La pénitence est un tâtonnement, un apprentissage qui peut durer toute la vie,
mais il faut le commencer dès maintenant, parce qu’il faut changer le monde (28/7)
pour le sauver. Aucun niveau n’est fixé, c’est le découragement qui est impiété (13/8).

Engel, noch tastend = Ange tâtonnant encore, Paul Klee
Photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives d’images*
Pèlerins d’Arès nous sommes apôtres.
Mais lisez nos tracts ! Comme la presse, les politiciens et les sermons du dimanche ils raisonnent : « Ce monde est désastreux, injuste, menteur, impitoyable, il faut faire quelque chose ! » Or, cela les gens qui nous écoutent le savent et ou bien ils sont blasés, car rien n’a fondamentalement changé depuis longtemps, ou bien ils ont leurs solutions et la nôtre ne les intéresse pas.
La pénitence seule vaincra le mal. Elle est la norme et l’étendard du Signe.
Nous sommes seuls à prêcher la pénitence. Elle est pour l’individu comme pour le monde une question de vie ou de mort spirituelle d’abord et pour finir d’immortalisation ou de déclin physique.
« Oui, mais combien d’humains sentent-ils leur sort personnel lié à celui du monde ? » va-t-on me demander.
Peu, c’est vrai, pour le moment du moins, et il n’y a qu’un moyen de moissonner ce peu qui nous entendra et qui formera la pieuse gente, une brume d’Eau du Ciel sur le monde pour le sauver (Signe xLv/13-17), c’est de rappeler partout avec force que, même perdu parmi sept milliards d’humains, chaque homme est image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27), un co-créateur du monde et que nul ne se recrée et ne se sauve sans participer consciemment ou inconsciemment à la recréation et au salut du monde.
La pénitence est l’idée-force du Signe : Moi, Créateur du monde et de chaque homme qu’elle porte, Je ne pardonne pas le péché. Mon Salut n’est pas au bout du Pardon (de Dieu), mais au bout de la pénitence (de l’homme) (30/10). La Vérité est que le monde doit changer (28/7).
L’idée que nous devons clamer depuis 1974 est des plus simples :
Frère humain, toi et le monde sont une seule et même vie, ton salut et le salut du monde dépendent l’un de l’autre et ta part du processus est
Ta pénitence personnelle, qui consiste à aimer ton prochain, pardonner les offenses, faire la paix, penser et parler avec l’intelligence du cœur, être libre de tous préjugés, et
Ta moisson d’autres pénitents, parce que l’amour est un partage avec toute l’humanité.
Nul besoin de religion, de politique, d’idéologie, de dogme. Pas de complications cachées.
Seulement la pénitence !
C’est si simple que quand nous avons dit cela, les gens, dans cette vie de plus en plus compliquée, anxiogène, traitresse, où beaucoup frisent le pétage de plombs, nous regardent avec des yeux interrogateurs, ils attendent la suite, cherchent à deviner les intrications et pressions cachées.
Mais de suite, d’intrications et de pressions cachées il n’y pas !
Cette simplicité devrait convenir à des humains qui exècrent de plus en plus les institutions, religions, politiques, lois, règlements, contraintes, et qui nagent difficilement contre une forte houle politico-sociétale qui pourrait bien tourner en tempête.
Mais non, cette simplicité ne leur convient pas. Pas de prime abord, en tout cas.
Nous ajoutons (s’ils nous en laissent le temps) :
Frère humain, reste catholique, protestant, juif, musulman, bouddhiste ou athée, mais sois pénitent, change ta vie (Signe 30/10-11), parce qu’il faut changer le monde (28/7) du mal en bien avant qu’il ne pourrisse et ne souffre atrocement par le péché des péchés (38/2).
Sois pénitent même si tu ne rejoins pas le petit reste (24/1). Le petit reste, c’est la confrérie qui prolonge l’action du prophète, seulement des croyants centrés sur la pratique vécue et la propagation du Signe.
Mais les gens, s’ils n’ont pas encore fui, attendent la suite, les intrications et pressions cachées. Curiosité méfiante peut-être due à ce que changer sa vie (Signe 30/11), la sortir du standard, de la chienlit moderne, demande quelque chose qu’ils n’ont plus : l’individualité et la personnalité créatrices, et parce que l’effort de les retrouver ne les affriole pas.
Certains cependant disent des choses comme : « Ce que vous proposez existe déjà. Il y a des enseignements anciens du même genre dans les ashrams hindous, les monastères bouddhistes ou soto zen, les cercles soufis, voire des monastères chrétiens. le groupe Gurdjieff, etcetera. »
Nous répondons (si on nous en laisse le temps) :
Nul doute. Il existe des voies « d’éveil » ou de « libération » hors de la religion ou de l’éthique, pour passer d’un état d’être à un autre état d’être. Mais Dieu par Le Signe n’appelle pas au salut personnel par des chemins qui ne concernent que les rares capables de les suivre. Il appelle à la Vie spirituelle et au Salut universels : La Vérité, c’est que le monde doit changer (28/7). Le monde ! Avec d’autres mots Dieu reprend le Sermon sur la Montagne de Jésus (Matthieu ch. 5 à 7) qui universalise la pénitence, et dans ce mouvement même le petit reste de pénitents n’est pas un nec plus ultra promis à une eschatologie privilégiée, mais seulement un rassemblement de frères et sœurs particulièrement dévoués et actifs. L’objectif est des plus simples : L’humanité ne se sauvera jamais par la religion, la politique, la loi, mais par la bonté d’un grand nombre d’humains.
Dieu n’exige même pas qu’on croie qu’Il existe (Signe 28/12). Le Signe met certes la masse humaine à l’épreuve du réel. pour qu’elle retourne au réel dont Lui, Dieu, est l’apex. Mais Dieu est patient et se montrera en temps utile. Il sait que l’homme fuit le réel aujourd’hui : même le matérialisme et l’athéisme sont des évasions du réel, à preuve le cinéma, le plus païen des arts, qui plonge les masses dans la fiction.
La libération spirituelle a peu à voir avec la libération philosophique ou idéologique. C’est pourquoi nous sommes tout au plus existentialistes philosophiquement. Par contre, nous sommes à fond spirituels et en quête de Vie (Sign 24/5).
Mais oui, homme, qui que tu sois tu es spirituel. Tu ne le sais pas, c’est tout. Écoute-moi ! La Voie Droite (Coran, « Al Fatiha » 1/6) n’est pas dans les livres, dans les discours, dans les prières, mais en toi-même et elle est toute simple.
Viens ! Tu peux te sauver et sauver le monde !
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2014 — Tous droits réservés


Sur l’échec de la politique et de la religion
La solution politique ou religieuse n'a jamais abouti parce que, tout simplement et tristement, il n'existe pas de solution politique ou religieuse, puisque ce sont la politique et la religion qui sont cause de la plupart des grands maux du monde. [159C3*23/09/2014]
Sur des artistes inspirés par Le Signe
Roger Hodgson, britannique ancien chanteur de Supertramp, qui est depuis 1985 un auteur-compositeur indépendant, s'est depuis longtemps inspiré du Signe et du "Pèlerin d'Arès" bilingue 1989 à 1996.
Le 6 juillet 2012 Roger Hodgson a donné un concert au festival "Pause Guitare" à Albi, France et le 7 juillet il était à Cognac au festival "Blues Passions". Le 13 octobre 2012, Roger Hodgson donna un concert privé à Merville près de Toulouse (pour le compte du Comité d'entreprise de la société Airbus) devant près de 10 000 personnes.
Je n'ai pas pu me rendre à ces concerts, bien que je fusse invité à deux d'entre eux.
[159C4*23/09/2014]
Sur l’Eau Forte du Ciel qui circule en nous
Il y a d'extraordinaires beautés et forces créatrices dans les fluides qui filtrent à travers les circonvolutions de nos cerveaux, des fluides qui nous survivront parce que ce ne sont pas ceux filtrent dans les cervelles des singes, des chiens, des souris et des girafes ; ce sont les fluides de l'âme. Des fluides clairs comme du cristal et similaires à ceux du Créateur. Puisse le monde étancher sa soif de bonheur et de justice à ces fluides, l'Eau Forte du Ciel qui circule en nous !
Allez désaltérer le monde ! Il a soif et il ne le sait même pas vraiment. [159C7*23/09/2014]
Sur le Vent de ce miracle étourdissant qu'est la Vie.
Vous serez encore apôtre — ou missionnaire, c'est pareil — quand je n'entendrai plus les bruits de la terre et que mes lèvres ne boiront plus aux sources et ne lanceront plus l'Appel de Dieu qu'elles lancent depuis quarante ans et lanceront peut-être encore quelques années. Vous êtes une de ces générations qui ne suffiront pas, car le chiffre quatre est évidemment nominal... D'ailleurs le Père dit : quatre générations ne suffiront pas (Le Signe 24/2).
C'est pour vous et tous vos frères connus ou inconnus un Appel éternel et les institutions et pouvoirs le savent si bien, ils en tremblent tellement, qu'ils ont verrouillé devant moi tous les porte-voix : radio, télévision, presse imprimée, tellement ils craignent que je sois entendu plus tôt par les media que par la rue ou l'internet, champs de diffusion beaucoup plus lent.
Vous êtes en fait emporté par le Vent de ce miracle étourdissant qu'est la Vie qui naît en vous et s'ajoute à votre vie de mouton "bêlant et s'encornant" et la transforme et pour cette raison vous devez être, bien sûr, parmi les pénitents l'un des plus vaillants.
C'est avec ma propre soif prophétique que vous allez boire et les paroles que vous adressez aux frères et sœurs humains de la rue sont mes propres paroles : ta parole est Ma Parole, dit le Père (Le Signe i/12). Nous sommes tous, anciens et nouveaux, enchaînés par d'indémaillables maillons à la même Cause grandiose : Sauver le monde !
Une espérance gigantesque — celle des Géants des temps anciens (Le Signe 31/6) — baigne peu à peu la terre, depuis la France où le Messager du Père et le Père Lui-même ont parlé, et sous le Vent descendu de l'Univers la terre exsude cette espérance et commence à remplir des cœurs et des têtes... [159C8*23/09/2014]
Sur le courage de prêcher la pénitence et le Salut
J’ai beaucoup, beaucoup trop discouru autour de la pénitence au cours des quarante années passées et j'ai ainsi noyé dans le brouillard le grand Vaisseau amiral de notre voyage merveilleux vers le Salut. J'ai l'impression d'être Job. De quoi discourt-il avec ses trois moralisateurs, Éliphaz, Bildad et Sophar ? De tout et de rien autour d'une seule idée qui ne demandait pas tant de mots et de salive : le Salut et la seule Voie qui y mène : le Bien. Se succèdent les chapitres 3, 4, 5, 6... 39, 40, 41 et puis c'est le 42 : Oui, j'ai parlé sans comprendre de merveilles qui me dépassent et que j'ignore... Par ouï-dire je Te connaissais, mais maintenant mon œil T'a vu, voilà pourquoi je fonds en larmes et me repens sur la poussière et la cendre (Job 42/3-6). Voilà ! Ils ont beaucoup parlé, nous avons beaucoup parlé... pour ne rien dire d'essentiel.
Parce que seule compte la pénitence !
Il y a très très très longtemps que j'enseigne le primat de la pénitence, la notion apicale et je dirais même unique de la Parole d'Arès, parce que de quoi sort l'âme, qui est le Vaisseau de notre Salut, sinon de la pénitence et seulement de la pénitence ? Comme on dit : "Tout le reste est littérature."
Notre pénitence n'est qu'une marche en avant qui va de découverte en découverte. Nous vivons dans un monde bavard et nous nous croyons plus ou moins obligés d'être bavards. Mais ne pouvons-nous pas nous réduire à la pénitence et faire fleurir notre discours sur de ce seul arbre ? Si je suis anti-religion, anti-politique, anti-loi, ce n'est finalement que parce que je suis pénitent et non parce que je serais avant tout et intellectuellement anti-religion, anti-politique et anti-loi.
Je ne sais plus dans quel café de Paris j'ai lu, gravés sur une plaque, ces vers :
Une heure c’est un lac
Une journée une mer
La nuit une éternité
Le réveil l’horreur de l’enfer
Le lever un combat pour la clarté.
Joseph Roth.
Réveillons-nous et levons-nous pour la pénitence et pour prêcher la pénitence et moissonner des pénitents, quitte à être traités en gueux comme le fut Jean-Baptiste qui criait : Faites pénitence et vous ferez apparaître le Royaume ! [159C12*24/09/2014]
Sur le profit : inévitable moteur de l'économie humaine
Le moteur du capitalisme est tout simplement le profit. Le profit est l'inévitable moteur de l'économie humaine ; il est aussi inévitable que la circulation du sang et le métabolisme digestif chez l'homme. Supprimez la circulation sanguine, l'homme meurt. Supprimez le profit, l'économie meurt et avec elle assez rapidement l'homme ; on a vu ça en URSS et dans les pays communistes.
Je suis un homme avec toutes les faiblesses d'un homme et si j'ai un potager, mon profit ce sont les carottes, les choux et les haricots verts que j'y produis et si je suis industriel, ce sont les bénéfices des objets que je fabrique et vends qui sont mon profit. Si moi, prophète du Père, je ne cours pas après le profit matériel, c'est parce que je suis récompensé de mon travail très au-delà de ce que l'argent et les propriétés pourraient me donner, mais j'ai conscience que je suis une exception absolue au niveau matériel tout en reconnaissant que c'est ainsi, parce que j'ai un autre profit, spirituel, mais profit.
Le profit est et sera longtemps encore une nécessité, parce que l'homme n'est pas un "saint" — le Père seul est Saint (Le Signe 12/4).
L'homme est un être faible qui a besoin de manger, de s'habiller, de s'abriter et il y a ceux qui ne sont heureux qu'en mangeant, s'habillant et s'abritant beaucoup et ceux qui sont heureux en mangeant, s'habillant et s'abritant peu, parce que le réel, c'est que les hommes sont inévitablement divers et inégaux en moyens, besoins et goûts. Il y aura toujours, aussi longtemps qu'il y aura le péché, des riches et des pauvres dans une vie humaine très courte (j'ai 85 ans et l'impression d'être né hier) et la pénitence est dans ce monde pécheur la seule action intérieure capable de pousser les riches et les pauvres à peu à peu s'aimer, partager, se solidariser avec bonheur.
Le profit est inévitable et l'homme doit avoir conscience de ses faiblesses et notamment conscience qu'il ne peut créer, développer, travailler, que s'il y a au bout un profit. Certes, chez quelques-uns, les idéalistes, c'est un profit moral ou spirituel, mais ils ne sont que quelques-uns, alors que la plupart ont besoin d'un profit matériel, parce qu'ils veulent être libres et qu'ils savent que la liberté a un prix, un prix complexe qui est tout à la fois, indissociablement, spirituel, moral et matériel.
Sous ce rapport, nous sommes nous pénitents qui prêchons la pénitence infiniment plus réalistes et nous disons que ce n'est pas le capitalisme qui est calamiteux, mais l'idée qu'on se fait de l'usage du profit et la maîtrise qu'on peut finir par en avoir. La pénitence peut non changer un capitaliste en communiste, mais peut le changer en homme généreux et peut non changer un communiste en capitaliste, mais le changer en homme non envieux.
Cela nous paraît plus proche des réalités et possibilités humaines que la transformation par des lois contraignantes d'un capitaliste en communiste (on a vu ce que ça a donné en URSS : les poteaux d'exécution, le goulag, etc.) et c'est bien pourquoi le Père des hommes ne préconise ni le capitalisme ni le communisme, mais la bonté.
On est là dans un tout autre registre, très réaliste, parce qu'il vise à améliorer ce qui existe et non ce qu'on voudrait qui existe et qui n'est que rêve. Je suis sûr que même la musique dont certains se réjouissent qu'elle devienne gratuite, profite en fait à quelques-uns, quelque part, de quelque façon, qui n'est pas la façon habituelle de la boutique — j'achète un disque sous son emballage beautiful et ding ! le tiroir-caisse sonne — mais qui fait passer de l'argent silencieusement d'un endroit à un autre d'une autre manière que je ne connais pas encore, mais qui existe déjà, j'en suis bien persuadé. Chercher à modifier c’est un mythe. La pénitence est beaucoup moins mythique et c'est le Super Réaliste du Ciel qui nous la suggère. [159C13*24/09/2014]
Sur les péchés simples et répandus à corriger
J'espère que l'on trouvera les assassins d'Hervé Gourdel, mais pas pour les exécuter. J'espère qu'on les trouvera pour les empêcher de nuire et surtout leur faire entendre raison, leur montrer leur erreur, les instruire, bref, les faire passer de l'obscurité à la Lumière. Aussi horrible soit ce qu'ils viennent de faire à Hervé Gourdel, cet acte barbare mérite pardon et Dieu nous demande de porter ces hommes-là comme tous les hommes du monde à changer leur vie, à devenir bons et pour cela à entrer en pénitence.
La fameuse loi du Talion, dont le principe est la réciprocité du crime et de la faute souvent illustré par les mots : Œil pour œil, dent pour dent (Code d'Hammourabi 1700 avant J.-C., Exode 21/24, Lévitique 24/20, Deutéronome 19/21) ne peut pas avoir été dictée par le Père qui condamne la vengeance sans fin (Le Signe 27/9).
Il y a des péchés beaucoup plus simples et beaucoup plus répandus que les épidémies, les guerres, etc., ce sont le mensonge, l'égoïsme, la malhonnêteté, le mépris, la haine, l'orgueil, le vol, etc. C'est par là que l'homme "contrôle et asservit" le mal.
C'est à ces péchés que s'attaque la pénitence, parce qu'ils sont corrigibles chez les hommes qui prennent conscience qu'ils sont, souvent sans le savoir, les agents et les continuateurs du mal. [159C15*25/09/2014]
Sur les prophétesses bibliques
La mission prophétique n'a pas été assurée que par des hommes ; il y a eu des prophétesses. Pour les plus connues, on peut parler de Miryam, sœur de Moïse (Exode 15/20), Deborah (Juges 4/4, 5/1+), Hanna ou Anne (1Samuel 2/1-10), Abigael considérée comme prophétesse en raison de son annonce prophétique à David (1Samuel 25/23-31), Houlda (2Roi 22/14-20) contemporaine de Sophonie et de Jérémie, Esther classée prophétesse quoique la Bible ne parle pas d'elle comme telle, et dans le Nouveau Testament Hana ou Anne (Luc 2/36-38).
Pourquoi les plus grands prophètes ont-ils été des hommes, Abraham, Moïse, Isaïe, Jésus, Muhammad, etc. ? C'est à mon avis parce qu'ils ont été nécessaires dans des sociétés arriérées où les femmes étaient peu considérées et peu écoutées par le peuple et surtout parce qu'ils eurent des missions très difficiles, que des hommes, de nature plus robuste, pouvaient mieux accomplir. [159C16*26/09/2014]
Sur ceux qui comprennent que l'homme n'est pas un animal
L'animal, et je pense aussi à l'animal humain tant qu'il fonctionne sans âme avec ses seuls encéphales et moelle épinière, ne peut pas ruminer l'idée de la pénitence. Il ne suit que contraint de suivre — de suivre l'instinct, le chef, le gagne-pain, le désir —. Toute peur de perdre ce qu'il suit étant écartée, cet animal ne pense plus qu'à sa vie métabolique et, en rationaliste et jouisseur triomphant, rit grassement de toutes les croyances et autres idéaux. Rien d'inutile à son entretien, son alimentation et son plaisir n'apparaît dans la conduite de l'animal, animal animal ou animal homme. Il ne spécule pas sur des valeurs pour lui inexistantes ou imaginaires et ne s'inquiète pas de questions auxquels l'environnement immédiat et palpable ne lui permet pas de répondre. Et c'est cet animal-là que le Père nous envoie pour le faire entrer en pénitence. On imagine facilement l'énorme difficulté de la tâche.
Alors comment trouver un petit reste de pénitents chez ces animaux humains que le mot pénitence n'émeut pas le moins du monde, que le seule évocation d'aimer son prochain, de pardonner les offenses, d'être libre de tous préjugés fait rigoler, irrite ou laisse comme une poule ou une oie devant un livre ?
