Les règles sanitaires nous ont empêchés d’ouvrir le Pèlerinage d’Arès en 2020 et 2021. L’allègement des règles nous permet d’envisager le Pèlerinage en 2022 en respectant les précautions suivantes :
Il ne faut pas
tousser ou se moucher autrement qu’en s’écartant de l’entourage,
s’embrasser ou se serrer la main entre pèlerins,
embrasser le saint lieu du bâton de Lumière (mis sous voile en 2022)
Il n’y aura en 2022 ni tapis ni livres de prêt. Aussi est-il recommandé
d’avoir son petit tapis de prière personnel si l’on veut éviter le carrelage de grès,
d’apporter ses livres personnels : Révélation d’Arès, Bible, Coran, etc.
On portera la tunique.
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Cette icône à une ressemblance avec le Bon (Jésus) apparu à Arès (Gironde) du 15 janvier au 13 avril 1974 . [DR]
Le Signe, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou parle Père Lui-même en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
C’est pourquoi le Créateur fait du Pèlerinage d’Arès un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l’essentiel, d’amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Pèlerin en détresse (Signe 12/9), écoute !
Tout petit ou même invisible, l’Oiseau du Ciel te traînera, peut-être inconscient, jusqu’au Saint Lieu d’où Il lança au monde son Cri (Signe 23/2, 28/11) en 1977.
Le Créateur S’est fait à Arès inaperçu comme l’oiseau dans l’arbre, mais Ce qu’Il a Crié peut changer ta vie et même changer le monde :
Viens prendre le Feu (Signe xLi/7).
Ce n’est pas la religion, c’est le Feu du Bien en toi qui chassera le Mal.
(Photo : Jill De Verve, St-Luke Church)
Le Pèlerinage d’Arès comme Le Signe
n’appartiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1977 :
Signe xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : « Viens prendre le Feu !
8. « Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut. »
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe
la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main
Chaque année, le frère Michel, qui aura 93 ans le 11 juillet 2022, fait son pèlerinage à Arès pour revivre l’Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ceux et celles qui ont foi dans Le Signe l’y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite. Le Signe ne crée pas de religion, elle se situe au-delà des religions, des dogmes, des traditions, etc., elle fonde une suite d’humains recréateurs d’eux-mêmes dans l’amour, qu’elle appelle pénitents (Signe 30/11), et par effet de voisinage recréateurs du Bien sur Terre (28/7).
Le Pèlerinage d’Arès n’abolit pas les autres pèlerinages. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l’Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qu’il faut suivre pour oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d’Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa philosophie, son concept de l’humain, bref, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour ne pas tomber dans le péché des péchés (38/2), dans le mal sans retour.
Pourquoi faire le Pèlerinage d’Arès ?
Ni un Pèlerin d’Arès ni aucun autre humain en quête de salut n’est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l’intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l’avenir à se préparer à tout partager avec tous dans le partage et l’anarkia (voir entrée 207 du blog). Le Pèlerinage n’est pas plus une obligation qu’il n’y a à Arès d’obligation de prier de telle ou telle façon. Le Pèlerinage d’Arès n’est autre qu’une puissante nécessité de la conscience personnelle.
Qui peut être pèlerin ?
Tout humain, pourvu qu’il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que soit sa religion ou philosophie, respectueux de l’Événement Surnaturel survenu sur ce lieu en 1974 et 1977 est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Nulle autre obligation que l’hommage, donc. Il est seulement suggéré au pèlerin occasionnel d’épouser les habitudes de l’endroit : tunique (prêtée à ceux qui n’en ont pas) et pieds nus. La tunique n’est pas un uniforme, elle recouvre les vêtements pour effacer les différences de sexe et de fortune. Les pieds nus rappellent Moïse face au Buisson Ardent (Exode 3/5).
Qui vous accueille ?
Des Pèlerins d’Arès. L’appellation Pèlerins d’Arès fut d’abord un sobriquet donné par les habitants d’Arès aux premiers pèlerins dans les années 70. Elle est depuis devenue le nom habituel des disciples du Signe qui assument de leurs deniers, gérés par L’Œuvre du Pèlerinage d’Arès (Association Loi 1905) l’entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d’Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) du Signe est d’ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d’amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n’existe qu’une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d’Arès 28/7).
Où êtes-vous reçu ?
Les locaux du Pèlerinage se situent au 46, avenue de la Libération à Arès. Vous entrez dans la maison face à vous, qui est la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L’Évangile Donné à Arès (Première partie du Signe) et vous entrez. Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —, elle n’est qu’un lieu de passage pour aboutir, plus loin, à la chapelle où le Père parla en 1977, mais si vous êtes un nouveau pèlerin ce lieu de passage sera votre première étape où la sœur ou le frère d’accueil vous donnera toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)
Quels livres vous faut-il apporter en 2022, si vous le souhaitez ?
Le Signe constituée de L’Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible et le Coran (traduction de D. Masson). Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.
Prière libre. Aucune cérémonie ou rituel.
Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s’épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l’humain n’a d’autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d’une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu’ont les Pèlerins d’Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pieds nus, etc.), quoiqu’ils ne l’y contraignent pas. C’est parce qu’il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d’Arès n’est autre qu’un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d’Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète du Signe, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des sentiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, Le Signe ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s’est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s’il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l’intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (36/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l’âme et sauve l’individu comme le monde.
Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès ?
L’été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,
Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août.
Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s’ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,
Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.
Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : « Croyez-vous que Le Signe, la Bible et le Coran viennent du Créateur ? » et « Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ? »
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens du Signe et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : « Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ? »
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l’antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.
Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n’existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d’admission dans l’Assemblée de ceux qui croient dans Le Signe, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jour où il n’y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples du Signe : Ceux du petit reste — les Pèlerins d’Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d’Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n’est pas plus garanti aux uns qu’aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n’est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d’Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu’ils comprennent Le Signe et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu’ils peuvent. Les autres comprennent Le Signe et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d’Arès et pèlerins d’Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d’une religion. Le Pèlerin d’Arès comme le pèlerin d’Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que Le Signe explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d’Arès comme pèlerins d’Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).
Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu’on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2022 — Tous droits réservés


Sur l’opposition entre Connaissance (39/3) et connaissances
À sa fille qui lui témoigne de sa joie à l’idée de retrouver bientôt le Pèlerinage après ces temps de conflits en Ukraine et ailleurs dans le monde, et les années Covid, Michel Potay répond :
Enfant, avec tes deux sœurs, ta mère et moi-même, ton père, tu as vécu la joie comme la solennité des événements survenus tout près de toi, qui, à Arès, ont changé complètement nos vies : les visites de la Vie sous les formes de Jésus et du Créateur et leurs Messages, aujourd'hui connus sous le titre Le Signe. Nous avons été témoins de l'extrême proximité de la Source, si proche qu'elle est en chacun de nous autant qu'elle est aux confins jamais atteints de l'infinitude. Par là, nous avons dépassé la religion, nous avons pris conscience que l'Un de l'Univers et l'un qu'est chacun de nous (Le Signe xxiv/1) est une même et unique existence, c.-à-d. un même et unique contraire de rien. Ainsi sommes-nous devenus dépositaires de la Connaissance (39/3), que refuse de recevoir une humanité qui s'est fabriqué sa propre et branlante connaissance à elle, dissidents des idéologies et religions, infatigables répandeurs du Vrai, qui est si simple et qui tourne autour de l'amour.
Nous vivons dans un monde où la raison est réduite au calcul, la technologie est sans conscience, les savoirs sont dispersés et souvent contradictoires, les erreurs et les errements s'entrecroisent partout. Il faut absolument, comme dit Le Signe, changer le monde (28/7). [239C1*16/03/2022]
Sur cette Réalité qu’on ne pourra pas nier indéfiniment
Le Pèlerinage n'est pas obligatoire, mais il nous manque quand il est fermé. Le lieu où la Vie est descendue parler à l'homme n'est pas un lieu ordinaire.
