À Moi la Connaissance… à toi la mesure et la patience, me dit le Créateur (Signe 39/3). Depuis 1974 j’ai vérifié et revérifié cette Sagesse-là. Mais depuis peu j’en réalise l’infinitude. Moi, pauvre cafard humain qui s’imagine filocher vers son destin, mais cafard espérant, je réalise que la Sagesse sépare ma terre, où je rampe, du Ciel (Signe, 32/3) où le Créateur court en créant mille nouveaux soleils à tout instant (Signe XXII/12).

(Photo Leon Youth, Unsplash)

Photo Leon Youth (Unsplash)

Dans l’Œil du Créateur tournent les étoiles et leur lumière (Signe XXXI/9), mais qu’est-ce qui tourne dans mon pauvre œil, qui pourtant, dit le Père, n’est pas œil d’avorton (23/1)? Y aurait-il plus avorton que moi ? Dans mon pauvre œil tourne encore l’obscurité des illusions de ma culture. Chaque jour depuis 1974 j’ai découvert que la Vérité et la Voie sont si fondamentalement simples et à tel point éloignées des lois du système que je n’arrive à me les représenter qu’imparfaitement ou par à-coups. N’empêche que les Pèlerins d’Arès ont fini par découvrir avec moi combien Le Signe a raison : Depuis la haute antiquité l’allongement (relatif) de la vie et la technologie n’ont pas significativement changé le système. Le système ne trouve un peu d’efficacité et n’obtient de piètres et lents progrès qu’au prix de difficultés et de complications telles que les hommes après le Jour où le monde aura changé (Signe 31/8) en béeront d’incrédulité — Car l’incrédulité aura changé de sens  ; on ne sera plus incrédule au Dessein et au Bien proposés par le Créateur alors, mais incrédule à tout ce qui les aura niés.
Depuis 1974 j’ai tenté le démarrage de projets prophétiquement raisonnables, mais encore impraticables dans un esprit d’amour, de spiritualité libre, de paix, de tout ce qui développe l’âme. J’ai préféré y renoncer que de retomber dans le système adamique de contrainte, de punition ou de dispute, archaïque mais toujours en vigueur dans un monde qui réclame toujours plus de chefs, d’administration et de lois, lesquels dispensent les citoyens de penser, ce qui est aussi absurde et funeste que dispenser les oiseaux de voler. Pour en faire quoi ? Des autruches et des dodos atrophiés, stupides ? Il faut que l’homme retrouve sa pensée.
Je chercherai sans cesse la Voie. Après moi beaucoup d’hommes (Signe 24/3) la chercheront de même à travers de multiples expériences pendant les générations (24/2) nécessaires pour retrouver sa Trace (XXXVI/7). Ainsi, depuis plusieurs mois, j’expérimente un nouveau projet. Un « think tank » ou groupe de réflexion (un site Internet). J’y ai invité 80 frères et sœurs à faire librement travailler leurs pensées comme des houes sur notre jardin commun (XVI/17, XXXVII/12), plus tard jardin du monde, qui est le Fond qu’a apporté Le Signe. Mais ce « think tank » fonctionne à peine. Entre 10 et 15 y travaillent sur 80. Parce que l’homme ne s’attacherait qu’aux questions de Fond qui l’intéressent personnellement ? Parce qu’il se rétracterait naturellement comme l’escargot s’il n’a pas lui-même choisi ses partenaires ? Parce que les hommes seraient créés non pour réfléchir ensemble à leur destin commun, mais pour se confier à quelques idéologues, religieux ou politiques ? Mais ça, c’est la culture du vieil Adam, dont le Père nous demande de sortir ! Par la pénitence. Ce « think tank » ne fonctionne pas, parce que notre pénitence et/ou notre confiance en nos pénitences individuelles comme leviers capables de retourner le monde ne sont pas suffisantes. Nous ne sommes pas assez préparés à synthétiser les reflets de nos pensées (Signe 27/6) en un seul et unique discernement (27/7). Ça viendra.