C'est qu'il y a quand même dans cette énorme masse d'animaux humains quelques sujets doués de la mémoire des siècles gardée en eux par atavisme, d'attention supérieure, d'anticipation et d'observation qui comprennent ou à la rigueur devinent que l'homme n'est pas un animal, qu'il ne fonctionne pas du tout comme un animal, et qu'il y a quelque chose qu'on appelle la conscience qui les fait de temps en temps rencontrer quelque chose d'invisible mais d'actif quoique inexplicable dans leur vie, sauf pour certains par les assertions de la religion qui d'ailleurs restent un inexplicable aveuglant. Ils savent ou seulement soupçonnent que cette puissance d'accompagnement est une perpétuelle imminence ; ils savent que la vie humaine organisée a besoin d'une autre hypothèse que ce qui grouille sous le microscope ou que ce que racontent les instructeurs religieux. C'est chez ceux-là que la graine semée par le Créateur a germé. C'est ceux-là, ces épis-là, qu'il faut trouver en leur disant : Le Signe est la Vie et donne la Vie que vous soupçonniez ou même que vous cherchiez peut-être.
Le travail prophétique est très difficile, mais il récoltera de magnifiques fruits tôt ou tard.
[159C17*26/09/2014]
Sur la moisson des grains germés
Il y a aujourd'hui beaucoup moins de croyants, donc d'épis mûrs, qu'il y a quarante ou trente ans d'une part et aujourd'hui même les croyants sont devenus tellement ignorants qu'ils ne savent plus reconnaître le Langage de Dieu, lequel leur paraît de plus en plus fréquemment un obscur charabia, ce que le missionnaire doit compenser par son parler propre plus proche de l'idiome quotidien.
Il faut aussi toujours se rappeler que nous ne sommes pas envoyés convertir ou, pour employer des termes du Signe, nous ne sommes pas envoyés faire germer des grains verts qui n'ont pas développé leur embryon spirituel, mais nous sommes envoyés moissonner des épis mûrs, c'est-à-dire des grains germés. Cela parce que le monde est déjà semé (Le Signe 5/1) et nous ne sommes pas envoyés aux Semailles, mais à la Moisson (Le Signe 6/2). Ces épis mûrs sont rares et il nous faut tomber dessus ; d'où la nécessité d'une prospection très large, très patiente, très constante, du monde et il n'y a rien d'étonnant à ce que des personnes nombreuses nous rendent Le Signe en nous disant : “Désolé, je n’y comprends rien, je vous la rends.” Il faut en effet une certaine maturité ou germination spirituelle pour être touché par cette Parole et la comprendre ou du moins être intéressé par elle. [159C27*29/09/2014]
Sur la nécessité de parler avec toujours plus de simplicité
Tous les frères qui deviennent des Pèlerins d'Arès supérieurs, savent que la tâche devient plus rude au fur et à mesure que la foule devient plus sceptique et désabusée et qu'il faut lui parler avec toujours plus de simplicité. Que racontons-nous aux gens de la rue : Nous racontons ce que nous voudrions nous-mêmes entendre !
Le Père, notre sage et habile Mentor, nous a fourni avec Le Signe tous les matériaux nécessaires et a formé notre caractère par la pénitence et déterminé notre rapport à la mission. [159C28*29/09/2014]
Sur le manque de sagesse des gouvernants face à aux attaques islamiques
Les assassins d'Hervé Gourdel et de tant d'autres dont nous ignorons les noms ne sont pas l'Islam et, de ce fait, ils disparaîtront car l'Islam, le vrai, sera heureusement plus fort qu'eux. Les violents, les cruels, les fous dangereux font toujours parler d'eux en premier, mais ils ne sont pas perpétuels, ils sont même généralement éphémères. Les bombarder, envoyer contre eux des troupes, c'est aussi tuer des tas d'innocents et ceux qui en Occident préconisent et organisent la guerre devraient y réfléchir. Bien sûr, il y a la légitime défense, il y a des dangers énormes qu'il faut combattre, ce fut le cas contre les Nazis, mais est-ce le cas de Daesh, de l'État Islamique ?
Je lis partout dans la presse qu'ils ont une armée de 10.000 à 20.000 hommes et du matériel de récupération, des canons, des chars... mais des chars, on peut les faire marcher quelques heures devant les caméras, mais au-delà il faut entretenir, réparer, etc. ces machines très complexes et ils en sont incapables... C'est dérisoire. L'effet de surprise de leur violence les fait triompher pour le moment, mais ils ne peuvent pas durer.
Hélas, nos puissants sont des politiques et ils se font une petite gloire en partant en guerre sur un coup d'émotion, comme la décapitation des deux Américains, du Britannique et du Français. Nos puissants ne sont pas des sages ; ils pensent d'abord à leurs carrières ; ils nous entraînent dans leurs abîmes de médiocrité ou de petits intérêts personnels. [159C18*26/09/2014]
Sur l’urgence de combattre le mal avant de mourir
À ceux qui me disent avec insistance : "Être pénitent pour soi, on comprend, mais pourquoi s'engager chez vous les Pèlerins d’Arès ? À quoi ça sert ?" Je réponds ceci :
Nous sommes les pacifiques soldats de l'âme. Enrôlez-vous !
Nous passons pour des prêcheurs de mythe, d'illusion. Que les hommes que l'on rencontre dans la rue sachent que demain est toujours un mythe, une illusion, parce qu'on ne sait même pas si on sera vivant demain et ce qui se passera réellement demain, si ce n'est pas demain, tandis que nous croyons tout prévisible et trottinons vers le petit boulot routinier, qu'une voiture nous passera dessus ou qu'une tuile nous tombera sur la tête et que nous nous retrouverons soit dans un cercueil soit dans une petite chaise roulante.
Oui, tout peut arriver comme le feu, toujours imprévisible et c'est notre rôle de pénitents, de moissonneurs des âmes de tout rendre prévisible : Demain, c'est le mal, le malheur ou la mort, songez-y, passant ! Combattons le mal ensemble ! [159C19*26/09/2014]
Sur la relativité des différences face à la pénitence
Parler des nantis et des démunis, des riches et des pauvres, me ramène à l'esprit un poème en prose de Baudelaire : "Assommons les pauvres !"
Ce poème n'est pas très long, il est bon de le relire :
"Assommons les pauvres !
Pendant quinze jours je m'étais confiné dans ma chambre et je m'étais entouré des livres à la mode en ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans) ; je veux parler des livres où il est traité de l'art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J'avais donc digéré — avalé, veux-je dire, toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public — de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de tous ceux qui les persuadent qu'ils sont tous des rois détrônés. — On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d'esprit avoisinant le vertige ou la stupidité.
Il m’avait semblé seulement que je sentais, confiné au fond de mon intellect, le germe obscur d’une idée supérieure à toutes les formules de bonne femme dont j’avais récemment parcouru le dictionnaire. Mais ce n’était que l’idée d’une idée, quelque chose d’infiniment vague.
Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants.
Comme j’allais entrer dans un cabaret, un mendiant me tendit son chapeau, avec un de ces regards inoubliables qui culbuteraient les trônes, si l’esprit remuait la matière, et si l’œil d’un magnétiseur faisait mûrir les raisins.
En même temps, j’entendis une voix qui chuchotait à mon oreille, une voix que je reconnus bien ; c’était celle d’un bon Ange, ou d’un bon Démon, qui m’accompagne partout. Puisque Socrate avait son bon Démon, pourquoi n’aurais-je pas mon bon Ange, et pourquoi n’aurais-je pas l’honneur, comme Socrate, d’obtenir mon brevet de folie, signé du subtil Lélut et du bien avisé Baillarger ?
Il existe cette différence entre le Démon de Socrate et le mien, que celui de Socrate ne se manifestait à lui que pour défendre, avertir, empêcher, et que le mien daigne conseiller, suggérer, persuader. Ce pauvre Socrate n’avait qu’un Démon prohibiteur ; le mien est un grand affirmateur, le mien est un Démon d’action, un Démon de combat.
Or, sa voix me chuchotait ceci : "Celui-là seul est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir." Immédiatement, je sautai sur mon mendiant. D’un seul coup de poing, je lui bouchai un œil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassai un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m’étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d’une main par le collet de son habit, de l’autre, je l’empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j’avais préalablement inspecté les environs d’un coup d’œil, et que j’avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour un assez long temps, hors de la portée de tout agent de police.
Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d’une grosse branche d’arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l’énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefteack.
Tout à coup, – ô miracle ! ô jouissance du philosophe qui vérifie l’excellence de sa théorie ! – je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d’arbre me battit dru comme plâtre. – Par mon énergique médication, je lui avais donc rendu l’orgueil et la vie.
Alors, je lui fis force signes pour lui faire comprendre que je considérais la discussion comme finie, et me relevant avec la satisfaction d’un sophiste du Portique, je lui dis : "Monsieur, vous êtes mon égal ! veuillez me faire l’honneur de partager avec moi ma bourse ; et souvenez-vous, si vous êtes réellement philanthrope, qu’il faut appliquer à tous vos confrères, quand ils vous demanderont l’aumône, la théorie que j’ai eu la douleur d’essayer sur votre dos."
Il m’a bien juré qu’il avait compris ma théorie, et qu’il obéirait à mes conseils."
Charles Baudelaire
Ce poème a fait couler beaucoup d'encre parce que les lecteurs n'ont jamais su s'il fallait y voir le cynisme violent d'un riche à l'égard d'un pauvre ou inversement la rebiffe d'un pauvre finissant par triompher du riche qui allait l'écraser.
Eh bien moi, depuis que je reçus du Ciel Le Signe, je ne pose pas du tout la question de cette façon.
Je dis qu'il y aura toujours des riches et des pauvres, mais que l'important n'est pas là. Je n'ai pas du tout envie d'être riche et je laisse la fortune à ceux qui aiment ça et je me dis que c'est très bien s'ils deviennent pénitents, parce qu'ils seront généreux. Alors je serai totalement exempté du souci de maintenir une fortune — c'est un vrai souci — et je serai le plus heureux des hommes en vivant simplement.
L'important, pour moi, n'est pas d'être riche ou pauvre, plein d'argent ou mendiant, patron ou salarié, l'important, c'est la pénitence. C'est d'elle, si nous arrivons à la mettre en pratique dans les générations qui viennent, c'est du Bien accompli, que sortira une société heureuse où les différences de moyens entre les hommes n'auront plus d'importance, parce qu'il n'y aura plus de dominateurs en haut et d'envieux en bas. C’est dans la vie de l'âme, la Vie, que le bonheur se développera.
Je sais que ce n'est pas du tout dans les idées du temps, qui, entonnées dans les discours impétueux des politiques (les syndicalistes sont aussi des politiques) et des "moralistes" de l'égalité, ne font toujours que parler de riches et de pauvres, de patrons et d'ouvriers, de lutte des classes, etc. Je dis que nous Pèlerins d'Arès sommes appelé à voir la société tout à fait différemment. Ce n'est pas, c'est vrai, une Voie facile à travers les idées du temps.
Pour l'heure, soyons adroits, parlons de la pénitence tout court avant de parler de la diversité dans la société, parce que c'est un sujet qui divise terriblement les hommes. [159C22*29/09/2014]
Sur l’inutilité de trouver un sens à tout
L'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et l'absence de préjugés ne pouvant exister qu'en présence de l'autre, du prochain, la pénitence ne peut exister qu'au milieu des hommes. La pénitence est donc un acte social.
Le pénitent n'est pas nécessairement, mais peut être un homme à plusieurs facettes, surtout dans cette génération où la pénitence est une recherche... Plusieurs facettes parfois contradictoires. D'ailleurs les contradictions de la Parole de Dieu, dans la Bible comme dans le Coran, montrent combien Dieu a le souci de parler à l'homme comme l'homme parle.
Mais au-delà des contradictions il y a ce qui les rend négligeables et les fait oublier : le À Bien.
Souvent, à ceux qui me disent : 'Voilà le sens de tel ou tel verset de la Bible" ou "Voilà le sens de tel ou tel verset du Coran" ou qui me disent "Voilà comme il faut..." ou "Voilà comme il ne faut pas vivre en pénitent", je réponds : "Je comprends que les hommes veuillent absolument trouver un sens à tout, mais, tout compte fait, quelle importance ? Aucune, car seul compte le Bien, dit le Père à Arès, car ce n'est pas ce que tu crois, ni ce que tu comprends, qui compte, pourvu que tu sois un homme ou une femme de Bien !"
[159C23*29/09/2014]
Sur la lettre de Publius Lentulus
La description de Jésus issue de la lettre de Publius Lentulus, qu'on m'a souvent opposé depuis quarante ans, ne correspondant pas du tout au Jésus qui m'apparut en 1974.
Le Jésus qui m'apparut en 1974 était très grand, avait les cheveux d'un brun très sombre ou noirs, les yeux noirs, le teint mat très oriental, etc., bref il était complètement différent.
La lettre est conservée au Vatican, mais le Vatican ne la considère pas comme authentique. Il la considère seulement comme une curiosité apocryphe historique.
La publication la plus ancienne de cette lettre remonte à 1474 à Cologne dans "La vie du Christ" de Ludolph le Chartreux (Cologne, 1474). Ensuite on la retrouve à Nuremberg en 1491 dans "L'introduction à L'Œuvre de st-Anselme. Mais d'où vient cette lettre ? À Iéna en 1421 un certain Giacomo Colonna l'aurait trouvée dans des documents envoyés à Rome de Constantinople. Elle devait être écrite en grec, puis traduite en latin au 13ème siècle. La description correspond à l'image dite d'Abgar, appelée le Mandylion, une relique antique qui aurait consisté en une pièce de tissu rectangulaire sur laquelle l’image du Christ aurait été miraculeusement imprimée de son vivant. La légende du Mandylion a duré plusieurs siècles à partir d'une prétendue correspondance entre Jésus et Abgar, un des rois d’Édesse, probablement Abgar V Ukomo ou Ukkama Bar Ma'Nu. Pour en revenir à la lettre, certains ont dit qu'elle remontait à Dioclétien, mais aujourd'hui tous les spécialistes la considèrent comme fausse, parce qu'il n'y a jamais eu de de gouverneur romain de Jérusalem ni de procurateur de Judée du nom de Lentulus. De plus, jamais un Romain n'aurait utilisé les mots dithyrambiques utilisés dans la lettre. Cette lettre est un faux fabriqué plusieurs siècles après Jésus par de pieux Chrétiens. [159C24*29/09/2014]
Sur les philosophes
Descartes est le penseur longtemps mis en avant par d'assez nombreux rationalistes mécréants, dont je fus jusqu'au début des années 60, et qui, dans ma jeunesse, disaient : "C'est cartésien," pour dire : "C'est athée." Ils oubliaient, comme vous le soulignez, les nombreuses pages consacrées par René Descartes aux "preuves de l'existence de Dieu" ou les ouvrages comme le "Traité des Passions".
Il est encore aujourd'hui aussi difficile d'oublier Descartes que d'oublier Platon, quoique ces deux hommes fussent baignés dans des temps et des mondes fort différents et eurent conséquemment des pensées fort différentes, mais l'un comme l'autre nous ont appris à faire travailler nos cervelles et nous devons leur en être infiniment reconnaissants.
À la même époque que René Descartes vécut, dans l'oubli total (son œuvre ne fut connue qu'après sa mort) un autre philosophe, à mes yeux prodigieux et beaucoup plus intéressant et clairvoyant au plan métaphysique, c'est Baruch Spinoza, mais aujourd'hui ce sont surtout les préoccupations des existentialistes que je partagerais : Heidegger, Gabriel Marcel, Sartre, etc., uniquement parce que le fond philosophique, sous-jacent au Fond spirituel du Signe est à mes yeux existentialiste. D'ailleurs, quand je reçus le Message de Jésus en 1974, Martin Heidegger était encore vivant et je lui adressai un exemplaire de L'Évangile Donné à Arès. J'ignore si l'adresse que j'avais était la bonne et s'il le reçut. [159C26*29/09/2014]
Sur les petites unités humaines
Je ne fonde jamais ma mission sur les petites unités humaines ou sur des sujets d'ordre politique ou social ; les petites unités humaines forment un des termes de mon opinion personnelle sur la vie sociale idéale de l'avenir lointain.
Ma mission est seulement basée, sur la pénitence et ce qui mène ou tourne autour de la pénitence dans les conditions actuelles de nos vies.
On peut lire dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (appendice de l'édition 1995 de La Révélation d’Arès), au bas de la page 740, ceci :
"Nous croyons que le monde changé désigne un cadre spirituel, non un monde économiquement, socialement défini et assigné d'avance. De la forme pratique du monde changé l'homme, par son pouvoir créateur, décidera parmi tous les mondes de bonheur, d'amour, de paix, de liberté, de diversification, qu'il peut imaginer et réaliser, mais son cadre spirituel sera celui prévu par le Père."
Il s'ensuit que, du fait de la grande diversité des natures humaines, certains choisiront d'être communistes, d'autres d'être anarchistes absolus, d'autres de vivre dans des républiques fonctionnement de cent façons différentes, etc., et moi je préférerais vivre dans une petite unité humaine autogérée sans système politique où tout le monde se connaît plus ou moins, parce que je crois que la pénitence y sera plus facile à partager, mais il n'y a pas de règle sur ce point dans Le Signe.
La question des petites unités humaines a été abordée dans ce blog, c'est vrai, mais ce n'est qu'un blog. J'y exprime mon opinion sur divers points, notamment sur la politique que je rejette autant que Le Signe la rejette, mais, dans la réalisation de cette Sainte Parole, tous les points peuvent ne pas ressortir directement du Signe et de ma mission ; ils peuvent ressortir de mon ressenti personnel. Je suis le prophète et ma parole est Parole du Père (Le Signe i/12) dans le domaine du spirituel, mais si mon épouse me demande si je veux des navets dans ma soupe et que je lui réponds que je préfère les carottes, ce n'est évidemment pas Parole de Dieu. [159C27*29/09/2014]
Sur les défaillances physiques
Nos défaillances physiques, qu’elles soient liées à l’handicap, à l’âge, etc., finissent par ne plus se voir quand nous rallumons en nous le faible lumignon de notre intelligence (Le Signe 32/5), parce que l'intelligence, c'est ça qui se voit vraiment.
Nous allons laisser dans ce monde des traces qui ne s'effaceront plus jamais.
[159C28*29/09/2014]
Sur la raison de citer les références à la Parole
Certains me disent : "Mais pourquoi êtes-vous sans cesse en train de soigner les références, de répéter (Le Signe ceci) et (Le Signe cela) ? Tout le monde sait où trouver ces références." Je réponds : "Mais "tout le monde", ce n'est pas les Pèlerins d'Arès. Et les autres, qu'en faites-vous ? Je soigne les références partout pour ceux qui lisent en diagonale, qui parcourent, qui survolent. Ainsi partout où des yeux paresseux tombent ils trouvent les références et ils finiront bien, un jour, par se procurer Le Signe et par y jeter un œil."
La recherche du Bien conduira tôt ou tard, infailliblement, le chercheur sincère à trouver son Auteur. Il n'est pas nécessaire de le dire maintenant, parce qu'il y a déjà tellement de scandalisés (Le Signe 28/4-15) ! Il ne faut pas les décourager d'avance en leur parlant du Dieu de la religion dont ils ne veulent plus. Laissons faire la nature des choses sur le sentier du Bien. [159C30*02/10/2014]
Sur les médiums
Selon un médium notoire, Jeanne d'Arc s'inquiète qu'on raconte qu'elle a été brûlée alors qu'elle ne l'aurait pas été et Napoléon que le cercueil dans le tombeau des Invalides ne contienne pas son cadavre. Comment s'arrêter à des préoccupations aussi futiles ? C'est bien parce que leur témoignage n'est fait que d'illusions (ou d'impostures) qu'on ouvre les media devant les médiums, parce que ça ne va pas loin et que les risques de répandre des idées dérangeantes dans la foule sont nuls.