Tout récemment nous avons vu une partie du film "Ghostbusters II" (SOS Fantômes 2, je crois, en français) où un juge fait comparaître les trois loustics attrapeurs de fantômes. Le juge déclare : "Je ne crois pas aux fantômes" et il condamne l'équipe des ghostbusters pour tromperie et abus de confiance, quand, dans la salle du tribunal, surgissent deux fantômes en formes de bibendums. C'est la panique et le juge est le plus terrifié de toutes les personnes prises d'effroi dans la salle. Ce film est évidemment une grosse facétie sans le moindre souci de réalité, mais je repensais à tous ceux, innombrables juges, qui m'ont méprisé en me jetant d'une voix rogue : "Pfff ! On ne croit pas aux apparitions" et je me disais : "Si ces gens avaient seulement vu le début d'une seule théophanie, ils auraient tremblé de tous leurs membres."
Ce qui s'est passé à Arès en 1974 et 1977 a été comme une levée de soleil en pleine nuit, totalement invraisemblable, une époustoufle à laquelle personne ne peut croire selon les critères matérialistes en vigueur, quelque chose d'insoluble et d'irréconciliable pour toute personne "raisonnable". Je ne sais plus qui, dans les années 70, me dit en riant : "Vous n'avez pas l'air menteur, mais vous n'avez pas idée de la puissance de l'illusion. Reprenez vos esprits !" Il y a certes des événements ou des moments dans l'existence où l'on ne peut plus faire la part du réel et de l'illusion, mais c'est seulement quand l'illusion est brève. Si, comme c'est le cas à Arès, elle se reproduit trente-neuf ou quarante fois pour Jésus et cinq fois pour le Créateur, on ne peut plus croire à l'illusion. C'est d'ailleurs peut-être la raison pour laquelle Jésus en 1974 et le Père en 1977 se sont manifestés avec autant d'insistance pour dire des choses qu'ils auraient plus dire beaucoup plus brièvement. Je pense que c'est la conclusion à laquelle les gens de pouvoir ou de media ont abouti, la conclusion qui explique l'actuel silence total de "l'officiel" sur l'Événement d'Arès, signe d'embarras extrême. C'est pourquoi il nous faut ne pas perdre courage devant le silence. [239C2*16/03/2022]
Sur le subi des apparitions et le voulu du Pèlerinage
Je ne sais plus qui a dit : "Plus qu'un livre, c'est le souvenir d'un livre qui compte." Je dirais la même chose pour le Pèlerinage : "Plus que le Pèlerinage d'Arès, c'est le souvenir du Pèlerinage qui compte." Je vais avec un immense bonheur spirituel prier à nouveau au Pèlerinage du 21 juin au 15 août qui viennent, mais je vais aussi y apporter tous les souvenirs — et, bigre ! il y en a — de mes Pèlerinages passés, parce que le Pèlerinage c'est le magnifique signe d'une continuité, d'une évasion du temps ; c'est l'événement qui ne finira plus jamais comme la Vie n'a ni commencement, ni fin.
Quand je ne serai plus de ce monde, je serais heureux que l'on se souvienne de moi comme le pèlerin qui a fait quelques Pèlerinages acceptables bien plus que comme le témoin de Jésus et du Père à Arès, car j'ai été témoin forcé. Les Messagers du Ciel ne m'ont pas demandé mon avis ; je les ai subis. Mais les Pèlerinages je les ai faits de ma propre volonté. [239C3*16/03/2022]
Sur la passion, capacité que l’homme seul possède avec Dieu
L'humain a une capacité qu'il est seul avec Dieu à posséder : la passion. Il y a des millénaires que l'humain a conscience qu'il a ce qu'aucun singe, animal, insecte, poisson ou micro-organisme n'a : la passion. Je ne vais pas développer dans un blog ce sujet immense. Je rappelle seulement deux ou trois choses.
Au XIIIe siècle, un grand penseur spirituel, Albert le Grand, moine dominicain, philosophe, théologien, naturaliste, chimiste, évêque de Ratisbonne (Regensburg, Allemagne) écrivit un commentaire de "L'Éthique de Nicomaque" d'Aristote, antique grand penseur des passions. Albert le Grand eut un élève devenu célèbre : Thomas d'Aquin, qui définirait la passion comme le moteur de l'appétit sensible de l'âme. Et bien sûr Thomas d'Aquin faisait de l'amour la mère de toutes les passions. Mais on peut aussi citer Basile de Césarée (IVe siècle), à la pensée duquel, bien qu'il fût trinitaire comme beaucoup en son temps, je continue de vouer un certain attachement. Il écrivit : "Comment ne pas rester stupéfait devant l'amour de Jésus pour les hommes, lui qui a partagé nos faiblesses et notre pauvreté ? Ni le ciel, ni la terre, ni l'immense étendue des mers, les habitants des eaux, ceux qui vivent sur la terre, les plantes, les étoiles, l'air, les saisons, l'ordonnance infiniment variée de l'univers, rien ne prouve autant la suréminence de sa force spirituelle que le fait d'avoir pu, lui que l'espace infini ne saurait contenir, se laisser impassiblement lier par la chair à la mort, afin de nous accorder, par sa propre passion, la grâce de l'impassibilité" (dit de mémoire). C'est par passion que les disciples du Signe vont au Pèlerinage d'Arès.
[239C4*17/03/2022]
Sur le fait que nous avons besoin de passion
C'est au Pèlerinage qu'avant tout, par-dessus tout, "quelque chose passe" et c'est bien pourquoi nous faisons le Pèlerinage d'Arès mus par la passion, car nous avons besoin de passion. Nous en avons besoin, parce que nous sommes prisonniers derrière les murs épais de notre vie terrestre, qui nous cachent la Lumière, mais sur ce lieu où descendit le Très Haut le doute s'efface... Le doute s'efface sans disparaître. L'Amour du Père passe les barrages, nous atteint et pénètre en nous là. Nous n'y allons pas pour demander, mais pour recevoir. [239C6*17/03/2022]
Sur une fraternité capable d’échanger
Dans l’introduction du livre d'Alfred Adler "Connaissance de l'homme", on trouve cette phrase : "C'est un fait souvent éprouvé et souligné que les hommes passent les uns à côté des autres et se parlent sans pouvoir trouver le point de contact, la cohésion, parce qu'ils se font face en étrangers non seulement dans les vastes cadres d'une société, mais même au sein du groupe le plus restreint : la famille." Je pense aussitôt aux difficultés de notre mission, mais aussi à ce qui manque peut-être à notre Pèlerinage, une fraternité capable d'échanger. [239C7*17/03/2022]
Sur le Pèlerinage comme l'avant-chœur de la vraie vie.
Nous vivons une époque qui ne voit les émotions que comme individuelles ou psychologiques, l'émotion que ressent le pèlerin à Arès est moins individuelle ou personnelle qu'elle n'est au cœur du lien spirituel qui unit tous les pèlerins présents, généralement revêtus de la tunique blanche — même si cette tunique n'est pas plus obligatoire que n'est la prière — qui non seulement cache le sexe, l'état de fortune, l'âge du "tuniqué", mais peut-être surtout rassemble (Signe 24/1) l'humain en cet Un (xxiv/1) que l'Être demande à l'être de redevenir. L'émotion partagée renforce les liens identitaires de l'humanité spirituelle, outre qu'elle aide au rassemblement du petit reste que Le Signe me demande d'associer à la même recherche de l'amour, du pardon, de la paix et de l'intelligence libre de tous préjugés. En cela le Pèlerinage d'Arès est plus qu'un acte collectif de piété, il est un manifeste socio-spirituel.
Autrement dit, le Pèlerinage vise autant à provoquer l'émotion qui accompagne le changement de vie intérieur qu'à canaliser celui-ci et en faire une force, fille de la Force Qui tient l'Univers infini en place par une adhérence illimitée dont l'alliage tient sûrement à son infinitude. L'infinitude est inconnue dans le monde pécheur, où tout finit toujours par casser, mais cette infinitude, clé de l'éternité, commence entre les quatre murs du Saint Lieu d'Arès. Oui, cela je l'affirme. Quand je prie là, je sens au fond de moi une bribe d'éternité ; je sais que je ne mourrai jamais que charnellement, mon âme née de l'amour ne mourra pas.
