Après un pèlerinage parmi les plus fervents à Arès, dont aucune presse ne parle, les nouvelles du monde pêle mêle me sautent dessus comme les puces du chien noir (Signe XLIII/11, XLV/1):
Au Proche Orient aucun problème de fond n’étant résolu ni près de l’être, ce n’est qu’une trêve, c’est déjà ça. Dame Violence, qui n’aime pas s’ennuyer, se déplace à Colombo, Sri Lanka ; bagarre monstre « de cause inconnue » entre manifestants pour la paix et moines bouddhistes ; défroques jaunes en lambeaux ; centaines d’amochés à l’hôpital. Qumran (où furent découverts les rouleaux bibliques de la Mer Morte) n’était pas un monastère essénien ou proto-chrétien, mais une antique tuilerie ou une décharge publique, tout bêtement. Au beau milieu du Pacifique on trouve trois naufragés, pêcheurs mexicains dérivant des mois durant, moteur en panne, vivant de pluie et de poisson cru, dont apparemment tout le monde se foutait complètement : personne n’avait signalé leur disparition.

(Source : Nick Ut / AP)
Miracle à la chocolaterie Angiano, Fountain Valley, Californie : Une « sainte Marie en chocolat » s’est miraculeusement formée sous une cuve à cacao ; le « portrait tout craché » de la vierge de Lourdes, paraît-il (photo). Detroit, Michigan, un juge fédéral déclare illégales les écoutes téléphoniques ordonnées par le président Bush pour lutter contre le terrorisme. Londres, l’inverse de la nouvelle précédente : Les ministres de l’intérieur se réunissent pour discuter rien moins que l’effacement autoritaire sur l’internet de « tous les sites favorables au terrorisme. »
Ici je repousse les journaux et je ferme les yeux. Il est clair que, comme tous les pouvoirs depuis l’aube des temps ont contrôlé les idées et l’information, la politique actuelle voit dans le terrorisme le prétexte pour filtrer l’internet et en effacer ce qui lui déplaît.
Il y a cinq minutes, je l’avoue, ma vieille, stupide humeur railleuse reprenait le dessus devant la vierge en chocolat, mais la nouvelle des politiciens discutant de la censure du web fige mes lèvres. Et si cette un peu niaise vierge en chocolat devenait une martyre de la liberté ? Si, comme ça s’est déjà vu, un mouvement d’opposition aux pouvoirs du monde prenait pour emblême Marie ? Cette Marie de chocolat serait considérée comme dangereuse et interdite sur le réseau. Les politiciens à Londres disent bien que, « sauf l’encouragement au terrorisme, l’expression normale de la conscience ne sera pas menacée sur l’internet, » mais comme ils ne précisent pas ce qu’ils entendent par « encouragement au terrorisme », allez savoir !
Depuis qu’existe l’internet je me suis attendu à ce qu’il fût censuré. On me disait : « Sur le web il est techniquement impossible de contrôler la circulation des idées. Elle restera libre à jamais. » Je répondais : « Les puissants ont toujours cherché à contrôler la conscience de l’homme. Ce sera la même chose sur l’internet. » Sur ce point comme sur d’autres notre mission est importante. En même temps qu’elle montre les sentiers du salut et du bonheur par la pénitence, elle rappelle qu’il n’existe pas de bien absolu sans l’absolument libre expression de la conscience, qu’il faut libérer des harnais que lui met le système (Signe 10/10).
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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Sur les paraboles de Jésus
Jésus avait un don extraordinaire de la parabole, que je n'ai pas, mais des exégètes ont découvert que ses paraboles se fondaient souvent sur des faits divers, alors colportés par la rumeur. De cette façon, il utilisait déjà les "journaux" pour illustrer son enseignement. [38C1*20/08/2006]
L’homme qui est responsable de son malheur
Le Ciel n'est ingrat envers personne. Il a généreusement donné la liberté aux hommes, de sorte qu'ils se fabriquent eux-mêmes le bien comme le mal dont ils bénéficient ou dont ils souffrent. Le Ciel n'est pas un gouvernement ou une sécurité sociale qui montre de la gratitude ou de l'ingratitude à certains citoyens et pas à d'autres.
L'humanité a une solution radicale à tous ses maux : la pénitence, laquelle ayant un effet bénéfique, qui est tout à la fois et inséparablement personnel et universel, n'aura d'effets généraux qu'une fois pratiquée par un petit reste de pénitents suffisant. C'est pourquoi il faut toujours et avant tout, dans le bonheur comme dans le malheur, être pénitent. [38C2*20/08/2006]
Sur la nécessité du Pèlerinage d’Arès
Michel Potay répond à un commentateur qui n'était pas venu en pèlerinage à Arès, car il ne s'en estimait tout simplement pas digne, en raison d'une vie trop impie et d'une colère contre ses ennemis qui ne se calmait guère.
Réponse :
Contrairement à ce que vous croyez, vous avez peut-être un gros besoin de pèlerinage pour approfondir votre conviction qu'il faut toujours et avant tout, dans le bonheur comme dans le malheur, être pénitent.
Ce n'est pas une question de dignité. Nous sommes tous indignes dans cette génération et c'est aussi pourquoi le pèlerinage n'est pas un luxe pour âmes faibles. Mais ce n'est que mon opinion. Le Pèlerinage n'est pas obligatoire... C'est peut-être ce qui le rend plus nécessaire. [38C2*20/08/2006]
Sur les mouvements d’opposition qui ont pris pour emblème Marie
Il y a eu beaucoup de mouvements d'opposition à certains pouvoirs politiques qui ont pris pour emblème la Marie catholique. Je n'en citerai que trois, bien connus :
Les chouans ou insurgés royalistes de Vendée et Bretagne pendant la Révolution Française, qui, selon les groupes prenaient pour emblème soit la croix sur le cœur soit (notamment sur les bannières) la vierge Marie catholique,
L'armée Wengel qui reprit l'offensive contre les Bolcheviques pendant la Révolution Russe, dont certaines unités avaient un porte-icone de Marie à la place du porte-drapeau,
Certains groupes insurgés catholiques mexicains combattant le gouvernement qui avait alors déclaré l'église (et même la religion en général) hors-la-loi au Mexique dans les années 1930-40 ; ceux-là portaient des images de la vierge Marie catholique jusque sur leurs fusils et gravaient "Maria" sur leurs munitions. Il y a eu d'autres guerillas avec Marie pour signe de ralliement en Amérique Latine. [38C7*31/08/2006]