Au diable la démocratie  !
Ce slogan a été brandi dans de nombreuses manifestations musulmanes contre les caricatures de Muhamad publiées par le journal danois Jyllands-Posten.

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Mais ne nous y trompons pas  ! Ce slogan signifie bien plus qu’une colère contre les caricatures de Mahomet. Il manifeste une totale incompréhension de nos comportements « démocratiques ». Il montre qu’un gouffre existe entre l’esprit de masse musulman et l’esprit de masse judéo-chrétien et que le pont qui permettra de la franchir n’est pas même en construction.
La semaine dernière, quelqu’un me dit  : « Ces manifestations contre les caricatures de Mahomet sont intolérables. Nous devons rejeter l’arriération mentale et défendre la liberté d’expression. » Je répondis  : « Et si quelqu’un publiait une caricature de vous baissant le pantalon de votre vieux père et l’enculant de force  ? » Aussitôt l’homme rougit, scandalisé, dit avec véhémence, en levant la main  : « C’est répugnant ! Comment osez-vous, vous un homme de Dieu, penser à des choses aussi grossières  ?! C’est tout à fait différent, de toute façon… » Je l’interrompis  : « Non. Les caricatures de Muhamad choquent nos frères humains musulmans autant que mes propos grossiers viennent de vous choquer. Ce n’est pas du tout différent. De sorte qu’ils réagissent comme vous venez de réagir presque avec violence. La liberté d’expression n’est pas la liberté d’offenser. »
J’ajoutai  : « Un musulman n’est pas plus arriéré que vous, un chrétien. Seulement, tout comme vous, jusqu’ici il n’a pas pu aimer son prochain au point de rester impassible face à une forte contrariété. La perte de la paix intérieure dénote un jugement. Ce jugement a sauté sur votre langue comme une puce (Signe 36/16). Or, un homme qui aime son prochain ne doit jamais le juger. »

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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés