le tremplin de l’égalité. Son école est pour tous, les filles et les garçons reçoivent le même enseignement, destiné à éveiller l’esprit critique autant que la transmission des connaissances. Les recteurs s’inquiètent mais son dévouement est tel qu’ils laissent l’institutrice agir à sa guise. En 1856, elle monte à Paris, ouvre une deuxième école et s’essaie à la poésie. C’est là qu’elle rencontre la fine fleur du Paris révolutionnaire : Jules Vallès, Raoul Rigault, Emile Eudes… Républicaine révoltée par la misère ouvrière - c’est l’époque de l’impitoyable développement industriel, des journées de douze heures, des salaires de misère, des taudis et des révoltes cruelles dont Zola sera le peintre minutieux -, elle devient blanquiste, ralliée à la révolution socialiste et à l’insurrection fomentée par de ténébreux conspirateurs à longue barbe. En 1865, elle ouvre une autre école à Montmartre et fait la connaissance de Clemenceau, le médecin des pauvres, bientôt maire du quartier, avec lequel elle entretient une fidèle amitié qui survivra à leurs désaccords politiques.
À l'été 1870, Napoléon III entre imprudemment en guerre contre la Prusse de Bismarck. C'est la déroute de l'armée française, taillée en pièces par les soldats de Guillaume Ier. Les Prussiens piègent à Sedan un empereur malade qui n'a pas le génie stratégique de son oncle. Le 4 septembre, la République est proclamée ; le 19, l'armée prussienne met le siège devant Paris, qui résiste héroïquement. Louise Michel est présidente du Comité de vigilance des femmes de Montmartre. Avec l'aide de Clémenceau, elle organise une cantine pour les enfants pauvres et se lance corps et âme dans la défense de la ville éprouvée par la famine. Le 18 janvier 1871, humiliation radicale, l'empire allemand est proclamé dans la Galerie des glaces de Versailles. Le 28, le gouvernement provisoire signe un armistice et, le 8 février, les élections législatives désignent une majorité monarchiste "pour la paix", alors que les députés de Paris, issus du socialisme et du républicanisme intransigeant, sont "pour la guerre". "La nouvelle assemblée décide de négocier avec les Prussiens et nomme des bonapartistes aux postes clés de la capitale, interdisant les journaux révolutionnaires, au premier chef le Cri du peuple de Vallès. Le peuple de Paris, indigné, vibre aux accents d'un "patriotisme de gauche" et rejette l'assemblée réunie à Versailles. Aussi, le 17 mars au soir, quand Thiers ordonne de reprendre à la garde nationale les canons entreposés à Montmartre, c'est l'insurrection. Louise Michel est au premier rang des femmes qui s'opposent au départ des canons et rallient les troupes à l'émeute. L'est de Paris se hérisse de barricades, Thiers se réfugie à Versailles, une "Commune de Paris" est désignée le 26 mars sur le modèle de celle qui renversa le roi en 1792. Composée de républicains, de socialistes et de blanquistes, héritière des Montagnards de 1793, la Commune met en œuvre plusieurs réformes sociales et démocratiques, dans un esprit mi-jacobin, mi-libertaire, mais s'occupe surtout de la défense de Paris, encerclé par les Versaillais. "Louise Michel soutient les plus radicaux des communards. Elle se propose en vain pour aller assassiner Thiers à Versailles, elle veut que les troupes fédérées marchent directement sur l'Assemblée. Elle approuve enfin l'exécution des otages -— des religieux pour la plupart — ordonnée par son ami blanquiste Ferré quand les troupes versaillaises entrent à Paris par la Porte de Saint-Cloud, ce qui servira grandement la propagande de Thiers alors même que les exactions sont infiniment plus nombreuses du côté gouvernemental. Elle combat sous l'uniforme des gardes nationaux, au premier rang dans la défense de l'ouest parisien. Elle échappe aux arrestations pendant la Semaine sanglante, mais comme les Versaillais ont emprisonné sa mère, elle se livre en échange de sa libération. Condamnée par le conseil de guerre, emprisonnée à Auberive (Haute-Marne), elle monte à bord du "Virginie" le 24 août 1873 en compagnie des survivants de la Commune, dont Henri Rochefort, polémiste acharné, et Nathalie Lemel, militante féministe, amie de Varlin et l'une des premières déléguées syndicales en France.
Radicale quoique courtoise, en Nouvelle-Calédonie, elle passe deux ans en forteresse. Elle lit Bakounine, Kropotkine, et adhère aux idées anarchistes, très critique des tendances autoritaires de la Commune. Sous la pression des républicains radicaux, sa peine est commuée en bannissement simple. Elle s’installe comme institutrice à la baie de l’Ouest et ouvre son école aux Canaques, dont elle soutient les revendications. En juillet 1880, la campagne pour l’amnistie menée par Hugo et par les radicaux finit par aboutir. Louise Michel, dont l’histoire a été largement rapportée, arrive à Dieppe (Seine-Maritime) le 9 novembre, puis à Saint-Lazare, où l’accueille une foule enthousiaste. Une nouvelle vie commence. Icône du peuple, elle sillonne inlassablement le pays pour porter la bonne parole révolutionnaire, exaltant la révolte ouvrière et l’émancipation féminine, radicale dans ses vues quoique courtoise et amicale avec les autres courants républicains, toujours amie de Hugo et de Clemenceau.
"On l’emprisonne puis on la libère. Un exalté, Lucas, lui tire deux balles dans la tête dont l’une restera fichée dans son crâne. Elle demande son acquittement et l’obtient. Elle voyage à Londres, en Belgique, aux Pays-Bas, en Algérie, messagère du passé communard et de l’avenir socialiste. Elle meurt à Marseille en janvier 1905, épuisée à la tâche, au moment où les socialistes, héritiers divisés de la Commune de Paris, font enfin leur unité sous l’égide de Jaurès.
"Victor Hugo lui dédie un poème, Viro Major (« Plus qu'un homme »), rappelant l'adresse aux juges du conseil de guerre qui a fait sa gloire :
Ayant vu le massacre immense, le combat,
Le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat […]
Et lasse de lutter, de rêver, de souffrir,
Tu disais : J'ai tué ! car tu voulais mourir […]
Et ceux qui comme moi, te savent incapable
De tout ce qui n'est pas héroïsme et vertu
Qui savent que si l'on te disait : D'où viens-tu ?
Tu répondrais : Je viens de la nuit où l'on souffre
Ceux qui savent tes vers mystérieux et doux
Tes jours, tes nuits, tes soins, tes pleurs, donnés à tous
Ton oubli de toi-même à secourir les autres […]
Malgré ta voix fatale et haute qui t'accuse,
Voyaient resplendir l'ange à travers la méduse.
Avec, pour testament, cet adage simple écrit par elle pour ceux qui croient encore à l'avenir : "Chacun cherche sa route, nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté sera arrivé, le genre humain sera heureux.
[232C1*11/07/2021]
Sur le style graphique de nos affiches
[DR]
En choisissant pour votre vitrine cette image créée par un de nos frères parisiens, vous apportez une note nouvelle à notre mission. Je trouve que ces grandes ombres blanches marquées d'un cœur rouge qui élèvent des bras qu'on devine se balançant avec enthousiasme évoquent — chez moi du moins — un sentiment de joie et de paix ! Cela nous change des images, tout aussi excellentes mais d'une dynamique très différente, qui ont jusqu’ici inspiré chez nous la lutte contre le mal en soi-même ou au dehors. À présent l'image évoque la paix et la joie, du moins pour moi. Il est possible que cette image nouvelle provoque chez les passants qui la regardent plus d'envie de vous connaître.
Nous voyons le monde autrement que ne le voient les media en ce moment et si nous n'avons pas eu jusqu'à présent plus de réactions heureuses et plus de visiteurs, c'est peut-être parce que nous ressemblions trop au monde que nous voulons changer. Nous n'avons pas bien su comment nous en distinguer jusqu'à présent pour trouver des évocations simples mais chaleureuses et comme triomphales de notre espérance.
Je trouve que tout ce qui fait la nourriture ordinaire de l'informations que nous répandons par la mission trouve maintenant... comment dire ? son cœur, à l'instar des cœurs rouges dont frère Didier fait les entrailles visibles des quasi invisibles ombres humaines blanches aux bras "debout" qui dansent sur ses dessins. [232C5*12/07/2021]
Que suis-je sans les autres ?
J'aurais pu citer, à la place de Louise Michel, d’autres sœurs ou frères contestataires comme Marguerite Porete (entrée 222), Giordano Bruno (entrée 85), Bouddha (entrée 132), etc., et simplement regrouper ces frères et sœurs sous une seule entrée, par exemple : "Conscience de soi" en me demandant : "Ces contestataires ont-ils été, sont-ils ou seront-ils avant tout des êtres qui ont eu plus fortement que n'importe quel autre humain conscience de soi ?" Car il y a sans nul doute chez ces humains-là un mouvement de réflexivité qu'on ne trouve que trop rarement chez leurs frères humains de la masse, abrutis depuis des millénaires par le verbiage des pouvoirs. Que faisons-nous, Pèlerins d'Arès, sinon avoir déclenché en nous un mouvement psychique de réflexivité : "Que suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ?" Pour moi la conscience c'est quand s'ouvre un dialogue intérieur entre le moi-sujet et le moi-objet, ou quand je suis à moi seul le confessé et le confesseur. On peut certes devenir Pèlerin d'Arès d'instinct, mais c'est aussi très souvent le résultat d'une réflexion, un retour sur soi de la pensée, un effet de réflexivité. Pierre Maine de Biran disait quelque chose comme : "Un retour sur soi au moyen duquel l'esprit pensant, qui se dit moi, devient à la fois le sujet et l'objet de sa vue intérieure, de son aperception immédiate" (dit de mémoire, mot à mot sans doute inexact). Francesco di Pietro Bernardone s'est vraisemblablement un jour retourné sur lui-même (réflexion) pour trouver son identité. Il s'est probablement dit, par exemple : "Que suis-je sans les autres ? Rien ! Sans les autres je n'existe pas. Oui, mais comment être avec les autres ? Réponse : comme Jésus dans le Sermon sur la Montagne, par l'amour." Louise Michel s'est dit un jour quelque chose de semblable avec d'autres références. La conscience de soi est par définition, selon moi, une perception spirituelle de soi. On s'envole de soi sans détacher ses pattes de soi. Ce n'est pas un effet de miroir ; la conscience de soi est la capacité de dédoublement. L'homme réfléchi devient deux hommes : celui qui est et celui qui se voit. C'est ainsi que l'âme se constitue dans l'être. [232C7*14/07/2021]
Regarder ne se réduit pas à voir
Vous avez regardé au fond de vous, vous y avez perçu l'homme de Dieu que vous êtes, vous l'avez détaché du banal humain. C'est là qu'on voit que regarder ne se réduit pas à voir. Voir, c'est avoir une image. Regarder c'est quand cette image déclenche une réflexion, un travail de la pensée.
Je vois la mer et tant que je ne fais que la voir, elle n'est rien d'autre que la mer, cette belle immensité d'eau "aux reflets d'argent" comme chantait Trenet, dont je ne vois que la surface devant moi. Et puis je me mets à la regarder, alors elle devient la Mer sur les Hauteurs (Signe 20/4) ! Elle devient autre chose, quelque chose de plus grand que la mer que j'ai simplement vue. [232C8*14/07/2021]
Sur le lien entre changement de nature et changeurs de civilisation
Les revendicateurs n'ont pas manqué dans l'Histoire. Ils ont souvent été des sortes de justiciers, tantôt pacifiques et doux comme François d'Assise, le jars du Signe, cité là comme le modèle du libérateur mis en cage (xxxvi/3), tantôt moins débonnaires, plus cuisants. Tous cependant sont à la base de constructions sociales, toutes bloquées immobilisées net par les pouvoirs au cours de l'Histoire (je ne parle pas des révolutions violentes, mais des revendications non-violentes), et c'est probablement pour le moment l'immobilisation dont nous souffrons, nous Pèlerins d'Arès : pas de grand media, pas d'existence sociale reconnue. Nous ne nous délivrerons des entraves qui nous sont mises qu'avec le temps et quand, enfin, des hommes importants et d'influence s'intéresseront à nous. Notre prêche a cependant un cadrage net et précis de nos revendications pour l'humanité : l'amour et ses dérivés, pardon, paix, liberté, intelligence spirituelle. Le même cadrage que le Sermon sur la Montagne, il y a deux mille ans. Nous visons évidemment à changer l'humanité mobilisable dans l'amour en humanité mobilisée. Nous savons qu'activer l'amour chez les humains n'est pas une petite affaire et que nous ne sommes qu'au début d'une campagne de spiritualisation commencée il y a très longtemps, probablement aux jours de Sarsouchtratame (Zoroastre, Signe xviii/3), il y a quelque 3.600 ans. Il y a, nous ne savons mieux que personne, un très fort décalage entre les espérances et leurs satisfactions, mais cela ne doit pas décourager nos raisons d'agir. Nous ne nous attaquons pas spirituellement aux seuls motifs de mécontentement de la base, motifs innombrables. Nous nous attaquons à la structure fondamentale de la vie pour la sortir de l'animalité pensante et l'approcher de la Vie, autre Nom de Dieu dans Le Signe. Nous visons, comme Jésus visait déjà, un changement fondamental de nature. Nous ne sommes donc pas des entrepreneurs de révolution sociales, mais des changeurs de civilisation.
[232C9*14/07/2021]
Sur la prière-manifeste de François d’Assises
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Cette prière de François d'Assise n'a pas vieilli d'un iota. C'est plus qu’une prière, c'est un manifeste. Le manifeste, qu'il soit littéraire, artistique, politique ou spirituel comme c'est le cas ici, donne vie à une identité collective, en l'occurrence la nôtre à nous Pèlerins d'Arès, au sein de l'humanité toute entière afin de valoriser les modes d'être qui peuvent non seulement apporter le bonheur, mais aussi nous ramener à notre état d'Enfants de la Vie, c.-à-d. changer nos natures profondes. [232C10*14/07/2021]
Sur l’amour, combat contre son inertie
L'amour est-il un combat contre son inertie ? L'inertie est le propre de quelque chose qui ne peut pas de soi-même changer son état d'immobilité ou de mouvement, qui ne peut pas par soi-même se mettre à bouger ou se mettre à accélérer, ralentir, changer de direction. Aussi combattre son inertie est aussi bien freiner qu'accélérer, que dévier, quelque chose en soi, donc combattre son inertie peut aussi bien signifier se mettre à aimer que se mettre à haïr.
Il faut donc déjà préciser : "Combattre son inertie" en aimant, c'est faire passer le concept de l'individu humain que je suis à la pluralité humaine, c'est accepter que personne, pas même moi-même, ne soit unique et que j'appartienne à une pluralité qui ne m'est pas étrangère mais qui est déjà, même muette et invisible, existante au fond de moi. Je suis tout à la fois moi et tous. Si un homme souffre à l'autre bout du monde, je souffre. S'il est dans la joie, je suis dans la joie. "L'inertie que je combats en moi" est l'inertie qui me fait affirmer comme un leitmotiv mon identité égoïste. Bien que je sois enfermé dans mon tube, le tube de l'individualisme qui est péché, je m'impose aussi d'entrer dans les autres tubes, les autres individualismes. C'est l'inertie du tube qui m'enferme comme lieu unique de ma personne que je combats. Autrement dit, je pourrais dire, pour abréger une notion très difficile à réveiller, que c'est en partageant tous les péchés de tous les hommes que je finis par combattre le péché en le neutralisant. Voilà pourquoi Jésus disait : Tu ne jugeras pas pour ne pas être jugé (Matthieu 7/1), autrement dit : Tu ne jugeras pas, sinon tu te jugeras toi-même, autrement dit : Tu ne jugeras pas pour ne pas tomber dans l'absurde. On tombe là dans un concept contraire à la notion d'individualité et de liberté actuellement en vigueur dans le monde. Être soi se conçoit dans de multiples directions, au moins deux directions possibles.
Soit je considère ma personne comme un individu unique sur un tas d'individus comme un caillou est un caillou unique sur un tas de cailloux, soit je ne suis qu'un individu lié intrinsèquement à tous les individus du tas comme un caillou peut être vu comme intrinsèquement lié à tous les cailloux du tas. Quand je regarde mes enfants, mes trois filles : Nina, Anne et Sara, je les vois (pour simplifier) comme le point de départ d’une chaîne infinie d'humains, morts, vivants ou futurs, qui partagent intimement tous les défauts et toutes les qualités de l'humanité vue hors du temps, c'est-à-dire vue comme d'origine divine. C'est en cela que je deviens un en moi (Signe xxiv/1), autrement dit un seul homme en moi au sens de toute l'humanité en moi et, par extension, toute la vie en moi, la vie issue de la Vie éternelle. Dès lors, "combattre mon inertie" tout court ne veut plus dire grand-chose ; je dois dire quelle sorte d'inertie je dois combattre en moi : je combats l'inertie qui m'empêche d'être l'humanité entière, qu'elle soit passé, présente ou future, qu'elle soit bonne ou mauvais, car je suis aussi bien un pécheur que je suis un ange. [232C11*15/07/2021]
Sur ces humains qui nous ont précédés dans la lutte de libération de l'humanité
Nathalie Lemel, de son nom de jeune fille Perrine Nathalie Duval, née à Brest en 1826, fut une militante féministe en des temps où le féminisme était très mal vu. En 1871 Nathalie Lemel fait partie du comité central de l'Union des femmes. Elle est à Paris quand la ville est administrée par la Commune jusqu’à la Semaine Sanglante après que les troupes versaillaises eurent pénétré dans la ville ; cette affreuse semaine prit fin avec les ultimes combats au cimetière du Père-Lachaise. Durant cette période, Nathalie Lemel est sur les barricades de la place Blanche et de la rue Pigalle à Paris. En plus de se battre contre la troupe, elle soigne les blessés. Après la défaite de la Commune, le Conseil de guerre la condamne à la déportation et à l’enfermement au bagne de Nouvelle-Calédonie. Elle est embarquée à bord de "La Virginie" en compagnie de qui ? De Louise Michel ! Nathalie Lemel et Louise Michel partagent toutes deux la même cabane sur la presqu'île Ducos. La loi d’amnistie de 1880 la libère et elle revient en France. Elle trouva alors un emploi au journal "L’Intransigeant", que j'ai connu dans mon enfance et que lisait volontiers mon père, et elle poursuivit sa lutte pour la condition féminine. Cette pauvre femme mourut en 1921 aveugle et dans la misère à l’hospice d’Ivry-sur-Seine. On ne pense pas assez à ces humains qui nous ont précédés dans la lutte de libération de l'humanité. Le Signe, ne l'oublions pas, est une Parole libératrice.
