Le Signe est persiflé ou ignoré par tous ceux qui croient que l’homme sait déjà tout ce qu’il peut savoir. Il est force pour qui veut retrouver la Vie (24/5) en ranimant notre désert de monde par l’amour (7/5, 12/7, 32/3), l’intelligence (32/5) et la liberté (10/10) spirituels, absolus..
Le Signe est ce qui inspire aux Pèlerins d’Arès (voir entrée #0017) leur foi et leur mission. C’est vrai, mais c’est trop peu dire. Le Signe doit être vu sous sa lumière existentielle.

© Christiane et Nina Potay

© Christiane et Nina Potay

Inquiétude (parfois effroi), plainte (parfois gémissement), déception (parfois désespoir), douleur (parfois torture ou mort), voilà les haies d’épines et pierrailles stériles (Signe 14/1) qui blessent et tuent l’homme depuis qu’Adam préféra son système (2/1-5) à la Force créatrice (VII/5). Seulement, l’homme du XXIe siècle plus conscient de ses problèmes en souffre déjà davantage. Le Signe en a donné la solution. Non le livre d’un penseur, mais un livre venu du Destin initial et suprême de l’univers, Celui même qui donna à l’homme la liberté de bien et de mal. Un livre de la grande famille spirituelle à laquelle appartiennent le Veda, la Bible, le Coran et d’autres.
Dès 1974, quand parut sa première partie, Le Signe montra pourquoi les maux de l’homme restent invaincus et passent faussement pour une fatalité insoluble, que la religion et sa consœur athée la politique, leurs pouvoirs et leurs lois entretiennent consciemment ou non. La solution est simple, mais demande la renaissance de l’âme (Signe 17) ou de l’ha (XXXIX/5-11), la remise à flot d’un vaisseau apostolique créatif et audacieux (17/3, 18/1-4), non lancé et consacré par une institution, une religion ou une politique, mais lancé par la seule espérance de l’homme. À ce vaisseau, depuis longtemps disparu sur la Mer qui sépare l’homme d’Éden, du monde à redécouvrir, Le Signe donne le nom de son équipage : le petit reste. Un petit reste d’hommes et de femmes (26/1, 29/2), aussi nombreux que possible, croyants ou non, qui changent leurs vies volontairement (30/11) en s’obligeant à être bons, droits, vrais, peut se passer du système, retrouver liberté, amour, paix, intelligence et l’allongement infini de la vie devenant Vie par ressemblance avec le Créateur (Genèse 1/27-28). Par effet de voisinage ce petit reste peut changer le monde (Signe 28/7).
Ainsi Le Signe ramène-t-elle dans le monde la seule recette de victoire sur le mal, victoire nécessairement spirituelle, non religieuse, ni politique, ni scientifique. Pourquoi, dans ces conditions de nécessité, Le Signe reste-t-elle quasi invisible au monde ? Plusieurs causes à cela, sur lesquelles un blog ne peut s’étendre, mais deux principales. Un, ce livre est d’origine surnaturelle dans une société où le surnaturel déclenche les rires ou les haussements d’épaules. Deux, il est apparu en nos temps de dénigrement, de zapping et d’impatience, de recherche d’effets rapides et de résultats sans efforts. Le Signe n’est pas un livre difficile, mais il a émergé profond en des temps superficiels où l’homme abrège tout, même le souci de son propre destin.
Quand les moqueurs auront bien ri, un fait demeurera, un fait physique, vu et entendu. Un fait que les douteurs obstinés, qui souvent seront des religieux contrariés dans leurs théologies, ne pourront jamais prouver faux. Parce que j’en fus seul témoin, on parle d’illusion, mais y aurait-il eu vingt témoins on parlerait d’illusion collective, et aurais-je filmé le fait surnaturel, on parlerait de trucage, etc. Ce fait, le voici. À Arès, petite localité de Gironde maritime, du 15 janvier au 13 avril 1974 Jésus me visita, tout à fait inopiné et dans un lieu tout aussi inattendu : un chantier de réparation. Il me livra un long message du Créateur. Puis du 17 septembre au 22 novembre 1977 le Créateur se manifesta lui-même dans une chapelle proche et me communiqua la suite du message, dans une totale continuité de sens mais un style radicalement différent. En 1982, après une attente de cinq ans, quand il me parut probable que le fait surnaturel était clos, je publiai mon témoignage sous le titre du Signe. Trente-trois ans après la première visite de Jésus, j’ignore toujours pourquoi un homme comme moi sans mérites, ni mystique, ni talent pour propager un tel message, fut élu témoin de cet Appel.
De toutes les Écritures qui forment la vaste révélation du Créateur depuis la Genèse quelques unes ont une universalité exceptionnelle. Le Signe en est. Elle peut rejoindre le Veda, la Bible et le Coran et même, d’une certaine façon, se placer au-dessus de ces livres millénaires, parce qu’elle les éclaire d’une Lumière oubliée. Elle les anime ou réanime, d’une Vie très forte, plutôt qu’elle ne rectifie leurs interprétations. Le Signe ne détruit rien ; elle fait évoluer la Vérité.
