Chaque été à Arès en France (33740, Gironde) 46 avenue de la Libération,
du 21 juin au 4 juillet, du 12 au 25 juillet et du 2 au 15 août.
Ouverture du lieu des théophanies (où se manifesta le Créateur en 1977):
– le vendredi, de 08h30 à 11h30,
– le samedi, le dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s’ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,
– les autres jours de 18h à 21h.
Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.
Qui fait le pèlerinage d’Arès ?

© Christiane et Nina Potay
D’abord des personnes à l’âge de la conscience libre (Signe 10/10),
qui ont reçu la Parole (Bible, Coran),
qui connaissent leur désobéissance, c.-à-d. qui distinguent le bien du mal, l’amour de l’indifférence et de la haine, le pardon de l’esprit de jugement (36/16), la paix du conflit, l’intelligence spirituelle (32/5) de l’intelligence intellectuelle,
qui ont entendu la demande du Père et se sont converti au Signe, la lumière qui chasse l’ombre des interprétations religieuses,
qui ont résolu de ne plus pécher et d’entrer en pénitence, c.-à-d. de pratiquer le bien et ne pas faire le mal,
bref, des homme du temps qui vient (Signe 30/13).
Mais aussi n’importe qui d’autre, même incroyant, pourvu qu’il ne vienne pas en curieux et donne un sens à sa visite s’il déclare son respect du saint lieu d’Arès, du Signe, de la Bible et du Coran, et s’il admet que l’amour du prochain et le pardon des offenses sont les clés du bonheur.
Que vient faire le pèlerin ?
Prendre le Feu de la Main même du Créateur qui se manifesta et prononça Le Signe sur ce lieu, qu’il ne quitte jamais (Je suis ici… Signe XLI/1-8, XLVIII/9).
Comment prendre le Feu ? Chacun procède comme il le ressent, pourvu que ce soit dignement et discrètement. En général, le pèlerin frappe du front (XLI/4) et baise (sa lèvre prend… XLVIII/9) l’endroit, marqué par un simple cadre elliptique en bois, où s’éleva la Lumière centrale lors des théophanies de 1977. Ensuite, il va s’asseoir quelque part dans la salle où il avive ou ravive par la prière et/ou la méditation ses raisons et sa volonté d’entraîner l’humanité, à commencer par sa propre humanité, à retrouver ses sources spirituelles (Signe 24/4).
Pourquoi recommande-t-on au pèlerin de se déchausser et de porter une tunique (prêtée sur place à qui n’en a pas)? On se déchausse comme Moïse sur un lieu où le Créateur parle (Exode 3/5). La tunique fait oublier les sexes, les beaux ou pauvres vêtements et le respect humain (ce qui fâche ou fait rire le monde), par quoi se divise le monde social (Signe 10/13-14). La tunique, qui devient la coute ou kitoneth (XLVI/1-4) quand elle sert de linceul, rappelle aussi qu’il faudra mourir tant qu’un petit reste n’aura pas battu le péché (28/12).
La pensée du pèlerin :
La religion abrahamique : judaïsme, christianisme et islam, n’est plus que bruit qui a remplacé la Parole de Dieu à Jérusalem (Signe XLVII/2). Le Père a donc élu domicile ailleurs, en France. Le Père aimant (Signe 12/7) cependant ne voue pas la religion à l’enfer (N’en déduis pas que ces hommes se sont perdus… 16/13), mais il la critique sévèrement. La religion a notamment faussé la notion du salut. Elle a prêché le salut personnel, alors qu’il est indissociable du salut universel. Elle a prêché le salut comme dépendant d’un jugement du Ciel, alors qu’il dépend seulement et existentiellement du comportement de l’homme. La pénitence (pratique du Bien et refus de pécher) seule sauve. De plus, de même que le Père ne peut vivre sans sa créature humaine, son fils, aucun pénitent ne se sauve sans s’efforcer (dans la mesure de ses moyens) de sauver d’autres hommes, ses frères (Sauve ! Ne juge pas ! Signe 27/3). Comme dit Le Signe, tout pénitent est moissonneur (de pénitents). Le pèlerin en son for intérieur déclare ou renouvelle son engagement à réveiller la vie spirituelle, c.-à-d. le Bien, en lui-même comme en d’autres hommes.