Être pénitent, c'est seulement aimer, pardonner, faire la paix, être libre de tous préjugés et penser avec intelligence du cœur, ce n'est pas aller chercher dans l'au-delà par médium interposé ou d'autres façons des recettes que, de toute manière, ne pourrait pas vous donner une médium qui, si elle entend quelque chose, n'entend que quelques larves astrales inférieures. [159C32*02/10/2014]
Sur la difficulté de décider les gens à s’engager
La plus grande difficulté de la mission est non d'être compris, car beaucoup de gens nous comprennent et nous approuvent, mais de décider ces gens à s'engager à nos côtés dans la pénitence et la quête de pénitents.
Les gens rencontrés, pour la plupart, ne cessent de répéter qu'ils en ont assez de cette société et qu'il faudrait désormais que "quelque chose change", que les hommes brûlent leurs vaisseaux, s'attaquent à une situation qui empire chaque jour... Mais ils ne brûlent rien du tout ; ils s'en gardent bien. Leurs intentions sont des intentions qui ne leur coûtent rien. Ils laissent l'action aux politiques. C'est ainsi que le faux-semblant s'accrédite tous les jours et partout et que rien ne bouge et que le monde s'achemine vers le péché des péchés et les calamités qui l'accompagneront.
Voilà la difficulté. Voilà donc pourquoi il nous faut, à nous, cent fois plus de courage et de volonté qu'à n'importe qui.
Mais la tâche est loin d'être finie, parce que le mal reprend le dessus sans cesse, au point que les hommes maintenant désespèrent. Nous, nous ne désespérons pas !
[159C33*02/10/2014]
Sur le fait de se défendre d’accusations
Samedi, oui, j'ai pris la place de votre ou de vos présentateur(s) pour accueillir le public. "Il n'y a eu que douze personnes en tout," en effet, seulement une petite part des personnes rencontrées dans la rue auxquelles vous aviez donné des invitations, mais ce que vous trouvez n'être que la décevante portion congrue du public espéré me paraît, d'après ma vieille expérience, normal. Peut-être l'imprimé d'invitation, celui qu'utilise la mission de Nice, n'était-il pas approprié à Lorient. Il ne faut jamais oublier que la mission est toujours affaire de terrain et que ce qui marche dans tel lieu ne marche pas nécessairement dans tel autre. Mais dans l'ensemble, à mes yeux, les choses se sont bien passées.
Il n'était pas pertinent, en effet, de préciser sur l'invitation que vous n'êtes pas une "secte". Il ne faut jamais se défendre d'accusations qui ne vous sont pas lancées expressément à la figure. Est-ce que je passe par un imprimé pour dire que je ne suis pas un escroc, pas un menteur, pas un ogre, pas un fou, etc. ? Je ne réponds à ces insultes que si on me les lance directement. [159C34*07/10/2014]
Sur l’interview de frère Michel par Jacques Chancel
Jacques Chancel eut pour moi beaucoup de sympathie, mais c'était malgré tout un journaliste. Vous ne pouvez pas obtenir de ces gens-là qu'ils sortent des conventions et règles de leur métier. Ce ne sont pas des reporters ou interviewers libres. Ce ne sont que les employés des propriétaires d'un journal, d'une radio, d'une télévision. Ils ne sortent pas du cadre des normes d'investigation et de rationalisation que leurs employeurs leur imposent.
S'il ne montrait pas la couverture du Signe, c'est parce qu'il est interdit aux journalistes de la radio-télévision de faire la publicité d'un objet, d'un livre, d'un journal etc.
S'il n'a pas parlé des Théophanies, c'est parce qu'il est interdit au personnel journalistique de parler de Dieu autrement que d'une façon sceptique ou ironique. Il a préféré, dans mon intérêt, s'en tenir à Jésus comme prophète et ne pas aborder le sujet de Dieu. J'ai quand même pu placer une phrase ou deux à propos des Théophanies et il m'a coupé en disant en riant : "Mais ça, c'est la divine surprise !" et en passant tout de suite à autre chose. Vous savez, l'interview d'un homme aussi embarrassant que moi, c'est un peu le jeu du chat et de la souris.
Pour cette fois, je savais que cet interview ne pourrait pas être un outil missionnaire et qu'il ne serait que le miroir formaliste et mondain d'une Vérité de Feu, que j'aurais, au contraire souhaitée pleine de Vent et de Souffle. Si ce journaliste et interviewer, que j'avais rencontré deux fois pendant les mois qui précédèrent l'interview pour finir par lui inspirer confiance, avait senti que je voulais me lâcher complètement et non m'en tenir aux limites qu'il souhaitait, l'interview n'aurait simplement pas eu lieu. Certes, si l'occasion s'en représentait, je chercherais à être plus dans la peau du prophète qui parle au Nom de Dieu, mais pour cette seule raison je doute que l'occasion se représente, sauf le risque de me faire ridiculiser. Je me suis au contraire sorti de cette interview avec dignité. [159C34*07/10/2014]
Sur l’institution journalistique
Le monde journalistique est rationaliste, encouragé et même renforcé dans le rationalisme par les dominateurs qui surveillent les journalistes.
Le journalisme en général se conforme aux idées de L'Union Rationaliste qui promeut le rôle fondamental de la raison dans les capacités d'adaptation, d'organisation, d'expérimentation et de critique propres à l'espèce humaine, Mais là se pose une grande question : Qu'entend-elle par la raison ? Nous aussi, Pèlerins d'Arès, sommes sûrs de suivre la raison. L'Union rationaliste et ceux qui la suivent comme les journalistes travaillent à faire reconnaître partout que les avancées techniques, scientifiques, politiques et culturelles de l'homme sont dues à la raison raisonnante du matérialisme, à nos yeux raison limitée ; alors que nous travaillons à faire reconnaître la raison totale de l'homme tant spirituel que matériel.
La profession journalistique ne fait pas que se limiter aux faits et objets vérifiables. Elle combat les différentes formes de dogmatisme, refuse le surnaturel, tout cela au nom d'une information laïque.
Le journalisme dans ce domaine rationaliste est une véritable institution.
[159C48*10/10/2014]
Sur le salut de l'homme
Je reste convaincu que "nous sommes seuls à prêcher la pénitence" telle que Le Signe l'entend : Le salut de l'homme par ce qu'il fait et non parce qu'il croit, que cet homme soit athée ou croyant et, s'il est croyant, quelle que soit sa religion ou sa conviction. En tout cas, je n'ai jamais rencontré personne qui prêche cela dans la rue ou dans un lieu de prière. [159C35*07/10/2014]
Sur une pénitence qui n’a plus rien à voir avec le passé
Ce que la religion appelle aujourd'hui pénitence n'a plus vraiment de sens, sinon celui, très dérivé, de remords, d'expiation par l'autopunition.
Le Signe relance le mot et donc l'idée qu'il contient réellement, idée qui n'a plus rien à voir avec le passé, donc rien à voir avec le remords et l'expiation, mais tout à voir avec l'avenir, avec la recherche d'une autre vie, d'une vie de bien.
Faire pénitence, c'est construire le Bien au fond de soi pour que ce Bien personnel se fonde dans le Bien général.
Tout à l'heure j'étais en ville — à Bordeaux — et avec sœurs Christiane et Nina en passant le long de la Garonne, nous vîmes fourmiller une foule autour de trois grand mâts, misaine et artimon émergeant du quai, avec vergues d'où pendaient des grandes voiles. C'était "L'Hermione", frégate construite à Rochefort d'après les plans de l'époque (1779). Une réplique de "L'Hermione" qui transporta aux États Unis, alors encore Colonies Américaines de la Couronne Britannique, le général de La Fayette en 1780. Je contemplai cette foule se pressant, presque fiévreuse, appareils photo en main, autour du navire qui va appareiller lundi 13 octobre pour les USA. J'étais sidéré par l'emballement des hommes devant cette quasi-insignifiance : une frégate qu'on a mis 17 ans à reconstruire au lieu d'ériger des abris pour les sans-logis, un navire sans cargaison, sans but notable, sans même grand intérêt (les gravures de l'époque renseignent aussi bien les gens intéressés), rappelant un fait et un homme qui n'ont plus la moindre importance : La Fayette, sans qui les USA seraient nés de toute façon. Aujourd'hui beaucoup d'argent dépensé, de cœurs battants, de mouvement autour de pas grand-chose, qui n'apportera au monde en difficulté aucune amélioration d'aucune sorte.
"Ah !" pensais-je en regardant le bateau et la masse de badauds excités, "ah ! si seulement l'idée de pénitence, qui elle peut réellement changer le monde, émouvait ces milliers de gens avec autant de force.
Notre travail ne va pas être facile. De là l'urgence encore plus absolue de la pénitence.
[159C52*10/10/2014]
Sur la libération décisive de la pénitence
D'une part, celui ou celle qui est témoin de sa propre personne, notamment du mal qui dort en lui et qui peut à tout moment se manifester par la mensonge, la colère, la malhonnêteté, peut ne pas se sentir l'héritier ou l'héritière du christ comme premier pénitent accompli.
D'autre part, si celui ou celle qui est témoin de sa propre personne se contemple ave orgueil, satisfait ou satisfaite de lui-même ou d'elle-même, comment croirait-il ou croirait-elle opportun d'entrer en pénitence ?
Il faut donc pour échapper à ces situations se dire qu'il n'est pas de crainte d'une part et d'autosatisfaction d'autre part qui puisse arrêter un homme de changer sa vie s'il a reconnu au fond de lui l'empreinte de la Parole entendue, cette empreinte qui est là gravée au fond de chaque humain comme image et ressemblance de son Créateur, son vrai géniteur.
Cette reconnaissance c'est la libération décisive qui fait le pénitent, car personne n'est prisonnier de sa pénitence. Au contraire, le pénitent ou la pénitente se rend libre de tous préjugés sur sa propre personne et surtout libre de la prison du péché.
Le pénitent et la pénitente se reconnaît à ceci qu'il a inséparablement le sens de l'évidence — du bien seul sortira le bien — et le sens de sa propre faiblesse. Ce mélange de l'évidence et de la faiblesse forme un explosif, explosif lent, formidable : le Bien.
[159C38*07/10/2014]
Sur l’animal pensant sacralisé par la pénitence
Être pénitent, c'est découvrir et faire naître la raison d'être profonde de l'humain.
On n'est donc pas pénitent en quittant la situation humaine, comme font les mystiques.
Il faut au contraire s'y enfoncer le plus loin possible.
La pénitence nous enseigne tout sur nous-mêmes parce qu'elle nous fait bâtir un rapport spirituel indissociable avec l'être psycho-biologique qu'est chacun de nous. Le pénitent est l'homme qui se connaît le mieux ; il atteint le niveau supérieur de la conscience. La pénitence ne détruit pas en lui l'animal pensant, elle le sacralise, elle le divinise. [159C43*07/10/2014]
Sur le pénitent qui se doit à lui-même et aux autres inséparablement (5/12)
Notre mission a pour but de réveiller et former des hommes supérieurs, car la pénitence rend supérieur dans la collectivité par opposition à ce qui fut longtemps considéré comme supérieur dans la solitude. La pénitence n'est pas faite pour des hommes fuyant le monde et gardant égoïstement pour eux seuls les fruits de leur victoire sur le mal et les passions. La pénitence n'est pas faite pour quelques ascètes sur une montagne ou dans les cavernes du désert, mais au contraire pour des hommes qui se consacrent au bonheur de la société et au retour en Éden de toute l'humanité. Le pénitent se doit à lui-même et aux autres inséparablement.
Toute pénitence non utilisée pour le bien public est vaine. [159C53*10/10/2014]
Sur la pénitence comme moteur de l’action
J'éprouve une grande joie en constatant que mes frères et sœurs réalisent maintenant l'extraordinaire centralité de la pénitence dans Le Signe. Le pivot autour duquel tourne cette Parole est le verset La Vérité est que le monde doit changer (28/7), mais c'est la pénitence qui fait tourner le pivot.
La pénitence est le moteur de l'action lancée pour redonner à l'homme et au monde la vie spirituelle, la Vie.
L'humanité se comporte comme si elle recherchait l'anéantissement irrémédiable de l'Œuvre de Création de l'homme, quitte à s'anéantir elle-même dans le péché, qui grossit en péché des péchés (Le Signe 38/2). Dans une sorte de folie suicidaire l'homme semble se délecter de l'idée qu'il peut cracher à la face du Père. [159C53*10/10/2014]
Allez toujours à l’essentiel : la pénitence !
Allez toujours à l’essentiel : la pénitence !
Des opuscules sur Marie, ou le Sermon sur la Montagne sont des sujets importants mais polémiques, en ceci qu'ils peuvent être discutés, vus de façons diverses. Mais la pénitence, elle, ne peut pas être polémique. La pénitence est la quête du Bien et personne ne peut discuter cette évidence que du Bien seul sortira le Bien. Tout ce que peuvent en dire ses détracteurs, c'est qu'il est impossible. Mais dire qu'une chose est possible ou impossible n'est pas polémique, c'est dire la Vie telle qu'on la voit tantôt optimistement, tantôt pessimistement.
Nous sommes des optimistes radicaux. [159C40*07/10/2014]
Sur l’égarement de la science et le rôle de la raison dans la pénitence
La pénitence n'est pas en soi une philosophie, mais elle enrobe le pénitent d'une philosophie, qui n’est pas celle que prône les scientifiques qui ne voient rien d’autres qu’émotion dans la pratique de l'amour, du pardon, de la paix, la liberté et qui concluent que cette pénitence n’a donc pas de philosophie, ni même d’existence en tant que telle.
Nous vivons des temps où la science depuis quelques décennies se prépare à dominer l'existence de l'homme. Qu'il s'agisse de la politique ou de la technique, tout se passe comme si l'ensemble des hommes, trottinant comme des moutons derrière leurs intellectuels, pensaient avoir atteint la compréhension ultime de la vie par les seuls neurones et par les livres. La science s'égare. Avec la pénitence, c'est un retour dans le bon sens que nous nous apprêtons à faire.
Je suis un pénitent, mais sur quoi ma pénitence s'exerce-t-elle ? Sur la raison.
Or, la raison ne fonctionne pas seulement sur les capacités neuronales. La pensée, l'inspiration, l'amour, la foi, qui différencient radicalement l'homme de l'animal, ne fonctionnent pas sur les neurones. Elles fonctionnent sur cette intelligence spirituelle, actuellement réduite à un faible lumignon (Le Signe 32/5), mais qui peut se rallumer et briller et qui, de toute façon, se différencie de l'intelligence intellectuelle.
Quand j'étais communiste j'étais dans une idéologie, une unique et exclusive construction intellectuelle parmi d'autres que je déclarais fausses, j'étais donc hors raison, car la raison n'existe que reposant sur un ensemble complexe de constructions et de principes antinomiques qui dirigent l'activité de l'esprit, la connaissance et donc l'action. Quand, ensuite, j'étais dans l'église, j'étais dans les dogmes, également hors raison, parce qu'excluant les constructions de la foi des autres religions.
Aussi fermement et catégoriquement je revendique le droit de me retrouver un homme, non un poulain sous le harnais scientifique (Le Signe 10/10), c'est par la pénitence que je le revendique, sans aucun respect pour les armatures que le rationalisme prétend donner à l'esprit. Je rejoins au contraire une Vérité déposée dans le monde dès l'origine. Je suis sûr d'être revenu dans le sentier du Réel.
Je crois que c'est Einstein, un scientifique, qui disait que "La chose du monde la moins compréhensible, c'est que le monde soit compréhensible", et c'est exactement ce qui se passe chez le pénitent que je suis : Je suis le moins compréhensible des hommes pour les "gens sérieux" qui m'écoutent et m'observent, mais pour moi c'est tout le contraire : l'homme me redevient compréhensible depuis que je suis devenu un pénitent après 1974.
Je dirais donc que si être un esprit clair, c'est avoir retrouvé la rationalité du monde comme allant de soi dans la pénitence, j'ai, grâce à Dieu descendu de Son Séjour cosmique infini me reprendre par la main, atteints mes limites extrêmes. Je suis en quelque sorte un humain extrême, ce qui à mes yeux est une représentation philosophique de mon être. J'entends ici par philosophie l'ensemble des observations et recherches visant à saisir toutes les causes premières, toute la réalité et tous les fondements des valeurs humaines, et élargissant les problèmes à leur plus haut degré de généralité en m'exprimant dans une langue naturelle et lisible par tout le monde.
Ma pénitence, mes continuels efforts d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur et mes efforts pour me rendre libre de tous préjugés, font que je ne peux plus me voir enchaîné à la mécanique humaine scientifique, mais que je me découvre chaque jour un peu plus varié, diapré, multiple et multidimensionnel, et que je vois s'ouvrir un éventail de probabilités à l'intérieur de moi. Autrement dit, Le Signe m'a considérablement enrichi et je crois que c'est la même chose pour mes frères et sœurs de l'assemblée.
La foi n'est pas pour moi, comme elle l'est pour beaucoup d'autres, une cabriole qui me permet de temps en temps de sortir de l'ordinaire animal en priant, en lisant l'Écriture, etc. La foi est devenue pour moi une composante indispensable et permanente de forces qui me traversent et que je ne sentais pas avant la pénitence. Je sais que Dieu existe comme je sais que la constante de la pesanteur est 9,81. Ma foi est la conscience paradoxale et irrépressible de ma liberté totale, divine. Je crois que n'importe quel pénitent peut en passer par là. L'intellect ou le cerveau n'est pas le seul agent du destin humain ; n'importe qui sans culture peut devenir un être sur les Sentiers vers les Hauteurs Saintes.
C'est ça le vrai tabernacle dont parle Le Signe (10/6). Le tabernacle c'est le pénitent. C'est lui qui contient Dieu tout en se contenant lui-même. Si ce n'est pas une question philosophique existentielle, qu'est-ce que c'est ?
La science, que j'appelle simplement la connaissance n'a pas la rationalité universelle. Elle a seulement sa rationalité dans ses limites étroites.
Très étroites même, parce que je ne crois pas la science capable de bonheur : Mon bonheur d'être avec mon épouse, que j'aime romantiquement, ou d'être avec mes frères et sœurs que j'aime évangéliquement mais aussi affectueusement, n'a rien de scientifique au sens qu’on peut donner à scientifique. Il n'y a pas de raison chimio-physicienne ou scientifique face à une prétendue "déraison spirituelle". Il n'y a qu'une seule raison qui englobe tout ce qui entre dans le cerveau de l'homme, la science comme la foi ; la haine comme l'amour, etc. !
Les rationalistes sont un danger pour la raison vivante, raison totale. La vigueur de la raison dépend de la renaissance d'un sens de la raison totale et vivante et c'est à cette renaissance que s'attaque notre pénitence. [159C47*09/10/2014]
Sur la pénitence qui changera le monde et mettra fin au hasard
Il y a quarante ans — c'est encore l'âge d'un bébé spirituel — que nous nous démarquons de la religion et des sectes concernant la Voie Droite vers les Hauteurs Saintes, le Salut, parce que Le Signe dit que la rédemption de l'homme ne passera pas par les crédos, les prières, les lois, les mystiques, comme disent les religions et les sectes, mais par la pénitence, le changement de l'homme en bien.
Cela nous différencie absolument du religieux.
Que dit chaque religion ou secte ? Elle dit grosso modo : "Suis-moi et ne mélange pas la foi, la prière, l'obéissance aux règles ou lois qui sont les miennes avec ta vie matérielle, parce que le souci du salut éternel ou le souci de ton âme est primordial tandis que la vie terrestre est courte et secondaire ?"
Rien de tel pour nous Pèlerins d'Arès. Pour nous l'âme n'est pas une chose et la vie matérielle une autre ; elles ne font qu'un. L'âme ne naît pas avec l'homme, elle est le produit du bien accompli (Le Signe Veillées 4 et 17), donc produit de ce que mon cerveau, mon corps, mon travail, bref, ma vie matérielle peut produire de bon. Rappelez-vous comment le Père appelle Jésus à Arès : le Bon ! Pour nous la vie matérielle de l'homme et l'âme sont inséparables, d'une part, et la Voie Droite dépend du Bien accompli et ne dépend de rien d'autre, d'autre part. Il s'ensuit que la foi et la prière sont certes les adjuvants ou les auxiliaires précieux d'une vie de Bien ou de pénitence, mais ce qui est essentiel, irremplaçable c'est la pratique de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence et de la liberté spirituelles.
