Chaque année quand je fais le Pèlerinage, à l’objet essentiel de ma piété — celui commun à tous les Pèlerins d’Arès (voir 0017): le ré-enracinement à la Parole sur le lieu où le Créateur lui-même la replanta — j’ajoute une mortification (Signe 33/26-34) pour nos frères et sœurs défunts, dont je sens l’invisible présence sur ce lieu où ils priaient avec nous. En 2006, j’y surajoute mon aumône à d’autres défunts, une mortification pour les Irakiens morts depuis 2003 des violences de la guerre dans la solitude, sans parents ni amis pour les pleurer (33/34).
![[DR] Source et auteurs inconnus](https://www.michelpotayblog.net/wp-content/uploads/funeralinbaghdad.jpg)
[DR] Source et auteurs inconnus
Bref, tandis que Saddam Hussein est actuellement traduit en justice pour l’exécution de 148 Irakiens et sera vraisemblablement condamné à mort, nous pourrions, si nous n’étions pas adversaires de la peine de mort et si nous versions dans l’humour noir, nous demander quel châtiment conviendrait à l’administration américaine qui, depuis qu’elle attaqua l’Irak, a causé 1.000 fois plus de morts que celles pour lesquelles on juge Saddam en ce moment.
Commentaires et réponses d’origine
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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Sur le bon remède face aux souffrances
Michel Potay répond à une commentatrice qui "se demande comment il est possible que, de nos jours, nous en soyons encore là." Elle "parle de l’humanité tout entière, de nos frères et sœurs qui souffrent de la guerre là-bas et de la faim ailleurs. Tout ça ne devrait plus exister depuis bien longtemps. Qu'avons-nous fait et que faisons-nous encore pour empêcher de mourir des hommes, des femmes et des enfants ?"
Le remède, c’est celui que Le Signe recommande à l’humanité : Changer sa vie en bien, autrement dit, acquérir individuellement l'amour, le pardon, le non-jugement, l'esprit de paix, la liberté et l'intelligence spirituelles, même si cette acquisition demande plus de quatre générations. Les protestations, les accusations et à plus forte raison les interventions, soulèvent finalement plus de colère que de réflexion et de raison chez les fautifs et amorcent ou perpétuent une vengeance sans fin. Le Père dans sa sagesse dit bien que c'est dans le cœur que le changement se fera et non dans la politique ou par les campagnes morales, qui généralement consistent bien plus à donner des leçons aux autres qu'à se les appliquer à soi.
Au plan pratique et immédiat on voudrait évidemment pouvoir intervenir pour éviter tant de souffrances, mais pour cela il nous faudrait être dotés d'un outil de pression spirituelle, auxquels nous, Pèlerins d'Arès, songeons, mais sans savoir encore sous quelle forme efficace le créer, sinon maintenant, du moins plus tard. Ce genre d'outil de pression spirituelle n'existe nulle part. Ce pourrait être la religion, mais celle-ci a été trop partie prenante dans les fautes de tous bords pour être aujourd'hui écoutée. Ce pourrait être l'ONU, mais l'ONU étant plus composée de fautifs que des non-fautifs, elle se prive de toute force morale. Des organismes moins engagés comme Amnesty International ne sont que des enquêteurs et des éditeurs de rapports. La substance éthique de l'organisme souhaitable est entièrement à penser et à réaliser. J'espère que les Pèlerins d'Arès de l'avenir en seront les promoteurs.
[32C1*27/06/2006]