[232C12*15/07/2021]
Sur la douceur et l’amour comme arme intelligente de combat
Quand vous lisez une ou des biographies de François d'Assise, mieux vaut lire la biographie officielle éditée par les Franciscains de Paris. Beaucoup de biographies bien-pensantes cachent le côté protestataire de François cherchant surtout à exalter son côté "saint". Voir sur ce point "les Onze Fioretti" de François d'Assise de Rossellini qui ne raconte que le côté merveilleux de ces moines en quête d'un idéal de sainteté en cachant leur côté protestataire d'une Église qui commençait à peser. Ce film fut tiré des "Fioretti" (petites fleurs) livre anonyme du XIVe siècle racontant de façon naïve et drôle quelques miracles et petites anecdotes du temps de François d'Assise et de ses premiers disciples. Pour moi ce film est un rêve, que je vois avec plaisir, je ne le cache pas, mais sans ingénuité. Pour moi le film, comme le livre, est réalisé dans un style poétique, avec le charme qu'ont les fables, mais respecte sûrement très peu la réalité. Le film idéalise la vie fraternelle et communautaire des compagnons de saint François d'Assise. La véracité des récits est évidemment douteuse, raison pour laquelle le film n'eut jamais de grand succès public, même en Italie. François d'Assise, le jars, avait en réalité fait de sa douceur et de son amour une très intelligente arme de combat contre l'organisation de ce monde. C'est pourquoi Le signe l'appelle le jars.
[232C12*15/07/2021]
Sur le thème "Le christianisme n'existe pas encore"
[DR]
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Le thème "Le christianisme n'existe pas encore", tout compte fait, est le sens global du Signe.
L'Église s'est fondée au 3e siècle sur le mythe de la Trinité : Dieu en trois personnes, et a oublié que le point crucial du Message évangélique était le Sermon sur la Montagne. L'erreur d'orientation de l'Église eut probablement pour origine qu'en ces temps reculés de religions polythéistes et mythologiques dominantes des Méditerranéens, où le mythe était l'un des grands supports de l'identité culturelle ; il servait à partager tant la cosmogonie que l'espérance dans les populations. C'est maintenant bien fini. Le Signe est venu l'annoncer au monde. Plus besoin d'un kit identitaire de légendes pour fonder une communauté de croyants. La vocation fondamentale de l'homme est l'amour ; c'est sur l'amour qu'il faut désormais tout construire, mais comme l'amour était quand même un élément civilisationnel peu facile à expliquer en des langues déjà devenues très matérialistes à l'époque Romaine, Jésus eut le génie d'indiquer par des consignes simples, celles du Sermon sur la Montagne, comment se mettre sur la ligne de l'amour. Le Sermon sur la Montagne n'est pas cité dans Le Signe, mais la lecture générale de cette Parole venue de la Vie y conduit sans la moindre discussion possible.
[232C13*15/07/2021]
Sur la recherche des épis mûrs
[DR]
Le texte du tract, d'un style poétique, intériorisé et très clair pour le Pèlerin d'Arès, et les images qui ont quelque chose de poético-propagandiste ou poético-idéologique ("l'amie" sur la barricade, etc.) m'intéressent au plus haut point. Je suis confronté à des sentiments contraires :
Première façon de lire et voir : Je le considère avec joie dans la cadre fermé de notre foi active, donc du petit reste, je dis : "J'aime, mais j'ai conscience que c'est du vase-clos."
Seconde façon de lire et voir : Je le considère dans le cadre ouvert de notre mission face au tout-venant je m'interroge : "Que l'homme de la rue, d'abord attiré sans doute par le côté poético-artistique comme on est attiré par une belle chanson, comprend-il pour finir ?" Et je conclus : "Pas grand-chose, parce qu'il voit ce qu'on lui présente sur le canevas ou sur le fond de sa pensée culturelle et finissant par s'apercevoir qu'il s'agit d'autre chose, il ne cherche pas, son attirance ou sa curiosité s'arrête là."
Pourquoi ? Parce que l'homme moderne est un homme qui ne se transpose plus, qui ne réfléchit plus, c'est un homme pour qui on réfléchit et si ça ne correspond pas à son "éducation" quotidienne, aux idées reçues du moment, même poétiquement dit, il s'évanouit comme une fumée dans l'air.
N'oublions jamais que nous n'avons que de rarissimes grains à faire germer dans le tas de graines pas mûres ou gâtées du monde. Trouver les sains épis mûris, rares, demande de viser aux traces qui restent, même vaguement, de la Source : De là, depuis longtemps, ma focalisation sur le christianisme, qui n'existe pas encore, et sur ses dérivées : la pénitence, l'amour, des notions qui n'ont pas encore complètement disparu des pensées qui courent dans la rue. La mission ayant quelque quarante ans, il me semble que les énormes difficultés de la recherche des épis mûris devraient montrer de façon de plus en plus éclatante que les canaux qui peuvent apporter l'Eau aux cerveaux du tout-venant sont vraiment très peu, très peu nombreux. [232C14*16/07/2021]
Sur la sagesse de l’indétermination, ou l’approche heuristique de nos présentations
Nous vivons dans une monde qui, en Europe notamment, traverse une forte crise d'identité, où les êtres ne peuvent plus se rassembler que sur des idées rétrécies, réduites à leur minimum, et où, si l'on préfère, même la Parole de Dieu doit parfois être présentée de façon heuristique, c.-à-d. de façon très discrète sans chercher à démontrer les points faibles et les points forts, mais qu'on adopte seulement à titre provisoire pour rassembler un maximum d'esprits autour d'une explication minimale mais complète. La soudure centrale et fatale de nos identités humaines, si diverses, ne peut se faire qu'autour d'une certaine indétermination, pourvu que rien d'essentiel n'en soit oublié. C'est ce qu'a réussi à faire ici notre sœur. Elle ouvre ainsi un dialogue aux limites très très larges et lointaines. Ceux qui croyaient en Dieu reliaient silencieusement Dieu à ce qu'elle disait, et ceux qui n'y croyaient pas n'avaient pas besoin de l'hypothèse de Dieu pour accepter ses paroles. [232C15*16/07/2021]
Sur cette période intermédiaire entre pensée humaine et pensée informatisée
Il y a longtemps que je me doute que les gouvernements de la Terre utilisent l'intelligence artificielle. Je crois même l'avoir dit dans certaines de mes réponses dans le blog, notamment lors de la mise en confinement du peuple français par M. Macron en mars 2020. Tout ce qu'il dit alors me parut typiquement algorithmique et je crois bien l'avoir évoqué dans ce blog.
Je n'ignore absolument pas que nous nous éloignons de l'hypothèse politique de la liberté individuelle. Ce n'est pas dit, parce que le mot "liberté" reste pour le moment un terme obligé dans les discours et les programmes des campagnes électorales, mais beaucoup de choses que j'entends sur les lèvres des politiciens me paraissent des signes prodromiques venues plus souvent de machines que du cœur. Auparavant, on disait que ça venait plus d'idéologies que du cœur, mais les idéologies n'étaient jamais complètement étrangères au cœur. Tandis qu'aujourd'hui...
Je pense que l'actuelle pagaille apparente des rapports entre les peuples et leurs gouvernements un peu partout sur la Terre est le signe d'une période intermédiaire entre la pensée humaine et la pensée informatisée. Je n'ignore absolument pas que c'est un obstacle nouveau et effrayant qui s'érige peu à peu, dont assez peu de gens ont pour le moment conscience, malheureusement. Tout est ainsi graduellement déformé, notamment les sens de mots comme égalité, liberté, fraternité. La disparition progressive de la liberté — typique dans cette période de "pandémie" — induit d'ailleurs toute une série de changements qui ne m'échappent pas, mais contre lesquels je me sens démuni. Je me tourne souvent vers la Vie, lui disant : "Ô Vie, tu vois ce qui se passe ! Qu'est-ce que ton pauvre prophète peut faire pour sauter les barrières dressées devant lui et l'assemblée qu'il s'efforce de créer ?" Pour l'heure j'ai quelques idées personnelles, mais pas franchement de réponse de la Vie, à moins que mes idées personnelles soient le canal par lequel la Vie fait doucement passer ses péniches. De ce fait, je ne me décourage pas. [232C16*18/07/2021]
Sur la beauté de la femme
La très particulière beauté spirituelle (Le Signe 12/3) ajoutée à la beauté physique donne à la femme une complémentarité que n'égale que très rarement l'homme mâle. Il y a dans cette complémentarité une invitation fondamentale, l'invitation à dépasser le monde de surface et de semblances pour plonger dans l'abîme merveilleux de toute vie, car la femme offre dès ce monde le spectacle de la vie sous toutes ses formes intérieures comme extérieures. C'est l'importance urgente de cette réalité, dont nous devons faire un message, qu'il faut rappeler à toute l'humanité. Pour moi il n'y a pas de différence fondamentale entre l'homme et la femme, sinon que les prétentions et la suffisance du premier forment la seule cause de l'idée idiote qui fait de la seconde un être sous-jacent, subalterne. S'il n’y a pas de déperdition totale de la survivance spirituelle, c'est à la femme que nous ne devons. [232C17*19/07/2021]
Sur les vidéos, leur destination apostolique et leur finalité d’enseignement
Pour moi, une vidéo est par nature destinée à s'adresser à des profanes, des gens pas du tout futés en matière spirituelle, disons qu'une vidéo est "tous publics" avec toute l'inconnaissance, l'inculture, que cela comporte et qu'elle a de ce fait une fonction apostolique, pédagogique donc.
Elle se doit donc d’être d'une clarté soudaine, flambante, pour le profane qui entend et/ou lit cela en quelques secondes. Être clair face à un esprit fermé à la Lumière, ce n'est pas du tout facile, je vous le concède Au profane, au-delà de toute sensation de poésie, il faut transmettre un enseignement, un rappel saisissant, disons simplement une information.
Je reste toujours très soucieux d'enseigner, ce qui est le propre du prophétisme, sans pour autant y réussir, je l'avoue en toute humilité. Quand je vois une vidéo, je pense tout de suite au tout public qui, par nature, peut se trouver en difficulté de la comprendre, d'en être touché, ému, et cela je l'ai toujours souligné en parlant avec des auteurs de vidéo. Pour moi, une vidéo n'est pas destinée aux convaincus mais aux ignorants, aux sourds, aux aveugles, aux bouchés à l'émeri = le monde déspiritualisé en général.
[232C18*19/07/2021]
Sur une question de choix
Il faut dans la vie opter pour les mesures acceptables qui n'excluent jamais quelques risques, jamais : Avant de traverser la rue je regarde à gauche et à droite, mais je traverse et traversant, un boulon échappé d'un avion ou d'un hélicoptère qui passe peut me tomber sur le crâne et le faire éclater comme une noix. Un jour je mourrai, quelles que soient les précautions que je peux prendre pour éviter la mort.
À mon âge, 92 ans, mourir ou tomber malade n'est pas un drame. Je sais, et je sais aussi que l'assurance absolue en tous domaines que ce soit est impossible même pour l'homme de Dieu que je suis. Je ne peux donc que prendre avec mesure, comme dit la Parole du Père, les dispositions qui me semblent les plus raisonnables pour me permettre d'assurer ma mission, jamais sans risques. La vie sans risques n'existe pas. De ce fait, je me suis fait vacciner le 11 mai par mon médecin habituel avec le vaccin qui me paraissait le plus proche de ce qu'on peut appeler un vaccin : le Johnson-Johnson ou Janssen qui n'a qu'une seule injection. Mon épouse m'a imité. Pour l'heure nous allons très bien. Je n'ai eu aucune indisposition et je pourrai avoir le pass sanitaire qui me permettra d'aller parler à mes frères bretons en septembre. Comme vous n'êtes pas vaccinée, vous ne pourrez pas venir m'entendre, car le loueur de la salle exigera sûrement le pass sanitaire, je le regrette. Question de choix : Que vaut-il mieux ? Refuser de risquer un petit problème (il y a toujours des problèmes possibles partout) et ne pas venir m'entendre (il est vrai que je peux être barbant, rasoir, monotone, pas vraiment nécessaire) ou accepter de risquer un petit problème pour venir m'entendre ?
Je ne juge pas ; il ne me viendrait pas à l'idée de reprocher quoi que ce soit aux absents. Je me garderai bien de reprocher à mes frères la liberté de refuser le vaccin. Je parle seulement ici pour moi. [232C20*21/07/2021]
Sur la pauvreté et la simplicité évangélique de François d’Assise
À ma connaissance, François d'Assise envoyait ses frères prêcher et lui-même prêchait. Mais il est vrai qu'on entend ou lit à son sujet quantité de choses contradictoires. Le chapeau de sa notice sur Wikipedia dit : "François d'Assise, né Giovanni di Pietro Bernardone à Assise en 1181 ou 1182 et mort le 3 octobre 1226, est un religieux catholique italien, diacre et fondateur de l'ordre des Frères mineurs en 1210." J'ai de mon côté lu dans les archives franciscaines que François d'Assise avait refusé tous les ordres ecclésiastiques : du plus petit ordre mineur : l'ostariat ou ordre de portier, au plus élevé : l'épiscopat ou ordre d'évêque, et qu'il prêchait beaucoup l'évangile. Marie Allain a même écrit un livre : "François d'Assise, prêcheur pour un monde bienheureux". François d'Assise ne fondit pas vraiment l'ordre des Frères Mineurs. Il commença sa vie seul comme ermite, notamment à la Portioncule, et des frères le rejoignirent peu à peu. Voyez le film "11 Fioretti" de Rossellini et vous aurez une idée de cette petite troupe de frères qui avaient choisi la pauvreté et la simplicité évangélique, insistant sur l'aspect de fraternité dans leur vie. [232C22*21/07/2021]
Sur les fondements de notre foi
Notre foi n’est pas fondée sur des postures, des prières, des dogmes, des lois, mais sur l'amour, surtout quand l'amour part à la recherche de l'Amour du Père, quand la vie charnelle pécheresse part à la recherche de la Vie éternelle, recherche que nos âmes, retrouvée par la pénitence, poursuivront quand nos cœurs charnels s'arrêteront. Ici-bas le poids de la vie terrestre est très lourd, le poids des charges affectives, émotionnelles, sociales, matérielles, professionnelles, etc. Cette charge entraîne inévitablement des désordres d'ordre psychique, à tout le moins une existence amère, heureusement courte : quelques décennies. Il nous faut surmonter le lourd fardeau du matériel, y compris du matériel charnel le plus intime. Seule la pénitence, qui est un développement de l'amour, peut commencer à nous libérer, faisant de la pénitence comme l'antichambre de l'audelà. Ainsi retrouvons-nous la paix et le bon sens.
La vie spirituelle n'est pas fondée sur des postures, des exercices de respiration, des prières récitées ou chantées avec art ; la vie spirituelle est un état d'esprit, le sentiment libérateur qui émanent du Signe. C'est elle, la Parole d'Arès, qui est notre diapason, qui nous donne le la. C'est elle qui nous permet de retrouver Dieu en nous chaque jour et même plus : de comprendre que chacun de nous est un atome de la Vie, un fragment de Dieu, du Père-Mère, du Très-Haut. Alors, nous retrouvons notre axe. Nous nous emplissons de la Lumière, de la Sainteté et de la Puissance (Signe 12/4).
Retrouver la Vie n'a rien à voir avec le fait d'entrer dans un lieu de culte, de respecter des règles alimentaires, des calendriers spécifiques, de recevoir des sacrements. Avant tout je dois souffler en moi l'air qui reformera le paysage, certes lointain mais déjà amorcé, de l'Éden perdu, l'Éden où l'obscurité, le mensonge, les calculs, etc. n'existaient pas.
[232C23*21/07/2021]
Sur l’amour qui sera notre dignité
Il y a un abîme au fond duquel le monde n’est pas encore, mais il n'en est plus très loin. Je sais donc, plus tristement mais avec plus de raffermissement de mon âme que jamais, que le monde ne sera que très tardivement arésianisé, quand il remontera de l'abîme. Il va d’abord plonger dans la sottise grossière. Cela ne nous empêche pas, au contraire, de commencer à installer sur Terre les faucheurs d'épis mûrs que nous devons être.
Pour l'heure Le Signe semble inconnu, mais ça changera ; on parlera lentement, peu à peu, mais sûrement, d'idées issues du Signe, lequel est lui-même issu des Évangiles palestiniens vieux de deux mille ans, qu'il faudra bien finir de voir comme ils sont et non comme le semblant que la religion a fait d'eux. Nous ne perdrons jamais de vue le système du monde pour ne jamais oublier que nous devons le combattre avec... l'amour. Pour nous l'amour sera notre dignité face à l'arrogance de ce monde. C'est quand on touche avec amour et respect aux choses les plus intimes et les plus profondes de la vie humaine qu'on peut bander ses mollets et commencer l'ascension des sentiers vers les Hauteurs. C'est, je pense, ce que nous faisons.
[232C26*22/07/2021]
Sur la survie qui précède la Vie
Nous sommes sans cesse en quête d'histoires qui nous consolent, mais toutes ces histoires ont toujours un côté gris à l'envers de leur côté éclairé. Ainsi les histoires de François d'Assise et de Louise Michel, qui ne sont pas parfaites. Comme je disais à mes filles quand elles étaient adolescentes : " Il faut sortir de cette humanité charnelle aussi proche de l'animal que de l'ange. C'est le chemin que nous indique Le Signe : au Jour de Dieu (Signe 31/8) nous ressusciterons mais sans l'animalité ; nous serons autres."
Toute votre vie sera un combat entre le bran et les étoiles. Nous ne sommes que des semi-rescapés du péché. Nous n'arrivons ni à être complètement utiles à notre prochain, ni à lui être complètement inutile. Chaque jour, je souffre de voir nos frères humains sceptiques, réticents à la pénitence, mais je sais qu'ils ne peuvent être autrement ; nous sommes tombés très bas. Nous vaincrons avec la patience dans la pénitence.
C'est en survivant plus qu'en vivant que nous avancerons. Ce n'est pas la gloire ; la gloire viendra plus tard (Signe 39/7). Nous n'avons pas un humanisme de propriétaires terriens, d'entrepreneurs, de commerçants, d'employés ou d'ouvriers, mais d'hommes de bien. Aussi notre tâche consiste-t-elle à rétablir comme légitime et souhaitable la renaissance des hommes de bien, qui à mes yeux forment une catégorie sociale aussi valable que les autres, plus nécessaire que les autres.
Ce n'est pas le travail qui nous manque pour y parvenir.
[232C36*27/07/2021]
Sur le rêve d’épopée pour le Bien qui se changera en réalité conquérante
[DR]
Nous sommes tenaillés par des images spirituelles pour combattre le mal caché dans les visages fermés ou étonnés des passants venant à nous comme des moulins à vent. Cervantès était un grand visionnaire. Au fond, nous sommes tous encore des petits-enfants de Don Quichotte et de Sancho Panza. Le rêve d'épopée pour le Bien, d'apostolat pour une noble cause doit nous habiter pour l'heure. Sinon, que ferons-nous de bon pour lancer sur le monde notre campagne de grand rêve christique, que nous finirons par changer en une réalité conquérante. Aimer le monde, c'est-à-dire des millions et des millions d'humains que nous ne connaissons pas... aimer ceux que nous ne connaissons pas, voilà la plus haute stature de l'amour !
Continuez, continuez d'être ce que vous êtes, des apôtres !
[232C37*28/07/2021]
Sur le temps nécessaire pour trouver les bonnes réponses
S'il existe des humains capables de faire les bons choix "sur le moment", ce qui n'est pas sûr, très peu d'humains savent quoi faire dans l'immédiateté d'une rencontre, d'un changement, d'un inattendu. Les bonnes réponses prennent du temps pour se former...
Ainsi, quand Jésus, en 1974, vint à moi — et pourquoi moi, d'abord ? Allez savoir ! Il y avait des humains plus capables que moi — je ne réagis pas sur le moment comme j'ai pu le faire plus tard. Il m'a fallu du temps entre la Révélation dite par Jésus, que j'ai notée sur le moment, et l'érection dans mon esprit de sa bonne signification. Ce ne fut que de nombreuses semaines plus tard, voire plusieurs mois sur certains points, que je compris le Fond de son Message, que je le dis ou l'écrivis et qu'on commença à me reprocher de "désacraliser" la foi. Comment une réalité à laquelle je n'avais jamais pensé avant que Jésus commençât à me parler en 1974 aurait pu, tout d'un coup, prendre sa bonne place dans mon esprit ? Jésus vint désacraliser... ou sacraliser tout autrement... les espérances et le mode de vie par lequel l'homme consacrait depuis des millénaires ses rapports avec l'Absolu invisible dont il avait émané.
Oui, je mis du temps à comprendre que très très simples, non dogmatiques, non religieux, non réglementaires, sont nos rapports avec une Vie, un Père-Mère, une Éternité, un Amour qui loge déjà en nous, quoiqu'oubliés dans l'obscurité de nos entrailles et dans les recoins sombres de nos esprits, sont les rapports entre la créature pensante et parlante qu'est l'homme et son Créateur. Je mis du temps à simplement comprendre que le Message reçu du 15 janvier au 13 avril 1974 n'était qu'une projection de l'Intérêt inextinguible que porte à son Enfant (Signe 13/5) la Puissance Créatrice. Un Intérêt qui exclut toute émotion, un Intérêt qui est au sens absolu d'être, sans lois, sans obligations, sans rapports de dominant à dominé, un simple rapport d'amour, issu de l'Amour qui est la dynamique, le moteur de tout ce qui est. Aucun parfum de mystère, de magie, dans Le Signe. Je n'ai pas désacralisé le reçu religieux, de quel que religion que ce soit, parce que le Message reçu venait seulement exciser la peur de l'homme devant le divin en rappelant à l'homme qu'il ne tient qu'à lui de redevenir Dieu (2/13), par la pénitence (30/11).
Alors, à plus forte raison sommes-nous déroutés lors de chaque rencontre avec un passant, parce qu'il a sa personnalité, ses réactions, ses "défenses", sa méfiance, et il vous faudra quelque temps encore pour vous détacher de l'émotion que tout cela cause en vous et n'être plus que l'impassible disciple de l'impassible Jésus venu parler à Arès en 1974. Mais ça viendra. [232C39*29/07/2021]
Sur la capacité d’amour qui est le propre de l’homme
Pendant l'Occupation Allemande de la France quelques résistants ont raconté des gestes d'humanité de quelques troufions de la Wehrmacht quand ils étaient emprisonnés et torturés par l'Armée Allemande. C'est bien parce qu'il existe encore un certain nombre d'hommes secourables, sans doute plus nombreux qu'on ne le pense, que le Père croit que le monde peut encore changer (Signe 28/7).
L'évêque orthodoxe russe qui m'avait ordonné à Paris me raconta un jour qu'il avait été prisonnier de guerre avec l'Armée Française en 1940, envoyé dans un Offlag en Allemagne, un camp à proximité duquel avait été construit un autre camps réservé aux prisonniers de guerre soviétiques après que la guerre germano-soviétique eut éclaté en 1941. Cet évêque, alors simple prêtre : Père Eugraph, en 1940, demanda au commandant allemand de son camp la permission d'aller aider les prisonniers russes, dont il parlait la langue, et qui souffraient du typhus. La permission lui fut donnée. Il me dit que dans le camp soviétique les prisonniers russes étaient pratiquement tous athées, mais qu'il avait assisté à des actes de charité, de générosité, de fraternité entre eux qui lui avaient montré que l'amour du prochain pouvait vraiment être indépendant de la foi. Ce qu'il me raconta me revient de temps en temps et l'histoire de Louise Michel, qui n'était pas croyante, n'est qu'une preuve parmi beaucoup d'autres que l'homme porte en lui une capacité d'amour qui est le propre de l'homme bien plus que sa propension à la religion. [232C41*29/07/2021]
Sur le passage délicat de la liberté contrôlée à la liberté absolue.
Le Signe est par essence libérateur ; il évoque la liberté absolue, entre autres à travers la parabole du poulain agile courant vers son but, libre du harnais que lui mettent les docteurs, des haies que dressent devant lui les princes du culte (culte au sens très large d'idolâtrie religieuse, politique, philosophique, juridique, etc.) (10/10).
L'Appel d'Arès est adressé à l'homme pécheur, fils de l'Adam (Signe 2/1-5, vii/7-16) rebelle à l'Amour absolu et inventeur de l'amour mesuré et contrôlé par des mœurs, des lois, des contraintes, etc., afin que cet homme pécheur abandonne son péché de domination et d'individualisme égotiste et autoritaire, lesquels demeurent le pilon broyeur de la société, que ce soit par un roi, un dictateur ou par des élus, que la Parole d'Arès appelle princes. Autrement dit, la Parole d'Arès appelle l'homme à devenir par la pénitence un être qui ne fasse plus qu'un — sois un en toi (Signe xxiv/1) — avec les autres hommes, les autres dont il partage la biologie, le sang la nature, notamment la nature divine, l'image et ressemblance (Genèse 1/26) de son Créateur : la Vie (Signe 24/3-5). Pour atteindre ce but il doit revoir sa notion de la liberté, car la liberté selon la loi n'est pas une liberté mais une autorisation.
La liberté selon Le Signe, liberté absolue, est donc un risque à courir pour sortir du système de liberté contrôlée où nous sommes enfermés depuis Adam. Les pouvoirs, qui ont de la liberté un sens très différent du nôtre, ont contrairement à ce qu'on pourrait penser attentivement étudié Le Signe. Ils ont compris son sens libérateur absolu et, tout comme le Sanhédrin et les Romains il y a deux mille ans tinrent les apôtres à l'écart après avoir tué leur prophète Jésus, libérateur par excellence, nous tiennent à l'écart sans nous interdire car les rapports juridiques entre les hommes ont changé depuis deux-mille ans, simplement parce que les pouvoirs ont compris qu'il ne sert à rien de tuer ou d'encelluler les réfractaires et les gêneurs, parce que cela n'a jamais empêché les idées et les espérances de circuler et qu'il vaut mieux les adapter aux besoins de l'autorité comme, par exemple, l'église adapta le prophétisme de Jésus. Le petit reste (24/1) chez les Pèlerins d'Arès a pour but de perpétuer l'enseignement du prophète et d'empêcher son musellement par le pouvoir.
De nos jours, les pouvoirs et l'éducation qu'ils promeuvent présentent le mot liberté comme un argument électoral puis, une fois élus, s'efforcent de juguler la liberté par tous les moyens, en donnant au mot liberté un sens aussi mystérieux que redoutable. Les mots "Liberté Égalité, Fraternité" sur les frontons de nos établissements publics ne forment qu'un pictogramme sans réalité. Or, nous voilà, nous Pèlerins d'Arès, dans une posture idéale, et bénie, pour jouer un rôle dans le rétablissement de la liberté au sens qu'elle pouvait avoir en Éden. Nous devons cependant garder à l'esprit que nous sommes encore faibles, que pour cette raison quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2) pour que nous devenions forts, et qu'il faut procéder avec sagesse, d'où le grand besoin de ranimer l'intelligence (32/5) du cœur et du discernement. Pour l'heure la connaissance que nous avons de nous ne nous permet pas d'en tirer gloire et fierté ; nous sommes pécheurs et souvent défaillants. Nous devons donc être prudents dans nos actes, mais rester sans faille attentifs à la direction que nous avons prise et que nous ne quitterons jamais. [232C44*31/07/2021]
Sur l’attente active des « hommes de minuit »
Nous vivons une époque moralement, philosophiquement, spirituellement, politiquement, troublée, et sans nul doute deux figures comme François d'Assise et Louise Michel nous aident, par leurs pensées et actions, à réfléchir à la place de l'homme dans la tourmente historique. Jamais je n'ai réalisé à quel point l'Événement Surnaturel d'Arès en 19741977 était opportun, mais d'une opportunité invisible sur l'instant. Comment ne pas repenser à ce que Maurice Merleau-Ponty écrivit en 1996, cinq ans avant sa mort. J'en retrouve le texte dans ma bibliothèque ; en voici l'extrait qui m'a toujours frappé :
"Habitués depuis notre enfance à manier la liberté et à vivre une vie personnelle, comment aurions-nous su que c'étaient là des acquisitions difficiles, comment aurions-nous appris à engager notre liberté pour la conserver ? Nous étions des consciences nues en face du monde. Comment aurions-nous su que cet universalisme avait sa place sur la carte ?"
Merleau-Ponty était né en 1908. Moi, je naquis en 1929, mais je passai aussi comme lui mon enfance dans cet esprit de liberté et d'universalisme. Mais aujourd'hui, comment vit un jeune ? C'est en réfléchissant à cela, en pensant à mes petits-enfants, que je me dis : "Le Père ou la Vie est venu au temps opportun, car notre existence, pour brève qu'elle soit (quelques décennies... rien !) n'a jamais été aussi écrasée sous les lois, les règlements, les changements autoritaires continuels, la dépendance à une vie où mille prépotences imposent la "correcte" façon de vivre. La pression sur l'homme se fait telle qu'il n'est pas inconsidéré de penser que tout peut éclater un de ces jours. C'est en vue de cet éclatement que Le Signe a fait son apparition ; de cela on ne peut pas douter.
Cet éclatement ne sera soutenable que s'il y a de l'amour, au moins une certaine dose d'amour du prochain. C'est à tous les chrétiens, non vus comme fidèles d'une religion, mais comme hommes du Bien, de s'y mettre ; nous avançons par la pénitence vers l'état de Bien à l'état pur, celui du Sermon sur la Montagne. Nous sommes des hommes de minuit*, des âmes certes, mais des âmes dynamiques qui ont compris qu'on ne vit pas sans exaltation suprême malgré tout ce qui nous perturbe. Chez nous, la peur et le dégoût ne peuvent pas chasser l'ivresse spirituelle, car la foi pure est un bon vin qui ragaillardit ; c'est ça le vin de la Cène, ce n'est pas le vin de messe ! Dieu nous a jeté dans la lutte pacifique pour une humanité d'amour sans loi des rats (Signe xix/24) ni frontières, sous la seule Loi Qui est (28/7-8), celle de l'Amour, de la Vie.
Nous attendons notre heure, nous attendons d'être assez forts, nous sommeillons encore, nous attendons notre Éveil, comme Bouddha. Partout la loi et le pouvoir s'imposent, tout cela au nom de la Révolution française dans notre pays, mais chaque pays a sa révolution. La révolution n'a nullement changé la civilisation. Nous, nous voulons changer la civilisation, c'était déjà le projet d'Isaïe, de Jésus, de Muhammad, mais ils n'ont fait qu'un pas vers le changement radical. Le signe vient nous demander d'aller jusqu'à changer la civilisation. De là l'inévitable quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2), mais nous sommes partis pour créer la race (xii/5) du Fond des Fonds (xxxiv/6).
Note * : Allusion au livre de Francis Carco : "L'homme de minuit". Robert Sabatier, auteur de "Allumettes suédoises", qui fut un immense succès de librairie, a écrit à propos de Francis Carco : "Poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages sont mouillés de pluie. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las." Nous Pèlerins d'Arès faisons plus ou moins cet effet banal, inodore, incolore, peu engageant, parfois presque rebutant, sans "verbiage", ni "clinquant", ni "faux lyrisme", ces humains "gris... mouillés de pluie" aussi peu attirants que "les murs" quand il pleut, les porteurs encore invisibles d'un Message fait, oui cependant fait pour bouleverser la vie. Mais qui parmi les d'humains le détectent déjà ? Quelques épis mûris pour le moment, mais le jour se lèvera et viendra l'heure où les hommes de minuit que nous sommes aujourd'hui deviendront visibles et audibles. [232C48*03/08/2021]
Nous vivons des temps aussi difficiles que bizarres, de telle sorte que nous avons plutôt l'impression que nous sommes empêchés de vivre. Oh ! je généralise peut-être à tort une impression qui est la mienne. J'ai comme l'impression que se déroule une vie brisée, en morceaux, devenue incertaine ou relative pour nous — "Nous est toujours nous tous", écrivait Franz Rosenzweig dans "L'Étoile de la Rédemption," livre peu lu aujourd'hui, mais qui signala aux humains l'effroyable choc qu'avait été pour le monde entier la guerre de 1914-18 ; cette guerre avait en effet marqué la rupture des hommes avec l'ordre rationnel et laissait entendre qu'il faudrait désormais tout faire sur les décombres de la raison.
Si Le signe annonce en 1974 un futur en rupture avec l'Histoire et des temps opportuns pour changer de civilisation, il repose, c'est clair, sur la sous-jacente certitude du désastre humain passé de 1914-18, d'ampleur universelle, le début de la fin, si je peux dire, même si cette fin sera très lente. "L'Étoile de la Rédemption" eut un retentissement incalculable sur les intellectuels allemands entre 1920 et 1938. Bernard-Henri Lévy est l’un des premiers qui signala en France son importance dans la pensée contemporaine. Donc, nous vivons dans le relatif — c'est frappant au cours de l'actuelle pandémie —, et le relatif ne va pas avec l'intelligence intellectuelle, faussée, abêtie, menacée de mort si l'intelligence du cœur (Signe 32/5) ne la relaie pas. Pour l'heure, le drame reste intérieur, inaperçu, réservé à un petit nombre, parce que les hommes de 1974 à 2021 ne réalisent pas que l'humanité, déjà mise à mal par des millénaires de violence, a été mille fois plus violentée, mise en morceaux, au cours du XXème siècle : guerre de 1914-18, Révolution Russe et impitoyable régime soviétique, guerre de 1939-1945, installation forcée d'Israël non négociée sur des terres musulmanes, conflits plus réduits partout dans le monde, etc. Bientôt le réel qu'on ne peut plus dire, qu'on occulte, se fera jour. Il faut se préparer à lancer notre Message au monde de façon plus large et décisive.