Pourquoi ai-je créé trop tôt ce « think tank »? Par souci et par le manque de patience que le souci parfois provoque. Je me soucie de ce que la dynamique spirituelle n’a jamais été aussi basse sur terre, le besoin de spirituel jamais plus aigu. Le rêve de l’intelligence intellectuelle tire à sa fin. Les quelques philosophes et penseurs, dont les media parlent encore pour avoir l’air profond quand une seule chose les intéressent : le chiffre d’affaires du journal, n’apportent rien qui modifient l’irrémédiable obtusion du système. Quant à l’intelligence spirituelle réduite à quasi rien (Signe 32/5), n’en parlons pas ! J’ai créé ce « think tank » parce que les Pèlerins d’Arès, quoique pécheurs, n’ont pas vocation de cassandres, mais de lanceurs d’espoir. Déprimer le public comme font les journaux, les syndicats, l’opposition politique ? Mais non ! Quelque chose de bon arrive toujours à qui espère. Un jour ou l’autre la graine arrive sur le désert, portée par le Vent, la vie reprend (Signe 2/19, II/5). Mais ce Vent, il faut le souffler !
On nous tient en haleine avec des histoires de réchauffement climatique, d’OGM, d’énergie renouvelable à installer d’urgence. Mais le réchauffement n’a jamais cessé depuis la fin de la glaciation, rien ne prouve que les OGM sont des poisons, et au fur et à mesure que le pétrole ou l’uranium manqueront, croyez-moi, les autres énergies viendront toutes seules, c’est aussi simple que « faute de grives on mange des merles. » À chaque jour suffit sa peine, disait Jésus. Il ne faut pas, voulait dire Jésus, établir une nouvelle religion quelle qu’elle soit, même écologique, qui masque un problème autrement plus préoccupant, ce rationalisme épais et autoritaire qui enchaîne l’homme comme le harnais le poulain (10/10). Nous devons, parce que nous sommes les premiers et les seuls à le prescrire et le préfigurer par notre pénitence, préparer le monde à changer par le cœur et par l’âme ou périr par le corps et par l’esprit. Mais il faut réfléchir à ce qu’on va dire au monde. De plus, comme toute activité de changement fondamental, l’activité spirituelle ou spiritualisante déclenchera dans la société des problèmes induits, auxquels il faut penser en amont pour y parer en aval.
Décriés par les religieux, les politiques, les conformistes, les rationalistes et évidemment les méchants, nous le sommes et le serons de plus en plus. À ouvrir le dialogue avec eux il faut aussi réfléchir et, au-delà, il faudra redéployer la pensée en tous domaines. C’est beaucoup pour les oiseaux qui virent et piaillent que nous sommes encore (Signe 13/1). Ce « think tank » pour vraiment exister a encore besoin de préparation. Il nous faut donc suspendre cette expérience maintenant et reprendre notre préparation par la pénitence (Signe 30/11) patiente (39/3) Dieu compte bien que nous acquérions une conscience très claire des questions qui détermineront l’avenir spirituel de la planète. Ni la religion ni la politique ne peuvent le faire, irréparablement coupées du monde par leurs doctrines et la momification (Signe XLIX/7) de leurs dirigeants condamnés à des attitudes prédéterminées. Aucune révolution ne le fera davantage ; elle déplacera seulement les pions sur le damier. Dieu et nous, nous ne voulons plus de damier.
Le monde aura tôt ou tard besoin de l’idée centrale du Signe : Renoncer au système et s’en tenir au Bien. Pour le moment le monde ne le croit pas, ne le veut pas et surtout ne le peut pas. On n’efface pas le règne des princes et de la loi des rats (Signe XIX/24) du jour au lendemain. Cela nous donne le temps de chercher (Signe I/15) et moissonner le plus possible de pénitents parmi les hommes semés (Signe 5/1, 6/2). Nous reprendrons le « think tank » plus tard. Nous réussirons tout en répugnant à la hâte (Signe 39/3, 24/2).

 

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