Même chose pour tous les pèlerins. Je ne peux rien sentir de tout cela si je ne suis pas, émotivement et passionnément, en symbiose avec le Feu qui s'est allumé là en 1977. Voilà pourquoi le Pèlerinage n'a pas besoin d'être obligatoire ; il est tout simplement une exigence de la conscience chez celui ou celle qui peut faire le voyage ; ce voyage à Arès est un prélude au voyage que la mort de la chair, qui tient l'âme prisonnière, permettra à celle-ci de commencer sa libération, son retour à la Source. Certains me disent parfois : "On sent proches des défunts récents ou pas trop vieux, mais pourquoi ne sent-on jamais Zoroastre, Platon, François d'Assise ?" Je leur réponds : "Parce qu'ils font depuis longtemps le voyage sans fin qui les propulsent dans l'Infini, où ils se mêlent à la Vie dont ils furent issus. L'Univers dont le Père (Signe 12/4) nous a parlé est d'une infinie malléabilité spirituelle. Nous ne pouvons le comprendre, parce que nous vivons dans un monde où le péché a tout réduit, limité, où il y a en tout un début et une fin, mais nous allons entrer dans un Univers sans fin où la Vie (24/3-5) est l'Étalée (ii/4) infinie." Le Pèlerinage est le tout début, l'avant-chœur de la vraie vie.
[239C9*18/03/2022]
Sur la foi du charbonnier
Pour un P(p)èlerin d'Arès le Pèlerinage n'a pas lieu du 21 juin au 15 août, il a lieu tous les jours de sa vie terrestre en attendant la fête des grandes retrouvailles avec la Vie que sera le retour de nos âmes dans l'Infini. Je ne suis pas mystique et je ne prêche ni le mysticisme ni la mysticité au sens étroit des mots, parce que je crois que la très simple foi du charbonnier, l'espérance naïve, vaut les dévotions passionnées. Être mystique est beau, mais la simple foi pratique mise dans l'amour et ce qui en dérive : pardon, paix, intelligence, liberté, suffit à remettre l'humain sur le sentier vers les Hauteurs.
[239C10*19/03/2022]
Sur la Mémoire du Sacrifice et le Baptême
Certains me demandent : "Pourquoi n'établissez-vous pas ce que Le Signe vous demande d'établir : la Mémoire du Sacrifice, le Baptême, etc. ?" Je réponds : "Parce que, pour le moment Le Signe n'a pas assez de recul et pour cette raison l'idée de faire de la Mémoire du Sacrifice et du Baptême des sacrements, c'est-à-dire des superstitions (Signe 21/1), est encore trop menaçante. Il faut attendre, peut-être même attendre longtemps après ma mort terrestre. De toute façon ces pratiques sont très simplement décrites dans la Parole d'Arès. Cela se fera sans difficulté quand le risque de superstition aura disparu. Vous savez, même dans l'Église Catholiques l'eucharistie et la confession ne sont pas si anciennes. C'est seulement le Concile de Latran IV en 1215 qui les rendit obligatoires." Pour nous la communion avec le christ Jésus se fait simplement par la pratique de l'amour.
C'est l'Amour que Dieu ou la Vie nous porte qui consacre tout homme de bien, quel qu'il soit. [239C10*19/03/2022]
Sur le christ de référence, Jésus, multiplié par tous les humains d’amour
Nous sommes heureux que soit venu à nous en 1974 Jésus de Nazareth, le christ de référence parmi tous les christs, c.àd. parmi tous les humains d'amour, qui ont été les paratonnerres de l'humanité, quelles qu'aient été leurs religions, et ils doivent continuer de mobiliser les cœurs pour éviter à la race de sombrer dans le péché des péchés (Signe 38/2), mais nous savons que le christ de référence est en fait multiplié par tous les humains d'amour, pas seulement les pèlerins qui viennent prier à Arès mais tous ceux et toutes celles qui sur cette terre aiment leur prochain. En 1979, quand Mère Thérésa reçut le prix Nobel, une sœur me dit quelque chose comme : "Mère Thérésa est le triomphe spirituel de la chrétienté ; elle montre que rien n'est au-dessus du christianisme" ; je lui répondis : "Je suis sûr qu'au fond des steppes russes une infirmière matérialiste et incroyante, qui vénère la faucille et le marteau, donne à ceux qu'elle soigne autant d'amour et d'attention que la catholique Mère Thérésa. Ce n'est pas spécialement le christianisme que célèbre le prix Nobel ; c'est l'amour. Je ne vois pas le christianisme comme une religion ; je le vois comme une manière d'être, quelle que soit la religion ou l'absence de religion." [239C10*19/03/2022]
Tract pour les PUCS (Petites Unités Confédérées et Souveraines)
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[239C13*20/03/2022]
Sur l’importance de ces lieux où l’on prêche l'amour et la paix
Il n'y a pas que l'Ukraine qui souffre de la guerre, il y a actuellement vingt-cinq guerres actives dans le monde + je ne sais combien d'endroits gangrénés par des inimitiés, des adversités, des oppositions. Les lieux où l'on prêche l'amour et la paix, le Pèlerinage d'Arès parmi d'autres, forment les paratonnerres d'un monde sans cesse menacé de s'autodétruire par le péché qui est souvent violence, destruction ou meurtre.
Le malheur du monde vient notamment, peut-être même principalement, de ce que les chefs politiques qui réussissent, c.-à-d. ceux qui gouvernent, sont comme des chefs d'églises qui prétendent chacun détenir toute la vérité, des dieux en somme, ce qui montre bien l'apparentement de la religion et de la politique. L'Histoire en somme n'est jamais qu'une histoire d'utopies qui prennent acte de leurs décisions temporaires. L'Histoire, en somme, rend tout avenir historique imprévisible. M. Poutine veut rebaptiser l'Ukraine, mais l'Ukraine a déjà été tout ce qu'un territoire peut-être depuis des temps immémoriaux : état souverain, état vassal, royaume, province, champ de bataille, lieu de passage des vikings, des mongols, des huns, etc., etc. C'est un lieu qui depuis des siècles montre l'agonie du monde qui, si ça continue, mourra dans le péché des péchés.
En fait, pour conclure, la paix au sens que le monde donne à ce mot n'est pas l'absence de guerre. Pour Poutine, quand il était soviétique, tout ce qui n'était pas soviétique était fasciste, nazi donc, ennemi donc. Resté soviétique dans son cœur il n'a jamais cessé de penser que l'Ukraine (comme les États Unis, la France, la Grande Bretagne, etc., etc.) gouvernée par des gens qui avaient renié à tout jamais le soviétisme, était inévitablement fasciste, nazie donc. La guerre était déjà dans le cœur de Poutine avant d'entrer en guerre contre l'Ukraine. Pour lui russifier l'Ukraine, c'est la sauver, c'est lui donner le sacrement du salut, l'eucharistie de la vérité vraie ! Poutine est convaincu d'agir pour la bonne cause. [239C14*21/03/2022]
Sur le pluriel devenant singulier, but de notre mission d’amour
Parce que nous sommes dans le temps (Le Signe 12/6), nous pourrions penser que jamais ne pourra survenir le moment de l'éclatement des grandes, voire même de plus en plus grandes nations, qu'aiment tant gouverner les politiciens. Il n’en est rien.
Pourquoi les politiciens comme les religieux aiment-ils gérer des grandes masses ? Parce que dans les nations nombreuses et inévitablement diverses, les poids spécifiques se neutralisent et ne permettent pas à des volontés groupeuses, qui sont en fait les volontés de grandes familles, expressions vivantes d'un seul être, de permettre à des noyaux d'affinités de se manifester comme joies et fêtes propres, d'être dynamiquement Un en somme (j'abrège ; ce sujet fondamental demanderait un développement que je ne peux pas faire ici).
L'Un, c'est l'énergie uniciste que nous demande d'effectuer Le Signe : Sois un dans toi ! (xxiv/1) est une tâche qui, de génération en génération, doit conduire l'homme à être de moins en moins dualiste, et au bout du compte non-dualiste, et ainsi de se ramener graduellement à l'homme unique : Pour le Créateur il n'y a pas huit milliards d'hommes sur Terre, il y a l'homme, point final. Le fait de viser à des petites unités humaines — projet dont nous sommes très loin actuellement — est la nécessaire simplification de l'entité humaine, parce qu'il n'y a qu'un Dieu, qu'une Vie, et que cette Vie n'a qu'un Enfant qui est d'ailleurs un composant de la Vie Elle-même ; de là le verset : Et il le créa à son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27).
Notre mission d'amour a évidemment pour but de faire que, peu à peu, chaque humain, qu'on croit différent des autres, finisse par réaliser que l'autre vit dans l'autre et ainsi d'autre en autre ne soit plus qu'un humain. Sur ce parcours typiquement arésien du pluriel devenant singulier, se trouve la réduction progressive de la masse en unités indépendantes de plus en plus petites. On ne peut obtenir cette réduction de la masse à la tribu puis à l'être unique politiquement. On ne peut donc pas l'obtenir sur un fond idéologique, mais on peut l'obtenir sur un fond spirituel. Il ne s'agit pas de convertir, mais de réveiller chez l'homme la conscience de sa propre nature unique. Voilà bien un aspect des choses activant notre action apostolique qui n'est pas religieux, mais Vital.
En préconisant les petites unités humaines je n'ai pas fait acte politique, mais acte spirituel. Tout cela m'a toujours paru ressortir clairement du Signe. [239C15*21/03/2022]
Sur la grandeur intemporelle, celle de la pénitence qui ne se vit pas sans peine
Je ne suis qu’un parmi des milliards d'humains que le péché a égarés, asservis et même humiliés, car le péché a mis l'homme très au-dessous de la condition humaine. Ce n'est donc pas un langage supérieur, impérieux, que je trace ici sur mon clavier, c'est le langage fraternel, misérable du pécheur qui a pris son sentier vers les Hauteurs. Il arrive que des gens me disent : "Un homme qui comme vous a reçu directement un Message du Créateur devrait être vénéré, obéi et même sanctifié. Or, vous êtes inconnu, une ombre parmi les ombres." Je réponds : "Je ne suis pas un grand personnage ; je ne suis qu'un humain parmi les autres, qui fait pénitence." Il n'est qu'une grandeur qui est de tous les temps, et qui ne se vit pas sans peine, c'est la pénitence. C'est, pour l'heure, la force de la pénitence que je viens prendre sur le Saint Lieu d'Arès. [239C16*21/03/2022]
Sur la perpétuité de l’Évangile
Au temps où Jésus descendit me parler à Arès, j'étais dans ma quarante-cinquième année ; je suis maintenant dans ma quatre-vingt-treizième année. L'Évangile Donné à Arès a quarante-huit ans. Mais n'a-t-il que quarante-huit ans ? Non, il est depuis des temps immémoriaux.
Le plus ancien prophète biblique est Samuel qui vécut vers 1040 avant J.-C. Il y a plus de trois-mille ans Yahweh repoussa le roi Saül, sous le règne de qui vivait Samuel, et Il envoya ce dernier à Bethléem en lui demandant d'oindre, pour remplacer Saül, celui qu'Il allait lui désigner. Il y avait un jeune adolescent, le plus jeune fils de Jessé, qui faisait paître le petit bétail, un garçon roux avec de beaux yeux et une bonne mine. Yawhé dit à Samuel : "C'est lui. Debout ! Oins-le !" et Samuel l'oignit et l'Esprit de Yahweh descendit sur David. Le petit David qui allait défier le grand Goliath et le vaincre. De même, chacun de ceux et celles qui viennent à moi sont oints, non d'huile mais d'Esprit ; ils défient le monde et le monde un jour ou l'autre changera (Signe 28/7) parce qu'ils l'auront aimé, pardonné, compris, libéré. Notre fronde, c'est notre amour. [239C17*22/03/2022]
Sur la Lumière qui n’existe que pour ceux qui veulent bien La voir
Faire le voyage d'Arès est pour moi, ce que j'appelle parfois en mon for intérieur, un voyage à la grande montagne métaphysique. Oh ! je sais que mon bras est faible comme une tarière qui voudrait percer une montagne (Signe 31/6), mais à Arès la tarière de mon Bras devient puissante, je perce là un Mystère (33/19), Qui s'est montré à moi par cinq fois en 1977, un Mystère qui, une fois parti, est resté un Mystère, mais c'est son État dans l'Univers. Ce Mystère s'est montré, a parlé, existe. Il est la Vie, même si celle-ci reste Mystère aussi hermétique qu'une montagne au contenu invisible, mais aussi Vivant que la métaphysique qu'Il contient. Beaucoup en rient au-dehors, mais leur rire cache leur nullité ; les rieurs disent en désignant la Maison de la Sainte Parole : "Il n'y a rien là-dedans," mais parce que leur rire n'est rien, s'écrase contre la totale absence de Lumière autour d'eux. La Lumière, ne l'oublions jamais, n'existe que pour ceux qui La voient, qui veulent bien La voir. Sinon, il n'y a que le mur gris de l'ignorance.
Devant le clocher de la Maison de la Sainte Parole, qu'on voit bien de la rue, il y a une appréhension, un parcours à faire, qui ne répondent qu'à la volonté de les trouver. Ce que le monde ne comprend pas, c'est que la foi n'est pas provoquée par un spectacle extraordinaire (à preuve Fatima où n'ont vu ce qu'il fallait voir que ceux qui voulaient le voir), mais d'une volonté humaine de se joindre à la Volonté (Signe 12/4) de la Vie. Il n'y a rien de véritablement caché ; n'importe qui peut voir s'il veut voir. Dieu n'a pas besoin d'être déchiffré : Il est ! Mais si on ferme les yeux, alors on rit comme un sot ou une sotte. Même chose pour l'amour ; on aime si l'on veut aimer. À ceux qui me demandent d'un ton goguenard : "Comme fait-on pour aimer ?" je réponds : "Il faut le vouloir. À ceux qui me demandent du même ton goguenard : "Qu'est-ce qu'on trouve dans ce que vous appelez la Maison de la Sainte Parole," je réponds : "Le Saint. Si vous ne résistez pas à le trouver, Il est là. Il suffit de regarder, mais pas avec ses yeux. Avec son cœur... son cœur d'Enfant (Signe 13/5) !"
Inutile de faire des détours par l'idéologie, la logique, les preuves... Ah ! ah ! les preuves ! Il n'y a pas de preuve de Dieu, puisque déjà l'homme est Dieu. Quand je prie ou médite dans la Maison de la Sainte Parole, je me souviens des Théophanies en 1977 et je dis : "Il me fallait être là pour que Ton bâton que Lumière se dressât et parlât et Tu disparaissais avant que je parte. Tu n'étais donc là que si mon regard était là. Autrement dit, Tu te faisais voir avec mes yeux et Tu te faisais entendre avec mes oreilles." Il faut sortir de toutes les crispations, de tous les reculs, de tous les refus ; bref, il faut sortir de l'auto-défense, si l'on veut voir ou sentir. Il faut s'abandonner à la métaphysique, car il est des Choses qu'on ne voit que par elle. Sinon, le regard, le cœur, la pensée s'affaissent et le noir remplit le vide. Le Noir (Signe xviii/10-13) ! Le matérialisme génère une sorte de décomposition, les idées (au sens de Platon) s'effacent et ne laissent que les choses, les choses qu'aime tant la science. C'est peut-être pour ça que la science n'étudie pas la poésie. La poésie est pleine de métaphysique et parfois même de Métaphysique avec un grand M : la Vie. [239C18*23/03/2022]
Sur la Lumière pendant le Pèlerinage
Nous arrivons au Pèlerinage dans un élan de lucidité refondatrice ! Nous arrivons à Arès perclus de notre défaite morale qui empêche ou du moins gêne l'amour et nous pouvons en repartir désendoloris. Souvent, en priant au Pèlerinage, je ferme les yeux en disant : "Je préfère ne pas voir que de voir mon ombre," mais j'ouvre mes yeux au bout d'un moment en disant : "Père, j'ai vu Ta Lumière ici-même ; je ne la vois plus avec mes yeux, mais je la vois en dedans de moi." Cette Lumière en moi, je vais la laisser luire plus que jamais pendant ce Pèlerinage 2022, qui est une réouverture mais une réouverture sur la nuit, qui est toujours sur le monde — pauvres Ukrainiens ! Pauvres Yéménites ! Pauvres Maliens ! etc., etc. — même si cette Lumière qu'obscurcit l'épaisseur de ma chair ressemble à "l'œil niais des falots" dont parlait Rimbaud (Le Bateau Ivre).