[232C51*03/08/2021]
Sur le mariage et l’amour de Christiane et Michel
Le 5 août, le Père Benoît, higoumène du monastère st-Nicolas (aujourd'hui décédé), était venu spécialement à Bourges, accompagné du prieur Marc (également décédé), pour célébrer la grande solennité de notre mariage. Ce jour de grande solennité les époux sont passifs et muets au cours de la longue cérémonie du mariage orthodoxe ; leurs témoins, derrière eux, portent les couronnes au-dessus des têtes des époux. Il faut dire, car c'est peu connu en Europe Occidentale, que dans l'église orthodoxe le mariage se fait en deux fois : Il y a d'abord les fiançailles (les nôtres avaient été célébrées quelques mois auparavant au printemps 1968), qui sont aussi une cérémonie religieuse, moins solennelle, quasi privée, mais importante, car c'est ce jour de fiançailles que les fiancés échangent consentement et promesse, disent "oui", et se passent les alliances au doigt (main droite). La grande solennité de mariage avec couronnes, danse d'Isaïe, etc., a lieu plus tard. Pour nous ce fut donc la grande solennité du 5 août 1968.
Nous avons, Christiane et moi, traversé des épreuves très difficiles, notamment la longue période de mort sociale et de grande pauvreté qui suivit les Apparitions de Jésus et mon départ de l'Église Orthodoxe. Mais nous avons surmonté toutes ces difficultés. Nous avons eu trois enfants : Nina, Anne et Sara et nous aurions dû en avoir quatre, si Christiane n'avait pas été opérée d'une grossesse extra-utérine dont elle faillit mourir. Nous n'avons jamais été seuls ; nous avons toujours senti près de nous une forte présence protectrice, qui a constitué pour nous la preuve qu'à la force de la foi répond le Saint Amour de la Vie. Notre mariage a été très heureux. Chaque jour, je rends grâce à la Puissance invisible d'avoir placé près de moi et dans mon cœur d'époux l'épouse admirable d'amour et de dévouement qu'est Christiane.
T'ame, o chatouno encantarello,
Que se disiès : Vole uno estello ;
l'a ni travès de mar, ni bos, ni gaudre foui,
I'a ni bourrèu, ni fiò, ni ferre
Que m'aplantèsse ! Au bout di serre,
Toucant lou cèu, l'anarèu querre,
E dimenche l'auriès, pendulado à toun cui (Frédéric Mistral, "Mireille" cant II)
(Traduction du provençal :)
Je t'aime, ô jeune fille enchanteresse,
au point que si tu disais : Je veux une étoile !
Il n'est ni traversée de mer, ni bois, ni torrent fou
il n'est ni bourreau, ni feu, ni fer, qui m'arrêtât !
Au bout des pics, touchant le ciel, j'irais la prendre,
et dimanche tu l'auras pendue à ton cou.
J'évoque ici "Mirèio" (Mireille, variante de Myriam, Marie, etc.), non pour l'histoire, qui est plutôt dramatique, mais pour la puissance poétique, puissance d'amour romantique à mes yeux inégalable, que Frédéric Mistral y a mise et qui lui valut le prix Nobel de littérature de 1904. "Mireille" raconte les amours contrariées d'un jeune couple en butte aux préjugés sociaux. Cette histoire fait en réalité référence à un épisode de la vie de Mistral : Jeune, Frédéric Mistral aima follement une jeune servante de sa mère, qu'il voulait épouser, mais il se heurta à l'interdit du "Mas du Juge", la demeure bourgeoise et propriété terrienne de son père, où il était né. Il s'agit d'Athénaïs Ferréol, dont il eut un fils naturel, son seul enfant, en 1859, l'année même de la parution de "Mirèio". L'une de ses descendants est la comédienne Andréa Ferréol qui est donc l'arrière-arrière-petite fille de Mistral. Et c'est probablement du fait de cet amour interdit qu'il ne se mariera en noces officielles qu'en 1876, avec Marie-Louise Rivière, dont il n'aura pas d'enfant. Cet épisode dramatique de la vie de Mistral ajoute à son œuvre "Mireille" un caractère d'hymne amoureux à sa première dimension d'épopée culturelle et sociale. Moi, Michel Potay, j'ai été inversement, très heureux avec Christiane Négaret, que j'ai pu épouser et dont je suis aussi amoureux aujourd'hui que je le fus en 1968, et je pense que notre amour n'a pas seulement fait honneur au Père du Ciel, il aussi a en quelque sorte "vengé" le malheur d'un des plus grands poètes qu'ait eu la France.
J'ai dans ma bibliothèque une édition de 1886 de "Mireille" : Texte provençal et traduction, qu'il peut m'arriver d'ouvrir et de lire en diagonale, et d'où j'ai recopié la strophe qu'on peut lire ci-dessus. [232C58*05/08/2021]
Sur la nuance entre s’adapter et subir
Louise Michel a été condamnée au bagne et a été envoyée au bagne de Nouvelle Calédonie. Quant à François d'Assise, en dépit des versions légendaires de l'Église qui a toujours tenté d'en faire un fils obéissant de l'Église, il n'a en réalité jamais accepté même le plus mineur des ordres mineurs, celui de portier et il est mort solitaire et dans un très pénible chagrin après que l'Église eut ordonné malgré son désaccord certains de ses frères prêtres comme le fameux Antoine de Padoue. Louise Michel et François d'Assise ne se sont pas adaptés aux contraintes des organisations autoritaires auxquelles ils s'opposaient. Ils les ont subies ; ce n'est pas la même chose. François d'Assise a été canonisé parce que sa popularité et son renom de sainteté avait été tels que l'Église ne put pas faire autrement.
Quant à Louise Michel, bagnarde bénéficiant d'une remise de peine le 16 décembre 1879, elle débarque à Dieppe, retour de Nouméa, le 9 novembre 1880. Une foule l'acclame : "Vive Louise Michel ! Vive la Commune ! À bas les assassins !" À Paris environ 10 000 l'acclament à la gare Saint-Lazare. Elle reprend alors son infatigable activité militante et publie "La Misère." Elle se déclarera anarchiste jusqu'à sa mort et sera l'une des instigatrices du drapeau noir comme "drapeau de deuil de nos morts et de nos illusions". Plus tard elle fonde "Le Libertaire". En 1883, une manifestation au nom des "sans-travail", elle est condamnée à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute police. Elle est libérée après trois ans de prison sur intervention de Clemenceau, autorisée à revoir sa mère mourante. Mais elle est de nouveau emprisonnée pour avoir prononcé un discours en faveur des mineurs de Decazeville, aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Paul Susini. En janvier 1887 elle se prononce contre la peine de mort, en réaction à la peine capitale à laquelle vient d'être condamné son ami Duval, elle est alors attaquée par le "chouan" Pierre Lucas, qui tire sur elle. En 1890, Louise Michel est arrêtée à nouveau ; cassant tout dans sa cellule, elle est internée comme "folle". Et ainsi de suite... Devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, elle meurt en 1904. Jamais Louise Michel ne s'est adaptée aux contraintes des pouvoirs qu'elle n'a jamais cessé de réfuter. [232C60*07/08/2021]
Sur Alexandre Juvin-Brunet
À propos du pass sanitaire, Alexandre Juvin-Brunet, ex-officier de carrière, me paraît un homme de belles intelligence intellectuelle et lucidité et j'ai té très intéressé par son témoignage qui se résume ainsi : Il n'y a plus de démocratie véritable en France. C’est un homme dépolitisé et dépassionné, mais rigoureusement désolé de voir la France privée de ses principes républicains fondamentaux. [232C62*09/08/2021]
Sur l’amour qui recentre les rapports
Nul doute, l’Église Catholique a été un instrument d'oppression à l'écart de laquelle François d'Assise avait essayé de se mettre en se déclarant indigne d'un titre ecclésiastique aussi humble soit-il, le titre de portier. Ce fut à l'époque le plus qu'il pût faire pour créer une distance elle l'Église et l'Évangile simple et vrai qu’il tenta toute sa vie de vivre. Plus tard Louise Michel put s'en détacher complètement, parce que la Révolution française avait, quelques décennies avant elle, enlevé à l'Église toute participation gouvernementale et donné aux citoyens la liberté de croire et de penser. Dans "Le mythe de Sisyphe" on peut lire : "Toutes les Églises divines ou politiques prétendent à l'éternel. Le bonheur et le courage, le salaire ou la justice, sont pour elles des fins secondaires." Ces fins sont devenues pour Louise Michel des fins absolues.
En fait, Le Signe nous conduit loin de ces considérations pour ou contre ; il recentre, sans même avoir à prononcer le mot, toute l'existence humaine et son avenir heureux sur un seul rapport entre l'homme et Dieu et simultanément entre les hommes entre eux : l'amour. [232C65*09/08/2021]
Sur le sens du verset xxiv/2
Le sens du verset xxiv/2 est que l'homme peut retrouver l'image et ressemblance de son Créateur s'il mord à la Lèvre de Celui-ci, autrement dit, que l'homme peut guérir du péché, car c'est le péché qui tue le pécheur, et donc mordre à la Lèvre est synonyme de changer de vie, d'être pénitent et moissonneur. [232C83*17/08/2021]
Sur la spécificité de notre mission, à la jointure entre loi et cosmos
Notre entreprise — la mission est une entreprise — est certes de faire savoir que le Créateur a parlé à la créature en lui demandant de renaître à son destin d'image et ressemblance du sublime, de l'éternel (Genèse 1/26-27), mais elle est aussi de faire ressortir les signifiants du Fond des Fonds : Nous ne sommes pas des animaux, nous sommes des êtres d'apparence animale qui peuvent sortir de l'animalité et reprendre le sentier de la transcendance. Notre apparence animale est un récipient qui contient d'extraordinaires possibilités : À preuve, les poètes, les métaphysiciens, etc. et nous ne sommes pas faits pour éviter la mort du rat, du chameau, du ouistiti, du cancrelat qu'est aussi chacun de nous ; nous sommes faits pour nous forger un autre destin.
Aucun autre être vivant sur Terre n'a cette possibilité d'évasion : l'âme et son effet terrestre : l'amour, que nous donne la vertu. Nous sommes exhaleurs du Souffle avec un S majuscule ; en ce sens, nous sommes connaissants de l'Être au sens complet, illimité. Cela réintroduit dans le monde un concept presque entièrement disparu, nous ne sommes pas matière, mais psycho matière. Les dinosaures n'ont laissé que des os fossiles. L'homme laisse sa poésie, sa pensée, et cela seul montre sa vie sans fin, sa pérennité. L'homme et la femme ne font pas que copuler ; ils partagent quelque chose d'éminemment supérieur, que même la mort n'efface pas. L'homme est plus qu'un animal qui disparaît totalement dans l'univers visible, il appartient à un univers invisible et perpétuel, parce qu'il a de l'existence au sens absolu le côté psychique, qui est immortel. Nous sommes une matière passée à la psycho-matière. Les conceptions objectives sur l'Univers, dont le Père nous parle, sont loin d'être limitées à la vision dite scientifique ou physico-chimique dont se réclament le président et ses ministres ! Nous appartenons au monde de l'infinie Vie ; nous sommes porteurs de la Lumière, qui est aussi l'Esprit... Immortel ! Le coronavirus, c'est évident, n'est pas né d'un laboratoire ; il est né comme la peste, le typhus, la diphtérie, le choléra, etc., d'un autre domaine, celui du Mal et le Mal peut être vaincu, par l'amour. Cela fait rire, mais ceux qui rient ne peuvent jamais prouver que c'est faux.
Nous devons entrer dans le jeu : l'apostolat, à la jointure entre la loi humaine – qui n'a jamais cessé de changer, de se chercher en somme, d'aller d'essai en essai – et la force impressionnante du cosmos – dont nous sommes une expansion seulement limitée par ce que nous incarnons le péché, le contresens, l'erreur, en somme. Toute loi pondue par les pouvoirs est concevable, mais elle n'est pas vérifiable, elle n'est pas la Vérité, Qui est forcément ailleurs. L'homme est la Vérité par sa propre existence. Même s'il la cherche encore en lui, elle est là, quelque part. Pour cette raison l'homme est par vocation confronté à la loi, parce que lui, l'homme, vit par d'autres moyens internes, puissants et intraduisibles, que par un dérisoire code externe. Manifester contre la loi est donc manifester sa propre humanité. C'est ici le point de départ d'une réflexion finale qui est, de toute façon, au-dessus des lois, de la police, des cours de justice, des amendes, des condamnations. On ne peut pas rendre la métaphysique obsolète, comme le voudrait la loi, parce que la loi changera, disparaîtra, mais la vie, elle, demeurera sous l'égide d’une force supérieure : la Vie infinie. C'est cela que nous dit Le Signe et nous n'avons pas toujours besoin de citer celui-ci pour faire émerger l'évidence d'une supériorité de l'esprit et de l'âme sur la chair.
Quand vous participez à un cortège d'anti-pass sanitaire ou de gilets jaunes ou de n'importe quoi qui fait rejaillir le Fond des Fonds prisonnier de l'humain, parce que ce cortège, cette manif comme vous dites, aspire à montrer un moment l'apparition, peut-être squelettique mais réelle, vous faites quelque chose de profondément humain. Ce cortège n'est encore qu'un fantôme de la Vérité, mais le fantôme de la Vérité est déjà quelque chose de plus vrai que les lois contre lesquelles l'on proteste. Tout cortège protestataire fait ressurgir un Fond étouffé ; c'est un moment de souffle. Que suis-je ? Un animal ou un dieu ? Si je suis un animal la loi est le fouet ou la trique qui me frappe "pour mon bien". Si je suis un Dieu — et je Le suis (Signe 2/13) — je reprends possession de mon espace de liberté : l'infini.
Oui, il y a de quoi dire, que je ne fais que dire à toute vitesse ici, dans une manif, qui soit quand même un témoignage de notre divinité. [232C72*12/08/2021]
Sur la spécificité de notre mission, qui n’est pas la charité
L'air dans lequel nous survivons devient peu à peu irrespirable. Il y a tant à faire dans cette atmosphère étouffante que l'on ne sait plus où se tourner, surtout si l'on attend quelque petite récompense au cours du très pénible processus. La charité n'est pas interdite. Elle n'est simplement pas le Fond dans lequel s'engage le pénitent- moissonneur, et qui est un Fond éminemment ingrat, je le sais. Cela étant, je ne suis pas juge et je me réjouis que vous ayez trouvé un certain bonheur à votre dévouement dans cette association où vous assurez "un pôle médiation qui a pour but d'écouter la détresse des parents et des enfants douloureusement atteints par la dictature sanitaire." Vous êtes en somme passé de Pèlerin d'Arès du petit reste à pèlerin d'Arès du reste.
Oh, je connais pour l'avoir vu bien des fois depuis quelque quarante-sept ans, combien ne parler que de pénitence, d'amour, de pardon, de liberté, d'intelligence spirituelle qui donnent naissance à l'âme, à la force ascensionnelle du salut absolu, le perpétuel, peut être sujet à hésitation. Je sais combien m'ont répondu : "C'est bien joli tout ça, mais plutôt que de parler de l'invisible incertitude des choix, ne vaut-il pas mieux s'occuper du présent ? Mener des luttes, des combats pour le bonheur libre." Il est vrai que beaucoup pensent que Le Signe finira comme l'Évangile et son Sermon sur la Montagne dans un placard poussiéreux. Je ne dis pas que protester au nom de la justice et de la raison contre les égarements des pouvoirs est inutile ; je ne manque pas moi-même de le faire, mais je dis qu'il ne faut jamais pour autant reculer sur l'essentiel, qui n'est pas de lutter contre l'injustice, la fièvre, les maux de tête, l'agueusie, parfois contre la mort moins lointaine qu'on ne souhaiterait, je parle de l'essentiel qui est de tracer un horizon de salut et d'apothéose de l'homme par-delà le lit ou le cimetière. Il faut sauver ce qui se dessèche sous la poussière dans les placards ; il faut reprendre la lutte pour la défense des vieux placards et le trésor de Lumière qui s'y trouve ! Il faut chausser d'autres lunettes que celles qui nous permettent juste de voir au bout de notre nez.
Dieu existe ! À preuve, vous êtes Dieu vous-même. Je Le suis. Chaque homme L'est.