Si vous la lisez en diagonale, Le Signe vous paraît faite de redites religieuses, mais si vous devenez plus attentif, vous découvrez ses originalité et universalité surprenantes. Vous traversez alors une forêt de concepts, qui sont autant de mini-révélations, certaines passionnantes lues séparément, mais l’ultime sens du livre n’est compris qu’une fois Le Signe entièrement lue : Le salut, personnel et universel, la solution du mal, est dans la pénitence du pénitent et nulle part ailleurs.
Au mot pénitence, rébarbatif parce que la religion l’a déformé en remords et autopunition, Le Signe restitue son vrai sens, exaltant, dynamique : la recherche du Bien et du bonheur. Le mal peut reculer puis disparaître (la Bête agonisera, Signe 22/14), si le Bien absolu réapparaît peu à peu par l’amour, le pardon, la paix, absolument voulus et pratiqués par chaque homme ou femme d’un petit reste dans son absolue liberté (10/10) courageusement voulue de même, sans laquelle son absolue intelligence spirituelle (32/5), tout aussi nécessaire, ne pourrait pas renaître. Chaque pénitent est aussi moissonneur. Il recherche et récolte tout individu semé (6/2, 14/1) de la graine du Bien et le pousse à être à son tour pénitent et moissonneur et ainsi de suite, de proche en proche, le monde changera (28/7).
Le Signe induit donc un apostolat ou prophétisme actif, créatif et patient (quatre générations ne suffiront pas 24/2). Le processus peut durer des siècles, mais il assure à tout homme de bien, croyant ou non (28/11), passé, présent et à venir, la lumière et la tiédeur (33/32) et même une gloire (37/9) dans l’au-delà (28/11). Ainsi le  monde des individus libres (10/10) remplacera-t-il peu à peu le monde de la masse jusqu’où Jour (31/8) où même la mort sera vaincue.
Le Signe a déjà inspiré à des milliers de changer leurs vie (30/11), de devenir les êtres bons et nouveaux, que la religion ou la morale n’avaient pas pu faire d’eux. D’un autre côté, comme toute Écriture, qui garde son mystère, Le Signe, a porté d’autres hommes à des erreurs d’interprétation, mais même ces erreurs ont aidé à sa diffusion à travers conclusions réductrices et amalgames et en faisant passer son témoin pour un sot qui « n’y a rien compris » ou qui « a abusé de sa position. » Dans tous les cas,  Le Signe n’a jamais laissé indifférent, elle a fait bouger quelqu’un ou quelque chose. Officiellement, personne ne mentionne Le Signe, parce que les maîtres de ce monde veulent sauvegarder « l’ordre des choses, » garder aux grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) autant qu’aux grands courants athées humanistes ou politiques leur vénérée « raison. » Il n’empêche qu’en 33 ans elle a influencé l’expression de l’espérance générale, qui lui a emprunté bien des mots qui aujourd’hui parsèment discours et sermons.
Le Signe ne fonde pas de religion. Contrairement à ce que prétendent ses critiques de mauvaise foi, Le Signe ne dit pas que seuls sont sauvés les hommes qui s’y convertissent. Tous les hommes bons, même athées, sont sauvés et sauveront le monde. Ce livre n’est pas « intéressant » au sens de « plaisant, » parce qu’il fait sans cesse réfléchir, mais par là il redonne à l’homme le goût de la profondeur. Il ne va seulement à rebours des propos rationalistes et simplificateurs de la presse, il va ailleurs, il est toute autre chose, il nous transporte dans un autre monde d’idées. Parole spirituelle s’il en est, Le Signe n’utilise pas le mot spirituel et n’emploie qu’une fois le mot foi (10/8) et pas dans le sens d’adhésion ou d’appartenance, mais dans le sens d’espérance active, créatrice.
Le Signe parle à chaque homme, à l’individualité, qu’elle divinise en quelque sorte en la libérant de la médiocrité des idées reçues, idées de masse, et en lui redonnant le sens de la grandeur libre. De là les mensonges et contre-vérités que répandent sur elle et son témoin ceux que cette force libératrice n’arrange pas et qui la détestent, ou qui détestent son témoin, ou qui détestent les deux. Le Signe dit à  l’homme qu’il est parfaitement libre de s’enfoncer toujours plus dans le mal ou dans la soumission au mal ou dans la médiocrité, mais qu’il ferait mieux de songer à changer sa vie (Signe 30/11) et ainsi changer le monde (28/7) avant que ne pleuve le péché des péchés (38/2). Le monde, rappelle-t-elle, va d’autant plus mal que le danger du mal disparaît sous l’idée que le mal sera résolu par la science et par la loi (qu’il appelle loi des rats XIX/24), voire même par la guerre. Le mal ne sera jamais vaincu hors du cœur de chacun.
Le Signe est d’origine surnaturelle, mais son réalisme fait oublier le surnaturel. Si elle nous rappelle les prophètes et les évangiles, c’est pour nous projeter dans l’avenir. Elle déstructure, dédogmatise, délégalise. Elle propose une dialectique qui permet à chacun de refaire en toute liberté sa propre individualité dans l’amour et le respect des autres individualités. L’homme ne peut vraiment aimer son prochain = toute l’humanité, qu’en étant vraiment lui-même. En nos temps d’inquiétude et de confusion, où nous sentons comme la fin de l’Histoire, Le Signe commence une autre Histoire.

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