Quelqu'un me demandait il n'y a pas très longtemps : "Comment lier la pensée à l'amour ?" Je lui répondis : "On peut comme on peut lier la pensée à l'indifférence, à la mélancolie, à la folie, au plaisir, à l'inquiétude. Sur l'horizon du devenir, très loin là-bas, nous allons repousser la Bête (Signe 22/14), mais cela ne suffira pas, car notre amour est trop piètre encore. Il faudra renforcer notre amour des hommes jusqu'à ce que la Bête meure. Et je vous dis : Nous y parviendrons. [239C32*07/04/2022]
Sur l’inutile attente d’un Dieu que l’on possède déjà
"Il n'y a que Dieu qu'on ne puisse pas attendre. Attendre Dieu, c'est ne pas comprendre que tu le possèdes déjà. Ne distingue pas Dieu du bonheur et place tout ton bonheur dans l'instant !" écrit André Gide ("Les nourritures terrestres", Livre premier, III). À Arès, sur le saint lieu des Théophanies, on n'attend pas Dieu ; Il est là. On trouve le bonheur spirituel "dans l'instant". Quand Dieu dit : Je suis ici. Tu y viens, les frères y viennent. La lèvre prend le Feu dans Ma Main, le front brûle, le Feu entre dans l'homme (Signe xLi/1), c'est le "bonheur" spirituel "dans l'instant".
"Dieu, me dira-t-on, est déjà en chacun de nous, puisque chacun est Son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27)." Oui, et c'est bien pourquoi le Pèlerinage n'est pas obligatoire ; chacun est déjà le tabernacle (Signe 10/7, 33/36), mais à Arès ce n'est même pas son immédiateté (xLi/1-13) que nous avons. C'est Dieu gravé dans le sol, dans les murs, dans l'air. Jésus a vu comme moi, voilà deux mille ans, voilà donc peu de temps, guère plus que 2.000/93=21 vies comme la mienne, le Jour de Yahweh, comme je l'ai vu en 1977 à Arès ; il a senti renaître et vibrer de la peau à ses os la palingénésie, la renaissance d'Éden : le Royaume ! Quand Dieu me parla à Arès en 1977, Il ne parla même pas d'un avenir lointain, Il parla de Lui-même là et me dit en quelque sorte quelque chose comme : "J'y suis, J'y reste." Si on ne le sent pas, c'est parce que le toucher de l'Éternel n'est pas le toucher d'un homme, c'est un toucher transactionnel.
Jésus puis Dieu, le Père, la Vie, sont venus à Arès et en sont apparemment partis. En fait, ils ont laissé à Arès l'essentiel : la Parole. Cette Parole couchée dans Le Signe est leur permanente présence. Cette présence vainc l'apparent départ. Elle ne cesse pas de nous parler. Elle ne mourra jamais et par là elle vainc la mort. Nous ne mourrons jamais. L'Éternité, en somme, commence à Arès. [239C19*23/03/2022]
Sur la nécessaire orientation de notre mission vers la métaphysique
J'aime beaucoup cette image. Son fond est métaphysique sans être — du moins j'espère — de ces messages que le confort intellectuel et l'habitude rejettent parce qu'ils les dérangent. Or, c'est bien vers la métaphysique que nous devons orienter notre mission, notre discours au monde, car rien de ce que les religieux "enseignent" depuis des millénaires n'approche les hommes de la vérité. Notre mission prophétique est, de ce fait, ingrate, difficile, parce qu'elle arrache l'homme à ses chères attaches terrestres, et à sa manie de projeter dans le "Ciel" les délices terriennes. Il nous faut renouer avec l'inconnu, l'inatteignable, l'infini, le mystère de la Vie.
Crédit : Collection personnelle [DR]
[239C20*26/03/2022]
Sur une affiche très simple, lue et comprise d'un coup d'œil
Voilà une affiche très simple, lue et comprise d'un seul coup d'œil, qui, je crois, aura beaucoup de succès parmi les passants.
Je remarque que la petite note au bas à droite de l'affiche : "italiques = citations du Signe" est un moyen simple et astucieux de rappeler au lecteur l'origine anagogique des mots du texte principal.
Crédit : Collection personnelle [DR]
[239C23*28/03/2022]
Sur l’amour-devoir
Il n'y a pas de mystère dans l'amour-devoir !
Voilà un humain qui sentimentalement ne m'attire pas du tout, que je trouve antipathique, louche, à qui j'enverrais volontiers une claque, mon poing, une avanie, et qui me demande un service d'une voix suspecte, voire menaçante. Et je m'oblige à lui rendre ce service gentiment sans en avoir la moindre envie, parce qu'après tout il est mon frère humain. Par là je commets un acte d'amour, de paix, de pardon si ce type a de mauvaises intentions. Autrement dit, dans l'amour-devoir ce n'est pas mon sentiment qui agit, mais le devoir, l'obligation que je me fais d'être bon, gentil, aimable, serviable... Ce n'est pas un "grand mystère" du tout. Aimer, c'est souvent se faire violence.
Voyez cette affiche : "Le plus redoutable dans la guerre, c'est la mort de l'amour..." Poutine est un homme qui, tout simplement, n'a pas l'amour évangélique. S'il avait des problèmes avec l'Ukraine ne pouvait-il pas se faire violence et régler cette affaire pacifiquement ? Oui, je suis sûr qu'il pouvait, mais il lui fallait faire violence à son envie d'envahir, tout casser, tuer, faire peur, envie d'enfant terrible. Se serait-il obligé à réfréner ses envies, à s'obliger à ne pas faire de mal, il aurait agi avec amour. Ce n'est pas un mystère, c'est une simple question.
Crédit : Collection personnelle [DR]
[239C24*28/03/2022]
Sur l’accomplissement comme raison du Pèlerinage pour les P(p)èlerins d'Arès
Chacun sait qu'il n'il n'y a aucun commencement connu de l'histoire de la pensée. On dit que ce qui a caractérisé l'homme est sa position debout, sa verticalité en somme, mais je ne suis pas sûr que ce soit ça. Pour moi, ce qui caractérise l'homme, c'est la pensée. C'est par la pensée que l'homme se détache de l'animal, parce que la pensée humaine est le reflet (Signe xxxvii/9) de la Pensée de la Vie. Nous distinguons la foi de la pratique de la foi, c'est-à-dire le Bien incarné par le pénitent de l'observation ou de l'enseignement de ce qu'il faut faire pour aimer, pardonner, faire la paix, acquérir l'intelligence et se rendre absolument libre.
Quantité de gens ont la foi ou plutôt une foi — ils croient instinctivement en ceci ou en cela, en "quelque chose", en Dieu ou en la réincarnation, dans le pur hasard ou dans le choix délibéré, etc. — mais ne sauraient expliquer pourquoi ni appliquer à leur vie des principes factuels précis, par exemple en ce qui nous concerne : amour-devoir, pardon systématique, paix toujours, réflexion intelligente, liberté de soi et des autres. On peut dire alors que le Pèlerinage est ouvert à tous les humains respectant la paix du lieu, mais que les P(p)èlerins d'Arès sont seulement ceux et celles qui savent avec précision les raisons de leur présence là : l'accomplissement (Le Signe 35/6) du Signe selon l'enseignement de son prophète. Les autres sont des instinctuels, des irraisonnés qu'attire une Lumière, mais ils ne sauraient dire laquelle. C'est surtout pour ceux-là que nous avons un accueil à l'entrée du Pèlerinage, quoique nous soyons sans illusion sur la prise de conscience que cet accueil exerce sur eux et elles.