Il n'y a pas d'un côté les actions pour rendre supportables l'existence quotidienne, quoique si courte (quelques décennies), et d'un autre côté la Lumière qui nous vient de l'immensité cosmique qui est la preuve de la Création infinie. Tout cela ne fait qu'un, en fait, et dans cette unité la Lumière vient en premier parce qu'elle seule s'allonge jusqu'à l'infini, jusqu'à la Vie sans limite, et où les épisodes pénibles que nous traversons sont si petits qu'ils ne sont pour ainsi dire rien. Nul doute que pour l'heure nous tâtonnons, nous clodiquons, nous clopons sur l'os (Signe xxii/3-18), mais parce que nous avons à nous faire à cette grandiose mission et à en rendre nos descendants capables, et que les apprentissages prennent du temps. [232C74*13/08/2021]
Sur un projet de brochure
Vous projetez l'édition d'une "brochure de dimensions moyennes à plusieurs voix, idéalement quelques dizaines, répondant chacune en toute liberté à celles qui les motivent parmi une quarantaine de questions existentielles." Par cette brochure vous espérez éviter de "taper encore et encore sur le clou (Signe ii/21) du kérygme" pour "plutôt amollir le bois de la planche si rétive". Vous espérez de cette brochure qu'elle permette de rendre moins invisibles et moins initéressantes "les questions essentielles de l’amour, de la mort, du bonheur, de l’espérance et du prophétisme "aujourd’hui" invisibles et rasantes parce que "presque noyées sous le flot de la politique, de la santé, de l’argent, des conflits… quasiment retirées qu’elles sont sur l’île sèche d’internet (Signe xiv/7, etc.)," et vous espérez que cette brochure permette de faire plus que "les nouveautés en librairie" et de leur "peu de profondeur." Vous pensez que cette brochure peut "réveiller l'espérance, en commençant par dégivrer les cœurs glacés par le poids du tabou implicite pesant sur les questions spirituelles, reléguées qu’elle sont chez nous au confinement des sectes et religions, seule la prétendue compétence laïque des gouvernants et de leurs appuis se donnant publiquement voix au chapitre" et de permettre "une communion entre les divers reflets des roches (Signe 27/6) et un encouragement au feu intime à monter sur le Parvis [2/16]." Je loue toujours l'esprit d'initiative, et donc je loue le vôtre et, d'une façon générale, je ne me mêle jamais du Fond des initiatives de mes frères et sœurs apôtres tant que celui-ci est dans la ligne du Signe. Aussi ne répondrai-je qu'à la lumière de ma propre expérience de la mission et surtout de l'expérience des travers psychologiques du public rencontré.
Une "quarantaine de questions essentielles" ? Mais les gens rencontrés écoutent ou lisent les laïus sur deux, trois, plus rarement quatre questions, mais sur une quarantaine... ! À moins de présenter les quarante questions sous une forme à choisir selon le goût du lecteur, qui ainsi ne lit que ce qui l'intéresse... mais ce n'est pas là, si j'ai bien compris, le bon moyen, comme vous dites, de "ramollir le bois de la planche si rétive". Bref, pour moi quarante c'est beaucoup trop. [232C73*13/08/2021]
Sur le Prophète adaptateur, porte-voix, répétiteur du Père
Le Père fait de moi un prophète et contrairement à ce qu'on peut penser, je n'ai jamais vu cela comme une exaltation de ma personne comme être libre (Signe 10/10). Au contraire. Pendant quelque vingt années, en gros de 1977 à 1997, j'ai eu comme horreur qu'on m'appelle prophète. Pourquoi ? Mais parce qu'au prophète le Père enlève son humanité en cela qu'Il lui enlève la réflexion personnelle, l'opinion, l'imagination, le point de vue, le libre arbitre, la créativité ou l'inventivité ; le prophète n'est qu'un adaptateur, un porte-voix, un répétiteur ; le prophète se sacrifie à la robotique à laquelle le Père le voue. En quelque sorte le prophète est la langue biologique que le Père-Mère, la Vie, du Créateur infini, n'a pas, mais dont Il a besoin pour faire passer Sa Voix par les oreilles de ses Enfants égarés par le péché. Or, supposé-je, vous, vous voulez une brochure dans laquelle "chacun dise franchement ce qu'il a à dire pour que la vérité naisse de ces sincérités convergentes," comme disait Marc Bloch, cet historien doublé d'un riche penseur. Je ne peux pas être une "sincérité convergente", je ne suis pas un bon interviewé.
[232C73*13/08/2021]
Sur la pensée du docteur Louis Fouché
La pensée de Louis Fouché rejoint la mienne ou plutôt celle qui bâtit Le Signe, car moi je ne suis rien, je ne suis que le copiste enlumineur de cette Œuvre Divine ou Fondamentale, qui éclate du Fond des Fonds (Signe xxxiv/6), c.-à-d. de la Puissance basale de Tout. Traverser les couches de stratopauses fondamentales en lesquelles se noue la Vie autour de la Terre demande autre chose que le si décevant matérialisme d'État de M. Macron et de ceux et celles dont il s'entoure. Je suis tellement malheureux, je dirais même épouvanté, quand je constate l'absence totale de métaphysique ou même de philosophie, car même l'épidémiologie a nécessairement sa philosophie, c'est-à-dire son lien avec la vie, qu'ignorent les pouvoirs qui nous écrasent sous une trique de pion de collège.
Si le coronavirus appelé covid-19 ne remet pas en question nos rapports avec la vie, ne nous fait pas considérer que la caractéristique de l'homme c'est "d'être lié et de contribuer à plus grand que lui", comme dit le Docteur Fouché, où va cette humanité réduite au sort d'une viande à protéger dans le réfrigérateur d'un vaccin ? Les anti-vaccins ne sont pas physiquement anti-vaccin, ils sont spirituellement des évadés de la prison matérialiste où on veut les enfermer. Si le danger considéré dans le covid-19 n'est pas une occasion supérieure d'élaborer les bases d'une compréhension très large et adéquate du concept de la vie, que même nombre de matérialistes parmi les plus mécréants ne réduisent pas au sang, aux os aux nerfs et à la viande, où allons-nous ? Si l'on pense que l'homme ne vaut pas plus que les anticorps qu'il développe ou ne développe pas contre un agent pathogène, où allons-nous ? Nous allons vers le singe, nous revenons au poisson, au poulpe, au coquillage, que nous fûmes il y a très longtemps, avant que l'animal pensant reçoive la Vie (Signe 24/3-5). Le Docteur Fouché sort de cet environnement terre-à-terre indigne de l'humain, parce que sans le dire, il laisse comprendre qu'il y a en nous l'image et ressemblance de Quelque Chose d'Autre, le Principe Supérieur de Vie. [232C75*14/08/2021]
Sur notre raison d’être, d’espérer et de vivre
[DR]
Je ne partage évidemment pas la pensée de Steiner concernant la mort de l'âme par vaccination mais il soulignait à raison la fragilité de l'âme. Le Signe nous enseigne en effet que l'âme, le vrai corps (de l'homme), aussi léger qu'une fumée pure, ne naît pas du ventre de la mère mais de la vie de l'homme déjà né (Signe 17/3). Il suffit, donc, non de tuer l'âme par un vaccin inoculé à l'aide d'une seringue, mais il suffit soit de l'empêcher de naître en ne pratiquant rien qui constitue une pénitence aussi faible soit-elle, soit de redevenir pécheur volontaire et invétéré pour que l'homme meure sous le coup du péché.
On peut dire les choses autrement, si l'on considère, comme Le Signe nous y invite, que l'existence de l'âme dépend d'une continuelle tension de l'être vers le Bien. Si cette tension, qu'elle soit consciente ou inconsciente, cesse, l'âme disparaît et l'être n'est plus qu'une chose pensante et bougeante, disons, un cafard supérieur. Le vaccin de Steiner consiste à refuser la compression positive, créatrice, de la foi... la foi dans le Bien, l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre de préjugés.
C'est d'ailleurs le Fond de notre apostolat : Faire comprendre au quidam de rencontre qu'il peut choisir entre être et ne pas être... dans la Lumière, vouloir ou ne pas vouloir participer à la Puissance et à la Sainteté (Signe 12/4), autrement dit avoir ou ne pas avoir une âme. Ceux qui comprennent, qui sont rares, ce sont les épis mûris. Ceux qui ne comprennent pas sont les autres, la masse pour le moment, mais qui n'est pas pour autant perdue, car elle est encore guidée par des principes moraux de bonté, de vérité, etc., plus ou moins développés, parce que nous vivons encore dans un christianisme, ignoré sous ce nom, vivant dans des conditions modifiées, qui ne sont plus que morales ; nous survivons en somme dans un monde qui vit selon des principes qu'il refuse mais dont bizarrement il ne peut plus se passer complètement. Notre rôle de Pèlerins d'Arès est de rendre publiquement justice au défi spirituel que représente la Parole d'Arès. Je ne peux pas dans ce blog redévelopper cette raison d'être, d'espérer, de vivre qui est la nôtre... J'ai déjà passé quarante-sept ans de ma vie à la diffuser.
[232C76*14/08/2021]
Sur la conscience des atomes agissants
Le Pèlerinage fermé en 2020 et 2021 nous prive seulement de la présence physique du saint lieu sur lequel se dressa en 1977 le bâton de Lumière, mais elle ne nous prive pas de la Présence dans nos cœurs de la Vie qui, étant partout, nous accompagne partout, ne nous prive pas du Cri (Signe 23/2, 28/11, ii/19) d'Arès Que nous avons entendu et qui ne cesse, jour et nuit, de résonner en nous. Du Premier janvier au 31 décembre que nos regards sont levés vers la Vie infinie à laquelle nous nous joindrons un jour. Nous avons conscience que nous appartenons à une Puissance supérieure dont nous sommes devenus les atomes agissants. [232C78*15/08/2021]
Sur les notions relatives de petit reste et reste
Nous ne sommes ni une religion ni même une organisation apostolique, la pénitence existe d'elle-même, la moisson existe d'elle-même et les pénitents et les moissonneurs n'existent que d'eux-mêmes et elles et ils n'existent que par le sentiment vrai, sincère, jamais ambitieux ou présomptueux – parce que pour l'heure, l'humilité ne peut, chez chacun dans ce monde de péché donc d'aveuglement, qu'être différente des myriades d'humilités des autres – qu'ils vivent selon Le Signe et l'enseignement de son prophète premier, que je suis et que Le Signe appelle homme Michel, Mikal, le faucon, etc. Dans cette fraternité il n'existe pas, il n'existera jamais, de définition, de probation, d'examen, de titre ou certificat de membre du petit reste ou de membre du reste. Chacun est selon sa conscience, mais tout autant de la conscience que les autres ont de sa conscience. Pour remplir cette condition, que chacun et chacune peut seul ou seule évaluer, une seule condition : l'amour inconditionnel du prochain, l'amour vu comme miroir ou fragment (inévitable, car tout est brisé en nous pécheurs) de miroir de l'Amour qu'a la Vie (Signe 24/3-5) pour Ses Enfants (13/5). Cela, de toutes les façons possibles et imaginables, je n'ai pas cessé de la dire depuis plus de quatre décennies.
Aussi, quand je pense qu’un frère me paraît plus du reste que du petit reste, ce ne peut être que mon sentiment personnel. Ce n'est pas nécessairement le Vrai, car qui sait où est le Vrai ? Personne sur Terre dans l'état actuel des choses, même si chaque pénitent tend de toutes ses forces vers le Bien. Je ne peux pas juger mon frère (Matthieu 7/1, Signe 36/16), je peux seulement dire ce que je ressens qui n'est pas nécessairement le Vrai le concernant, car je ne peux m'exprimer en Vrai que sur le Fond, je ne peux toucher qu'aux Mystères, mais pas aux insulaires (xLii/2-9) des Mystères encore que je ne puisse pas sceller Ceux-ci puisqu'ils ne sont pas miens, ils sont éternellement les Décrets (33/19) de la Vie.
J'ai toujours dit et redit à ceux qui me contestent ou m'invectivent : Je ne suis qu'un prophète puisque le Père Lui-même le dit, mais vous, vous serez peut-être plus justifé(e)(s) que moi qui ne suis qu'un pécheur, car qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé (Signe 11/3) ? Si je dis à un frère ce que je pense de lui, je ne le juge pas, parce que je ne suis rien qu’un homme parmi les hommes, qu'un homme qui fait ce qu'il peut, qui dit ce qu'il ressent et qui n'est, de toute façon, que le degré zéro de la Vérité, parce que la Vérité est future, elle est à venir (28/7), elle n'est pas accessible à l'homme en ce monde de péché. [232C79*16/082021]
Sur la certitude de notre ignorance
Quel prophète préféré-je ? Aucun. Ils sont tous différents les uns des autres, ils sont donc complémentaires et moi je ne fais qu'apporter un complément à ce qu'ils sont reçu du Père-Mère. Il y a un Tout, une Unité à établir en reliant tous les prophètes, parce que nous sommes encore terriblement loin de la non-dualité. Le Signe me paraît cependant très important sur le sentier qui nous mène aux Hauteurs, à la Non-Dualité suprême donc. Dans un monde où se croisent et se combattent les concepts, l'anticoncept du Signe est imposant, peut-être supérieur, encore que je ne me considère pas, oh ! mais non, comme prophète supérieur. Je ne suis qu’un porte-voix du Père-Mère, le Père-Mère dont le ventre (Signe 9/6) seul porte et met au monde le sacré. De sorte qu’en fait, personne sur Terre ne sait plus ce qu'est exactement le sacré ; savoir ce qu'est le sacré est savoir ce qu'est Dieu, ce qui reste Mystère.
Il faut absolument garder à l'esprit que le savoir en est plus que jamais au degré zéro dont parlait déjà Socrate : "Je sais que je ne sais rien." Il y a des questions auxquelles je ne peux répondre, non par discrétion, non par obligation de réserve, mais par impossibilité. L'extraordinaire horizon de Lumière qu'ouvre tout grand devant l'homme cette impossibilité, c'est qu'il est à la portée de tous, même du débile au fond de sa camisole de force. La Lumière n'est accessible que par ignorance, voire par folie — de là les fous de Dieu —. Dès que vous prétendez savoir, vous dressez un obstacle devant votre ascension. Nous ne retrouverons la Vie qu'en partant du degré zéro, ce qui est évidemment totalement contraire à ce que les esprits forts appellent science. Cela demande une extrême humilité. C'est en partant du degré zéro de la connaissance que vous pouvez sauter vers la Lumière. C'est ce qui a fait la force incomparable de François d'Assise, de Louise Michel et de quantité d'autres humbles... humbles mais forts. Nous-mêmes arrivons dans ce monde comme des absents sans nom. Il m'est arrivé de répondre à des gens très futés (au sens de ce terme dans notre monde qui se croit "savant") qui me demandaient : "Qu'est-ce que vous êtes, vous, Pèlerins d'Arès ?", ceci : "Nous sommes une anarchie de pénitents ; des absents de ce monde, des vivants sans nom qui repartent de rien, c'est-à-dire de l'amour." Et ils se regardent de regards qui signifient : "Ce type est dingue." Nous ne sommes pas dingues ; nous sommes ailleurs. En français nous avons des mots comme "truc", "machin", "chose", "bidule", pour désigner ce qui est innommable ; nous Pèlerins d'Arès sommes les "trucs", "machins", "choses", "bidules" du monde à venir, du monde changé (Signe 28/7) dont nous ignorons ce qu'il sera tout en allant vers lui. Dieu existe, mais on ne sait ni qui il est, ni ce qu'il est, sinon que nous sommes ses images et ressemblances. Autrement dit, nous sommes Dieu autant qu'Il est Dieu et l'on n'a même pas à croire en Dieu pour être sauvé, puisque l'on ne sait même pas ce qu'est Dieu. [232C79*16/082021]
Sur l’amour, point zéro de la Création de l'homme
L'extrême générosité du Signe tient à ceci que croire ne sert à rien, puisqu'on ne sait même pas à quoi croire. Rien de ce qu'on croit ne nous sauve et la question "Que faut-il croire ?" ne sert à rien. C'est ce qu'on fait dans l'ordre du Bien qui nous sauve de la mort-anéantissement du cancrelat ou de l'éléphant — c'est la même chose — que nous sommes aussi. Un seul chemin suit l'ordre du Bien : la pénitence selon ce qu'entend par là Le Signe, c'est-à-dire aimer tous les hommes sans exception, pardonner toutes les offenses sans exception, faire la paix en toutes circonstances, acquérir l'intelligence spirituelle pour compenser l'intelligence intellectuelle qui n'est qu'un outil, être libre ou libéré de tous préjugés. C'est par là que nous revenons au point zéro de la Création de l'homme. C'est le génie, le fondement du Sermon sur la Montagne. Tout donc tient autour du signifiant flottant de l'amour, flottant parce qu'il est l'énergie qui tient tout en place jusqu'à l'infini. L'Amour a le rôle fondamental de tout. L'Amour, dont l'amour du prochain est un dérivé, est la structure de base du système qui tient l'Univers en équilibre jusqu'aux plus lointaines galaxies ; la seule case vide dans ce système est le point péché, qui est le refus du système que peut se permettre l'homme parce qu'il est créé libre (Signe 10/10). Il faut remplir la case, c'est-à-dire faire retrouver son entièreté à l'Univers. Retrouver la Vie (24/5), c'est retrouver l'amour. L'amour pèse de tout son poids sur tout avant même qu'on sache ce qu'est son objet. [232C79*16/082021]
Sur le péché des péchés
Le péché des péchés, c'est le comble du mal, le point de non-retour, le moment à partir duquel le retour au Bien deviendra impossible et où l'homme, initialement créé pour le Bien, commencera à disparaître comme homme, reviendra à l'animal pensant total. Le Père descendu à Arès en France donne une version pure — Le Signe — de sa Parole que les Écritures religieuses ont déformée. Les Écritures religieuses corrompues, dénaturées, ont été encombrées de lois humaines par des religieux qui ont sans doute cru bien faire en ajoutant leur parole humaine pécheresse à la Parole donnée par les prophètes. Le Père nous avertit que le mal évolue, s'installe partout, falsifie la Vérité, et qu'il faut passer outre si l'on veut sauver quelque chose de l'humanité. Vous citez des humains responsables aujourd'hui de projets sans rapport avec le Dessein créateur, mais en réalité ils ne sont que les héritiers de siècles de mauvais projets depuis Adam (Signe 2/1-5).
Le Message d'Arès est en fait très simple. Il est fondé sur l'amour.