Nous ressuscitons une Vérité qui avait presque totalement disparu : La Vérité c'est que le monde doit changer (Le Signe 28/7), et comment peut-il changer ? Uniquement par l'effet d'un nombre suffisant d'hommes (le petit reste, 24/1) qui changeront leur vie (30/11) en devenant bons. Chez nous l'essentiel est la pénitence, le bien accompli, mais non la foi qui est, par contre, la pierre d'angle de toute religion ou secte.
Nous allons contre les bons sentiments qui ont envahi ce monde. L'amour n'est pas pour nous secondaire à un credo comme dans la religion qui attend la miséricorde. Nous n'attendons pas de miséricorde (Le Signe 16/15) ; c'est l'amour notre credo et ce que nous croyons est secondaire.
Nous savons que cela tantôt déconcerte les croyants, tantôt paraît infaisable. Les croyants disent : "Croyez et priez et la miséricorde fera le reste." Nous disons : "Croire et prier est utile mais pas nécessaire, mais soyez vrais et bons ! Cela est nécessaire." Par là nous blessons la culture ordinaire et cela rend difficile notre mission, mais nous sommes des bébés dans la déclaration du Bien comme seule Voie de Salut.
Je sais que cela fait de nous des apôtres sans religion, ni idoles, ni lois, et que cela déconcerte, mais c'est le Sentier que le Père nous demande de rependre après qu'il fut abandonné il y a longtemps.
La plupart des hommes croient que le monde est irrémédiablement gouverné par le hasard, mais nous disons : "Non, le monde n'est pas par gouverné par le hasard, mais par le mal qui produit le hasard. Avec le Bien nous sortirons du hasard et reconstruirons notre destin." Seul le Bien fera sortir la vie collective de l'enfer qui l'attend. Alors, évidemment, nous posons le principe de la lutte contre le mal, mais non par des lois politiques et des tribunaux, dont on connaît les limites, mais par la lutte personnelle de chacun et chacune contre le propre mal qu'il ou elle peut faire, contre son propre mal en somme.
Ce que nous cherchons à donner au monde, ce ne sont pas des dogmes qui seraient la clé de la Vérité, car la Vérité est tout autre, elle est dans la pénitence de chacun, c'est l'idée d'une recherche libre du salut individuel et collectif. [159C50*10/10/2014]
Sur la pénitence qui ne concerne pas les animaux
La bénédiction des animaux par l'Église Catholique est très ancienne : Les bénédictions des véneries et équipages des chasses à courre sont très anciennes. Mais il n'y a pas que les animaux. Il y a un mois environ, nous avons vu sur la chaîne de télévision Arte, sœur Christiane et moi, un documentaire sur les prestigieux vignobles de Bourgogne et nous avons vu l'archevêque (de Dijon, je suppose) en personne, avec étole, seau, goupillon, enfants de chœur, bénissant les vignes.. ; Pas les vignes des petits vignerons modestes ou fauchés, mais celles de riches propriétaires de grands crus.
Voilà qui me rappelle un article que j'avais écrit dans "Le Pèlerin d'Arès", dont le titre était, je crois, "Caninerie", où je rappelais que pour certaines personnes les animaux sont très supérieurs ou à tout le moins égaux aux humains...
La pénitence ne se prêche pas aux animaux. [159C60*14/10/2014]
Sur l’action transformatrice de la pénitence
La pénitence, est une action transformatrice. C'est un acte créateur. Oui, je mesure bien mes mots, la pénitence est un acte créateur et par là nous découvrons que nous sommes bien images et ressemblances du Créateur (Genèse 1/26-27).
Que fait la pénitence ? Elle vainc le péché et met le bien en pratique. Presque tous ceux qui prétendent parler contre le péché, péché vu comme nocivité de l'homme à sa propre personne, à sa propre espèce, à son propre avenir, ont été des gens qui avaient peu péché. Pour moi aujourd'hui c'est un paradoxe qui trompe ; on ne peut pas parler utilement de choses qu'on n'a pas vécues.
Depuis 1974 j'ai toujours pensé que Jésus, avant d'être le prophète, avait été un pécheur et peut-être un grand pécheur.
Moi je fus un pécheur et peut-être même un grand pécheur avant 1974. Oh, je n'étais pas, vu de près, un vicieux, un menteur, un voleur, un assassin, mais tout cela je l'avais été vu de loin. Je l'avais été en approuvant par exemple le communisme politique qui était on ne peut plus menteur et criminel et par là j'étais, étant un supporter de l'URSS de Staline, un grand pécheur, parce que j'ai contribué à laisser vivre quelque chose de très mauvais.
Tous les "saints" qui ont parlé haut et fort du péché, que connaissaient-ils du péché puisqu'ils étaient des "saints" ? Je me méfie aujourd'hui de tous ceux qui parlent du mal sans en parler en connaissance de cause. Je crois, à l'extrême, qu'on peut vraiment ne pas juger, comme le prescrivent Matthieu 7/1 et Le Signe 36/16, ceux qui font le mal que quand on a fait soi-même le mal. Si je ne juge pas, ce n'est pas par une sorte d'indulgence, par copinage entre gens cul et chemise, c'est par le réveil de ma conscience que tout homme peut être aussi bon que mauvais et qu'il ne devient réellement bon qu'en accomplissant le bien par la pénitence. C'est peut-être là qu'on voit combien transformatrice est la pénitence et ce n'est pas pour faire de la rhétorique mais pour exprimer une réalité que je dis : J'ai été deux hommes, j'ai eu deux vies, une vie avant 1974 et une vie après. Je découvre qu'en moi il y a le germe d'un petit Créateur, d'une image et ressemblance du Grand Créateur.
Le mal et l'homme forment un ménage tellement désespéré qu'ils ne peuvent vivre qu'en s'illusionnant, en s'illusionnant par des arguments. Croyez-moi, la pénitence vous transformera. Non seulement elle fera de vous un autre homme, mais elle vous fera certainement découvrir le vrai Père de l'Univers... Le Père de l'Univers comme autrefois le sifflet de la locomotive. Comme, quand j'étais jeune, des gens savaient en écoutant le sifflet des locomotives que le temps était à la pluie, vous saurez en étant pénitent que le mal est réellement l'affreuse souffrance de l'humanité. Alors, vous saurez que pécheur vous étiez et vous en pleurerez parfois, comme il m'arrive d'en pleurer., et vous vous réfugierez dans le giron d'un Père qui vous aime. [159C97*02/11/2014]
Sur la pénitence qui change votre destin et changera celui du monde
"À quel moment la vie se change-t-elle en destin ?" demandé-je parfois quand il m'arrive encore d'aller en mission dans la rue. En général, la masse ne se pose jamais la question du destin et la plupart des gens se tiennent cois — S'ils se la posaient, ils écouteraient peut-être plus attentivement nos missionnaires.
"À la mort d'un être aimé ou quand on tombe gravement malade," m'ont répondu quelques-uns.
"Quand on découvre qu'on a une conscience," m'ont répondu deux ou trois, beaucoup plus rares.
Alors je dis : "Vous vous posez la question du destin quand vous entrez en pénitence, car la pénitence, pas celle de l'église, celle dont parle Le Signe, change votre destin. Plus extraordinaire : elle changera le destin du monde."" [159C116*12/11/2014]
Sur l’importance de rappeler que Jésus n’est pas Dieu
En disant que Jésus apparut et parla à Arès en 1974 sans préciser qu'il s'agit d'un homme et non d'un Dieu, nous pouvons être mal interprétés. Si nous Pèlerins d'Arès avons oublié que Jésus est considéré comme Dieu en personne par les Églises Catholique, Protestante, Orthodoxe, Copte, Arménienne, ces Églises et toute la culture environnante continuent de voir Jésus comme Dieu en personne. Nous avons oublié que, de ce fait, soit les Chrétiens pensent que c'est le Jésus-Dieu qui apparut à Arès, soit les athées, les Musulmans, les Juifs se détournent en pensant que nous restons dans l'erreur. [159C39*07/10/2014]
Sur la force du rire devant l’épreuve
Je suis un homme pas du tout fabriqué, qui n'a jamais fait l'effort de paraître autrement qu'il n'est. Je suis comme Jésus m'a trouvé en 1974 et tel que le Père m'a parlé en 1977.
Ce n'est pas moi qui me déclare prophète mais c'est Le Signe qui le déclare à plusieurs reprises. Elle est tout droit descendue du Ciel, je l'atteste, par le Message du Père puis par le Père jusqu'à l'homme que j'étais et que je suis resté depuis quarante ans.
Je ne me suis jamais composé un "personnage." Je lus une biographie du mystique Râmakrishna il y a longtemps, quand j'étais encore ingénieur et en recherche d'une voie hors du marxisme dans les années 60. Je me souviens que, selon le biographe, il arrivait à Râmakrishna de prendre un air absent, de faire des grimaces et de rire bêtement tandis que des brahmanes autour de lui parlaient très sérieusement de choses profondes, de sorte que certains de ces religieux hindous confits dans la dévotion et la méditation les plus sévères le considéraient comme un "plaisantin" sans intérêt. Peut-être ce biographe s'égara-t-il ?
Dans ma famille nous rions beaucoup. Le rire nous a énormément aidés, mon épouse Christiane et moi-même, dans les années très difficiles qui suivirent 1974, quand je me trouvai sans ressources après avoir quitté l'Église ; certains jours nous ne savions pas comment nous allions manger et faire manger nos enfants le lendemain. La gaîté et le rire nous ont beaucoup aidés dans ces moments et aussi quand, les 47 éditeurs consultés ayant refusé Le Signe, nous avons dû apprendre quantité de choses pour lesquelles nous n'avions aucune formation comme la maçonnerie, l'installation électrique ou l'imprimerie, la reliure, la diffusion en librairie. Nous avons toujours ri de nous-mêmes, de nos insuffisances, de nos maladresses, et n'avons jamais manqué de nous demander pourquoi bigre ! le Créateur avait envoyé son Messager et avait parlé Lui-même à un bonhomme comme moi plutôt qu'à quelqu'un de certainement plus capable. [159C14*25/09/2014]
Sur un souvenir de jeunesse
J'ai étudié le piano dans mon enfance, de l'âge de 6 ans à l'âge de 13 ans. Après la mort de mon père en 1942, ma mère n'avait plus les moyens de payer les cours de piano, je ne jouai plus alors que par tocades sur le piano de mon grand-père Mathurin Potay que nous avions à la maison. Nous n'avions pas de phonographe et le piano que j'entendais à la TSF était toujours mauvais, le son TSF étant nasillard, éraillé. Je n'avais jamais entendu de grands pianistes. À l'âge de 17 ans, après la guerre, j'eus un billet d'étudiant pour la Salle de Concert Colonne (je ne sais pas si elle existe encore) où j'entendis un grand concertiste. J'en fus tellement ébloui que je compris que le piano était un grand instrument de musique et ne souffrait pas la médiocrité ou la platitude. Comme je n'étais qu’un pianiste "potable", je fermai mon piano à jamais. Mais je connais l'instrument. [159C46*09/10/2014]
Sur la difficulté de se connaître totalement
Paul Valéry était un penseur très intelligent, mais souvent bien alambiqué et quelquefois dans l'erreur.
Mais c'est une pensée incontournable de la littérature française et on le lit. Je l'ai lu, en tout cas.
C'est ainsi que j'ai noté un jour une pensée de lui, que j'ai noté dans un carnet que je viens de retrouver.
Cette pensée dit : "La première chose à faire si l'on veut détruire quelque opinion, c'est de s'en faire maître un peu plus que ceux mêmes qui la soutiennent le mieux."
Ainsi, le pénitent qui ne sent pas qu'il est dur envers les autres doit prendre davantage conscience de la trop belle "opinion" qu'il a de lui-même pour la "détruire" et trouver l'humilité.
Autrement dit, il n'est pas facile de se connaître totalement ; il faut le temps d'acquérir cette connaissance de soi. Ne soyez donc pas trop dur envers ceux qui sont durs envers les autres. La pénitence est un travail lent et très progressif sur soi. Ne jugez pas !
[159C54*12/10/2014]
Sur la contradiction de l’homme commun
L'homme commun est un animal compliqué. Plus contradictoire et égaré que l'homme tu meurs !
L'homme commun met l'amour et l'argent sur un piédestal et met le bien dans le placard des vieilleries oubliées.
Or, agissant ainsi, l'homme commun s'avère totalement imaginaire et contradictoire, car combien d'hommes vivent dans l'amour et dans l'argent ? Très peu. L'amour et l'argent sont des illusions ; il n'y a qu'à regarder combien d'individus en bénéficient aujourd'hui. La plupart des hommes sont fauchés à la fin du mois ou se saignent aux quatre veines pour économiser et les problèmes affectifs sont envahissants.
C'est le bien qu'il faut mettre sur un piédestal, car c'est de lui que viendra l'amour et même le bonheur matériel.
Ce monde se condamne à vivre dans l'imaginaire et nous avons pour mission de l'en sortir. [159C55*12/10/2014]
Sur les freins à l’engagement chez les Pèlerins d’Arès
Les gens ne suivent pas Le Signe et l'action apostolique des Pèlerins d'Arès en nombre beaucoup plus grand parce qu'ils sont déconcertés, faibles et lâches.
Par déférence pour autrui, nous cherchons toujours d'autres raisons, plus nobles, plus métaphysiques, à la rareté des engagements dans notre mouvement de spiritualisation par la pénitence créative, mais nous ne sommes pas inconscients de la cause courante de la rareté d'engagement : déconcertement, faiblesse et lâcheté.
Nous ne nous décourageons pas, de toute façon. Nous savons que l'idée de changer sa vie — autre façon de dire entrer en pénitence — fera son chemin et qu'un beau jour les pénitents se multiplieront. [159C56*13/10/2014]
Sur la différence entre les premiers chrétiens et les Pèlerins d’Arès
Les premiers chrétiens ne situaient pas dans la pénitence leur espérance.
Comme prophète, Jésus n'avait pas vécu et enseigné assez longtemps pour bien dégager la pénitence comme ligne d'action permettant de sortir de la religion et d'entrer en l'ère du Bien.
De ce fait, les premiers chrétiens, grosso modo, se fixèrent sur une autre espérance, celle du retour de Jésus pour ouvrir l'ère du Royaume, une parousie ou retour du Christ en gloire et l'installation sur terre d'un royaume idéal. Ils n'avaient pas compris que Royaume signifiât simplement vie spirituelle, ce que Le Signe appelle la Vie (Le Signe 24/5) et que cette Vie naîtrait de l'acquisition du Bien par les hommes. Comment ? Par ce que Le Signe appelle pénitence et que les Évangiles décrivent dans le Sermon sur la Montagne.
Les premiers chrétiens, surtout quand par la conversion ils se répandirent dans l'empire romain, se sentirent vite comme constituant une société parfaite, une société très au-dessus de la puissante Rome politique, une société dans l'ordre de Dieu, dont les fins devaient primer sur toute autre considération. Pour les premiers chrétiens la question n'était plus d'être romain, grec, scythe, juif, etc., circoncis ou incirconcis, esclaves ou hommes libres ; la question était que le Christ était tout et en tous les hommes, quels qu'ils fussent.
Jusque-là ils avaient raison. Où ils se trompaient, c'est en attendant le retour en gloire du Christ.
Nous, Pèlerins d'Arès, nous nous considérons de même comme une société spirituellement supérieure, mais nous attendons un changement du monde en bien (Le Signe 28/7) par la pénitence ou changement de vie personnelle (30/11) de chacun de génération en génération. Autrement dit, nous partons du même point : Jésus et son Évangile, mais nous rectifions la trajectoire. Nous mettons le Sermon sur la Montagne en application et le voyons comme le véritable et seul sentier d'ascension vers les Hauteurs Saintes. [159C57*13/10/2014]
Sur l’amour du prochain qui fera naître l’indifférence à la religion et à la politique
Il faut devenir pénitent et encourager le monde à entrer en pénitence afin que l'on dépasse le stade de la simple charité pour accéder au stade de l'amour du prochain véritablement accompli.
C'est l'amour du prochain actif qui seul permettra la disparition de ceux qui exploitent la charité pour se faire une gloire (Le Signe 34/2) par leurs "œuvres", comme la religion et la politique.
C'est donc en aimant son prochain vraiment, donc en le connaissant vraiment — plus nombreuse la masse, meilleure incitatrice est-elle de la pauvreté et de la mendicité — qu'on fera naître l'indifférence à la religion et à la politique et à leurs "œuvres" et le retour aux petites unités humaines autogérées où tout le monde se connaîtra
[159C61*14/10/2014]
Sur l’interprétation des rêves
Je ne m'occupe absolument pas d'interprétation de rêves.
Je pense personnellement que les rêves ne sont guère plus, dans leur immense majorité, qu'un travail inconscient du cerveau pendant le sommeil. Quant aux quelques rares rêves qui peuvent avoir une signification, notamment former un avertissement ou une prémonition, je ne suis pas du tout capable comme Joseph, fils de Jacob, d'interpréter les songes des officiers du pharaon et ceux du pharaon lui-même (Genèse 40/1-57). [159C62*14/10/2014]
Sur la simplicité de notre mission
Notre mission est très simple : Elle consiste à rappeler au monde que le Père proclame une fois de plus que ce n'est pas la religion et ses dogmes et formes rigides qui sauvent, ni une idéologie avec ses lois, mais seulement le Bien qu'on accomplit. Le pénitent est un humain dans l'effort constant d'aimer, pardonner, faire la paix, tourner sa langue sept fois dans sa bouche pour parler avec l'intelligence du cœur et se rendre libre de tous préjugés à l'égard de tous les hommes. [159C62*14/10/2014]
Sur l’importance de ne jamais se décourager
Les hommes et femmes de rencontre approuvent notre discours, mais ne s'engagent pas parce qu'ils sont "déconcertés, faibles et lâches." Je comprends les efforts continuels pour trouver les arguments qui les convaincront et qui les amèneront à nous suivre, mais la transformation demandée est énorme et, pour le moment, au-dessus de leurs moyens, sauf quelques exceptions. Il faut cependant poursuivre infatigablement notre campagne pour la pénitence.
Je prends, un peu au hasard car les exemples abondent, un exemple, celui de François Marie Charles Fourier, ce philosophe et sociologue qui, de 1810 à 1837 s'évertua à essayer de convaincre les ouvriers de l'industrie alors affreusement exploitrice des hommes de changer leur façon de se soumettre. Ce qu'il criait au monde ouvrier était l'évidence même. Il fut peu suivi de son vivant, mais il est de ceux qui contribuèrent à une amélioration considérable de la condition ouvrière dans les générations qui suivirent. Notre mission est différente ; elle est spirituelle, mais elle demandera aussi beaucoup de temps.
Notre génération, la première, a une tâche ingrate, mais c'est elle qui allume le Feu qui changera le monde. Ne laissez jamais mourir ce Feu !
Surtout, ne vous découragez pas. Faites comme moi, continuez, continuez ! Je continuerai jusqu'à mon dernier souffle. [159C64*16/10/2014]
Sur ce Nouveau Monde que nous incarnons et prêchons tout à la fois
Chacun de nous poursuit une utopie. Et cette utopie s'avère réalisable. Je repense à "L'Utopie" de Thomas More, qui d'ailleurs s'était inspiré de "La République" de Platon. Pensons que le commencement de la construction du Nouveau Monde fut contemporain de "L'Utopie" de Thomas More. Ce Nouveau Monde donna naissance à des quantités de gens qui, chacun à sa manière, cherchèrent le comportement humain idéal : Presbytériens, Croyants Indépendants, Unitairiens-Universalistes, Méthodistes, etc., qui s'inspirèrent de l'appel de Paul de Tarse : "Sortez du milieu [des juifs traditionnels et des païens] et soyez séparés et ne touchez pas à la chose immonde !" Ils comprirent que sur ce Nouveau Monde l'humanité pouvait se développer avec d'autres dimensions. Nous-mêmes avons compris la même chose, mais sur le plan purement spirituel et sur l'aire, autrement plus vaste que le Nouveau Monde, que le Père nous désigne (Le Signe 5/5-7).
Chaque pénitent se considère comme une sorte de Nouveau Monde, et c'est sous cette forme qu'on peut aussi, à côté d'autres formes, inviter les hommes qu'on rencontre dans la rue à devenir des nouveaux hommes : "Plus besoin de traverser les océans pour chercher un monde nouveau, vous pouvez changer le monde entier en vous changeant vous-même." [159C65*16/10/2014]
Sur la recherche d’une solution praticable à notre espérance d’abolition de la politique
Je ne connais pas Marine Le Pen et son parti politique suffisamment pour avoir une idée précise de la façon dont ils pourraient gouverner la France, mais je dirais que, a priori, ce ne peut pas être pire que les pouvoirs qui nous conduisent à la ruine nationale depuis quelque trente ans.
Nous sommes convaincus que la politique est nocive et qu'il faut revenir à des petites unités humaines autogérées.
D'une part, un gestionnaires est un employé de la collectivité, il est à tout moment révocable par elle s'il ne donne pas satisfaction, ce qui n'est pas le cas de M. François Hollande qui est élu roi de France pour cinq ans irrévocablement. En cinq ans il peut causer à la collectivité des dommages irréparables.
D'autre part, dans les grandes masses nationales comme les États Unis, la Chine, la Russie, l'Allemagne, la France, etc. les hommes ne se connaissent pas et le monde démocratique électoral peut conduire à des situations comme celle que nous traversons. La démocratie n'est un bon mode de fonctionnement que dans de petites unités humaines où l'on connaît ceux qu'on élit ou qu'on embauche comme gestionnaire...
Trouver une solution praticable à notre espérance d'abolition de la politique est extrêmement difficile.
Pour l'heure, la sagesse, la prudence et la patience ne nous permettent pas d'en dire plus.
Pour l'heure l'important est de prêcher la pénitence, toujours la pénitence.
[159C66*16/10/2014]
Sur la pénitence qui ne s’argumente ni ne s’expérimente
Être "en identification avec l'autre" c'est tenter de convaincre l'autre en "s'identifiant" à sa façon de penser. Cela ressemble beaucoup à de la conversion. À tout le moins à de la négociation.
Je rappelle que nous ne sommes pas envoyés convertir, mais moissonner des pénitents et des moissonneurs de pénitents potentiels.
La Vérité que nous colportons n'est pas négociable. Un apostolat qui se fait "sans vouloir trop convaincre", mais donc en voulant quand même convaincre, n'est pas notre apostolat.
La Vérité est, elle est au sens le plus fort. Celui qui écoute la reconnaît ou ne la reconnaît pas. S'il ne la reconnaît pas sur l'instant, on peut s'étendre un peu plus sur la Vérité, la développer, mais on ne peut pas aller au-delà.
Argumenter pour convaincre, entrer en négociation de pensée avec l'autre afin d'être "en identification avec" lui, c'est un travail de propagandiste, ce n'est pas le rôle du moissonneur.
Même si l'actuel état de notre Assemblée n'est pas celui d'une grande masse, il est conséquent. Qu'il s'agisse des frères et sœurs publiquement avoués et engagés dans la mission ou de ceux, beaucoup plus nombreux qui sont contraints de vivre isolément pour ménager leur entourage hostile, ou par raisons professionnelles, ou à cause d'un isolement (coin perdu, pays lointain, hôpital, prison, etc.), c'est malgré tout à moi, à ma propre action missionnaire depuis 1975, qu'on doit une grande partie de cette Assemblée. Mon expérience propre n'est donc pas complètement sans valeur. M'a-t-on jamais entendu ou lu proposant aux hommes "d'expérimenter la pénitence pour eux-mêmes en tant que processus de développement personnel ?" Jamais !
Je vais essayer ici de ré-utiliser, dans l'espoir d'être mieux compris, des images que j'utilisais il y a trente-cinq ans et que je n'utilise plus parce qu'elles sont malaisées à faire cadrer avec la pénitence.
N'est Job que celui qui l'est devenu soit en naissant soit au cours de sa vie, n'est pénitent que celui qui l'est devenu soit en naissant soit au cours de sa vie.
C'est celui-là que nous sommes envoyés reconnaître, aider à se reconnaître et si possible moissonner.
Entre 1977 et 1982 ou 1983 je lisais totalement le Livre de Job au Pèlerinage et je l'expliquais, parce qu'il me paraissait capital de voir les premiers Pèlerins d'Arès découvrir qu'ils étaient Job tout comme, parallèlement, je les aidais à comprendre qu'ils entreprenaient un Exode spirituel pour remplacer l'Exode géographique qui avait si mal fini sous Josué.
Il faut, quand nous sommes à la mission, que nous aidions les quelques Job ou pénitents sur lesquels nous tombons à trouver clairement en eux le Job ou pénitent qu'ils cherchent déjà au fond d'eux obscurément. Si l'on préfère, il faut aider, quand nous tombons sur lui, à rendre consciemment actif un Job inconsciemment inactif. Même si je n'emploie plus les images de l'Hébreu de l'Exode ou de Job, je ne suis jamais sorti du thème du pénitent comme étant un humain qui, à l'instar de Job, poursuit le sentier du Bien et de la Vérité dans l'espérance de parvenir à la rédemption totale, que le Père appelle dans Le Signe tantôt la gloire (37/9), tantôt le Jour (31/8), etc.
Oui, les hommes et femmes que nous cherchons, il faut qu'ils aient quelques soupçons qu'ils sont des Job ou des pénitents, même s'ils ignorent ces mots.
Non, il n'est pas question de les encourager à "expérimenter la pénitence pour eux-mêmes." Ce n'est pas du tout pour cette raison que le Créateur fait passer Job par la souffrance, l'effort confiant de justice intérieure et de foi.
Nous ne pouvons qu'aider les futurs Pèlerins d'Arès à découvrir ce qu'ils sont déjà.
Nous cherchons des hommes qui sentent bien dans tout leur être, même s'ils ne peuvent le décrire, qu'ils sont des justes en souffrance parmi la masse des justes en souffrance et qui tendent à en sortir — Pardon si je me répète..
Il nous faut rendre actuel et lisible à un homme moderne un livre — Job — que l'homme moderne croit complètement obsolète et illisible. Job est vivant. Il vit en chacun de nous Pèlerins d'Arès et il vit dans les épis mûrs, parce que Job donne à chaque homme par excellence sa plus simple mais plus pathétique humanité et en même temps la plus sublime des espérances que tout peut changer en Bien. [159C69*17/10/2014]
Sur la moisson qui n’est pas conversion
Les conversions soudaines existent et il y a parmi les Pèlerins d’Arès un certain nombre de convertis soudain, mais cela s'est fait tout seul chez le converti ; le converti au Signe ne résulte pas de notre travail, mais résulte de son propre travail sur lui-même. Nous sommes, Pèlerins d'Arès, trop peu nombreux comme missionnaires ou apôtres pour nous disperser dans d'interminables, difficiles et très diverses tentatives de conversion. Nous devons porter tous nos efforts sur la moisson, qui est autre chose.
Moissonner, c.-à-d., chercher, trouver, faucher les épis mûrs, les Job ou pénitents qui sommeillent au fond des êtres ou même sont déjà des Job et des pénitents moins endormis mais en errance dans le brouillard ou la confusion, voilà notre travail.
"Convaincre", voilà bien un verbe difficile, à nuances multiples, car je n'ai que ce seul et unique mot pour
d'un côté convaincre un homme ou une femme qu'il doit carrément changer de vision métaphysique, renoncer à ce qu'il a cru jusqu'alors et emboîter le pas au Signe, c.-à-d. pour le convertir, ce qui n'est pas notre tâche,
ou d'un autre côté convaincre un homme ou une femme qu'il ou elle est déjà un(e) pénitent(e) qui s'ignore, c'est-à-dire pour le ou la moissonner au sens que donne à Moisson la Parole d'Arès.
Ce n'est pas tant l'idée de "convaincre" que l'idée de "s'identifier à l'autre" qui m'a donné un haut-le-corps en lisant le commentaire de Claude. En effet, S'identifier à l'autre" c'est "ressembler à l'autre au point d'être l'autre," c'est donc céder à la vision de l'autre et ce n'est absolument pas à ce genre de tâche que nous envoie le Père.
[159C74*20/10/2014]
Sur les nuances multiples du verbe "convaincre"
"Convaincre", voilà bien un verbe difficile, à nuances multiples, car je n'ai que ce seul et unique mot pour
"d'un côté convaincre un homme ou une femme qu'il doit carrément changer de vision métaphysique, renoncer à ce qu'il a cru jusqu'alors et emboîter le pas au Signe, c.-à-d. pour le convertir, ce qui n'est pas notre tâche,
"ou d'un autre côté convaincre un homme ou une femme qu'il ou elle est déjà un(e) pénitent(e) qui s'ignore, c'est-à-dire pour le ou la moissonner au sens que donne à Moisson la Parole d'Arès."
Je pensais que c'était assez clair ainsi. Si ce n'est pas assez clair, que puis-je ajouter ? Par exemple ceci :
Notre mission connaît toujours quatre phases, que tous nos missionnaires suivent, je pense, parce que cette gradation tombe sous le sens. Les voici :
1. Mission générale :
Tous, nous allons par les rues, les places, par monts et par vaux, bref partout, clamant que seul le bien vaincra le mal, et que pour vaincre le mal dans le monde il faut que chacun installe le bien sans sa vie, autrement dit nous invitons tous les humains à devenir des gens de bien actif, autrement dit des gens entrant plus ou moins en pénitence. Par là nous espérons grossir le nombre de personne du reste (voir "Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas"). En général nous ne connaissons pas ou nous revoyons peu ce reste, parce qu'il ne s'intègre pas à notre assemblée de Pèlerins d'Arès.
2. La mission générale permet quelques découvertes, toujours rares et fortuites :
Dans l'exercice de la (pro)clamation de la pénitence, rarement mais quand même cela arrive, nous remarquons ici et là un homme ou une femme qui prête à ce qu'on clame une attention un peu plus marquée. On s'attarde alors auprès de lui ou d'elle pour tenter de discerner peut-être en lui ou en elle un épis mûr, quelqu'un qui pourrait devenir membre du petit reste.
3. Patient travail d'Identification de l'épis mûr ou membre du petit reste :
Si cet homme ou cette femme continue à s'intéresser au Signe et à notre action d'appel à la pénitence, on vérifiera — et cela prendra parfois quelques temps — s'il ou elle est ou n'est pas un épi mûr ou un(e) pénitent(e). On cherche à le revoir, on l'invite à une ou des présentation(s), des rencontres au local, bref, on le suit. On sait, de toute façon, que l'espoir qu'on peut mettre en lui ou en elle ne se confirmera qu'après un certain travail patient.
4. Formation du pénitent ou de la pénitente :
Si cet homme ou cette femme s'intègre peu ou prou à notre assemblée, généralement graduellement, on poursuivra son réveil et sa formation.
Eh bien, dans les phases 2, 3 et 4 on cherchera graduellement à convaincre la personne intéressée qu'elle doit entrer en elle-même (au sens de la parabole de l'enfant prodigue, Luc 15/17), afin qu'elle voie si elle n'est pas plus qu'un humain intéressé, c.-à-d. si elle est peut-être un apôtre en sommeil, un épis mûr, quelqu'un capable de devenir un pénitent actif qui pourra aussi être un moissonneur. Il s'agit alors de ce que vous appelez justement convaincre au sens d'inviter à prendre conscience, à se réveiller.
[159C82*27/10/2014]
Sur le petit reste
L'entrée 159 parle de l'urgence de la pénitence. Elle en parle dans son titre. Tout titre d'une œuvre fait partie de cette œuvre.
Quant au sens d'absolu, il est clair. Si j'ai faim, il est urgent que je mange. Si je suis affamé, il est absolument urgent que je mange, sinon je vais mourir.
L'homme d’aujourd’hui ne vit quasiment que dans la peur et l’urgence : la peur de la perte, de l’accident, de l’imprévu, l’urgence de la possession, de la sécurité, du plaisir. Insister sur l'urgence de la pénitence n'apporte pas grand-chose à la masse qui ne nous suit pas. Ce que nous cherchons, c'est le petit reste, le petit reste de ceux, rares, capables de comprendre cette urgence. Je me tue à expliquer que nous ne sommes pas envoyés convertir, mais moissonner les épis mûrs.
Les épis mûrs ont certes besoin de quelques lumières, mais ils arrivent vite à comprendre ce que le Père leur dit et à quoi Il les appelle. [159C79*23/10/2014]
Sur la différence entre l’évangélisation et la moisson
Le Signe soulève moins la question de ce que croit l'homme que la question du mal ou du bien qu'il fait. Le Père dit qu'il eut été préférable que l'équité (= le bien) s'établisse sans Son Nom plutôt qu'en Son Nom règne ce qu'Il a en horreur (= le mal) et qu'il eut mieux valu qu'ils (les croyants) ne reconnaissent pas Sa Voix, mais qu'ils se lèvent comme les vagues de la mer... et qu'ainsi ils auraient battu le péché, l'abomination... (28/11-12).
Toute le contexte du Signe me paraît clair : L'action de bien sauve l'homme beaucoup mieux que la foi, si celle-ci prend le pas sur le bien, et l'accomplissement du bien a pour nom pénitence.
En conséquence, nous prêchons à tous les vents le Bien accompli, la pénitence, et c'est évidemment là le fond de notre prédication missionnaire dans le rue et n'importe où ailleurs.
Seulement voilà, la prédication ou l'évangélisation est une chose, la moisson en est une autre ou, plus exactement, elle est une application particulière de l'évangélisation.
Mes frères et sœurs missionnaires prêchent à tout le monde la pénitence, et ils ne s'en privent pas, mais ce qu'ils moissonnent, c'est seulement le petit reste de pénitents, parce que je suis envoyé rassembler le petit reste ! (Le Signe 24/1).
Qu'est-ce que ce petit reste ? Ceux qui s'identifient au prophète (le verbe s'identifier convient dans ce sens).
Et comme le prophète est le témoin du Père à Arès et qu'il a la foi autant qu'il pratique la pénitence et la moisson, les épis mûrs moissonnés sont des humains qui ont les dispositions nécessaires pour être comme le prophète, c.-à-d. partager sa foi dans Le Signe ainsi que devenir pénitents et moissonneurs. De ce fait, ils ne peuvent pas être de ceux qui croient autre chose que ce que croit le prophète. Un missionnaire ou moissonneur qui "s'identifie" à quelqu'un dont les convictions sont autres que celles du frère aîné commet un non-sens. [159C75*21/10/2014]
Sur l’identification comme partage de la chair, mais pas des idées qu’elle contient
Mon amour du prochain est une chose. Mon apostolat à la moisson en est une autre.
Aimer mon prochain, c'est en effet m'identifier à quelque chose que nous avons en commun : l'humanité ; c'est partager quelque chose avec toute l'humanité, même si celle-ci me repousse ; c'est réaliser que je suis une molécule de chaque homme du monde, même s'il est mon ennemi, car tous les hommes partagent quelque chose de l''identité humaine, ne serait-ce que parce qu'ils sont créatures de la même Création.
Moissonner le petit reste, par contre, ce n'est pas du tout m'identifier aux idées de mon prochain — partager la chair et partager les idées qu'elle contient sont deux choses différentes, qui peuvent être antagonistes et même totalement ennemies, sauf dans le cas des épis mûrs. Si j'aime mon ennemi, comme le prescrit le Sermon sur la Montagne, je ne partage pas les idées de mon ennemi et il reste mon ennemi. Je ne peux pas, malgré mon souhait qu'il en soit autrement, faire de mon ennemi un frère de pénitence et de mission, puisqu'il est justement ennemi de mes idées. Je peux donc m'identifier à sa chair, mais je ne peux pas m'identifier à ses idées. [159C76*23/10/2014]
Sur l’iconographie religieuse sortie de l’imagination humaine
Aux chrétiens qui se réfèrent encore à l’iconographie religieuse qui représente Jésus avec le cœur débordant de lumière dans ces décors célestes sorti de l’imagination humaine, voici ce que l’on pourrait répondre :
"Mon ami, vous me parlez d'un Jésus que l'Église Catholique voit comme Dieu en personne. Le Signe, dont je vous parle, a été dictée par Jésus apparut quarante fois en 1974 à Michel Potay et qui n'était pas du tout Dieu, mais un prophète, c'est-à-dire un homme, liquidé de façon horrible sur la croix parce que son enseignement gênait, un homme que le Créateur a vraiment ressuscité. Vous, vous parlez d'un Dieu ressuscité ; la belle affaire ! Dieu étant éternel, sa résurrection n'aurait rien d'extraordinaire. Moi, je vous parle d'un homme ressuscité ; quelle espérance ! C'est la preuve que, s'il en fallait une, que nous ressusciterons un jour.
Nous nous trouvons donc vous et moi, sur des terrains de foi radicalement différents :
Dieu étant bon, Jésus, s'il était Dieu, ne pouvait être que bon et c'était sans mérite. Mais le Jésus apparu à Michel Potay à Arès était plein de mérite au contraire. Le Jésus apparu à Arès était un homme transfiguré qui, né pécheur comme tout un chacun, était devenu bon après une longue pénitence en mettant ses pas dans les Pas du Créateur, en acquérant l'amour, le pardon, la paix, en se rendant libre de tous préjugés et en tournant sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler pour s'exprimer avec l'intelligence du cœur. Et c'est exactement ce qu'il a demandé, à Arès en 1974, à tout homme de faire sur terre en se faisant pénitent à son tour. Autrement dit la pénitence c'est le Sermon sur la Montagne mis en application.
Le Sermon sur la Montagne ne fonde aucune religion. De ce fait nous, Pèlerins d'Arès, n'avons pas de religion, mais nous nous efforçons d'avoir l'amour, la justice, la Vérité. Le Sermon sur la Montagne ne demande rien d'autre. Faites comme nous et vous vous sauverez. Vous ne serez pas sauvé parce que vous serez transpercé par les rayons blancs ou rouges rayonnant du cœur de Jésus, mais vous serez sauvé si votre propre cœur, à l'imitation de Jésus rayonne d'amour, de pardon, de paix, de liberté et d'intelligence spirituelles." [159C72*19/10/2014]
Sur le Père plein d'Amour, devant Qui nous reprenons nos droits d'Enfants (Le Signe 13/5)
Autrefois, Dieu était comme emprisonné, gardé dans des édifices spéciaux, appelés églises, temples, mosquées, synagogues, par des gens en longues robes noires ou blanches, le bréviaire, la bible ou le coran à la main. Il fallait — et il faut encore dans bien des endroits — obtenir leur accord et remplir des conditions réglementaires précises pour venir prier en foules moutonnières. Bref, il y avait une séparation claire entre le fidèle et Dieu qui était comme confié à certains seulement et encadré par des lois de fer.
Mais Dieu est revenu libérer les hommes et cela s'est passé à Arès en 1974 et 1977.
Les conséquences de cet événement surnaturel sont incalculables et encore incomprises ou très mal comprises par la masse humaine et même ici et là chez nous Pèlerins d'Arès par des frères et des sœurs qui digèrent la Vérité à leur vitesse personnelle, chacun et chacune avec sa vitesse ou sa lenteur. Mais l'essentiel est que cette digestion se fasse.
Découvrir ceux, rares, déjà capables de digérer Le Signe au milieu d'un monde qui souffre d'indigestion chronique, encore totalement constipé, c'est le rôle, pas facile du tout, de la mission.
Ainsi Dieu circule-t-Il à nouveau librement en nous. Il est venu nous libérer à Arès en 1974 et 1977. Ainsi Dieu court-il à nouveau dans nos viscères comme sur les routes et dans les rues, porté par nous, qui le montrons non comme le Roi ou le Juge suprême devant Qui il faut s'écraser, mais comme le Père, le Père plein d'Amour, devant Qui nous reprenons nos droits d'Enfants (Le Signe 13/5), de co-créateurs du monde.