La Parole du val Hanouka (xLvii/5) — Arès — développée par son prophète se présente donc pour nous tous, P(p)èlerins d'Arès, comme incommensurable autant qu'inséparable de la quête de l'amour, de la vertu, d'un monde changé. Incommensurable parce que le P(p)èlerin d'Arès n'est pas pénitent en fonction d'un discours, mais est pénitent en fonction d'un mode de vie. Le Pèlerinage d'Arès n'a de sens pour un Pèlerin d'Arès que s'il ou elle pratique avec une rigueur, ou à tout le moins une intention de rigueur, sa pénitence, la mise en pratique du Sermon sur la Montagne.
[239C27*31/03/2022]
Sur le changement radical de l'être comme finalité du Pèlerinage pour les P(p)èlerins d'Arès
Le Signe est descendu sur les rives du Bassin d'Arcachon comme la Main de la Vie, en effet.
Je me permets de paraphraser Plutarque : La Main du Père n'est pas descendue "ici" pour sculpter des statues immobiles, seraient-elles immobiles dans une attitude de prière, mais tout ce qu'Elle touche, Elle veut le rendre actif, efficace, vivant, utile, des choix en faveur du Bien.
On vient à Arès pour opérer un changement radical de l'être, un changement intérieur dans le remuement des pensées et des réflexes vis-à-vis du prochain. À Arès, l’important n'est pas vestimentaire, pas plus que notre tunique n'est importante en soi, mais l'important est dans la pratique de l'amour !
Le toit de la Maison de la Sainte Parole fait sur nous l'effet d'un dialogue socratique, car, en pensée, on entre en dialogue avec la Maison dans laquelle la Vie est descendue parler à l'homme. Dans le discours socratique le maître a l'humilité de ne rien savoir et de ne rien enseigner à l'homme présent, et le silence et l'immobilité du toit au-dessus de moi a sur moi le même effet, mais c'est finalement l'homme présent qui est mis en question. Il doit rendre raison à lui-même, dans le silence de la caverne du corps, de la façon dont il vit. Le poids du toit de la Maison de la Sainte Parole au-dessus de ma tête me fait prendre conscience de moi-même, prendre souci de mon âme et du monde et par conséquent de changer ma vie (Signe 30/11). [239C28*31/03/2022]
Sur la métaphysique, qui permet de percevoir cérébralement la Vérité
Étant pécheurs, nous ne pouvons plus percevoir la Vérité que cérébralement ; la métaphysique est un effort cérébral de représentation, sinon on matérialise le spirituel, le céleste, l'ineffable, comme le fait de façon grossière le Coran pour lequel, par exemple, le paradis est un lieu de repos terrestre (des jardins où coulent des ruisseaux, où l'on est couché, accoudé sur des divans, où l'on trouve fruits abondants et boissons, des houris aux grands yeux, etc.) et où l'enfer est un endroit où l'on boit éternellement de l'eau bouillante.
Dans Le Signe la Vérité est future : La Vérité, c'est que le monde doit changer (Signe 28/7) ; ce qui signifie qu'elle n'est pas accessible sur la Terre des pécheurs et qu'elle restera inaccessible jusqu'au Jour (31/8). L'accessibilité pour le vivant charnel n'est plus possible que cérébralement. C'est la métaphysique.
Mais le Pèlerinage nous permet un effort cérébral manifeste. Le Pèlerinage est un voyage en pensée au fond de soi-même pour un examen de conscience qui nettoie les sentiers de l'ascension, mais aussi vers le Tout Autre qu'est la Vie au milieu des étoiles jusqu'à l'infini. Le Pèlerinage est un coin d'Absolu très contrasté, où les valeurs spirituelles sont très fortes, si fortes qu’elles nous permettent d'éloigner en pensée ce que les Américains appellent "la ceinture de rouille" : le monde matériel à l'excès. On peut difficilement faire ça ailleurs. Le pèlerinage reste, dans le monde religieux, une sorte de sous-culture qui apporte espoir, consolation, apaisement, mais le Pèlerinage d'Arès est autre chose ; c'est une trouée vers le Ciel. Il n'est pas piégé dans le temps.
[239C31*07/04/2022]
Sur l’Événement qui donne au Pèlerinage sa Transcendance
Le Pèlerinage d'Arès vu comme le Feu qu'on vient y prendre (Signe xLi/5-7) est très au-dessus des défaillances du socle social que forme le peuple qui vient là prier ou méditer. Le Pèlerinage d'Arès est un lieu de Transcendance ; c'est le Père descendu là en 1977 pour parler à l'humain qui fait cette Transcendance, ce ne sont pas les gens qui y viennent. Le Feu que le pèlerin y prend est intime et complexe et les Pèlerins qui l'entoure ne sont pour rien dans ce qui se passe là. Le pèlerin qui prend garde à ce qu'on pense de lui, en bien ou en mal, même en s'en fichant complètement, mais en y pensant, se trompe d'adresse. [239C33*10/04/2022]
Sur la Force du Feu, Force de Vie !
Ce que nous venons chercher à Arès n'est pas une consolation, mais une Force, la Force du Feu descendu là du 2 octobre au 22 novembre 1977. Nous vivons la "mort de Dieu" annoncée par Nietzsche, ce qui laisse sans recours contre leur propre mort des millions d'humains qui ne croient plus à rien. Oh ! on n'entre pas dans l'au-delà heureux parce qu'on y croit, mais parce qu'on est bon, même si on n'y croit pas. Être P(p)èlerin d'Arès n'est pas apprendre à bien mourir, c'est au contraire apprendre à bien vivre, parce que la Vie donne la vie. Être P(p)èlerin d'Arès, c'est bâtir une Histoire qui fasse sens ! Les Pèlerins d'Arès ne s'apitoient pas sur eux-mêmes ; ils sont très forts. Nous allons une fois de plus, cette année à Arès, nous acheminer vers l'absolu.
[239C35*10/04/2022]
Sur le vide, seule localisation possible de la Vie
Quand j'entre dans la Maison de la Sainte Parole, où nous entrerons à nouveau le 21 juin, ce qui me frappe en premier, c'est le vide.
Quand, en 63 avant Jésus-Christ, Pompée (Cnaeus Pompeius Magnus), le très brillant général romain, entre dans le Temple de Jérusalem, il découvre que ce temple est vide. Sagesse du judaïsme ! Le vide est la seule localisation possible de la Vie, qui est partout et nulle part. Quand en 1977 j'entends la Voix du Père dans ce qui deviendra la Maison de la Sainte Parole, ce n'est qu'un écho de la Voix infinie qui couvre l'Infini. Dieu ne peut qu'être idéalement représenté par le vide, parce qu'il emplit tout.
Quand, après les Théophanies de 1977 à Arès, je me sens pour tâche, outre de répandre Le Signe, d'ouvrir au monde ce lieu où s'est embrasé pour l'éternité le Feu (Le Signe xLi/7) de la Vie, j'ai eu pour première idée de laisser totalement vide l'endroit.
Mais je ne pouvais pas laisser vide, absolument vide, la Maison de la Sainte Parole comme je l'aurais souhaité, parce que n'étant pas propriétaire de la balène (Signe xL/4) qui est l'immensité qui entoure immédiatement le saint lieu, je ne pouvais pas installer autour de la Maison de la Sainte Parole les locaux et les sièges permettant à ceux qui viennent prendre le Feu (xLi/3-7) de prier, méditer, se lier à la Puissance, Sainteté et Lumière (12/4). J'ai donc installé les sièges à l'intérieur.