On ne vient pas à Arès mendier un miracle. On y vient au contraire s’offrir comme miracle, le miracle de sa foi en l’effort autosalvateur (pénitence) auquel Le Signe appelle l’homme. Tout homme peut être fait un Dieu, comme Jésus l’a été, s’il met ses pas dans les Pas du Père (Signe 2/12-13). Ce ré-enracinement spirituel est plus que jamais urgent en ce début de XXIe siècle. Des problèmes, que l’homme croyait derrière lui après les luttes, les guerres et les souffrances du XXe siècle, resurgissent devant lui, sociaux, politiques, économiques et même simplement humains. Le Père revint parler aux hommes à Arès en 1974 et 1977, parce qu’il savait, lui, les périls : rivalité, mensonge, haine, violence et guerre, qu’on allait revoir. Il est venu rappeler à l’homme qu’il est image du Créateur (Genèse 1/217) et donc producteur de sa propres grâce, de son propre miracle, s’il le veut. Le pèlerin affirme qu’il le veut.
Si chaque année, le 21 juin, ne revenait pas le Pèlerinage d’Arès, un sentiment d’échec aurait fini par me gagner, même en étant le témoin du prodige surnaturel survenu là en 1974 et 1977. En 32 ans j’ai vu des milliers et des milliers de croyants venir à Arès pleins d’espoir, puis ne plus revenir, déçus, sans s’avouer que perdre la foi est trop facile, et que refuser de comprendre que le responsable du mal est l’homme, pas Dieu, c’est laisser les choses empirer. Je vois tant d’hommes ailleurs, juifs, chrétiens, musulmans, humanistes, qui espéraient que le Bien s’implanterait enfin sur terre, désespérer que ce monde tire jamais les leçons de l’effroyable XXe siècle. Je vois tant de sottises et d’injustices commises par ceux qui prétendent diriger le monde, bref, je vois tant de choses qui portent la foule à penser que le mal restera le plus fort, oui, je souffrirais d’un terrible sentiment d’échec, s’il n’y avait pas ce saint lieu d’Arès où je ressource mon espérance. Je sais que le monde de demain est déjà né sur ce mètre carré où se dressa le bâton de lumière en 1977.
Non, le mal ne sera pas indéfiniment plus fort que le Bien. Non, il n’y aura pas une perpétuité de violence, d’injustice, de domination et spoliation. Oui, l’homme trouvera le bonheur perpétuel. Voilà le sens profond du Pèlerinage d’Arès.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Sur les miracles
Même "l'incroyant" est accueilli — donc à plus forte raison le croyant qui espère un miracle — au pèlerinage d’Arès, "pourvu qu'il ne vienne pas en curieux et donne un sens à sa visite s'il déclare son respect du saint lieu d'Arès, du Signe, de la Bible et du Coran, et s'il admet que l'amour du prochain et le pardon des offenses sont les clés du bonheur." En avertissant que "l'on ne vient pas à Arès mendier un miracle," je précise que ce ne fut pas dans ce but que le Créateur fonda le Pèlerinage d'Arès, mais le but d'aider les hommes à se réarmer spirituellement pour changer leurs vies et changer le monde. Ceci dit, tout miracle étant, en fait, une recréation, le Créateur peut toujours en faire un à Arès, accessoirement si je peux dire, mais il peut aussi faire ce miracle ailleurs, n'importe où sur la terre. Le miracle n'est pas la spécificité du Pèlerinage d'Arès, même si depuis une trentaine d'années un certain nombre de miracles se sont produits sur ce saint lieu ou après un passage sur ce saint lieu. [31C10*25/06/2006]
Sur le fait que Dieu a besoin de l’homme
C'est une considération secondaire, puisque nous ne serons sauvés, ni vous, ni moi, ni personne, parce que nous croyons ou ne croyons pas que "Dieu a besoin de l'homme", mais parce que nous serons pénitents, c'est-à-dire des hommes bons.
Le fait que "Dieu a besoin de l'homme" me paraît simplement découler, par exemple, de son attente de l'homme : ...Je l'attends sur Ma montagne Sainte. Chausse-toi, prends ton bâton, conduis-le (Mon peuple) vers Moi, le cou tendu (Signe 25/9), ...Conduis Mon Peuple sur Mes Hauteurs Saintes où Je l'attends (40/5). Je ne vois pas comment un Père qui attend ainsi son enfant depuis des millénaires n'aurait pas besoin de lui. Pour moi, qui ai lu Le Signe des centaines de fois, cet Appel est dans son texte comme dans son contexte l'Appel de Quelqu'un qui a besoin de l'homme.
De toute façon, ce n'est pas ce genre de "vérité" qui nous sauvera, mais notre changement en bien : La Vérité (l'unique vérité), c'est que le monde doit changer (Signe 28/7). [31C14*23/10/2006]