Le Père est venu frapper à notre porte, il nous dit en gros : "Abandonnez tous vos préjugés et suivez-Moi, libres (Le Signe 10/10), et rappelez-vous que le seul sentier pour Me suivre, c'est celui de la pénitence !" [159C73*20/10/2014]
Sur les craintes des ennemis à l’égard des Pèlerins d’Arès
Si l'on étudie d'un peu près les raisons qu'ont nos ennemis de nous attaquer, par exemple en nous vouant au silence médiatique, qui est actuellement systématique concernant les Pèlerins d'Arès, on s'aperçoit que ce qu'ils craignent chez nous, ce n'est pas que nous essayions de convertir — ce qu'essaient de faire les Témoins de Jéhova, les Mormons, etc. — c'est que nous nous efforcions de réveiller chez les hommes la raison ou logique métaphysique fondamentale qui y dort, à savoir que le Bien seul vaincra le Mal et que du Bien seul naîtra le Bien.
C'est à ce niveau que nos adversaires se sentent vulnérables.
Pour éviter que nous réveillions cette raison simple et claire contre la "raison" rationaliste beaucoup plus complexe et discutable, ils cherchent à faire du public, qui est comme chacun sait la pâte faite d'élément qui, intelligents pris isolément, deviennent idiots une fois malaxés, une masse friande d'informations vicieuses nous concernant comme la pâte du clafoutis est friande de cerises. La pâte publique, la masse rendue idiote, ne demande qu'à voir des complots dans les actions de gens qu'elle ne connaît pas. C'est ainsi que nous avons été, un temps durant, traités de secte, car une secte, on ne sait pas ce que c'est, mais on croit comprendre qu'elle cache un complot et donc forcément des salauds comploteurs.
Aujourd'hui on nous fiche la paix avec cette histoire de secte, mais nous ne savons pas quelles attaques en règle nous attendent un de ces jours. Nous les attendons de pied ferme, quelles que soient les formes qu'elles prendront, mais toujours elles viendront non de la peur que nous convertissions, mais de la peur que nous réveillions.
Croyez-moi ! Réveiller (Dieu dit : moissonner), c'est beaucoup plus redouté que convertir.
Ceci dit, nous en sommes tous à ne jamais savoir exactement comment moissonner, comment apprécier si tel ou tel est ou non moissonné, si tel ou tel est ou non un épi mûr, si tel ou tel argument peut être utile ou non. Nous ne sommes que des humains imparfaits à la compréhension limitée par le voile quasi étanche que présente devant nous chaque humain rencontré... jusqu'à ce qu'il commence à lever le voile. Autrement dit, nous ne faisons qu'aider le frère humain à voir clair en lui-même, nous n'accomplissons pas cette action à sa place. [159C74*20/10/2014]
Sur le bien à accomplir, que l’on soit marié ou célibataire
Se marier n'est pas seulement s'engager par là à "exercer l'amour du prochain." Il faut certes voir son époux ou son épouse comme le prochain, mais il faut tout autant avoir pour lui ou elle un amour romantique. C'est d'amour romantique qu'il s'agit dans le verset : J'ai vu les épousailles dans les cœurs des jeunes gens dès qu'ils se sont aimés (Le Signe 33/21).
Je n'ai jamais dit à personne qu'il ou elle était égoïste s'il ou elle était célibataire. Si vous n'aimez romantiquement personne, si vous n'avez pas l'irrésistible envie de partager votre vie avec une épouse que vous aimeriez, ne vous forcez pas à vous marier ; vous ne feriez qu'un mauvais mari. Un époux doit aimer son épouse avec tendresse et prévenance sans cesse.
Être célibataire n'empêche pas d'être homme de bien.
Le mal n'est pas l'absence de bien comme la nuit est l'absence de soleil.
Le mal est une réalité positive, active, entreprenante et même hardie, et totalement indépendante.
On sent le mal comme on sent le bien, non pas tour à tour comme si l'un remplaçait l'autre, mais dans maintes circonstances on les sent tous les deux simultanément.
La grande force du mal est que très souvent il n'est pas comme on croit ; de sorte qu'on a déjà fait quelque chose contre lui en s'apercevant qu'il existe par lui-même et qu'il n'est pas l'inverse ou l'alternative du bien. Voilà pourquoi je recommande de ne jamais le perdre de vue, contrairement à ce que font aujourd'hui la plupart des hommes qui ne le voient plus.
Hier soir je regardais un DVD, "The Book of Eli" (Le Livre d'Éli) que ma fille Sara m'a envoyé en me disant : "Le personnage d'Éli m'a fait penser à toi, papa, le Témoin de Dieu seul face à un monde de mal." Face à l'écran je me disais que ce cinéma gore (affreux ! des morts toutes les quinze minutes) campait assez correctement le petit bien, un homme seul (Denzel Washington) qui après une guerre mondiale qui a anéanti le monde est le dernier en possession de la Parole de Dieu (Le Livre) face au grand mal que représentent les autres rescapés de la catastrophe planétaire. Ce film, si l'on oublie son côté tripes à l'air et hémoglobine à pleins seaux, montre en effet la présence simultanée du Bien face à la présence du Mal.
Le mal n'est pas souvent le crime ou la guerre vus dans "Le Livre d'Éli" ; c'est ce qui le rend moins sensible à la masse qui ne le sent plus dans ses formes "douces" comme le mensonge qui a envahi le monde, mais nous devons, nous Pèlerins d'Arès, être très conscients de toutes les formes "insensibles" du mal, outre le mensonge, l'égoïsme, l'individualisme, le mépris, le vol, etc. Il ne faut pas être aveugle au mal sous ses formes "douces", car cet aveuglement nous en rend complices, comme sont complices du mensonge ceux qui pensent que la théorie évolutionniste supplante Dieu, alors qu'il s'agit de deux principes co-existants.
Le bien, c'est moi quand j'appelle à la pénitence, quand j'aime celui qui a le pus, le ver, l'hameçon à la lèvre (Le Signe xxii/8) et qui dégoûte le reste des hommes, mais cela ne me dispense pas de faire simultanément le mal quand mon sang bout, quand je laisse mon humeur devenir mauvaise, quand ma raison regimbe et tombe dans les idées générales dont la plupart sont mauvaises, etc. Bref, je fais aussi la part belle au mal, et donc je dois garder à l'esprit que je dois autant combattre le mal en moi que je dois faire le bien.
Si vous faites le bien, veillez à ce que votre bien ne soit pas en même temps l'ami du mal, parce que cela arrive souvent sans qu'on n'en ait conscience.
Non, le bien n'est pas l'absence de mal et le mal n'est pas l'absence de bien. Les deux co-existent et c'est sur les deux tableaux que le pénitent doit agir au fond de lui. C'est à cette double action qu'on reconnaît un pénitent.
Par ailleurs, s'il y a urgence de pénitence, il y a aussi urgence absolue de pénitence, parce que le pénitent absolu s'engage dans le sillage de mon prophétisme ; il est tout à la fois diffuseur actif de la Vérité qu'apporte Le Signe et moissonneur actif de pénitents absolus, autrement dit, de membres du petit reste. [159C83*28/10/2014]
Sur les origines du personnage
Je sais que plusieurs théories existent à propos de Job, dont l'identité a toujours intrigué les exégètes.
On sait que Job n'était pas israélite, parce qu'aucune généalogie n'est donnée à son propos, alors que les grands personnages bibliques hébreux ou israélites sont accompagnés d'une généalogie. Le prologue du Livre de Job dit qu'il habitait le pays de Hus ou Ouç, entre Édom (l'Idumée) et l'Arabie. Il était probablement arabe, selon de nombreux exégètes. Le nom est d'ailleurs répandu dans les régions musulmanes. Une mosquée d'Istanbul porte le nom de Job ou Eyüp (en turc), qui était le nom d'un compagnon de Muhammad mort au combat devant la ville qui s'appelait alors Constantinople. La dynastie des Ayyoubides fut fondée en Égypte par le sultan Saladin (1138-1193), d'origine kurde ; elle tire son nom de son père Najm ad-Din Ayyub (Ayyoub = Job en arabe). Le personnage est probablement très ancien, plus ancien que Moïse.
[159C84*28/10/2014]
Sur l’humanité de Job
On ne sait rien de Job, mais pour moi ce que je trouve formidable, c'est que la Bible n'en fasse pas un saint. Ce qui est frappant, c'est l'humanité de Job, ce n'est pas la sainteté.
Job n'est pas un personnage hagiographique ou poétique, pas plus que Noé et Daniel cités avec lui par un prophète, les trois hommes... qui sauvent leur vie par leur justice (Ézéchiel14/14). Oui, seulement par leur justice. La Bible ne dit pas et je ne dis pas que la misère de Job est "sainteté" ou "poésie", mais que ce qu'ils disaient de leur sort était juste.
Des hommes peuvent sombrer du bien-être et de la santé dans la misère et la maladie et quand cela arrive, de tels hommes nous donnent beaucoup plus en tirant une grande leçon spirituelle de leur sort que des plaintes à n'en plus finir.
L'histoire du juste souffrant peut nous en apprendre beaucoup sur la capacité de l'homme à se hausser au-dessus de ses malheurs. L'injuste souffrance de l'innocent n'est pas un vieux mythe pour rassurer les SDF de toutes époques, mais un enseignement prodigieux pour ceux qui comprennent que, quand il le faut puisque tant que le péché sévira la misère sévira au hasard, il faut relativiser la souffrance et préférer la noble intégrité d'un souffrant à la bassesse de tant de gens vivant égoïstement dans le bien-être.
La question de Fond est : Quel est le vrai bien-être ? Ce n’est pas celui du chien ou de n'importe quel être vivant (l'homme par exemple) bien nourri et dormant dans son panier ou sa niche bien propre. De là les lois sociales qu'il faut voter. Pour moi c'est l'homme qui est le héros (Le Signe xxxv/4-12) qui garde sa grandeur d'âme, même affamé et dans l’épreuve. Moi, je n'entends que des politiques, européens, américains, asiatiques, africains, déclarant que la misère dans leurs pays est bientôt terminée, mais je ne vois que la misère qui se répète et se répète et se répète partout dans le monde. Parce que la misère ne sera pas vaincue par des lois, mais par l'amour, donc la pénitence.
On ne sait pas ce qu'est Job, on ne connaît pas sa race, sa langue, sa nationalité, son époque, on ne sait qu'une chose et elle est extraordinairement belle : Job est un homme, un homme, un homme. Et un homme, un vrai, qui se voit vivre, qui réfléchit et qui croit en son Créateur. [159C107*03/11/2014]
Sur l’importance de se lancer à la moisson sans attendre d’être prêt ou formé
S’il peut nous paraître impossible de commencer à vraiment rayonner spirituellement avant d'avoir guéri de ses tares psychologiques, cela n'a pas semblé impossible à Jésus qui, longeant la rive du Lac de Génésareth (la mer de Galilée), appelle Pierre et André puis Jean et Jacques en leur disant : "Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes" (Matthieu 4/18-22). Or, Jésus lui-même vient seulement d'inaugurer sa mission et il appelle tout de suite des apôtres. Quelques semaines, oui seulement quelques semaines plus tard, Jésus appelle soixante-douze disciples et les envoie deux par deux en avant de lui dans toutes villes et tous lieux où il devait aller. Il leur disait : "La Moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Seigneur de la moisson de dépêcher des ouvriers à la moisson." Etc. (Luc 10/1-20).
C'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est de même en allant à la mission qu'on devient missionnaire.
Nous avons, par surcroît, ce que n'avaient pas les apôtres et disciples de Jésus des moissonneurs plus anciens pour accompagner les nouveaux. Mais même quand il n'y a pas d'anciens pour nous former, il faut y aller.
Quand Jésus me visita du 15 janvier au 13 avril 1974 je n'avais jamais été missionnaire ; je ne connaissais rien à cette tâche d'évangélisation ou d'apostolat. Pourtant, dès 1975, étant encore seul, je compris qu'il ne fallait pas attendre. Je pondis des tracts mal foutus et les éditais sur ma Roneo (il n'y avait ni photocopieurs ni imprimantes alors) et je partis à la mission à Bordeaux et quelques autres villes et c'est ainsi que je réunis autour de moi les premiers disciples du Signe. Mon action apostolique était alors empotée, godichonne, lourdaude, trop verbeuse, bref, maladroite et mal conçue, et ce n'est que peu à peu que je l'améliorerais. Toute l'Assemblée aujourd'hui est issue de cette maladroite mission de 1975 et la suite.
Et que découvris-je en me lançant, pas du tout préparé, dans la mission ? Je découvris que je n'étais pas tout seul. Je découvris peu à peu que quand on se fait le haut-parleur du Père, quelque chose du Père vient à votre aide. [159C86*28/10/2014]
Sur Peter Deunov, ésotériste
Peter Deunov était un grand spirituel, il n'était pas un religieux, mais un ésotériste, ou plutôt il était passé de religieux à ésotériste. En 1922, il fonda une école ésotérique à Sofia qu'il appela École de la Fraternité Blanche Universelle. L'école comportait deux classes d'étudiants. La classe ésotérique générale s'ouvrait avec une conférence intitulée : Les Trois vies, et la classe ésotérique spéciale (pour la jeunesse) avec Les Deux Chemins. Peter Deunov enseigna pendant 22 ans, jusqu'en décembre 1944, quand il mourut à l'âge de 80 ans.
La branche française de la Fraternité Blanche Universelle (F.B.U.), fut créée par son disciple Omraam Mikhaël Aïvanhov.
Omraam Mikhaël Aïvanhov connut Peter Deunov à 17 ans, en 1917, à Varna et le suivi jusqu'en 1937.
"C'est sur la demande du Maître Peter Deunov que je suis venu en France [22 juillet 1937] pour continuer à faire vivre son enseignement. Bien sûr, il ne m'a pas ordonné de partir, un véritable Maître n'exige pas l'obéissance et la soumission de ses disciples. C'est moi qui ai senti que ce qu'il me demandait était pour le bien, et j'ai accepté," dit Mikhaël Aïvanhov.
Je ne sais pas si Peter Deunov avait eu une expérience surnaturelle, mais ce n'est pas impossible, car son enseignement comportait deux ou trois choses qu'on retrouve dans Le Signe. [159C88*28/10/2014]
Sur la différence entre le reste et le petit reste
Nous rencontrons tous assez souvent, des personnes qui considèrent qu'elles vivent déjà dans le Bien et que notre message ne leur apporte rien de plus qu'elles ne pratiquent déjà. Quand je tombe sur des personnes de Bien, je suis heureux, mais elles ne constituent qu'un reste.
Je m'efforce et les Pèlerins d'Arès s'efforcent de rassembler un petit reste de pénitents complets, donc enrichissants et féconds, notamment moissonneurs d'autres pénitents : le petit reste — c'est la phase haute de la mission : la moisson qui vient dans le sillage de la proclamation — À ces personnes de Bien je dis donc ceci : "Vous êtes une bonne personne. Merveilleux ! Vous êtes donc appelé(e) à rejoindre le petit reste (Le Signe 24/1) de gens de Bien, de Pèlerins d'Arès qui moissonnent d'autres gens de Bien, car le Bien n'a de sens que partagé, croissant, fertile et créateur, créateur d'un monde de Bien qui n'existe pas. Autrement dit, nul n'est homme ou femme de Bien sans être apôtre. C'est l'Appel du Signe. Venez à la présentation de tel ou tel jour à telle heure. Ça ne vous engage à rien, de toute façon."
C’est aussi simple que ça au niveau de la mission de rue.
Là où nous tous nous nous compliquons, c'est — vu la rareté de la découverte — quand nous pensons avoir découvert un épi mûr et que nous nous efforçons de le cueillir et de l'ajouter au bouquet du petit reste. Là nous tâtonnons souvent, c'est vrai, dans le suivi, alors que nous nous trompons souvent. Nous oublions que ceux qui veulent nous suivre viennent peu à peu d'eux-mêmes plus souvent qu'on ne les convainc qu'ils sont bien des fils prodigues qui devraient retrouver le Père. [159C89*29/10/2014]
Sur l’utilité de la richesse, même pour notre mission
Le verset : J'allongerai dans la poussière les riches et les forts et tu resteras pourtant doux et pacifique (Le Signe 35/14), signifie qu'il s'agit des riches et des forts violents et tyranniques, auxquels j'opposerai ma douceur et ma paix.
Il existe des pauvres qui se comportent comme des riches avares et autoritaires qu'il vaut mieux voir rester pauvres, car la richesse ferait d'eux des humains exécrables, et il existe des riches très généreux.
Christophe de Margerie, PDG du groupe Total était un capitaine d'industrie. Il en faut. C'est une espèce rare et notre pays en manque terriblement. L'URSS s'est effondrée parce qu'elle a mis des fonctionnaires là où il aurait fallu des capitaines d'industrie et son industrie s'est montrée à la fin arriérée et misérable.
Personnellement, je n'aspire pas à l'argent et être pauvre m'est personnellement bien égal, mais je ne crois pas qu'en ce qui me concerne ce soit une vertu, car notre mission a de grands besoins de tous côtés et j'aimerais pouvoir l'aider.
Il est possible que Christophe de Margerie fût un pénitent. Qu'en savons-nous ?
C’est une question très complexe et c'est bien pourquoi Jésus disait : Tu ne jugeras pas (Matthieu 7/1). [159C90*29/10/2014]
Aimer tous les hommes, y compris les riches
Le changement de vie auquel nous appelle la Parole du Père est simple, très simple même :
Aimez tous les hommes, y compris les riches, pardonnez toutes les offenses, y compris celles que semblent vous infliger les riches, faites la paix avec tout le monde, y compris avec les riches, faites passer votre intelligence spirituelle au-dessus de votre intelligence sociale qui vous fait condamner les riches, et vous vous rendez libre de tous préjugés, y compris vos préjugés à l'égard des riches. Ainsi devenez-vous un pénitent.
Nous ne sommes pas envoyés à la lutte sociale, mais à la lutte spirituelle à laquelle Jésus se voua il y a 2.000 ans.
Dans l'état actuel des choses, la richesse n'est pas en soi une damnation, mais la pauvreté peut l'être parfois. La richesse n'est pas nécessairement une perdition et la pauvreté nécessairement une vertu.
Je suis pauvre et l'argent ne m'intéresse pas pour moi-même. En tant que telle, la pauvreté ne me gêne pas. Mais je voudrais être riche, ne serait-ce que parce que nos missions ont de gros besoins matériels — par exemple nous avons un urgent besoin d'un deuxième local à Paris où l'immobilier est hélas très cher et hors de nos moyens — et parce que je pourrais faire beaucoup plus de choses que je n'en fais.
Il y a quelques riches généreux, heureusement pour moi car ils m'aident dans ma mission, et il y a des pauvres en grand nombre horriblement pingres dont je ne reçois même pas 10 €
Je sais qu'il sera plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume qu'à un chameau de passer par le chas d'une aiguille (Matthieu 19/24). Cela ne concerne que le riche qui risque de ne pas trouver son salut.
Devenez simplement pénitent et moissonneur de pénitent avec l'humilité, la joie et la fête (Le Signe 30/11) dans votre cœur et dispensez-vous de juger les riches, car Tu ne jugeras pas pour le pas être jugés (Matthieu 7/1). Alors, vous parcourrez le monde avec un vrai message spirituel, pas un message socialiste. La question de la richesse et de la pauvreté n'est pas si simple. [159C113*12/11/2014]
Faites la paix avec tous, y compris avec les riches
Il n'y a pas "de vrais Biens et de faux Biens". Il n'y a que le Bien. C'est un singulier sans pluriel.
Il y a, heureusement, des tas de gens qui agissent au Nom du Bien et qui ne croient pas en Dieu, ceux qui établissent l'équité sans prononcer le Nom de Dieu et le Père les considère autant que ceux qui au Nom de Dieu font régner ce qu'Il a en horreur (Le Signe 28/10-11).
