PENSÉE DU MOMENT
On me dit que « Le Da Vinci Code », roman d’un certain Dan Brown, bientôt un film de Ron Howard, met en scène une canaille criminelle, membre de l’Opus Dei. Je proteste contre ceux qui font de l’argent de monstruosités imaginaires et je pleure sur la masse qui s’en délecte. L’Opus Dei n’est qu’une société laïque catholique de dévots en quête de « sainteté » à l’espagnole : longues prières, austérité, discipline (fouet), cilice, en d’autres termes, des dévots qui pensent « se racheter » par le partage des souffrances de Jésus. Très différente est notre idée de la pénitence, fondée sur Le Signe et le changement en Bien : amour, pardon, non-jugement, paix, liberté spirituelle, etc., mais aucun d’entre nous ne saurait mépriser des catholiques en quête de vertu (Signe 28/15) dans un monde où ce mot perd son sens, hélas.

(Source : Oficina de Información de la Prelatura del Opus Dei en España, Wikimedia)

Source  : Oficina de Información de la Prelatura del Opus Dei en España (Domaine Public, Wikimedia)

J’ai un vieil ami (j’ai quand même gardé quelques amis d’avant 1974), membre de l’Opus Dei. Il lui arrive de faire un bref pèlerinage à Arès. Ce n’est pas un bigot borné. Je devine qu’il vient aussi à Arès s’informer de notre assemblée, mais nous n’avons rien à cacher. Ce n’est pas hypocritement qu’il répond oui à la question : « Aimez-vous tous les hommes et pardonnez-vous toutes les offenses ? », parce qu’il s’efforce comme nous de suivre le Sermon sur la Montagne. J’ignore quel sens il donne à l’autre oui, qu’il répond à la seconde question : « Croyez-vous que la Bible, le Coran et Le Signe viennent de Dieu ? », mais je sais qu’il est un homme de bien ; ça me suffit. Il serait absurde d’imaginer mon ami dans une organisation criminelle ou seulement malveillante.
Opus Dei signifie en latin L’Ouvrage ou l’Œuvre de Dieu. Cette société fut fondée en 1928 par un prêtre espagnol, José Maria Escrivà (photographié à côté de Jean XXIII en 1960), pour des laïcs, hommes et femmes, mariés ou non, souhaitant vivre le quotidien du monde dans la macération généralement exercée par le clergé et les ordres monastiques. Mis à part la doctrine, le culte et l’idée d’expiation catholiques, que suivent les membres de l’Opus Dei, le temps qu’ils consacrent chaque jour à la bonification personnelle est proche du temps que les Pèlerins d’Arès, le petit reste, consacrent, où devraient consacrer, à l’acquisition de la vertu (Signe 28/15) et de la piété (35/5-6) pour devenir des hommes du temps qui vient (30/13), des moissonneurs d’âmes.
Comme toujours quand il s’agit d’hommes de vertu discrète, l’Opus Dei à cause de sa discrétion même paraît louche aux gros bonnets pécheurs qui tiennent les rênes du monde et à leurs media, marchands de sensations. Beaucoup voient l’Opus Dei comme une secte, le soupçonne des pires activités secrètes. Même chose pour nous, Pèlerins d’Arès.
Je ne prétends pas que l’Opus Dei est d’accord avec les espérances de libération spirituelle auxquelles nous, Pèlerins d’Arès, travaillons. De même, nous divergeons de nombre de principes surannés et contraignants de l’Opus Dei. Mais je crois que, le jour où des rapprochements entre catholicisme et la foi arésienne seront nécessaires, le dialogue entre gens de vertu non ecclésiastiques sera moins laborieux. Les catholiques sont en bonne place parmi tous ceux que cite le beau verset 25/6 du Signe, dont nous avons fait une prière. La victoire universelle du Signe ne sera pas remportée par les reniements et désertions des croyants quittant en masse leurs religions pour rejoindre notre assemblée, car la masse croyante n’est plus païenne comme dans les temps anciens. Les Pèlerins d’Arès ne seront jamais qu’un petit reste. La victoire universelle viendra par des échanges de richesses spirituelles et par une ré-étude collective des Sources sauf celles clairement écartées comme Jean et Paul (Signe 16/12, 35/12) et quelques autres.

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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés