
[DR]
bien disposés ou mal disposés envers moi,
un heureux Noël !
À Noël les Pèlerins d’Arès ne fêtent pas la naissance d’un sauveur. Ils fêtent la naissance de tous les sauveurs, des pénitents qui se font une âme et ainsi se sauvent et contribuent à sauver le monde.
De plus, en ces temps de crise qui commence
je souhaite que Noël 2011 fasse prendre conscience des réalités…
des dures réalités hors desquelles la pénitence n’a pas de sens.
Le Signe et les Pèlerins d’Arès n’incitent pas au rêve.
Soljénitsyne disait ; « Quand la vérité commencera de se savoir, tout s’effondrera. »
Il parlait de la vérité sur la tyrannie et l’échec économique en URSS, mais ses paroles sont prophétiques au sens large et s’appliquent à la vérité décevante derrière toutes les puissances qui pèsent sur nos destins.
Le roi blanc : la religion, nous faisait croire qu’il nous préparait au salut,.
Le roi noir : politique, loi, finance et technologie, nous faisait croire qu’il nous préparait le meilleur monde, mais nous découvrons qu’il n’a pas rendu l’homme meilleur, qu’il n’a pas renoncé à la guerre et qu’il nous a conduit à un endettement énorme.
Or, roi blanc et roi noir même cuisse, dit Le Signe (xxxvii/14), qui ainsi confondant deux maux leur oppose implicitement deux biens : bonheur ici bas et Hauteurs Saintes au-delà même salut !
Il nous faut prendre conscience que la foi et la prière seules ne mènent pas au salut et que le matérialisme seul ne construit pas le meilleur monde.
C’est par la pénitence, c’est-à-dire en aimant, en pardonnant, en faisant la paix, en retrouvent l’intelligence spirituelle et en devenant libres de tous préjugés que nous apporterons le vrai bonheur d’abord durable, puis éternel, sur terre.
Quand la société a enterré ses ferveurs idéologiques et commencé à douter de son rêve religieux ou de son rêve matérialiste, il ne lui reste que le scepticisme, le cynisme, le mépris des idéaux, bref, ce froid auquel notre mission fait face dans la rue.
Pourtant, même si le scepticisme, le cynisme, le mépris des idéaux et l’indifférence, qui passent pour rationnels, ne peuvent qu’aggraver la situation,
c’est dans ces conditions apostoliques difficiles que notre mission peut trouver son heure !
Que Noël soit le moment où les Pèlerins d’Arès et tous les hommes de bonne volonté repensent leur mission dans le réalisme, à savoir que ce monde assoira durablement la prospérité matérielle, aussi bien que la justice, le bonheur et le salut, sur les qualités de l’âme et seulement sur elles,
sur la pénitence donc.
© Michel Potay 2011 — Tous droits réservés


Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.