Si l'on se mettait à juger les hommes il y aurait pire que les riches : il y a les menteurs, les médisants, les violents, les fourbes, les puissants (Staline est mort pauvre), etc. (liste interminable).
Vous voulez être pénitent ? Ne jugez pas ! (Matthieu 7/1, Le Signe 36/16, etc.) !
Aimez tous les hommes, y compris les riches, pardonnez toutes les offenses, y compris celles que semblent vous infliger les riches, faites la paix avec tout le monde, y compris avec les riches, faites passer votre intelligence spirituelle au-dessus de votre intelligence sociale qui vous fait condamner les riches, et rendez-vous libre de tous préjugés, y compris vos préjugés à l'égard des riches. Ainsi deviendrez-vous un pénitent.
On ne peut, compte tenu du retard de beaucoup sur le très difficile sentier de la pénitence, qu'effleurer l'immense question des changements que demande Le Signe, qui dépassent toute discussion à leur sujet, et sont appelés à rendre la société méconnaissable aux yeux de ceux qui en restent à l'Histoire et à la façon "sociale ou psychologique" de voir les choses. Il faudra beaucoup de temps pour amener la nouvelle façon de voir l'homme et sa société que préconise le Père.
[159C117*13/11/2014]
Sur ce qui distingue Le Signe de toute œuvre philosophique, morale, matérialiste, etc.
Qui ne se souvient des prédictions folles de Fourier ? La couronne boréale qui, selon lui, allait donner au pôle Nord chaleur et lumière, l'acide citrique boréal qui allait faire de la mer salée une limonade et allait détruire les monstres marins, l'inclination de la terre qui allait donner un éternel printemps, l'aérostat de Zembaccari qui allait nous transporter, le sixième sens qu'auraient déjà eu selon Fourier les habitants d'autres planètes et qu'allaient acquérir les terriens, etc.
Je sais que malgré ses élucubrations Fourier fournit au socialisme plusieurs arguments ; Engels, co-auteur avec Marx du "Manifeste du Parti Communiste", dirait que Fourier avait été un précurseur du socialisme. Mais là on est dans la mission sociale, à laquelle mes frères se sont attachés pendant une quinzaine d'années, qui n'est pas la mission que Le Signe prescrit et qui nous a fait tellement de tort.
Saint-Simon, plus sérieux que Fourier, penseur pragmatique, fut l'un des premiers à voir dans l'industrialisation qui commençait le moteur du progrès social, mais aussi des problèmes nouveaux qui allaient se poser à la société — "À chacun selon ses capacités, à chaque capacité selon ses œuvres" —, mais son "Nouveau Christianisme" ne reposait pas sur des considérations spirituelles, mais morales. Son "Nouveau Christianisme" avait pour but l'accroissement du bien-être général et l'avènement du paradis matériel sur terre et là encore on est dans la mission sociale, on n'est pas du tout dans Le Signe.
Je n'ignore pas complètement les œuvres de ces hommes mais j'affirme qu'elles n'ont rien à voir avec Le Signe, lequel sort l'homme du matérialisme où les précipitaient Saint-Simon et Fourier.
Cela dit, l'homme est un esprit et, s'il devient bon, une âme dans une enveloppe de chair tant qu'il est sur terre. Il faut être vraiment aveugle pour ne pas distinguer l'homme de l'animal et ne pas voir qu'il vit selon un tout autre mode de relation entre Terre et Univers, et cette relation, c'est le Créateur Lui-même, Celui qui, le jour où le soleil (n'importe lequel des milliards de soleils) est dispersé comme plumes de pavot, court encore et entre temps fait mille nouveaux soleils (Le Signe xxii/12).
Le Signe est d'une toute autre dimension que n'importe quelle œuvre philosophique, matérialiste, etc., et nous rappelle que nous humains sommes d'une toute autre dimension que la matière. [159C91*30/10/2014]
Sur la très très simple pénitence pour reconstituer l’unité humaine
Adam, nous dit Le Signe, autrement dit l'humanité spirituelle originelle, a créé une rupture et entraîné sa descendance dans le mal, source d'une fragilité dont nous souffrons énormément. On peut toujours crier que c'est un mythe. Où en trouver la preuve ? Nulle part. Ces temps lointains sont aussi mystérieux pour les savants que pour nous.
Alors, pourquoi pas le récit que fait d'Adam le Père par les lèvres de Jésus à Arès (Le Signe 2/1-5) ? Il y avait donc un état de l'homme avant cette rupture et la plongée dans le mal et un état de l'homme après, qui est l'actuel état qui d'ailleurs ne va pas en s'arrangeant. Le seul moyen de repasser de l'état de mal actuel à l'état de bien originel, c'est la pénitence, le remplacement actif, appliqué, accompli, du mal par le bien. La pénitence est une cure de bien dont le monde a évidemment un besoin absolument urgent. Dieu n'est pas l'inventeur de l'évidence ; Il n'en est que le rappeleur. Le Signe n'est qu'un rappel, le rappel d'une Vérité évidente et constante.
Je n'étais pas assez malin, moi un ecclésiastique à l'époque, pour effectuer ce rappel très simple. Une des redécouvertes que Le Signe nous fait faire, c'est que tout en Dieu est d'une extrême simplicité.
Actuellement, la société humaine se démène sans cesse à maintenir des mécanismes compensateurs pour sauvegarder son équilibre, mais elle n'y arrive pas. Il y a sans cesse des ruptures et le mal resurgit sans arrêt et les solutions qu'imaginent les politiques, les religieux, etc. n'y pallient jamais.
Partout dans le monde l'individu ne justifie son existence qu'en fonction du groupe humain auquel il appartient. Rien n'a encore permis d'effacer les frontières tribales ou nationales, les barrages linguistiques, culturels, religieux, politiques, etc. Nous sommes toujours en barbarie, donc, en dépit des illusions qu'on tente de nous donner sur ce point. Or, l'humanité n'a pas été créée pour vivre ainsi.
Seule la pénitence pourra reconduire l'homme à cette universalité et c'est l'évidence même. Chaque individu, qu’il soit français, russe, chinois, gabonais, papou, inuit, etc., est un élément d'une mosaïque qui ne peut s'expliquer qu'en fonction de l'ensemble absolu qu'elle est et ce n'est pas, par exemple, la médecine qui me contredira car tous les hommes ont la même physiologie et souffrent des mêmes maux. Cette unité se retrouve dans l'unité de la pénitence à laquelle nous pousse Le Signe. Ici l'on voit que la pénitence est tout autre chose qu'une rigueur morale, c'est une action de reconstitution de l'universalité humaine.
L'éveil de la conscience individuelle, du libre arbitre, est impossible dans une société terrienne actuelle, où qu'elle soit, dans un monde qui n'est qu'un chaos de traditions et de cultures différentes. Cet éveil est impossible parce que tout humain dès sa naissance est conditionné par l'éducation particulière du lieu, qui lui donne une "nécessité plus puissante que les dieux mêmes," disait Platon (dit de mémoire). Ipso facto, un raisonnement philosophique, une politique, une religion universelle sont tout aussi impossibles. Seule la très simple, très très simple pénitence peut traverser puis abattre les cloisons qui isolent les sociétés les unes des autres.
La pénitence ? C'est bien là la solution universelle très très simple, trop simple pour que l'homme compliqué par sa culture et les idées qui courent, puisse y penser, que seul le Père de l'Univers (Le Signe 12/4) pouvait rappeler. [159C91*30/10/2014]
Sur l’importance de ce que nous écrivons et disons face à la difficulté de lire Le Signe
Le Signe n'est lu, vraiment lu en profondeur, quelquefois et peut-être même assez souvent, qu'après que le néophyte ait rejoint nos rangs.
Preuve, d'une part, que beaucoup de gens ne lisent plus aujourd'hui le livre, mais le parcourent, et par contre nous écoutent beaucoup.
Il nous faut donc faire très attention à ce que nous disons.
La lecture profonde semble maintenant venir comme une consécration plus souvent que comme une découverte.
Il me faudrait rédiger, à l'usage des personnes préliminairement intéressées, une sorte de digest, c'est-à-dire une sorte de résumé ou de condensé du Signe, court et attrayant pour contourner l'aspect "biblique" ennuyeux ou même rébarbatif que les gens d'aujourd'hui lui trouvent, mais, je suis toujours débordé et ne trouve jamais le temps de m'y mettre. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est un travail très difficile et c'est sans doute la raison pour laquelle les frères auxquels j'ai, au cours des ans, suggéré de s'y attaquer se sont récusés ou se sont découragés. [159C92*30/10/2014]
Sur notre propos ultrasimple, qui finira par être entendu
Nous sommes des réalistes et ne pouvons qu'être cela, parce que notre mission est très simple, vraiment très simple : "Le Créateur est revenu dire aux hommes : Soyez bon et vous vaincrez le mal et ferez refleurir Éden." Comment accomplir une mission aussi incomplexe, irréductible, élémentaire, bref réaliste, sinon par réalisme ?
Nous sommes bavards ; c'est un défaut du siècle, peut-être le plus bavard de tous les siècles, un temps où l'on n'a jamais autant parlé, écrit, imprimé pour ne rien dire. Victor Hugo disait déjà, parlant de son époque : "Le monde est sous les mots comme un champ sous les mouches."
Que dirait Hugo aujourd'hui alors ? Quand, prenant le train pour me rendre dans une mission, je visite la Maison de la Presse à la gare st-Jean de Bordeaux pour acheter un journal et ce genre de revue que je ne lis jamais que dans le train, comme Match, Le Point, etc., je suis bras ballants et bouche bée devant les rayons de revues et je murmure intérieurement : "Que de mots, que de mots ! Que peut-on bien raconter dans ces hectares de texte imprimé ?" Et j'ajoute un autre murmure : "Et nous qui n'avons que quelques phrases à dire aux gens dans la rue et qui ne proposons de lire qu'un livre de Dieu où il y a moins à lire que dans un seul de ces centaines de magazines... Peut-être des milliers ? !"
Autant de lecture proposée aux gens, ce ne peut être que toc ou vide à 90 % ! Nous sommes embus de lecture. Et je crois que la médiocrité du monde vient en partie de cet embut sans fond.
Or, nous sommes de ceux qui tiennent entre leurs mains le sort de l'homme... Oui, pas moins que cela.
J'ai l'impression de chanter "Au clair de la lune" au milieu du tonnerre cosmique des musiques innombrables qui s'enregistrent chaque jour, chaque heure, chaque minute dans le monde. Alors, j'ai l'impression d'être inaudible, dérisoire, vain.
C'est sûrement là, outre d'autres raisons, une raison de notre difficulté d'être entendu. Le réalisme des choses ultrasimples.
Et cependant nous devons inlassablement poursuivre notre mission. Notre réalisme ultra-simple laisse actuellement aux gens l'impression que nous leur resservons quelques vieux mots fatigués, éculés, usés, trop simples pour être importants, mais un jour ils seront tellement écœurés par le gavage de mots par milliards qu'on leur entre de force dans les yeux et dans les oreilles qu'ils réaliseront qu'on les remplit de milliards de mots morts et que nous seuls usons de mots vivants, qui ont un aiguillon, qui mènent à la Vie. [159C95*31/10/2014]
Sur les raisons d’un pénible mais nécessaire bavardage
Je pense que Victor Hugo parlait aussi pour lui-même tout comme je parle aussi pour moi-même en disant : "Nous sommes bavards ; c'est un défaut du siècle, peut-être le plus bavard de tous les siècles."
Il suffit de voir ce blog. Que bavard je suis ! Depuis 2006 j'ai écrit un grand nombre de réponses bavardes aux commentaires, souvent bavards eux aussi.
Je suis peiné de devoir être bavard ; je suis d'autant plus peiné que je ne suis pas écrivain et que j'impose à tous mon scribouillage, et que, contrairement à ce que certains croient, je n'ai ni désir ni plaisir d'écrire. D'ailleurs je ne scribouillais pas du tout avant 1974. Je me mis à l'écriture en tirant la langue comme un écolier, parce que le Père me dit : "ta voix...et ce que tu auras écrit" (Le Signe 33/10).
Il en résulte que, quarante ans plus tard, je suis plus que jamais entraîné dans un cercle vicieux, c.-à-d. dans un raisonnement fautif dans lequel ce que je dois démontrer ou définir je l'ai déjà depuis quarante ans, employé comme élément de ma démonstration ou de ma définition. Pourquoi me répété-je ainsi, pourquoi en suis-je là ? Pour trois raisons :
La première raison est que ce blog me fait sans cesse découvrir que beaucoup de choses, que je voyais comme tombant sous le sens et déjà comprises, ne le sont pas par tous et qu'il me faut les rappeler répétitivement et sur tous les tons pour tenir compte de la nature de chacun ou chacune.
La seconde raison est que si j'affiche des commentaires qui ne vont pas dans mon sens prophétique, je sais que si je ne réponds pas, le commentateur et ses lecteurs penseront d'instinct : "Qui ne dit mot consent" et en déduiront que j'approuve le commentateur. On entrera dans une grande confusion.
La troisième raison, c'est que si je vais par le monde en disant seulement : "Le Créateur est revenu dire aux hommes : Soyez bon et vous vaincrez le mal et ferez refleurir Éden," dix-huit mots qui constituent la Vérité fondamentale suffisante, les lecteurs du blog, tout comme le public auquel je parle, tout comme mes frères auxquels je prêche, tous habitués à des flots de paroles me trouveront d'une pauvreté spirituelle affligeante et très peu me suivront. Le bavardage est dans les mœurs, le laconisme est laissé aux ermites qui n'intéressent qu'eux-mêmes, je ne peux pas plus me revêtir de silence que je ne peux me revêtir en clown pour être entendu. [159C96*01/11/2014]
Sur l’encouragement d’un Jésuite à poursuivre
Je n'ai peut-être ici fait qu'ajouter mon bavardage au bavardage du monde. Peut-être devrais-je fermer ce blog ? Dans les années 80, des frères m'avaient fortement recommandé d'arrêter "Le Pèlerin d'Arès" trimestriel qui n'éditait, selon eux que du "charabia, des textes mal écrits et incompréhensibles, à moins de laisser à ceux qui savent tenir une plume le soin de la rédiger." J'avais donc dans un n° du "Pèlerin d'Arès" annoncé ma soumission à cette admonestation fraternelle et le prochain arrêt de cette publication. Savez-vous qui m'encouragea à la poursuivre ? Un Jésuite ! J'appris ainsi que mon petit magazine était lu aussi par des Jésuites. Le Jésuite m'écrivit quelque chose comme : "Continuez ! Nous avons besoin de ce Pèlerin d'Arès"
Allez donc savoir ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas ! [159C96*01/11/2014]
Sur la politique
Peut-on "faire de la politique sans nécessairement être politique" ? Je ne le crois pas, sauf bien sûr en donnant à politique un sens différent de celui que je lui donne. Pour moi la politique est exclusivement la recherche du pouvoir sur les hommes et donc la recherche du pouvoir de faire les lois et de les appliquer par police et tribunaux. Donc, je ne vois pas du tout de politique dans la pénitence, sauf si on prend le mot politique au sens figuré de manière d'agir. [159C96*01/11/2014]
Sur l’invisibilité qui serait preuve d’inexistence
Je vis. Comment puis-je vérifier que je vis ? Sous un microscope ? Non. Je ne peux pas prendre ma vie ou une molécule de ma vie et la placer sous mon microscope et la regarder. Ma vie n'est pas du tout préhensible, je ne la vois pas, je ne la saisis pas ; pas plus que Dieu, d'ailleurs.
Si je prends un peu de mon sang et vous le verrez vivre sous le microscope. Mais je peux prendre aussi un peu d'eau et la regarder sous mon microscope et je la vois pleine d'un tas de choses invisibles à l'œil comme je vois mon sang plein de choses invisibles à l'œil et cependant l'eau ne vit pas, elle n'est que chose, elle n'est que H2O, mais moi je vis, je pense, j'écris. L'eau non. J'affirme que ma vie est en tant que telle quelque chose d'invisible comme Dieu est invisible en tant que Tel. Si ma vie est une réalité, pourquoi Dieu ne serait-Il pas une réalité ? Il n’y a aucune preuve de son inexistence.
[159C97*02/11/2014]
Sur l’universalisme de la pensée d’Aristote
Pour moi, aussi peu expert d'Aristote puis-je être, ce très grand penseur est de ceux, assez rares, qu'on peut utiliser dans tous les domaines sans les dénier. C'est là la raison du succès inépuisé du grand Aristote, d'ailleurs. Il n'était certes pas évolutionniste, sa pensée n'avait pas devancé celle de Darwin, mais sa vision de la société : hommes libres, esclaves, humains mâles et humains femelles, est-elle vraiment dépassée ? Théoriquement oui. En fait non. Le racisme est encore partout sur terre, les dominateurs (hommes libres d'Aristote) et les spoliés (esclaves pour Aristote) sont encore bien distingués par Le Signe, et si Dieu insiste tant pour qu'on donne aux femmes la place qu'elles méritent (Le Signe 9/1-7, xxvii/1-14), n'est-ce pas parce que cette place, elles ne l’ont pas encore ?
On trouve dans l'ensemble de l'œuvre d'Aristote une sorte d'universalisme de l'humanité. La structure argumentaire d'Aristote reste remarquable et c'est pourquoi on pense toujours à lui 2400 ans plus tard. Je ne me souviens pas chez lui d'un argumentaire qui nierait l'existence d'un Créateur. Aristote n'est pas connu pour ça. [159C97*02/11/2014]
Sur le Prophète, humain et solidaire de l’humanité
Je ne me retrouve pas dans les louanges parfois dithyrambiques, qui détachent résolument la personne louangée du reste de l'humanité pour en faire une sorte de phare unique sur la noire tempête du monde. Je ne me sens pas du tout détaché du monde, au-dessus du monde, bref, suprême.
C'est la Vérité dont je suis porteur qui est suprême. Ce n'est pas moi.
Je ne vis pas du tout sur l'idée réconfortante que je serais supérieur aux autres humains ; je vis au contraire sur l'idée affligeante que je ne suis qu'un pécheur. Le supérieur ou plutôt le Supérieur avec un S capital, c'est notre Père.
Je ne considère pas mes frères humains comme des démons ou des attardés qui me devraient leur salut, s'ils m’écoutaient. C'est au Père de l'Univers qu'ils devront leur Salut, s'ils L'écoutent et entrent en pénitence. Parmi mes frères humains, même parmi ceux qui me rient au nez ou qui m'insultent avec sincérité, je sais qu'il y a des gens beaucoup plus remarquables que moi. Cela m'incline à la modestie. Quand je rembarre des gens qui me contestent, ce n'est pas parce que je les dédaigne ou méprise, mais parce que simplement je dis : Voilà la Vérité que j'ai accepté de répandre comme petit ouvrier du Père sur son immense chantier du monde.
Je suis un humain, je suis solidaire de l'humanité. On le voit quand je me montre solidaire de mes frères en disant "Nous" comme sujet de leurs erreurs, même si je ne les commets pas moi-même, parce que je pense que j'ai seulement sur eux un peu d'avance sur la compréhension des choses — Dame ! Je suis l'aîné, pas le chef (Le Signe 16/1).
Je suis solidaire de mes frères humains, solidaire de leurs souffrances et des questions qu'ils se posent. Le mystique ne se sent pas solidaire des hommes, mais de Dieu. Je ne suis pas mystique, parce que je suis solidaire des hommes et devant Dieu je plaide pour mes frères humains, dont je suis. C’est l'occasion de me remettre moi-même à mon humble place. [159C103*03/11/2014]
Sur la pierre et le Lance-Pierre
On doit toujours remercier des compliments, même si on ne pense pas les mériter vraiment, Je n'ai pas le sentiment d'être humble, parce que je ne cherche pas à l'être, je n'y pense jamais, je suis seulement la pierre que le lance-pierre du Père envoie à chaque homme, sans mérite, propulsé par la Force. [159C121*14/11/2014]
À nous – et non à moi seul – de former les archétypes irréductibles du Bien
Le credo chrétien ne fait pas mention du Sermon sur la Montagne. Preuve que le christianisme pur et vrai n'a pas commencé. C'est à nous de le commencer.
