Je suis actuellement submergé de travail, la préparation de la prochaine édition du Signe s’ajoutant à mes tâches habituelles.
Je dois momentanément supprimer une tâche. Ce sera le blog, qui n’aura pas de nouvelle entrée pendant quelque temps.
J’assumerai mes autre tâches, notamment le courrier.
Je dois trouver le temps d’effectuer la difficile besogne qu’est la présentation d’une nouvelle publication de la Parole d’Arès, l’édition du cinquantenaire, en espérant la faire mieux ressentir, comprendre et adopter comme raison de vivre par un nombre plus grand d’homme de Bien, qu’ils deviennent Pèlerins d’Arès du petit reste (Signe 24/1) étroitement liés à l’activité prophétique ou pèlerins d’Arès, liés à l’Idée générale de changement du monde (28/7) par l’amour sans consacrer leur vie à la pénitence et à la Moisson (4/12, 6/2, 15/7, 30/11, etc.).
Protagoras, qui se qualifiait lui-même de sophiste et que Platon voyait comme tel — ce qui n’est pas mon avis — disait qu’il n’y a de vérité pour chaque humain que celle qu’il regarde. Je suis de cet avis. Je m’efforce de permettre à un plus grand nombre de futurs lecteurs de mieux comprendre Le Signe comme un Appel à entendre et à suivre. L’avenir heureux du monde (Signe 28/7) ne pourra pas se faire sans pénitents (30/11) et donc sans moissonneurs (5/2-5, 31/6, etc.)

Trouver du temps pour travailler(Pearson Scott Foresman)

Trouver du temps pour travailler
Source : Archives de Pearson Scott Foresman (Wikimedia)

L’idée de vérité, si simple, voire grossière, dans la vie quotidienne, devient complexe dès qu’elle est vue sous l’angle métaphysique, seul angle sous lequel on perçoit la réalité invisible, inaudible, incroyable mais inévitablement réelle par laquelle l’Univers existe et dépend du destin que se donne l’homme, insignifiante poussière physique mais fondamentale et décisive volonté d’être, invisible et puissante comme Dieu.
Se demander à quoi la vérité peut être reconnue et lequel de ses sentiers suivre  pour éviter à l’homme une débâcle demande de considérer des concepts différents de ceux que ressent le monde moderne. J’ai conscience que je parle à des sourds et que je dois beaucoup réfléchir à ce que j’écris.
L’idée de vérité liée au concepts d’apostolat, l’idée qu’on a de la vérité transparaît à travers les croyances individuelles, le fonctionnement des sociétés humaines, les philosophies en vigueur, mais aussi à travers les modes, les points de vue du moment, les époques, etc. Il va sans dire qu’un demi-siècle après L’Évangile donné à Arès (1974) un sérieux dépoussiérage de la présentation de la Parole d’Arès est nécessaire.
Ce caractère englobant de la question de la vérité apparaît depuis que l’homme tente d’échapper à de multiples positions contradictoires en en effectuant une synthèse. On se trouve encore aujourd’hui aux prises avec la mise en relation problématique de la vérité avec l’Être. Que le critère de la vérité repose sur un Être universel et éternel, ou à l’opposé sur un flux en perpétuel changement, il est difficile d’expliquer la distinction pourtant inévitable entre vérité et fausseté, entre justesse et erreur et entre amour et égoïsme. Ces explications sont fondamentalement nécessaires pour ouvrir nos frères humains à un événement comme celui d’Arès.
Parmi les défis auxquels l’homme aujourd’hui comme hier ou avant-hier doit faire face est la montée en nécessité pour l’Événement et la Parole d’Arès d’être cru et servi. Je me dois, pour ma part, plus qu’aucun autre d’être cru et suivi et pour cela de rechercher la meilleure façon de faire dire au lecteur du Signe : « C’est vrai ! C’est là qu’il faut mettre sa foi et son espérance. »
Je ne suis pas un charlatan ; j’ai vécu ce que je raconte ; je mérité d’être entendu et c’est ce que je vais une fois de plus m’efforcer d’être : Entendu. Je peux évidemment mal réfléchir, mal m’y prendre, mais je ne peux pas ne pas essayer.
Ma recherche d’un critère universel du Vrai et de l’amour qui l’accompagne, tel qu’il s’est exprimé à Arès en 1974 et 1977, se construit en réponse à des conceptions très variées. À travers moi et ce que je dis et écrit depuis cinquante ans il faut que l’homme moyen au moins comprenne que j’ai énormément prié et réfléchi très au-delà des thèses religieuses, philosophiques, métaphysiques les plus communes. Je vais probablement aboutir à une simplification très grande mais plus claire de ma présentations et déjà je perçois qu’il est beaucoup plus difficile de raccourcir que d’allonger.
Je perçois aussi que les annotations fouillées et nombreuses que j’ai écrites par la passé resteront nécessaires. Je perçois donc mieux que jamais que ce qu’on appelle vérité sur Terre peut avoir quantité de visages. Je découvre que la ténacité du paradigme du Vrai en matière spirituelle est étonnamment loin des pratiques académiques.