Certains ne sont pas très instruits de la ligne spirituelle que suivent les Pèlerins d'Arès, mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est en agissant en apôtre qu’on devient apôtre. Chacun de nous a commencé comme il a pu. Un jour de 1974 Jésus m'apparut et me parla et je me suis formé peu à peu à sa Parole. Tous mes sœurs et frères font la même chose. Chacun fait comme il peut. Mais une chose est sûre : le Père a besoin de tous ses Enfants pour ré-ouvrir le monde à l'amour ! [232C82*16/082021]
Sur la position de Michel Potay à propos de la pandémie et de la Covid-19
Je n'avais pas prévu que ce sujet étoufferait dans une large proportion le sujet de la présente entrée, qui est, je le rappelle, "François (d'Assise) et Louise (Michel), deux jars."
Je ne veux pas non plus qu'en omettant d'afficher beaucoup de commentaires sur le sujet de la covid-19 et des vaccins leurs auteurs pensent que je les ai écartés par désintérêt ou par dédain. Au reste, j'ai déjà répondu à bon nombre d'entre eux ici. Il semble, toutefois, que ce ne soit pas suffisant, car au moment où je dois préparer ma prochaine entrée 233 j'ai encore nombre de commentaires "covid-vaccin" dont je ne sais quoi faire.
J'ai donc résolu ce matin, au moment où je dois préparer ma prochaine entrée et par la force des choses être silencieux quelques jours, de faire sur cette affaire "covid-vaccin", qui semble vraiment passionner beaucoup de monde, une réponse globale ou plus exactement un court exposé de ma position sur ce sujet.
Tout à l'heure en prenant mon repas du matin : soupe de poivron et tomate (mon épouse Christiane est un excellent soupier), ragout de canard à l'ananas (acheté tout cuisiné chez le Chinois du coin, très bon) ; yaourt nature "Les deux vaches" (excellent) et un kiwi jaune (un régal... je suis vraiment un homme heureux) — je décris mon repas de ce matin pour que sœur Christiane ne se sente pas oubliée dans mon laïus — , tout à l'heure donc je regarde la télé et j'entends une annonce faire de la voix catastrophée du speaker de la TSF annonçant en 1940 l'entrée de l'armée allemande à Paris : "À la Guadeloupe 2182 cas de covid-19 pour 100.000 habitants..." C'est la voix affolée du messager perse annonçant au roi Darius 1er la défaite de Marathon face au hoplites grecs et le repli des reste paniqués de l'armée perse sur l'Asie Mineure. Je pense même que l'ange qui, dit-on, sonnerait de la trompette et annoncerait d'une voix tonitruante la fin du monde, ne serait pas plus solennellement grave. Ils ont même, comble de la tragédie, montré (oui, oui, à la Guadeloupe) un cercueil (vide) dans une remise proche de la morgue de l'hôpital, histoire de nous faire un peu plus trembler. Mon petit cerveau était trop petit pour s'affoler et se mit aussitôt à fonctionner : 2188 malades sur 100.000 habitants : 100*2182/100.000= 2,182 %. Bon ! Combien de morts ? L'annonceur ne le dit pas : Il montre seulement le cercueil vide et la civière (vide) sur roulettes, qui emportera à la morgue le premier défunt. Un vieil homme qui comme moi a dans sa jeunesse eu connaissance (et vu une toute petite partie) des soixante millions de morts de la seconde guerre mondiale, qui a vu les cadavres descendre la rivière de Saïgon ou le Mékong en Indochine, cela me fait l'effet d'une panique qui saisit une brave dame à la vue d'une souris. De surcroît, je suis parfaitement conscient que nous sommes tous, absolument tous, des condamnés à mort qui ne vivons que "quelques dizaines de printemps" comme disait Jean d'Ormesson. Nous vivons dans le couloir de la mort, nul doute, sans savoir quel jour on viendra nous chercher pour la guillotine, la potence, la chaise électrique ou la piqure empoisonnée. Franchement, je vous avoue, mes frères et mes sœurs humains, que je me sens scandaleusement exploité quand j'entends des journalistes) à la télévision me parler comme à un éternel auquel on annoncerait le scandaleux accident qui va abréger mon éternité.
Il y a pour moi une crise de la franchise politico-journalistique. De plus, notre époque tolère très mal les "complotistes", dont je suis, c'est-à-dire simplement les humains qui ne paniquent pas et qui critiquent l'effroi que répandent les pouvoirs : les États et leurs séides informatifs. Nous sommes, nous humains, fragiles face aux mauvais germes et mortels. Ce n'est pas un secret interdit de divulgation. De surcroît, il se trouve que je suis dans une position sociétale qui me met depuis dix-sept mois en contact avec une nombre assez conséquent de correspondants ; je suis seul à travailler mais je ne vis pas isolé au fond d'un placard : le courrier m'arrive par la poste, par les e-Mails sur mes différentes messageries (oui, j'en ai plusieurs), par les contact directs que j'ai toujours ici et là et, je vous avoue — à moins que tous ceux et toutes celles en relation avec moi soient automatiquement des miraculés du fait de mon approche prophétique, ce que je ne crois pas — qu'en tout et pour tout je n'ai eu connaissance que de cinq — oui, cinq — cas de covid-19 sur quelques milliers de personnes. Les cinq ont guéri ; seul, notre frère Alain Le B. a eu un "covid long" dont il n'est pas encore totalement sorti. Je suis désolé pour ceux qui ont été malades, mais dans l'ensemble je n'ai pas eu une impression d'épidémie catastrophique, très loin de là. De plus, je n'ai pas manqué un peu partout de demander : "Chez vous ou dans votre entourage avez-vous eu des malades ? Des morts du covid ?" et je n'ai pas eu de réponses positives. Bref, quelles raisons aurais-je eu de m'affoler, de me dire : "Attention ! Nous sommes le dos au mur face au peloton d'exécution des variants du covid-19." Non.
Alors, on comprendra que je n'aie pas eu besoin du vaccin pour me protéger, mais seulement pour me procurer un passeport pour passer les frontières de la folie à la mode. Je me dis que raisonnablement je suis en droit de reprocher au gouvernement l'affolement qu'il a provoqué, les dépenses déraisonnables de milliards d'Euros qu'il a faites, le coup de frein à l'économie dont il est responsable, le bâillon qu'il a aussi mis devant les bouches qui appellent l'homme à changer sa vie (Signe 30/11), comme nous les Pèlerins d'Arès, les bouches qui appellent à quelque chose d'infiniment plus fondamental et vital que l'appel au confinement de M. Macron. Qu'est-ce que ces femmelettes qui nous gouvernent ? ! Le 17 mars 2020 M. Macron disait à la télévision d'une voix qu'il voulait sinistre : "C'est la guerre !" et j'ai sur le champ rétorqué depuis ma chaise : "La guerre, Monsieur, c'est le courage devant une mort possible qui, de toute façon, survient un jour ou l'autre, car la vie pécheresse est par elle-même une guerre dont nous sommes tous victimes. L'éternité, c'est pour un autre temps... à faire venir. Nous nous trouvons ici, Monsieur, face à face sur des positions opposées." J'ai quand même, par modestie, en me disant que je pouvais me tromper, que l'auguste Macron avait probablement raison, joué le jeu qu'il me demandait de jouer , mais j'ai eu vite honte de ma propre modestie, je me suis dit que la modestie est nécessaire mais qu'elle a des limites.
Je suis malheureux quand je vois qu'on nous a fait entrer dans un temps critique qui revient à nous jeter dans une spirale de totalement inutiles représailles bilatérales : La représailles de l'infiniment petit contre l'infiniment gros que nous sommes et la représailles du gros que nous sommes contre l'infiniment petit. Représailles qui ne nous mèneront nulle part et qui se démènent autour d'un vaccin qui ne sert pas à grand-chose. Pourquoi l'État, plus fou encore que beaucoup des hommes qu'il gouverne, fait entrer ses citoyens dans ce jeu d'engrenages dangereux, sinon pour se donner de l'importance, pour monter sur son cheval de bois et brandir son épée de roseau contre le fantôme d'un tout petit virus qui ne tue vraiment pas grand monde. Car j'ai aussi remarqué que le taux mondial de mortalité n'a pas changé depuis que ce virus circule.
J'ai la certitude de traverser une période de l'Histoire totalement fabriquée et sans la moindre utilité pour le salut final de l'humain. [232C87*18/08/2021]
Sur la patience
Comment pouvons-nous, dans l'état actuel, maintenir notre liberté fondamentale contre la loi et ses moyens de coercition énormes, sinon de façon limitée ? La sagesse nous conseille de patienter, d'être assez habiles pour poursuivre la diffusion de notre Message sans subir de représailles insurmontables et donc de supporter l'injustice jusqu'à ce que nous trouvions les forces de résistance et de réplique nécessaires. La foi et le temps travaillent pour nous. [232C17*19/07/2021]
Nous vivons dans un communisme déguisé
Notre liberté consiste à rendre libre (Le Signe 10/10) tout ce qui dans ce monde peut redonner à la société humaine les caractéristiques naturelles fondamentales que sont l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés. Notre liberté, de ce fait, consiste simultanément à aider tous ceux et celles, innombrables, qui ne pensent pas que l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés soient possibles ni même souhaitables, à réfléchir et à finir par comprendre que l'humain a des possibilités considérables de changement intérieur et qu'il peut, sous réserve d'éducation et de temps, devenir tout autre qu'il n'est.
Il est clair que les "gens sérieux" qui pensent qu'il faut des armées, des polices, des cours de justice, des prisons, des échafauds ou des injections de poisons, pour régler tout de suite les problèmes ne pensent qu'à des solutions immédiates, donc expéditives, sommaires, qui, pour finir, n'engendrent que le Mal et la vengeance sans fin. Le temps (Le Signe 12/6) est donc un élément essentiel du progrès humain qui n'a pas encore été considéré par les idéologues et il nous faut démontrer que le risque d'un temps mort de changement doit être couru pour parvenir à l'établissement du Bien absolu. Le Bien absolu est possible si l'on se donne la liberté de changer le temps et de prendre toutes les précautions et délais nécessaires pour établir une autre façon de voir la vie et nous savons que pour l'établir quatre générations ne suffiront pas (24/2). Ce qui nous est demandé est énorme, puisque c'est s'attaquer à la peur qu'ont les hommes des risques à courir pour une telle entreprise. Les gens qui ont peur disent toujours : C'est impossible. Nous avons à renverser cette situation et à redonner aux humains l'envie de vivre autrement. Mon introduction, je l'espère, permet de voir qu'il y a une hiérarchie de priorités et que cela réduit considérablement l'importance de la liberté de ne pas être vacciné sans pour autant nier que c'est une liberté légitime.
Alors, même si je déplore les lois qu'édicte notre gouvernement pour soi-disant nous sauver de la mort par le covid-19 et si je pense que ces lois sont liberticides, je n'ignore pas qu'il s'agit d'une liberticidité dérisoire comparée aux maux énormes que, par ailleurs, les humains sont chaque jour condamnés à subir, compte tenu par exemple du fait que le covid passera mais que la faim ne passera pas : Se souvient-on que la famine, qui n'est ni un microbe, ni une bombe, ni une maladie, qui ne demande pas de vaccin, etc., mais qui est seulement le résultat d'une indifférence totale de la masse nourrie à l'égard de la minorité affamée, tue chaque jour quelque 25.000 humains, soit chaque année 9.125.000 humains ? Je pense que l'argent dépensé pour les vaccins seraient mieux utilisés pour nourrir les crève-la-faim. Voilà pourquoi je pense que les lois pour nous contraindre à être vaccinés sont un problème, mais ne sont pas le problème. Voilà pourquoi sans m'en désintéresser, car je n'oublie pas que je vis dans une France souffrante, je ne m'intéresse que superficiellement aux problèmes physiologiques des dysfonctionnements vaccinaux.
On pourrait très longuement parler du coût considérable des vaccins réservés aux seuls riches, c'est-à-dire nous, nous qui par surcroît pouvons-nous permettre de protester contre la liberté d'être vacciné ou de ne pas l'être, liberté que je ne conteste pas, mais sans réduire ma contestation à la conscience de l'instant et du cadre limité où je vis, parce que je me demande : De quelle manière les affamés peuvent-ils protester ? Entend-on seulement parler d'eux ? Je n'ai pas vu une seule pancarte sur laquelle était écrit : "Donnez l'argent des vaccins aux affamés du monde ! Ce sera autrement plus utile."
Je vois les choses tout autrement. Nous vivons dans un communisme déguisé, mais il ne m'échappe pas que c'est un mauvais communisme qui, comme tous les systèmes politiques, reste très égoïste.
Bref, ce monde, pour moi, marche sur la tête. Je défends la liberté d'être ou de ne pas être vacciné, mais dans une perspective que je ne réduis pas au seul problème local et immédiat. [232C24*21/07/2021]
Je suis pour la liberté d'être ou de ne pas être vacciné
Je suis pour la liberté d'être ou de ne pas être vacciné ; je comprends les raisons que peuvent avoir les anti-vaccins et je comprends les raisons que peuvent avoir les pro-vaccins.
Pour ma part, je me suis fait vacciner non parce que je crois dans les vertus mirifiques d'un vaccin, non parce que j'ai pensé que sans vaccin je risquais le pire, mais parce que je ne veux pas être gêné dans ma mission par une loi idiote de pass sanitaire. Après tout, je suis contre les impôts, étant parfaitement capable de participer volontairement, librement aux besoins du pays, mais je ne prends pas la liberté de ne pas en payer parce que je vais me mettre dans une situation sociale inextricable.
Je comprends les anti-vaccins, je n'ai rien contre eux, mais s'ils se privent de poursuivre leur destin pour la seule raison qu'ils doivent défendre leur liberté de rester sans vaccin, je doute que ce soit une raison suffisante. Notre vie sociale n'est faite que de contraintes ; ça n'en fait jamais qu'une de plus.
Je viens d'écouter une discussion orageuse sur LCP, la Chaîne Parlementaire Assemblée Nationale, et j'en suis attristé, parce que les arguments des uns et des autres sont aussi valables les uns que les autres, et personne ne sait où est la vérité.
Quand une parlementaire dit : "La majorité des Français est pour le vaccin," elle oublie que la majorité de l'Aréopage, tribunal d'Athènes qui siégeait sur la colline d'Arès (oui, oui, mais l'Arès Dieu de la guerre), condamna à mort Socrate... La majorité n'a pas forcément raison, nulle part, parce que partout elle est peureuse et moutonnière.
Il ne faut pas de grosses nations, de grosses assemblées en débat, parce qu'aucun débat ne vaut rien au-delà d'un certain nombre, toujours petit, de membres. Il faut des petites unités humaines.
Mais nous n'en sommes pas au stade de la sagesse en France ! Nos missionnaires constatent cela tous les jours dans la rue.
Je ne crois pas au vaccin comme remède radical contre le covid-19 mais je ne crois pas non plus que le vaccin va me tuer ou me laisser paralysé et idiotisé… alors je murmure : "Causez toujours ! À la longue, vous ou vos descendants deviendrez tôt ou tard aussi d'humbles pénitents, des hommes de Bien. Nous avons, nous aussi, un vaccin radical contre le virus du mal et pour la renaissance de l'âme, et vous finirez par le réclamer."
[232C25*22/07/2021]
Sur les vaccins en général
Il nous faut passer par les fourches caudines que l'État dresse devant nous, qu'on soit François, Louise ou Pèlerin d'Arès.
Après tout, des vaccins, j'en ai reçus en veux-tu en voilà. Lors de mon temps militaire, étant dans la Marine, appelé donc à voyager de port en port dans des pays de santé douteuse, j'en ai reçu je ne sais combien. Quand je fus envoyé en Indochine — c'était la guerre là-bas alors — j'embarquai à Toulon à bord d'un navire qui portait un joli nom : "Marjolaine" et dès le lendemain on me dit d'aller me faire vacciner. La vaccination se passait sur le "Béarn" un porte-avion qui ne naviguait plus, mais qui servait plus ou moins d'hôpital flottant et là, je vécus quelque chose d'ahurissant. Nous étions... allez savoir ! quelque cent, deux cent peut-être trois cents marins à la queue leu leu, torse nu, passant entre sept tables derrière lesquelles se tenaient sept infirmiers avec, chacun une énorme seringue, chacune pleine d'une grosse quantité de liquide noir, brun ou jaune (ça leur évitait de recharger à chaque fois ; ils dosaient au pif), et à la première table une piqure dans le dos à gauche : la TABDT contre tétanos, diphtérie, fièvre typhoïde (que j'avais déjà reçue trois mois plus tôt, allez zou ! on n'était pas à une TABDT près), table suivante : piqure dans le dos à droite (contre je ne sais plus quoi), à la table suivante une piqure dans le ventre : choléra, à la table suivante, une autre piqure dans le ventre : typhus, et ainsi de suite jusqu'à sept piqures. Puis on se rhabillait et l'on partait, avec l'impression d'être gonflés à coups de pompe à vélo, grelotter vingt-quatre heures dans sa couchette à bord de nos bateaux...
On n'en est pas morts, après tout.
Nous ne mourrons pas davantage de la piquouze (comme on disait dans la Marine) contre le covid et nous n'allons pas perdre davantage de temps à protester contre les moulins à vent. La mission nous attend. Nous payons des impôts, nous roulons à droite à 90 km/h, nous traversons dans les clous, nous votons au jour dit (pas au jour qu'on voudrait) pour des gens que nous ne connaissons pas, nous écoutons à la radio, à la télé des mensonges à longueur de journée, nous présentons nos cartes d'identité sur injonction policière, etc. etc. Un vaccin de plus ou de moins ne changera pas, pour l'heure, grand-chose à la loi des rats que nous subissons et que nous vaincrons tout autrement, par notre amour, notre pardon, notre paix, etc.
Je dis seulement que nous avons mieux à faire que nous rebeller dans l'état actuel de notre faiblesse sociale. [232C27*22/07/2021]
Sur le vaccin Janssen
Oui, je savais que le vaccin Janssen de Johnson-Johnson, que j'ai reçu le 11 mai, fabriquait la protéine Spike — Ce vaccins ne contient pas la protéine Spike ; il permet au corps de la fabriquer.
Pour fabriquer le vaccin Janssen, les scientifiques ont utilisé un adénovirus (appelé adénovirus de type 26 ou Ad26), responsable de rhumes hivernaux chez l'homme, dont ils ont modifié l'ADN afin que ce virus, bénin lorsqu'il est injecté chez l'homme, entraîne la fabrication de la fameuse protéine Spike, spécifique du sars-CoV-2. Elle ne provoque pas de maladie mais amène le système immunitaire à apprendre à réagir de manière défensive, produisant une réponse immunitaire contre le Sars-CoV-2. Ce vaccin ne comporte pas d'adjuvant et s'administre en une seule dose, ce qui représente un avantage non négligeable en période de pandémie.
Mais bon ! Il n'existe pas de remède, quel qu'il soit, qui ne présente pas d'inconvénients. Si tous les vaccins que j'ai reçus dans ma vie, surtout dans ma jeunesse (il n'y a pas que ceux reçus dans la Marine), devaient m'avoir tué, je ne serais pas debout à 92 ans. Et puis, si le Janssen me tue, que faire ? Il me faudra bien mourir un jour ou l'autre, jour qui ne saurait être lointain à mon âge. Je ne vais pas pour autant m'interdire de mission faute de pass sanitaire sous prétexte que le vaccin reçu présente quelques défauts ; je subis chaque jour les innombrables lois du pays où je vis comme tout un chacun et je me faufile entre ces lois sans trop me faire remarquer d'elles. Je vais de l'avant dans ma mission et advienne que pourra.
Je publie ici l'exposé du Docteur Charles Hoffe :
Je ne cache pas mon scepticisme. Ce docteur canadien semble tout à fait honnête mais il y a quand même dans le monde, notamment en France, des milliers et des milliers de docteurs en médecine, en pharmacie, en biologie, qui ne disent rien, qui ne confirment pas leur confrères Charles Hoffe, et qui seraient donc des faux-jetons ou des peureux irresponsables en restant silencieux ? Ce que dit ce praticien est effrayant, mais pourquoi est-il seul à révéler ces terribles problèmes ? J'ai du mal à imaginer une telle lâcheté du corps médical, pharmaceutique, biologique mondial. [232C29*24/07/2021]
Sur la peur
Qu'est-ce que la peur ? C'est est une sensation : émoi, trouble, alarme, affolement, émotion, qui est ressentie en présence réelle ou dans la perspective imaginée d'un danger ou d'une menace. Le sujet alors tantôt fuit, tantôt combat et pour cette raison elle est parfois appelée "réponse combat-fuite". Mais par extension la peur peut aussi jaillir d'une forte inquiétude face à des situations préoccupantes ou alarmantes, face à des animaux, des choses déconcertantes ou repoussantes (on dit alors également phobie). Mais la sensation qu'on appelle peur peut avoir des causes très différentes les autres des autres ou même contraires les unes aux autres : Ainsi la peur du coronavirus provoque un besoin irrésistible de vaccin et, inversement, la peur du vaccin provoque un refus irrésistible de celui-ci.
J'ai vu et entendu hier le président Macron à Tahiti prononcer avec la solennité d'un grand philosophe une énorme bévue moraliste : "Refuser le vaccin n'est pas la liberté, c'est de l'irresponsabilité." M. Macron n'a pas vu qu'un humain peut tout à la fois refuser le vaccin pour des raisons personnelles qui ne regardent que lui et se sentir responsable des autres en se masquant, en respectant les "gestes barrière", etc. Notre président parle avec une autorité sévère et guindée qui dépasse ses attributions. Pour ma part je respecte ceux qui refusent le vaccin. Si je me suis fait vacciner, c'est parce que ma vie prophétique m'impose de pouvoir circuler et aller à peu près partout dans la pays ; j'ai fait le choix d'un destin spirituel que m'impose mon serment fait au Père en 1974 contre mes opinions personnelles qui sont différentes et notamment je ne crois pas, pas plus que la raison ne l'inspire, dans la protection que m'assure le vaccin, protection qui n'est d'ailleurs pas prouvée, puisque les vaccins sont tous encore en phase d'essai clinique comme vous le faites justement remarquer, mon frère Gaétan.
Au reste, ce matin même en mangeant ma soupe j'entendais sur CNews une journaliste poser une question : "On découvre que des contaminations ont quand même eu lieu dans des lieux publics : cinéma, discothèques qui avaient exigé et contrôlé strictement le pass sanitaire à l'entrée. Comment cela se fait-il ?" Un professeur de médecine a répondu : "Mais c'est parce que le vaccin ne protège que partiellement, autrement dit n'empêche pas d'attraper le covid et de le transmettre..." Alors ? Alors, je m'amuserais sous cape si je ne trouvais pas plutôt triste qu'on impose un pass sanitaire qui ne sert peut-être pas à grand-chose. Il paraît que le vaccin empêche le covid de rendre dangereusement malade. Si c'est finalement prouvé, tant mieux.
[232C31*26/07/2021]
Les vaccins n’empêcheront pas les humains de mourir
Nous mourrons tous et ce ne sont ni les vaccins ni le pass sanitaire qui nous empêcheront de nous envoler vers les étoiles. Quelle tristesse qu'être traités comme des souris dans une cage de laboratoire, dont le chef décide qu'elles vivront à jamais, comme des rayons cosmiques. Ah ! si le monde savait que nous sommes plus réalistes que les pouvoirs qui nous couchent et nous bordent le soir dans le lit de la loi des rats. Nous, nous soufflons en montant, certes, comme des escaladeurs qui peinent, mais notre Vent chaud monte (plus haut que) le Vent froid (Signe xxi/8).
[232C32*26/07/2021]
Il est impossible d'affirmer quoi que ce soit concernant les vaccins contre le covid-19
Un grand imbroglio, compliqué et déroutant, existe dans le corps médical à propos de vaccins anti-covid19. À cause de cet imbroglio, beaucoup d'humains réfléchis et neutres sont fondés à se poser la question de l'utilité autant que de la possible dangerosité de certains vaccins. Quand Monsieur Macron, que j'ai moi-même vu et entendu depuis Tahiti, annonce avec véhémence que ceux qui ne se font pas vacciner ne sont pas des hommes libres mais des irresponsables, il fait preuve d'une profonde irrévérence envers ceux et celles qui s'interrogent légitimement et qui, faute d'assurance, sont opposés au vaccin contre le covid-19. De plus, ils peuvent refuser le vaccin et rester attentifs aux autres, responsables donc. Le problème n'a pas pour l'heure de solution absolue. C'est encore pour l'heure un pari.
Personnellement, je rappelle que je me suis fait vacciner le 11 mai non par conviction absolue que le vaccin va me protéger et protéger absolument ceux qui m'entourent, mais pour pouvoir assumer en paix ma mission qui me demande des déplacements, des séjours en hôtel et restaurant, des rencontres avec un grand nombre, etc. J'ai besoin d'un pass sanitaire comme pendant l'Occupation Allemande en France j'avais besoin de ce que l'Armée d'Occupation appelait un Ausweis, une carte d'identification. Mais je respecte ceux qui ne veulent pas se faire vacciner.
Ceci dit, plus on avance, plus on se rend compte qu'on ne peut pas faire tellement plus qu'espérer, parce qu'il est impossible d'affirmer quoi que ce soit concernant les vaccins contre le covid-19. La confusion et l'ignorance qui en découlent concernant le vaccin sont assez grandes pour que je comprenne, chez ceux qui ne politisent pas le problème ou qui ne mentent pas par attrait de quelque profit, qu'ils aient une opinion différente de la mienne. Je n'ai pas de colère contre ceux qui ne pensent pas comme moi ; je les aime au sens évangélique. Je rappelle toutefois que Jésus disait : Aimez vos ennemis ! mais ne disait pas : "Ralliez-vous à leur pensée !" Nous nous efforçons de faire comprendre que l'inconnaissance est assez grande pour que tous en appellent à la patience avant de conclure. Dans la situation actuelle il est normal que certains espèrent autre chose que d'autres et que les non-dits abondent. Au moins, je compte que tous se respectent. Nous sommes tous fragiles et mortels, de toute façon, mais personne ne sait qui dans les temps qui viennent souffrira ou mourra du covid19.
[232C35*27/07/2021]
La statue de la liberté fait une pause
[DR]
La perte de nos libertés dans les lois sanitaires actuelles est peu de chose comparée à d'autres moment de notre Histoire ou comparée à d'autres lois dans le monde actuellement. Mais c'est avec un sourire complice que je regarde cette statue de Miss Liberty dormant. Cette statue dort en rêvant à l'éclatement des grandes masses du monde en petites unités humaines, les seules structures sociales où une liberté plus grande que la nôtre peut exister en attendant que la Liberté absolue revienne au Jour de Dieu (31/8).
L'homme tel que nous le connaissons descend biologiquement du singe, nul doute, car Dieu n'a pas créé l'homme d'un coup de baguette magique le faisant jaillir d'un peu de vide, il a pris un animal pensant, descendant du singe déjà créé depuis belle lurette, et lui a donné, parallèlement à sa vie biologique la vie spirituelle, l'extraordinaire pouvoir de distinguer le bien du mal, de se hausser à la ressemblance du Père-Mère. Dieu a ainsi de l'homme fait un Dieu (2/13), son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27). L'esclavage moderne industrialisé dans lequel nous nous sommes jetés, non sans un certain délice parfois — sinon pourquoi des humains si résistants à la pénitence, encore vue comme une inutile corvée ? — nous cache nos véritables possibilités : reprendre la maîtrise de l'Univers avec le Père (Signe 12/4) grâce aux tenailles de l'amour. Cette statue couchée se relèvera toute seule le jour où l'homme retrouvera sa vocation d'Absolu.
Ce Jour viendra, j'en suis sûr. [232C38*28/07/2021]
Ma liberté est l'acceptation d'autres libertés, mais non l'arrêt de ma liberté pour laisser à l'autre sa liberté
Nous sommes tous, malgré nous, puisqu'il nous faut bien subir la loi des rats (Signe xix/24) et nous comporter selon elle, comme des pantins. Je me suis fait vacciner le 11 mai comme un pantin, c'est-à-dire inoculer "une petite boîte à engrenages et des élastiques" afin d'obtenir un passeport pour circuler, pour manger au restaurant, etc. Nous sommes écrasés sous le roi de la bêtise. J'entends, à la télévision parler des gens doctes qui d'une voix impérieuse rappellent que selon les uns "il faut être responsable et se soucier des autres", à quoi j'aimerais qu'on me laisse répondre : "Selon vous se soucier des autres c'est les empêcher de mourir... mais mourir nous attend tous, tous sans exception, tôt ou tard. Pour moi la mort n'est qu'un passage inévitable, que j'espère heureux pour tout le monde, parce qu'il y a dans la vie nombre de situations, d'obligations, etc., pires que la mort. Vous voulez une liste ?" Selon d'autres "la liberté s'arrête où commence la liberté de l'autre", ce qui est une bêtise absolue, car un tel "adage" conduit à une irrelation ou rupture absolue avec l'autre. La vie n'est pas une suite de libertés qui s'annulent les uns les autres : Si j'ai la liberté de parler elle ne s'arrête pas à la liberté de parler de celui qui me répond, puisque je l'écoute et je reparle ensuite pour lui répondre... Autrement dit ma liberté est l'acceptation d'autres libertés, mais non l'arrêt de ma liberté pour laisser à l'autre sa liberté. Le problème de la liberté, c'est de permettre le concert des libertés sans entraîner de guerre entre libertés. Bref, je n'entends que ce genre de moralisme prudhommesque à la télévision. J'en suis malade. [232C40*29/07/2021]
Accepter le vaccin pour rester libre
Nous risquons fort d'être terriblement entravés, étouffés dans notre mission en raison de cette loi dite du "pass sanitaire". Si, comme on peut le craindre, le Conseil Constitutionnel rend un verdict politique mais non légal et donne raison au gouvernement, je vais... nous allons... devoir annuler certaines de nos missions prévues pour la rentrée en France.
Ce pass sanitaire conduit à chambarder ou désordonner la circulation de la pensée, des idées, des débats, des réunions de foi, la poursuite de projets indésirables aux yeux des pouvoirs, en France. Il y a là un problème de fond : l'arrêt des échanges entre humains qui dépasse largement le problème du vaccin. Le gouvernement sait que la plupart des anti-vaccin sont des gens de conviction, qui ont le courage de leurs espérances. Ce sont ces gens-là que le gouvernement craint le plus ; ce n'est pas la masse malléable et sans grandes convictions que le gouvernement craint. Le gouvernement sait qu'en empêchant les gens de conviction solide à poursuivre leurs projets il chasse dans le no man's land des situation impossibles bon nombre d'importuns. Nous sommes pour lui de ces importuns. Je ne sais pas si un tel plan gouvernemental réussira, car il va soulever des contestations aux issues incertaines, mais je suis convaincu qu'il va falloir faire face à une tentative bien calculée de mise à l'écart des fâcheux qu'honnissent le gouvernement, ses administrations, ses partisans.
Mon avis serait donc plutôt contraire au vôtre : Mon avis est qu'il ne faut pas tomber dans le piège où les pouvoirs veulent enfermer les esprits solides et résistants, dont nous sommes ; pour n'y pas tomber il faut accepter le vaccin. Le risque n'est pas gros, non, il n'est pas gros, j'en suis convaincu.
Je ne fais aucune obligation à mes frères et sœurs de suivre mon avis, je reste totalement respectueux de leur liberté, mais je plante simplement ici ma pancarte "antipiège --->". [232C53*04/08/2021]
Ne pas se transformer en martyrs
Nous ne sommes pas en situation de force pour refuser le pass sanitaire, si le Conseil Constitutionnel le confirme. Il nous faut dans ce cas, à mon avis, suivre une autre voie, celle que je conseille (voir 251C53, ci-dessus).
Je suis prophète, je montre aux hommes le sentier vers les Hauteurs que la Vie a tracé à Arès, mais je ne suis pas fakir, je ne lis ni dans une boule de cristal ni dans les tarots. L'avenir proche me paraît lié non à une sorte d'infaillibilité, car je le crois mû par l'homme qui depuis l'ancêtre Adam (Signe 2/1-5) décide, mais à l'intelligence intellectuelle de la situation doublée d'intelligence du cœur (Signe 32/5).
Chacun de nous Pèlerins d'Arès est certes nécessaire comme expression de la ligne droite, mais chacun de nous est aussi un fragment de la fatalité actuelle de notre faiblesse face aux pouvoirs. Il faut donc louvoyer — car nous avons lancé nos âmes et nous sommes des vaisseaux (Signe 18/3-4) face au vent de l'Histoire que continuent de souffler sur nous ceux qui dominent le monde. Nous naviguons au plus près du vent, comme disent les marins, et cela demande patience et habilité. Ce pass sanitaire, nous n'avons pas la liberté de le contrer pour l'heure. Au reste, quelle liberté avons-nous ? Nous avons certes la liberté de notre foi, mais elle reste intérieure, intime, comme le prévoit la loi de 1905 ; elle n'est pas encore agissante. Quatre générations ne suffiront pas (24/2) avant que notre action produise, suite à une longue et obstinée mission, des effets concrets sur la société. Nous devons même, dans cette attente, prendre garde à ne pas nous transformer en martyrs. Nous devons tout autant prendre garde à la tentation de la violence. Nous sommes en phase de créativité, laquelle demande intense réflexion dans une solide paix intérieure, car tout ce qui agite l'esprit le fausse !
[232C54*04/08/2021]
Sur terre la liberté est toujours inscrite dans un flou
Je crois que sauvegarder la liberté, accorder aux hommes la liberté de leurs actes même au risque de leur vie, s'il s'agit d'actes de bonne intention même si la valeur de cette bonne intention ne peut pas être définie, est une considération qu'il faut absolument faire. Comme disait Henri Bergson, toute définition de la liberté court toujours le risque de donner raison au déterminisme, qui est le contraire de l'existentialisme qui est le nôtre. Sur terre la liberté est toujours inscrite dans un flou, un flou qu'il faut accepter dans l'état actuel du monde pécheur. Cela, notre gouvernement ne le considère pas du tout ; je pleure en voyant que notre gouvernement est un ramassis de petits rationalistes de bas étage. Au niveau gouvernemental il faut de la grande, profonde philosophie. Proudhon dans ses Carnets jeta ce cri : "La liberté est un don de la mer," montrant bien la masse d'incertitude aussi énorme que la masse océanique qu'il faut accepter et respecter quand on parle de liberté. Ce n'est qu'à ce prix qu'on accorde, qu'on défend et qu'on respecte la liberté, parce que la liberté absolue ne peut pas exister parmi les pécheurs, sinon on n'a affaire qu'à une liberté contrôlée, définie, horriblement défaillante (qui n'est qu'un organigramme d'autorisations, comme je dis souvent) et qui est, pour tout dire, fausse. C'est la liberté que prétend actuellement défendre le gouvernement. M. Macron, au début de son mandat présidentiel, prétendit être disciple de Paul Ricœur ; il devrait quand même s'en rappeler.