L'épopée du Peuple Élu dans l'Exode, la Parousie selon l'Apocalypse de Jean, l'Église, etc., ce ne sont là que des légendes ou des tentatives défectueuses, des rêves ou des loupés, dont nous sommes, les héritiers, les héritiers du mal.
Surtout ne m'idéalisez pas ! Que croyez-vous ? Que je ne suis pas tout autant que vous "incapable" d'être un ange ? Croyez-vous que je ne suis pas, moi aussi, quelquefois encore aujourd'hui, après quarante ans de pénitence, parcouru par le sentiment que "beaucoup d'hommes sont des sales cons, ne méritent pas le moindre pardon, pas la paix, et que se décarcasser à leur parler avec intelligence et sans préjugés, c'est se foutre à poil devant eux, c'est se condamner à être écrasés" ? Oui, je le suis. Certes je repousse ce sentiment, mais il me traverse, il est là, je ne suis pas un ange, je me force à faire confiance à mon Créateur qui me dit que je dois aimer, sinon par sentiment, du moins par devoir. Alors faites comme moi, les sentiments que vous n'éprouvez pas, imposez-les vous par devoir !
Ce qui est "extraordinaire", ce n'est pas moi, c'est le fait que s'imposer de repousser des sentiments conflictuels soit possible ! Cela, aucun animal ne peut le faire, et ceux qui s'émerveillent des singeries d'un chimpanzé en murmurant, des larmes dans la voix : "Il est humain !" sont des aveugles. L'homme seul peut changer, se recréer.
Un jour, j'en suis sûr, la première phase de mon changement, qui est forcé en moi, deviendra naturel et je serai alors, à travers l'un de mes descendants, devenu un ange. Pour l'heure je suis en plein travail d'évolution.
La révélation mosaïque, le christianisme d'église, l'islam religion, sont des avancées, mais très mal foutues, des avancées bloquées, sans issue. Si elles avaient atteint le but que le Père leur avait réellement fixé, Il ne serait pas revenu à Arès parler aux hommes par son Messager Jésus ou par sa Voix même en 1974 et 1977.
Nous devons sortir de ces religions impasses dont les fidèles eux-mêmes ne savent pas comment sortir pour reprendre l'envol sublime que le Créateur a permis à la créature. C'est à nous Pèlerins d'Arès de former les archétypes irréductibles du Bien enfin libéré, qui ne cessera de progresser. Nous sommes nous-mêmes très imparfaits, mais nous avons accepté de commencer de changer, sachant que nous ne serons pas sauvés par une doctrine ou une pieuse vénération, mais par l'accomplissement graduel de génération en génération du changement de vie dont parle Le Signe. L'idée de progrès c'est vraiment nous qui l'incarnons.
Vous n'êtes pas un ange, et moi non plus je ne le suis pas, mais en nous forçant, nous pouvons faire avancer, c.-à-d. changer le monde. Nous avons une destinée d'importance cardinale, nous première génération issue du Signe préfaçons la dénonciation d'une erreur de jugement, sur laquelle le monde vit encore. C'est à nous d'aider le monde à voir qu'il court à la catastrophe — le péché des péchés — en suivant aveuglément une erreur de jugement, une vision de l'homme totalement fausse.
[159C123*15/11/2014]
Sur la langue espéranto
Ludwik Lejzer (Louis Lazare) Zamenhof est le créateur de l'espéranto. J'ignorais qu’il n'avait abordé la métaphysique profonde de l'espéranto que trois mois avant sa mort, car on tend à penser que son souci d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et de liberté entre les humains, c.-à-d. son souci de la pénitence, était à l'origine de son travail sur une langue universelle.
Je ne suis pas espérantiste, mais ce n'est pas du tout parce que je suis contre le principe d'une langue universelle, bien au contraire. J'appelle de tous mes vœux la langue universelle.
Je ne suis pas espérantiste, parce que je considère l'espéranto comme une langue européenne simplifiée, très facile à apprendre pour un Européen ou un Américain, mais inadaptée à des Asiatiques monosyllabiques ou agglutinants et des Africains aux innombrables langages de structures très différentes, c'est-à-dire inadaptée à une forte majorité de l'espèce humaine, de la création noble du Père.
Je crois sincèrement que des linguistes extrêmement compétents, d'origines très diverses, peuvent reprendre l'idée de Zamenhof, y réfléchir, confronter leurs propositions, bref, je crois que c'est le travail de toute une humanité et non d'un seul homme. Cela n'enlève en rien à Zamenhof le mérite du précurseur.
J'ajoute que je crois... En fait, je fais plus que croire, je sais. Je sais qu'il existe ce que j'appelle le "langage des anges" qui fut le langage d'Adam avant la chute, qui ne pourra ré-merger qu'avec la pénitence accomplie par un petit reste déjà conséquent. Cela viendra, j'en suis sûr. Pour l'heure, l'anglais me semble un bon pis-aller, ne serait-ce que parce qu'on a à peu près tout traduit et édité de la littérature mondiale en anglais. Ce n'est pas le cas en espéranto. [159C104*03/11/2014]
Sur la citation de Malraux : "Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas."
Malraux n'aurait pas dit : "Le siècle qui vient sera mystique ou ne sera pas." Il aurait dit : "Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas." Mais dans une déclaration à la presse en 1975 (un an après L'Évangile Donné à Arès dont il avait probablement connaissance), Malraux le nia. Il déclara grosso modo ceci : "On m’a fait dire : 'Le XXIe siècle sera religieux.' Je n’ai jamais dit ça. J'ai seulement dit que je n’excluais pas l'apparition d’un grand évènement spirituel sur Terre au XXIème siècle."
Cet événement spirituel, quel est-il ? Le Signe et l'apparition des Pèlerins d'Arès.
[159C105*03/11/2014]
Sur la joie de vivre qui n'exclut pas le sérieux de l’entreprise lancée
Pourquoi imaginer la pénitence comme une vie de froid ascétisme et de privations ? Où dans la description que je fais de la pénitence la privation et la tristesse se trouvent-elles ? Nulle part. Je ne parle que d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur dans la joie et d'être libre de tous préjugés...
Je suis toujours, à 85 ans et après 46 ans de mariage, très amoureux de mon épouse Christiane. Oh, certes, ce n'est plus l'amour qui nous faisaient rouler l'un sur l'autre il y a 46 ans, mais quand je prends sa main, son bras, ou quand j'enserre mon épouse et l'embrasse, je suis toujours tendrement épris d’elle et je loue le Père de me donner cette fraîcheur de sentiment, qu'elle me rend.
La pénitence nous conduit vers le bonheur, y compris le bonheur que nous procurent les humains que nous aimons et les bonnes choses terrestres.
Contrairement à l'image que certains essaient de donner de nous, nous ne sommes pas prophètes de la "pénitence" coincée et gémissante de style catholique, mais nous sommes des prophètes de la pénitence comme contre-culture dynamique, l'exhibitionnisme en moins, car Le Signe dit : Que les joies que j'ai réservées aux époux restent secrètes entre eux, que leurs cris de bonheur ne percent pas les murs ! (9/7), mais justement le Père sent la nécessité d'entourer d'une délicate pudeur ce qu'il ne fait qu'encourager par ce verset : les joies des époux et les cris de bonheur. Nous ne reculons pas davantage devant un "repas gourmand".
Le Signe n'est pas un livre austère et rabat-joie.
La joie de vivre n'exclut pas le sérieux d'une entreprise que nous lançons : la pénitence, car elle est le seul moyen de vaincre le mal. Alléluia ! [159C108*03/11/2014]
Sur l’exode des hébreux
Les Hébreux n'entrèrent pas en pénitence dans le Sinaï et allaient même entrer en Canaan en conquérants barbares (Josué 5/1, 6/1/26, etc.). On peut leur trouver l'excuse d'avoir été des esclaves abrutis par la maltraitance et l'ignorance, incapables d'élévation spirituelle. Mais le monde d'aujourd'hui, quoique bien traité, ne se conduit-il pas de même comme un peuple d'esclaves ignorants ? Notre mission le constate chaque jour.
L'Exode des Hébreux sous Moïse fut un grand ratage spirituel et pour, cette raison, j'utilisais beaucoup, à la fin des années 70 et au début des années 80, le terme de Nouvel Exode Spirituel pour désigner notre mouvement de foi après les Événements Surnaturels d'Arès et leur sublime Message. [159C110*12/11/2014]
Sur les inquiétudes liées à la disparition du prophète
Devenez de vrais pénitents — c'est tellement simple — et la suite ne posera aucun problème à une société fraternelle et libre (au sens du Signe), qui aura oublié tous ses préjugés, qui ne réfléchira plus qu'avec l'intelligence du cœur, qui pardonnera tout, fera toujours la paix et aimera sans limites.
Si vous êtes de vrais pénitents, ma disparition qui surviendra tôt ou tard, ne vous posera aucun problème.
Ne faites pas d'insomnie en pensant à ce qui me succèdera dans l'assemblée, faites de l'insomnie en vous demandant si vous êtes bien devenu un grand pénitent.
[159C118*13/11/2014]
Sur les progrès à faire sur le sentier de la vertu
J'étais récemment dans une assemblée, qui se demandait ce que sa façon de moissonner avait de déficient pour obtenir si peu de succès, je disais grosso modo ceci :
"Mes frères et sœurs, regardez-vous ! Vous ne donnez pas l'image d'une fraternité aimante, soudée, épanouie, vous êtes encore trop perclus des douleurs et des défauts du monde. Bref, vous ne faites pas envie ! Félicitez-vous de ne pas encore voir venir à vous beaucoup de gens que vous décevriez peut-être. Devenez d'abord, et d'urgence, des pénitents exemplaires,pleins d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et
libres de tous préjugés, et vous offrirez à ceux qui viendront — ils viendront et même vous vous sentirez débordés — l'image d'une humanité vraiment changée et ils vous suivront."
Nous sommes encore les lilliputiens à qui le Gulliver de Swift dit : "Les gens de votre race forment dans leur ensemble la plus odieuse petite vermine à qui la nature ait jamais permis de ramper à la surface de la terre." Le problème, c'est que nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous sommes des gens qui n'ont rien d'exemplaires pénitents. Il nous faut absolument réaliser que nous avons beaucoup de progrès à faire sur le sentier de la vertu.
Mais nous avons commencé à travailler à la moisson et cette activité à elle seule nous aide énormément à changer nos vies (Le Signe 30/10-11).
Nous forgeons pour devenir forgerons.
Quand Jésus appela ses apôtres Pierre et André, Jacques et Jean, au bord du Lac de Galilée, il savait qu'ils n'étaient pas prêts, mais il savait qu'ils se prépareraient sur le terrain même de la mission. [159C119*14/11/2014]
Sur l’espoir à redonner aux désespérés
Les gens de ce monde s'étourdissent : vont au cinéma, sortent en boîte pour trinquer et danser, escaladent des montagnes, se font dorer au soleil sur la plage, etc., mais si l'on pense un instant que l'homme n'est fait ni pour aller au cinéma, ni pour sortir en boîte, trinquer et danser, ni pour escalader, ni pour se faire bronzer, etc. on s'aperçoit que si l'homme s'étourdit à des occupations aussi futiles, c'est qu'il vit sans espoir.
Ici je situe l'espoir au plus haut niveau : l'espoir de recréer ce monde pour le bonheur, le vrai, pas le bonheur de chats qui se réchauffent au soleil, de singes qui grimpent aux arbres, de vaches qui regardent passer les trains, etc.
Mais ce n'est pas une mince tâche que celle de faire prendre à l'homme conscience des extraordinaires possibilités de sa sublime destinée, lui faire réaliser qu'il peut marcher sur les nuages porté par un amour fraternel transcendant, s'emplir d'une gloire transitive... Pourtant, nous montrons quelque équivalence à ce destin à travers la pénitence, qui est l'antichambre des hauts étages de la conscience...
Soyez de grands missionnaires ! Ne retombez jamais dans le social où tomba notre mission dans les années 90 et le début des années 2000. Rappelez-vous de l'avertissement de Robert Owen : "Le socialisme peut s'emparer du monde comme un voleur pendant la nuit." Que votre travail à la moisson emprunte l'esprit du compagnonnage ! Paraphrasez Agricol Perdiguier en vous disant que "C'est aux pénitents qu'il appartient de se faire comprendre des autres futurs pénitents." C'est ainsi que vous reconnaîtrez les épis mûrs cachés au milieu de la foule.
[159C121*14/11/2014]
Sur l’extraordinaire forces des époux
Les épousailles ne sont pas un sacrement qui lierait votre couple par une supposée force du Ciel qui descendrait sur vous pour produire une grâce spéciale dans vos âmes.
Cette force c'est vous-mêmes qui la produisez par votre amour romantique et votre amour évangélique que vous vous efforcerez d'accroître jusqu'à les rendre exceptionnels, et si l'assemblée prie sur vous, c'est pour participer, pour que tous ceux et celles présents participent à cette décision d'accomplir (Le Signe 31/6) en accroissant leurs propres forces. Et vous deux, ce jour-là, vous représenterez une immense espérance pour vos convives et pour le monde.
Par vos épousailles vous allez former un exemple d'amour-sentiment et d'amour-devoir liés et dépasser le temps et l'Histoire. Le moment des épousailles est par excellence le moment d'anticipation du monde changé. Il faudra que votre couple, puis votre famille, quand les enfants viendront, forment les prémices du monde changé. Vous allez former à deux une convergence réelle vers le monde changé, de sorte qu'on ne pourra plus parler de ressemblance fortuite.
Et, bien sûr, votre pénitence dans la joie et la fête sera l'outil essentiel de cette magnifique construction. Ne forcez jamais rien, car en se forçant on devient mystique et cela il ne le faut pas. Laissez-vous grandir peu à peu dans l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et la liberté. [159C122*15/11/2014]
Sur l’impact de la vertu sur la longévité
Pourquoi quelques hommes n'en seraient-ils pas restés aux temps très lointains des patriarches ?
Pas nécessairement par une faveur spéciale du Ciel, car vivre pour simplement vivre n'a pas de sens, mais pour rappeler aux hommes qu'ils recèlent en leur for intérieur l'image et ressemblance du Bien et de l'Éternité.
Je ne crois pas que la longévité de l'humanité augmentera par la science, mais je crois qu'elle augmentera par la vertu, la pratique du bien, donc de la pénitence, en faisant reculer d'abord, puis en évitant absolument, pour finir, le péché des péchés (Le Signe 38/2). Car l'homme est devenu mortel par le péché et continue de mourir par le péché.
[159C124*15/11/2014]
Sur le prolongement de la vie, surtout si elle a quelque utilité
Je ne crois pas impossible que quelque part dans le monde quelqu'un ici et là, sans vivre aussi longtemps que Mathusalem (969 ans, Genèse 5/27), puisse encore avoir une vie anormalement prolongée, surtout si elle a quelque utilité. [159C126*18/11/2014]
Sur le pape François
Le pape François et moi avons en commun d'être des croyants, de croire que le rationalisme réduit dangereusement l'homme à son cerveau et le prive de la vie spirituelle qui est plus importante, de croire que la disparition de l'amour et du pardon fait de l'homme une Bête (Le Signe 22/14), mais à part cela nous ne partageons pas la même foi. Si nous nous rencontrions, ce serait pour exprimer nos différences qui sont considérables. Le pape François croit que Jésus est Dieu, je crois que Jésus n'est qu'un prophète. Le pape croit que l'Église est le nécessaire pont entre l'homme et Dieu, je crois que chaque homme a déjà en lui l'image et ressemblance de Dieu et n'a besoin ni d'Église ni même de religion pour retrouver les sentiers des Hauteurs Saintes. Le pape a des dogmes et fait de la théologie, je n'ai pas de dogmes et je ne fais pas de théologie. Le pape croit dans l'effet des sacrements sur l'âme pour son salut, je n'y crois pas. Le pape croit qu'on peut prier pour obtenir quelque chose, je ne prie que pour me souvenir de ce que j'ai à accomplir. Le pape croit que la pénitence est regret de ses péchés sans quoi on n'est pas pardonné, je crois que la pénitence est acquisition du bien qui seul vaincra le mal. Le pape béatifie, je ne béatifie pas et je dis que le Père seul est Saint, etc. Cela dit, je vois le pape François comme un homme de cœur et un type sympathique. [159C125*18/11/2014]
Sur la révolte qu’il faut rendre fertile en la sortant de l’aridité de l’Histoire et de la vengeance sans fin
La révolte qui murmure dans les cerveaux et les cœurs, révolte contre la politique, contre la religion, contre l'absurdité, l'égoïsme, la méchanceté des hommes, etc., est un sujet immense que je ne peux épuiser en quelques lignes.
Si je veux ici une réponse simple et courte, je dirai seulement que ce que nous essayons de faire, nous les Pèlerins d'Arès, c'est de rendre fertile la révolte en la sortant de son aridité, qui dans l'Histoire a trop souvent apaisé sa soif par le sang sans apporter de solution réelle. Cette fertilité ne peut être obtenue qu'en remplaçant l'historique vengeance sans fin, la rancœur, par l'envie du bien et du bonheur.
Je sais que c'est un renversement complet d'attitude (je ne parle même pas de renversement philosophique). Je sais qu'on peut douter de sa réussite, mais n'oubliez pas que nous ne sommes pas seuls. Le Créateur est venu parler aux hommes à Arès ! Il a rappelé qu'Il était aux côtés des hommes, ses Enfants. Pour cette raison on ne peut réduire l'objectif à un changement philosophique. Il se hausse au contraire au niveau le plus haut de la Vie. Pour réussir ce changement Le Signe n'indique qu'un seul moyen : la pénitence.
Il faut orienter la volonté humaine tout différemment de ce que lui inspire sans cesse la culture. La révolte au sens que l'Histoire donne à ce mot est toujours une impasse. Nous voulons au contraire l'ouvrir, lui montrer des horizons de Lumière, rendre l'homme vraiment libre, absolument libre (Le Signe 10/10) et non ployant sous des lois nouvelles. Nous voulons le pousser dans l'ascension vers les Hauteurs, et non vers la bassesse vengeresse.
Il faut que la solidarité instinctive dans l'esclavage sous les lois humaine devienne la solidarité dans la générosité et l'audace de chercher le bonheur, qui ont pour base la confiance entre les hommes. Cette confiance n'est pas facile à réveiller, mais ce réveil, c'est le grand pari du Signe.
Si l'on veut aujourd'hui vivre, agir, progresser en dehors de Dieu, on en revient sans cesse, tôt ou tard, malgré quelques soubresauts trompeurs (la révolution française, le socialisme, la révolution russe, etc.) à ce qu’on appelle "l'absurdité du monde". On ne peut réellement entrer au service de l'homme si l'on veut ignorer d'où vient l'homme, d'une Création bien déterminée, car alors on n'agit que sur une moitié de l'homme.
Nous Pèlerins d'Arès avons repris l'Évangile de Jésus qui se préoccupe de l'homme total. L'homme total n'est pas qu'au-delà de la politique, il est au-delà de la religion, qui n'est que la mère de la politique. Nous sommes des libérateurs. Nous cherchons à redonner à l'homme sa totalité.
Quand je lis les journaux, quand j'écoute les gens parler, quand je vois ce qu'apprennent mes petits-enfants, je me dis que les gens qui parlent ou qui éduquent s'adressent à un monde déjà disparu. Il est clair que seul le Père montre dans Le Signe le monde tel qu'il est, c.-à-d. en capilotade ou en déconfiture malgré ses piles à hydrogène, ses climatiseurs, ses éoliennes, sur quoi on prétend faire reposer le bonheur humain. Tous les beaux parleurs sont à la traîne déjà. C'est ce que doivent comprendre nos missionnaires pour appeler le monde à se réformer, à changer.
Pour vaincre il faut aller carrément contre l'Histoire. Cette civilisation industrielle, citadine, légaliste, est déjà dépassée. Nous faisons lever sur ses ombres un nouveau soleil. Chasser les nuages qui le cachent n'est pas facile, mais nous réussirons, qu'importe le nombre de générations que cela demandera. Le temps ne compte déjà plus pour nous. [159C125*18/11/2014]