Dieu est innommable et indescriptible, mais Il est au moins le son, la Voix, la musique, le chant, le retentissement, l'écho, l'onde, la Parole, le sens, la vie, l'énergie, l'allant sans fin, etc. qui entre dans son Enfant. Au reste, David ne construisit pas de temple. J'ai peut-être eu tort de faire de la chapelle où la Vie se manifesta à moi une maison de prière, mais ce n'est pas grave dans la mesure où le Pèlerinage (mot qui, du reste, n'existe pas dans Le Signe) n'est pas obligatoire. C'est pourquoi je dis que ce qui caractérise le mieux le Pèlerinage d'Arès, c'est la liberté, pourvu qu'elle se fasse dans l'amour et la paix. [239C36*12/04/2022]
Sur le lent passage d’une mission para-religieuse à une moisson métaphysique
Il y a quarante-huit ans cette année que Le Signe a soufflé sur le monde ses premières strophes, que j'ai appelées des Veillées dans L'Évangile donné à Arès, parce qu'elles ont toutes été révélées la nuit en 1974. Quarante-quatre mois plus tard, c'est également la nuit qu'auront lieu les Théophanies et que Le Livre est révélé. Pourquoi la nuit ? Je ne sais pas vraiment. J'ai supposé que c'était parce qu'il y a moins d'agitation et de bruit d'homme la nuit en même temps que la nuit n'est peut-être pas moins lumineuse que le jour ou que le jour n'est pas plus sombre que la nuit pour le Créateur et les êtres célestes ou célestisés, la Lumière de la Vie étant tout autre chose et d'une coruscation — "l'immense système stellaire d'Orion. Mon étoile ! Non pas une étoile seulement mais la coruscation au troisième étage du ciel de ce corps fait de feux (Paul Claudel)" — sans égale avec notre clarté terrestre même sous le plus brillant soleil.
Il y a donc quarante-huit ans cette année que Le Signe a soufflé sur le monde ses premières strophes, mais il y a peu de temps que je découvre que mes sœurs et frères sont de plus en plus nombreux à abandonner les termes enfantins ou frustes de la religion pour s'approcher d'un dire métaphysique du Dieu-Vie-Père-Mère-Créateur-Éternel-Toutautre-Étalé qui ne peut s'expliquer par des mots, et qu'en conséquence ils s'approchent d'une mode d'expression usant de mots qui fuient l'écriture, si je peux dire...
La métaphysique, comme pensait Bergson, se reconnaît à ceci qu'elle se démétaphysicie, à ce qu'elle devient un langage qui s'abstrait du grossier réel terrestre et se fluidifie. Tout le monde ne comprend pas cette façon de dire, qui est plus proche du Ciel, oh ! ne nous affolons pas, plus proche du Ciel de la hauteur d'un escabeau, mais à l'aide de nos mots lourds et insuffisants que pouvons-nous exprimer, nous autres humains, de plus aérien ? Bergson parlait de "réalité au-dessous du temps, par-delà ce qui bouge et ce qui change, en dehors de ce que notre conscience comprend." C'est un déracinement. C'est la façon dont on doit enseigner aux humains le sens du Signe. Mais les gens comprennent-ils ? Très peu de gens comprennent. Donc quelque chose que la mission ne peut qu'utiliser avec prudence, mais utiliser quand même. Il faut bien commencer un jour ou l'autre. [239C37*12/04/2022]
Sur les milliards d’âmes, libérées du péché qui empêche de voir ce qui ne change jamais.
Je crois — parce que je les sens — que ceux qui ont quitté leur chair sont autant là qu'ils sont ailleurs, participant au Feu (Le Signe xLi/3-7) qui ne s'éteint jamais. Les âmes n'ont plus de distance, plus de localisation, plus rien qui empêche d'approcher ou d'attendre ; les âmes sont parentes de la Vie qui est étalée. L'âme a un pied dans les galaxies les plus lointaines et une main sur le Feu qui brûle à Arès ; l'âme comme son Père-Mère est partout.
L'âme est directement connexe à l'être... de l'être qui ne cesse jamais. L'être est connexe de l'Être comme mon nez est connexe de mes joues en cela que les liens entre eux sont indestructibles, même s'ils sont autres l'un de l'Autre, même si par accident ils sont séparés ; ils reviennent au Tout qu'ils forment. Ainsi les milliards d'âmes dont est saupoudré l'Infini passent-elles toutes par le Saint Lieu où la Vie a posé Sa Voix.
Leibniz, probablement l'un des rares hommes qui ont exploré ceux des confins métaphysiques encore à la portée du pécheur, demandait : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" Je réponds : Parce que rien ne meurt, tout vit toujours depuis toujours sous mille modes. Je me souviens, le lendemain de l'incinération de ma mère en 1996, être allé dans son jardin y répandre le contenu de son urne à la demande d'André, son mari. Ce n'étaient pas les premières cendres que je rendais à la terre, mais comme c'étaient celles de la femme qui m'a donné la vie, j'ai regardé de très près ces cendres-là et j'ai murmuré : "Au fond, c'est une petite mer de minuscules cailloux." Et me revinrent aussitôt les mots du Père : La pierre crie dans Mon Oreille. L'homme qui crie dans son oreille n'entend pas la pierre ; J'entends la pierre (Signe XXIV/6). Alors je dis au Père : "Écoute, Père, ces petits cailloux qui Te chantent !" Tout est dans tout. La vie est dans la pierre, le caillou comme elle est dans la matrice de la parturiente.
Tout a toujours existé, sous de multiples formes, dont nous n'avons même pas idée. Nous ne sommes pas confrontés à de nouveaux défis spirituels ; nous sommes seulement emmurés dans le péché qui nous empêche de voir ce qui ne change jamais. Ce qui ne change jamais depuis la nuit des temps, c'est le Feu que vient prendre (xLi/3-7) le Pèlerin de toujours. [239C38*12/04/2022]
Sur la conscience qui vient à l'âme quand meurt le corps
Ce matin, levé tôt, j'ai profité de ce grand moment de paix que j'aime quand nuit et paix règnent encore pour visiter les pages facebook d'esprits élevés et parfois y ajouter quelque chose moi-même. Je suis, ce matin, tombé sur cette question : "Quand meurt le corps, la conscience subsiste-t-elle ?" J'ai répondu : "Il faut poser la question autrement : Quand meurt le corps, quelle conscience vient à l'âme ? On ne le saura qu'au moment voulu, car la question est aussi : Quel savoir vient-il à l'âme quand elle est seule ? Pour l'heure ma conscience et mon savoir sont des productions de mon cerveau charnel. Je serai totalement autre chose quand ma chair s'éteindra faute de sang. La sagesse est l'humilité de ne rien dire qu'on ne sache et dont on n'ait conscience." Il y a un moyen de... ou plutôt un truc pour précéder quelque peu le moment où surviendra ce qui remplacera la conscience cérébrale dans notre âme, qui n'est ni chair, ni animal, ni chose, ni culture, ni question, mais qui est une parcelle de Vie en mouvement pour rejoindre la Vie. Ce moyen, c'est la naïveté. Tant qu'on s'interroge sans pouvoir répondre, on n'est pas naïf, on cogite ; ça ne sert à rien, mais on cogite. Faites comme moi, efforcez-vous d'être naïf, c.-à-d. un peu bêbête, quelqu'un qui s'ouvre au fondamental comme la fleur s'ouvre au soleil sans se poser de question. Ouvrez-vous à la Vie ! Ne cherchez pas ce que vous ne pouvez pas trouver en ce monde qui, du reste, finit vite pour chacun de nous. [239C41*14/04/2022]
Sur le discernement dans l’évaluation des personnalités politiques et les raisons de voter pour un Pèlerin d’Arès
Je connais la triste histoire d'Adolf Hitler. Je ne conçois pas du tout qu'on puisse comparer Marine Le Pen à Adolf Hitler.
Le nazisme était fasciste en cela qu'il avait le culte du chef, l'obéissance au parti l'usage de la violence si nécessaire ; il s'inspirait sans s'en cacher du bolchevisme en imposant le principe du parti unique dirigé par des professionnels : les SA, les SS, enfin en organisant la toute puissante Gestapo dès la prise de pouvoir. Je ne vois pas du tout cela chez les lepènistes. Je n'entends pas Marine Le Pen tenir des discours de type hitlérien envisageant une classification raciale des hommes selon la "qualité de leur sang". Le Pen ne faciliterait probablement pas, je vous l'accorde, la naturalisation, ni l'installation d'étrangers en France, mais ce n'est pas du tout comparable à la xénophobie nazie qui était violente, voire criminelle (camps de concentration, élimination, etc.).