Ils n'ont pas tort ceux qui voient dans l'installation du pass sanitaire une atteinte à la liberté. Le pass sanitaire, de surcroît basé sur une discrimination absurde, est bien une atteinte à la liberté. Cela devrait d'ailleurs provoquer des débats publics sur la liberté ; il y a trop longtemps que je n'entends plus à la télévision parler de liberté au sens philosophique le plus haut. Albert Camus comparaît, si ma mémoire est bonne, la liberté à une balançoire ; je n'ai pas le temps de rechercher pourquoi, mais je le devine aisément, ne serait-ce que parce que les sociétés systémiques ne voient dans la balançoire qu'un jeu ; dans la pièce "Caligula" Camus a fait dire à Caligula : "Ma liberté n'est pas la bonne." Nous en sommes là : Selon l'utilité qu'elle a pour le pouvoir, la liberté est tantôt ceci tantôt cela, elle se balance... Camus avait bien vu, notamment dans "L'homme révolté" que "la passion du XXème siècle, c'est la servitude", l'antiliberté en somme. Nous sommes loin encore d'être sortis de ce dilemme. Oh ! je sais que Camus n'était pas existentialiste et qu'il ne croyait au libre choix du destin, mais je me demande quand même ce qu'il dirait devant le dilemme qui agite une partie de la population française en ce moment ; il y trouverait peut-être quand même une bonne occasion de reparler de liberté.
Bon, j'arrête ; ceci n'est qu'un blog. Je me dis quand même que la liberté absolue telle que définie dans la parabole du poulain agile (Signe 10/10) n'a pas fini d'inciter le pouvoir politique à fixer un œil sur nous. [232C56*04/08/2021]
Sur l'entrée des hôpitaux interdite aux personnes sans pass sanitaire
Je viens d'apprendre, par la bouche du porte-parole du syndicat des infirmiers que même l'entrée des hôpitaux va être interdite aux personnes sans pass sanitaire : "Ce qui est inhumain, dit-il. Si quelqu'un des vôtres, époux, épouse, mère, père, enfant, a été accidenté dans la rue et emporté aux urgences à l'hôpital, vous ne pourrez pas venir le voir, l'assister, le consoler, l'embrasser, etc. Ce qui est d'autant plus idiot que même avec un pass sanitaire, vous pouvez introduire le covid dans l'hôpital..." Ce porte-parole a ajouté : "Les hôpitaux vont devoir embaucher des vigiles qui effectueront les contrôles à l'entrée ; ils feraient mieux d'embaucher des infirmiers et des infirmières..."
Autrement dit, le gouvernement et le conseil constitutionnel ont de la vie une vision étriquée et dure, une vision vétérinaire, qui n'est ni la nôtre ni celle d'un très grand nombre de citoyens qui ont du cœur. Nous sommes un plein dilemme humaniste.
Il nous faut tout simplement annuler la réunion prévue.
La santé est un bien comme le savoir, la richesse, la force musculaire, l'intelligence, etc. On l'a ou on ne l'a pas dans ce monde de péché, donc d'inégalité inévitable. Des mesures dites "sanitaires" faites de telle sorte qu'elles laissent imaginer que combattre le coronavirus est la bien suprême est folie pure et simple. Nous sommes tous fragiles et mortels et l'immense majorité des hommes mourra de quelque chose, mais pas du covid-19. Au reste, il y a eu des épidémies de peste, de choléra, de typhus, etc., mais cela n'a pas empêché le monde d'être aujourd'hui fort de quelque sept milliards et demi d'habitants. La liberté est autre chose : une valeur et une capacité qui touchent tout le monde sans exception : malades et non-malades, riches et pauvres, jeunes et vieux, etc. et qui dépasse le cadre de la vie matérielle, biologique, immédiate. C'est une valeur qui est entre autres la liberté d'échanger, de communiquer, d'enseigner, d'aimer, de pardonner, et certes hélas la liberté de tuer, d'emprisonner, de tourmenter, parce qu'une valeur, comme tout ce qui est suprême, suppose forcément une contre-valeur comme le Bien suppose le Mal, et c'est l'extraordinaire prix qu'a la liberté. Ériger le pass sanitaire en valeur suprême de la vie — c'est l'impression que donne, en tout cas, la propagande officielle — est la plus sotte ou minable décision gouvernementale que j'aie, pour ma part, jamais vue.
Dans ce monde pécheur la liberté n'est jamais satisfaite complètement. Elle a en tout cas et pour le moins une immense valeur humaine, que n'a pas la santé, qui n'est qu'un bien matérialiste, qui est d'importance bien moindre puisque, de toute façon, nous sommes tous mortels après quelques décennies de vie corporelle, ce qui est dérisoire en temps. La santé comme absolu est une illusion et je dis et redis que présenter comme un absolu la grippe covidienne (ou covidique ?) est une imposture. Débarrasser la santé des illusions de la durée et plus encore de l’éternité est même une chose nécessaire. C'est la souffrance qu'il faut soulager, effacer, mais la santé il ne sert à rien de la faire croire possiblement perpétuelle. Hier à la télévision, sur BFMTv je crois, ou CNews, on nous a montré un homme couché sur le ventre souffrant, à l'hôpital, de grandes douleurs dues au covid-19 et se plaignant comme si c'était une torture sans autre pareille en ce monde... Mon épouse, sœur Christiane, qui est arthritique, souffre parfois le martyre la nuit, et je n'ai pas connaissance que la télévision ne soit jamais venue lui demander de s'en plaindre devant ses caméras. Quantité de gens souffrent jour et nuit de ceci ou de cela. C'est notre lot d'êtres fragiles, douloureux et mortels. Le covid19 n'est qu'un cas parmi d'innombrables cas de douleur. Pourquoi se focaliser là-dessus ? Il faut rétablir dans ce monde ce qui en changeant en bien l'être humain peut aussi à la longue changer sa nature physique. Le Bien spirituel dépasse de très loin le bien toujours provisoire qu'est la santé. [232C59*07/08/2021]
Sur la mission
Je n'ai jamais exercé de pression morale sur ceux qui me suivent et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer. J'aime tous mes frères et sœurs, qu'ils soient parmi nous ou qu'ils nous aient quittés, qui sont des humains de conscience, qui me suivent ou qui ne me suivent pas selon leur conscience et je me garde de les juger, de commenter leurs décisions au-delà de la joie ou de la peine momentanées qu'ils peuvent me causer.
Je m'efforce de mettre toujours l'amour et le respect des autres dans tout ce que je dis et écris, car qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/3). Tout est guidé par l'amour. J'ignore comment vous aimez les humains et c'est, de toute façon, votre affaire, non la mienne.
Si vous pensez que vous devez vous donner le maximum de possibilités de contact pour assumer votre apostolat : Pouvoir aller partout où vous pouvez avoir des contacts vous permettant de témoigner de votre foi et de votre espérance et de chercher ceux qui veulent bien les partager, faites-vous vacciner. Il y a un risque mais l'apostolat est un sacrifice total de votre personne, notamment de votre parole prophétique pour taire votre personne (comme je fais taire la mienne) et faire parler la Parole de la Vie.
Si pour des raisons qui ne concernent que votre conscience, que je respecte totalement et que je me garder de juger, vous pensez que vous servez mieux votre apostolat en limitant vos possibilités de contact et que vous pensez que votre refus du vaccin est un bon témoignage en soi pour inciter les humains à créer leur âme, un bon témoignage dont la raison ne cache pas le Fond des Fonds, ne vous faites pas vacciner. Ce n'est pas à moi d'en juger.
Qu'est-ce que la raison dans ce domaine ? Nos expériences nous servent pour forger notre raison, mais pour le reste, la grande part d'absence d'expérience dans nos vies, qui ne sont jamais assez longues pour avoir tout vécu, nous met dans l'obscurité ou le brouillard. Pour cette raison il ne me sied pas de vous faire la morale ou même simplement de vous donner une opinion. Nous ne sommes pas une armée ; je ne suis ni un colonel ni un adjudant qui vous impose une ligne de vie, qui vous désigne l'ennemi, vous dit ce qu'il faut faire. Nous Pèlerins d'Arès ne changeons pas nos vies (Signe 30/11) pour des questions de raison, mais seulement pour acquérir l'amour, lequel est de toute façon total, inconditionnel, polymorphe, c.-à-d. amour de vacciné ou de non vacciné. Qui peut le dire ? M. Macron dit que seuls les vaccinés sont des êtres responsables" ; je lui laisse cette opinion. Notre amour peut être aussi total dans un cas que dans l'autre, comme notre pardon et notre liberté. Votre liberté est totale pour autant qu'elle puisse l'être sous l'ombre du péché : Vous vous faites vacciner ou non. C'est tout. C'est à vous de voir si étant vacciné vous pouvez mieux faire qu'en ne l'étant pas. Personne n'a à vous juger.
Si je meurs du vaccin, j'aurai commis une grave faute en m'exposant à une vie raccourcie. Si je n'en meurs pas, je ne prétendrai pas pour autant que les non-vaccinés ont tort. Je n'ai pour me guider que la balance que je peux faire, dans mon pauvre esprit limité d'humain pécheur, du bénéfice et du risque. J'espère la victoire, mais je ne crains pas de penser l'échec. Je ne crois pas assez à la raison inévitablement défaillante du pécheur à qui les possibilités et impossibilités sont comme l'avenir invisibles, je ne peux souscrire ni au succès ni à l'échec. Je n'ai pour me guider que l'espérance que me donne la Parole du Père qui m'a parlé en 1974-1977. Je suis cette Sainte Parole.
[232C63*09/08/2021]
Sur les obligations autoritaires sans proportion avec la dangerosité globale du virus
On considère comme une sorte de danger public quiconque n'applique très sérieusement les directives "sanitaires" pour une épidémie dont, certes, on se passerait bien, parce qu'elle peut rendre quelques-uns très malades, mais qui a entraîné des obligations autoritaires sans proportion avec la dangerosité globale du virus. Qu'est-ce que ce serait, s'il s'agissait d'un virus nouveau aussi dangereux que la peste, le choléra, le typhus, etc. ? Le pass sanitaire me fait l'effet d'un marteau-pilon pour tuer une mouche.
"Ce monde est-il toujours fou et inquisiteur dès qu'il en a l'occasion ?" Mais bien sûr. Il n'y a pas de degré dans le péché. Il n'y a que le péché. Adolf Hitler et son parti n'ont eu aucun mal à trouver les hommes qu'il leur fallait pour diriger et faire fonctionner les camps de la mort en Allemagne. Qu'en France on tombe un jour ou l'autre dans la même situation et l'on trouvera toujours des bourreaux, des tortionnaires, des garde-chiourmes, etc. C'est pourquoi la Parole d'Arès nous place devant une situation aussi simple que radicale : Il n'y a qu'une alternative au péché : la sainteté à laquelle conduit l'amour. [232C64*09/08/2021]
Sur le Pèlerinage d’Arès
Le caractère fondamental du Pèlerinage d'Arès est la liberté : liberté de foi, liberté de prière, liberté d'attitude pourvu que pacifique et qui, par sa nature même, est un grand message métaphysique envoyé au monde pour qu'un seul comportement vaille : l'amour évangélique.
Le Pèlerinage d'Arès recrée un lien entre la liberté des temps édéniques et la moderne vie idiote de contraintes insensées ; nous ne pouvons pas accepter que l'État considère comme moins important d'aimer épaule contre épaule notre voisin de prière ou d'espérance muette en parole ou pensée que de le tenir à distance pour ne pas (éventuellement) lui donner la grippe. Le Pèlerinage relève d'un sentiment conscient ou intuitif de renaissance de l'amour complet : amour de la Vie, amour de l'Enfant (Signe 13/5) de la Vie (24/3-5), amour de la Sainteté, de la Puissance (Créatrice) et de la Lumière (12/4), il ne relève pas de précautions matérialiste de protection de la santé comme on enveloppe un fromage de peur qu'il ne se gâte.
Il n'est ni arriéré ni aberrant de manifester qu'il existe des choses sublimes plus importantes que le bubon (la maladie, Signe xxxiv/17), il existe l'amour et le sentiment d'appartenir à un autre ordre d'existence que l'existence biologique qui n'est qu'une boîte, une coque, un récipient. On peut réparer un récipient endommagé et c'est certes la tâche de la médecine, mais pas au détriment de son contenu : la libre conscience humaine. Nous sommes conscients que l'homme est l'instrument, certes gâté par le péché mais capable de s'en délivrer, l'instrument déployant du réel qu'est la nature divine de l'homme. Ô pouvoirs ! regardez l'humanité et vous y verrez quantité de misères et malheurs de toutes natures qui devraient vous donner l'humilité de faire confiance à ceux qui ont d'autres espérances que les vôtres.
Nous ne refusons pas aux athées le droit d'être athées, nous comprenons même qu'ils le soient en raison d'un passé de scandalisés (Signe 28/3), mais nous ne considérons l'athéisme guère plus que comme une ambiguïté dans le lien avec le Créateur, la Vie, le Père-Mère, car nous Pèlerins d'Arès savons mieux que personne que la religion et sa fille la politique ne sont que des déconstructions de la Vérité, de la réalité de l'humain qui n'est bien que l'image et ressemblance (Genèse 1/27) d'Autre Chose dont il émane et à Laquelle il appartient éternellement. Nous savons que la Vérité a cessé d'être évidente. Mais la Vérité parle, je l'ai entendue en 1974-1977. Aussi, vous les pouvoirs, ne vous limitez pas à n'écouter que ce que vous voulez écouter et à considérer les autres témoignages comme des illusions. Écoutez ce qui vient de l'Absolu. Notre entreprise est de démêler patiemment l'emmêlement des discours des hommes qui ont cherché à retrouver la Lumière, à sortir de la médiocrité.
[232C71*12/08/2021]
Pourquoi je me suis fait vacciner ?
Je ne suis ni médecin, ni biologiste, ni pharmacien, bref je ne suis pas en mesure de juger de la valeur thérapeutique des vaccins proposés. C'est le seul côté administrativement pratique du vaccin qui m'a conduit à me le faire injecter. Le pouvoir qui le proposait s'avançait sans le dire mais à l'évidence vers le moment où il l'imposerait de façon détournée pour des raisons politiques. Autrement dit, le vaccin était un "passe-port" dont j'avais besoin. J'ai choisi le vaccin qui me semblait le plus proche de l'ordre immunologique que je me fais d'un vaccin, mais je ne me suis pas posé la question des effets secondaires et autres dangers possiblement encourus : si cela me rendait malade, je n'ignorais pas que je pouvais, étant un humain fragile, tomber malade de beaucoup d'autres maux, et si cela me tuait, je n'ignorais pas que je mourrais un de ces jours, de toute façon. Je n'ai pas rechigné au vaccin (car j'y ai rechigné, oui) pour les mêmes raisons qu’évoquent les antis-vaccin. J'ai rechigné à ce vaccin pour deux raisons. La première était que je n'étais pas du tout convaincu que ce vaccin soit d’une utilité évidente, ou plus encore indiscutable, contre la covid-19. La seconde, plus importante, était de l'ordre de la grandeur humaine, parce que cette vaccination heurtait le sens très digne que j'ai de la liberté de choix dans ma propre existence. Mais bon ! La mission avant tout, alors j'ai demandé à mon médecin de me vacciner et mon épouse Christiane a fait de même. Quand est survenu le diktat du pass sanitaire, j'ai été bien content d'avoir ce passe-port comme un enfant qu'on "désenferme" et autorise à aller jouer dans la cour.
Ceci dit, je ne vois aucun inconvénient à vous faire "sonner du cor" dans mon blog. J'aurais préféré que vous sonniez du cor pour appeler à la pénitence et à la moisson, mais ça viendra un de ces jours. Il n'y a pas seulement un temps pour tout, il y a un temps pour chaque homme. Tout le monde ne démarre pas au même moment. Tout n'est jamais simultanément ressenti comme important. [232C83*17/08/2021]
Je ne me sens nullement une sorte de "VRP de la vaccination"
Bernanos dans "Les grands cimetières sous la lune" écrivit : "L'homme de bonne volonté n'a pas de parti. Aura-t-il seulement demain une patrie ?" Je ne suis ni dans le parti du vaccin ni dans celui de l'anti-vaccin, mais lire n'est pas plus facile qu'écrire, c'est toujours sujet à ambiguïtés, parce que toute langue humaine est imparfaite, imprécise, jamais totalement dépourvue d'ambiguïté, laquelle se fabrique dans le cerveau du lecteur autant que dans celle de l'écriveur. Vous avez très bien pu percevoir ma façon polysémique de parler du vaccin comme une forme d’encouragement à se faire vacciner mais je n'ai jamais douté que vous compreniez que j'eus besoin du vaccin dès que je compris que l'État en ferait tôt ou tard un passeport, parce que c'était la seule façon qu'il avait d'y forcer les citoyens. Il va sans dire que j'ai besoin d'aller et venir et que je ne me serais pas fait vacciner autrement.
Étant en somme neutre sur cette question, je persiste à signaler que je ne me sens nullement une sorte de "VRP de la vaccination".
Si ma réponse vous a peiné, ce que j'ose envisager en lisant votre réponse, je vous en demande fraternellement pardon. [232C84*17/08/2021]