Il me faut aussi éviter l’erreur d’amalgamer des pensées étrangères les unes aux autres. Le Signe n’a qu’un seul sens : Tout vient du Ciel par l’Amour, tout bonheur sur Terre est dans l’amour, tout doit retourner à l’Amour après le long épisode du péché. Le chemin pour y parvenue est formé par ce que la Parole d’Arès appelle les sentiers (Signe 25/5). Disons donc que je vais emprunter un nouveau sentier, dont le but reste la même que pour les autres sentiers : les Hauteurs Saintes. La nature qui va entourer le sentier que je prends dans mes annotations — il va sans dire que la Parole du Père reste la même — va chercher à dégager une fraîcheur nouvelle de la vérité. Malgré tout, un autre air va souffler ; du moins je l’imagine. Je vais pour cela me limiter à un relativisme simple, me restreindre à une vérité pratique minimale mais solide, capable de résister à un peu moins d’adversités.
Témoin de Dieu et du Messager de Dieu je suis on ne peut plus étroitement associé à la question de la vérité dans les limites de sa perception par l’homme moderne. Toutefois, ma théorie de l’humain ou de l’être m’oblige, sur tout sujet, à tenir deux façons de voir opposées. J’en viens donc à m’intéresser à l’opinion du lecteur et à son impact sur la société. Dans la nouvelle édition qui se prépare je me consacre surtout à la représentation qu’un lecteur peut se faire du vraisemblable et du possible plus que de la vérité pure, parce que j’ai fini par comprendre que Dieu Lui-même ne perd pas son temps à aller au fond des choses, fond des choses que l’homme a depuis longtemps perdu de vue.
L’homme se sauvera du péché par un chemin relatif mais possible. La Vérité pointue n’est pas à notre portée ; elle est future (Signe 28/7). Si l’on lit très très attentivement la Parole d’Arès, on découvre que pour Dieu toutes les représentations et les opinions humaines sont vraies, pourvu que sincères, et que la vérité n’est, au mieux, que de l’ordre du relatif, parce que tout ce qui est objet de représentation ou d’opinion pour l’être est immédiatement doté d’une existence relative à lui. L’homme ramène à lui-même tout ce qui concerne Dieu, lequel reste un mystère total autant pour le croyant qu’il l’est déjà pour l’athée.
On doit découvrir que le relativisme relève d’une pensée très profonde et que dans l’état actuel des choses celle-ci répond au sens moyen d’aspirer au vrai. Je ne peux suivre que la mesure (Signe 7/6) que la Parole prescrit. Évitant la recherche de la Vérité, inatteignable, je m’efforce de respecter l’idée de mesure ou de critère.
L’homme est la mesure de toutes choses sur Terre. De ce fait, l’homme est la mesure du Signe comme livre sur les rayons des librairie ouvertes aux Terriens. La différence entre l’homme en tant qu’individu et l’homme en tant que genre (c’est-à-dire l’ensemble des hommes) ne semble pas préoccuper la Grande Pensée qui m’est parvenue du Ciel. C’est la raison profonde pour laquelle nous Pèlerins d’Arès n’avons ni doctrine ni dogmes.

La présentation du Signe, Parole qui utilise le vocabulaire religieux, faute d’autre vocabulaire pour ce qui concerne les rapports de l’humain à la Création, mais avec un toute autre sens, ne peut paraître au lecteur qu’une forme de relativisme. Si l’on prend le parti d’une interprétation pragmatiste, parce que la Parole d’Arès n’a que deux conséquences pratiques : la pénitence et la Moisson, on comprend que ce relativisme est nécessairement difficile à faire valoir. Du côté de l’expérience pratique à laquelle conduit Le Signe, je ne peux que demeurer, même métaphysicien, résolument empirique.
Je dois éloigner le lecteur des sensations trompeuses de la croyance. La vie en société requiert la coopération des si différents individus de la race humaine qu’il ne faut surtout pas, comme y encourage le Père à Arès, créer de religion. Cela ne peut se faire qu’à travers un  constant rejet des croyances remplacées par le Bien pratique : aimer, pardonner, faire la paix, avoir l’intelligence spirituelle libre de préjugés. Toute croyance peut être abandonnée sans pour autant douter de l’amour que l’individu peut donner. Il ne s’agit pas pour autant d’une interprétation sauvage ; cette interprétation se présente comme la seule capable de répondre à tous les problèmes que pose le Mal. Je ne quitte jamais le réel.

Voici, emprunté à la cérémonie des Césars 2023 aux USA, une chanson de et par Lady Gaga :
« Hold my hand » (« Prends-moi la main ! »), que j’écoute de temps en temps en travaillant aujourd’hui :

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