Je ne crois pas plus Marine Le Pen qu'Emmanuel Macron capable de faire au peuple français autant de mal que fit le parti nazi au peuple allemand ; je ne les prends ni l'une ni l'autre pour des grands politiques, ne serait-ce qu'en raison de terribles contradictions internes dans les deux cas et du fait qu'ils en disent plus qu'ils ne pourront faire, nul doute. Certes, l'homme ou la femme que j'attendrais n'existe pas, mais s'abstenir ou voter blanc ne me paraît ce qu'il faut faire cette fois-ci. Je pense qu'avec Marine Le Pen nous aurions une petite chance de nous faire entendre à la télévision ou à la radio contrairement à l'obturation absolue que nous ont fait subir Macron et son équipe. Je me souviens que l'historienne Marlis Steinert a souligné le caractère flou des conceptions d'Hitler en matière de socialisme, qui n'ont été exprimées, par à-coups, qu'à travers des entretiens et des discours, mais pas dans des écrits théoriques. Elle y distingua seulement, à côté d'absurdités pures et simples, des idées proches de celles des socialistes utopistes du XIXe siècle, et des concepts qui se rapprochent des théories modernes du bien commun. C'est peut-être par ce côté improvisation (pas étranger chez Macron non plus) que Marine Le Pen a une très vague ressemblance avec Hitler, qui n'était qu'un autodidacte plutôt minable. Mais il n'y a à mes yeux aucune comparaison possible avec la nocivité d'Adof Hitler et du nazisme que, quoiqu'adolescent, je connus pendant l'occupation allemande.
[239C44*16/04/2022]
Sur l’importance spirituelle des humains d’évasion
Je me souviens d'un auteur, aujourd'hui oublié, mais dont on parlait encore dans ma jeunesse : Paul Morand. Paul Morand disait : "Il faut toujours de l'inconfort dans la vie." Morand faisait partie des "quatre M" : Montherland-Maurois- Mauriac-Morand, comme disait Grasset, l'éditeur, et lui, Morand, époux d'une princesse roumaine richissime, qui semblait vivre dans le stupre en sybarite, vivait en fait dans l'inconfort. Il avait parcouru le monde dans tous les sens. Son "Journal inutile" est truffé d'anecdotes mondaines de toutes sortes. Il avait été ambassadeur, ministre plénipotentiaire, etc., mais c'était surtout un écrivain au style foudroyant : descriptions abruptes, style expéditif, pensée primesautière et convulsive, mais une forte richesse d'esprit. Je crois que s'il avait été de notre génération, il aurait été un Pèlerin d'Arès de nature libre, spontanément engagé, un de ceux à qui Le Signe et surtout son auteur, le Père, la Vie, le Tout Autre, devront de survivre et d'aller jusqu'à la Victoire du Jour ultime ! Notre époque est rétive aux humains d'évasion, elle est rétive par angoisse des inévitables épreuves à venir que l'Événement Surnaturel d'Arès, ne peut que provoquer. Ces Pèlerins d’Arès de nature libre sont comme les derniers recréateurs du monde, pressentant les naufrages qui attendent les braves qui vont renouer avec le Plan Créateur, mesurant la faiblesse des débris de notre civilisation, percevant la confusion du monde, anticipant l'écroulement de tout ce qu'on croyait valable, comprenant que l'amour était mort et la sottise devenu reine. Ils comprennent pourquoi Le Signe est survenu à la fin du vingtième siècle ; Ils perçoivent à travers les lignes de sa Parole les larmes du Père qu'attriste la déchéance de Ses Enfants. [239C49*20/04/2022]
Sur la métaphysique : recherche des causes et principes premiers
Comment concevoir autrement qu'intuitivement la réalité de la Vie (Le Signe 24/3-5) comme Être qui emplit l'Univers, concevoir l'âme comme parcelle de cette Vie qui, en vous, naît par le Bien effectif (amour) et meurt par le péché ? Rien d'autre que la métaphysique ne permet la recherche des causes et principes premiers : D'où venons-nous ? Où allons-nous ? De ce qu'est un humain vivant, et qui n'est, au reste, qu'une réalité très rapide : quelques décennies, nous pouvons en donner une idée, parce que l'humain est matière, dimension, mouvement, travail, etc. mesurables, observables, pesables, bref, objectivable. Mais le subjectivable, c'est-à-dire ce qui a été avant l'homme vivant et ce qui sera après l'homme vivant n'est définissable que de deux façons, soit par l'imagination pure et simple, soit par la métaphysique. Du reste, il n'y a pas de philosophie qui ne soit, en réalité, une métaphysique, parce que rien de ce qui ne peut pas être perçu par le sens et les instruments de vision, de mesure, etc., ne peut faire l'objet d'une connaissance au sens propre. Voilà pourquoi les objets traditionnels de la métaphysique sont Dieu, la genèse du monde, le moi, la liberté, l'immortalité, etc. Dès lors qu'une information comme Le Signe, qui ne vient pas de l'imagination, et qui a été reçue objectivement par son témoin mais qui devient, pour l'assemblée des hommes, subjective parce que ce témoin était seul, elle n'a d'interprétation que métaphysique.
Je connais les très nombreuses objections qui depuis toujours s'élèvent contre la métaphysique, mais les objecteurs ne peuvent rien contre l'incontestable échec humain des systèmes dits rationalistes face à quantité de questions qui forment le fond réel de l'existence ; hier soir 20 avril j'ai par deux fois écouté quelques instants du débat (moi je n'appellerais pas ça débat, mais stérile échange d'idées) entre M. Macron et Mme Le Pen et je suis parti vers d'autres horizons, parce que le grand absent de ce faux dialogue était justement la métaphysique, seul terrain sur lequel le technique Macron, rationaliste et calculateur, se serait montré mauvais. Or, l'oblative Le Pen perdue dans ses faiblesses bien connues côté raison raisonnante — C'était la technicité contre la bénévolence (en son plus mauvais déguisement "rationnel") — n'a pas pu s'épancher sur le seul terrain qui était le sien : la métaphysique où le cœur, qui est aussi un être vivant, peut retrouver sa raison d'être. Mme Le Pen n'a pas vraiment pas eu de bons conseillers. Pourquoi la laisser perdre son temps sur le voile des Musulmanes ou croire qu'elle peut obliger les entrepreneurs d'augmenter de 10% les salaires de leurs employés ? La nation peut fonctionner autrement qu'elle ne fonctionne, mais il faudrait pour prendre la défense d'un changement en profondeur, vraiment ontologique, de quelqu'un de mieux préparé... Je lui donnerai quand même ma voix dimanche. Même si ses chances me semblent maigres, les erreurs et les faiblesses du cœur me semblent moins dommageables que les erreurs de la froide technique politicienne.
La métaphysique d'Aristote a tenu la place laissée vacante par le rejet de la dialectique platonicienne. Elle a cependant posé des questions très pertinentes : "Qu'est-ce qui fait qu'un être est ce qu'il est ?" La métaphysique de Descartes est un acte de courage chez un homme rationnel par nature en affirmant que la vie est aussi méditation et réflexion sur des questions improuvables mais qui tombent sous le sens. La métaphysique d'Emmanuel Kant est une métaphysique critique. La métaphysique existentialiste est la quête du sens et des buts de l'existence. "La métaphysique est à l'ontologie ce que l'histoire est à la sociologie. Pourquoi l'être existe-t-il, puisqu'il est apparemment sans raison, sans nécessité et même sans cause ?" demandait Sartre dans "L'être et néant" (dit de mémoire). [239C51*21/04/2022]
Sur la liberté de croire (ou pas) chez le Pèlerin d’Arès
Suis-je juif, chrétien, musulman, franciscain, dominicain, jésuite, bouddhiste, soufi, hindou, shinto, animiste, dogon, yoruba, etc. ? Tout ça, ce sont des noms de religions, mais nous, P(p)èlerins d'Arès, n'avons pas de religion. On peut suivre n'importe laquelle de ces religions ou l'on peut croire à n'importe quoi ou même ne croire à rien et être aussi P(p)èlerin d'Arès. Il suffit pour cela d'aimer, pardonner, faire la paix, acquérir l'intelligence spirituelle, être libre de tous préjugés et moissonner des hommes qui eux aussi aiment, pardonnent, etc. [239C55*22/04/2022]