Tous les hommes, même ceux qui se perdent, sont enfants du Père (Signe 13/5). À son image de Créateur il les fait tous cocréateurs d’eux-mêmes et du monde qu’ils peuvent dominer et soumettre (Genèse 1/26-28). Certains, hélas, comme les politiciens, en abusent jusqu’à soumettre leurs frères. C’est assez dire pourquoi on ne festoie pas au Ciel aujourd’hui.
Le Père aimant (Signe 12/7), qui n’a jamais pesé sur personne, quitte à être oublié et laisser émerger l’athéisme, déplore que l’ambitieux pèse sur ses frères et qu’ainsi la nuit se couche sur eux (I/7-8). Il déplore le système créé par Adam (2/1-5) fondé sur la religion et/ou son imitatrice profane : la politique. Le roi blanc (religion, idéologie) et le roi noir (politique, loi, finances, industrie) même cuisse (XXXVII/14). Le Signe dit aux hommes en substance : Puisque vous avez pu créer le mal, vous pouvez recréer le Bien, mais pour créer le Bien il faut liberté absolue (10/10), amour, pardon, paix, confiance, patience, remplacement de la loi des rats (XIX/24) ou loi qui est par la Loi qui sera (28/8), la Parole d’amour et de vérité qui n’a pas besoin de décréteurs, ni de juges, ni de pouvoir d’aucune sorte : Tu ne seras le chef de personne (16/1).

Photo : א (Aleph), Wikimedia
On m’a rapporté que, peu avant le second tour de l’élection présidentielle, l’ancien président Valérie Giscard d’Estaing dit à un journaliste grosso modo ceci : « La France est une maison aux portes verrouillées, où l’on discute par groupes en ignorant les autres groupes et plus encore ce qui se passe dans le monde derrière les volets fermés. » Mais je crois que c’est la situation partout dans le monde, surtout sur le Champ (5/5-7) où Le Signe nous envoie rappeler aux hommes qu’il faut changer (28/7). La partisanerie clôturée reste un mal chronique. C’est peut-être pourquoi le réaliste Nicolas Sarkozy, au soir du 6 Mai, se crut obligé, depuis sa triomphante tribune, de lancer un hymne d’espérance en une France qui se serait ouverte aux grands changements, alors qu’elle ne l’est manifestement pas. Elle ne le sera — je n’en ai jamais été aussi sûr — que si nous, Pèlerins d’Arès, participons activement à son réarmement spirituel. Même une catastrophe économique, déjà plausible, ne permettra pas cette renaissance spirituelle, si nous n’avons pas procédé auparavant à une ample moisson d’âmes.
Une semaine avant l’élection finale du 6 Mai, on vit hélas la moitié de la France se cailler autour de Mme Royal et l’autre moitié autour de M. Sarkozy. On avait pourtant cru, pendant quelques semaines auparavant, qu’un nouveau lait fluide, enrichi, allait requinquer ce peuple français vieilli et durci par ses adversités. Les particularismes semblaient s’être estompés après que les thèmes du pluralisme et de la fraternisation eurent été développés par François Bayrou, auquel fit écho Ségolène Royal — une apparatchik malheureusement trop raide encore dans sa contre-spiritualité pour que nous votions pour elle — et ce mouvement m’intéressa passionnément, parce qu’il me prouva que tout n’était pas perdu et que le Père avait eu raison de revenir à Arès appeler les hommes à changer. Mais le raidissement politique peu avant le 6 Mai montra que les Français ne retrouveront pas l’amour fraternel politiquement. Ils ne le retrouveront qu’en étant spirituellement réveillés. M. Le Pen pleurant sur sa défaite dit : « Je croyais les Français mécontents. En fait, ils sont contents d’être mal gouvernés, endettés… » M. Le Pen aurait dû dire : …Contents, bizarrement et antinomiquement contents (les Français) de ces divisions qui font l’affaire des politiciens qui n’existent qu’en s’opposant à d’autres politiciens, mais qui ne font pas le bonheur des hommes qui ne trouveront jamais le bonheur sans amour, sans pardon, sans paix sociale, sans intelligence ni liberté spirituelles.
Aussi devons-nous être de plus en plus attentifs aux événements. L’élection législative sera, en 2007, plus importante que l’élection présidentielle. François Bayrou, quoique politicien et quoique nous Pèlerins d’Arès n’attendions pas d’ultime solution de la politique, va offrir à ceux des Français qui en ont compris l’urgence l’occasion d’élire une troisième force au Parlement. J’ai toujours dit que si le Parlement avait reflété le pluralisme de la France, le décret qui, en 1996, installa « l’Obervatoire Parlementaires des Sectes » n’aurait pas existé. Cette troisième force, si nous l’aidons à naître — ce qui sera difficile, vu notre mode de scrutin — et si elle agit en réelle complémentarité, forcera peut-être le pouvoir à considérer l’existence de courants de pensée, de foi et d’espérance jusqu’ici ignorés.
Le Signe dit que la politique ne conduira pas au bonheur universel. Un regard sur l’histoire contemporaine le confirme. Guerre de 1914-18 : Cause ? La politique. Révolution Russe de 1917 et fin dramatique de cette expérience 73 ans plus tard : Causes ? La politique. Guerre de 1939-45 : Cause ? La politique. Attentat du 11 septembre 2001 et guerres en Afghanistan et en Irak ? Causes : la Politique., etc. C’est ce que je rappelle à tout politicien qui présente la politique comme indispensable, voire providentielle.
Quoi qu’il en soit, sachant que quatre générations ne suffiront pas pour tout changer, nous souhaitons au nouveau président de France de pouvoir conduire ce pays dans la voie la moins perturbée possible, sachant que perturbée, elle le sera inévitablement. La France aura grand besoin de toutes ses consciences, parmi lesquelles celle des Pèlerins d’Arès qui prêchent « Un Autre Destin » — Nom d’une de nos missions de réveil spirituel pour une vie publique non politisée.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Sur l'aspect non politique de cette entrée
Cette entrée de blog n'est pas politique. Mon "opinion politique" n'est pas politique au sens où il s'agit de débattre le choix d'un pouvoir : gouvernants et faiseurs de lois régissant le destin d'une société censée se soumettre à eux une fois qu'elle les a proclamés. Le Signe ne distingue pas sur le fond entre religion (roi blanc) et politique (roi noir). Les princes du cultes couronnés (Signe 3/4) sont aussi bien les gouvernants religieux que les gouvernants politiques. Ces derniers ne sont-ils pas vus par les lois des peuples assujettis comme aussi "sacrés" que les premiers sont vus par leurs dogmes ? Aux yeux du Père du Signe, le mot culte désigne tout ce à quoi il est "sacrilège" de refuser sa soumission et même sa politesse : Chefs religieux, évêques, chefs d'état, magistrats, etc. Ce qui ne signifie pas que l'amour évangélique doive être refusé à ces hommes en tant que frères humains, que souvent nous plaignons beaucoup de briguer et d'assumer les pouvoirs par lesquels ils aiment dominer l'humanité, alors que le terme dominer dans la Genèse signifie simplement gérer la nature. C'est là ce qui différencie fondamentalement le système opposé au Dessein du Créateur par Adam, fait absolument libre de refuser jusqu'à ce Dessein en devenant l'image, le miroir si vous préférez, de son Créateur même. [058C1*08/05/2007]
Qu’est-ce qui motive mon vote ?
Je n'ai jamais donné de consignes de vote à l'assemblée des Pèlerins d'Arès, qui sont des croyants libres et donc libres de leur vote. Pour ma part, je vote, mais sur la seule quête de celui ou de celle qui nuira le moins à la mission spirituelle qui est la mienne et, par voie de conséquence, celle de mes sœurs et frères de foi. Je dis "qui nuira le moins" en considérant que la politique, de gauche, du contre ou de droite, nuira toujours plus ou moins à nos espérances de changement du monde (28/7, verset-pivot de toute la dialectique du Signe) pour une vie spirituelle qui, après des générations et des générations, ignorera religion et politique. Autrement dit, nous ne pourrions nous féliciter de ce que Le Signe soit reconnu par les pouvoirs publics que dans la mesure où ceux-ci modifieraient les termes de leur constitution en se déclarant désormais provisoires et travaillant à encourager l'individu à changer sa vie (Signe 30/11) et à changer la société (28/7) dans le sens et dans l'espérance de leur propre remplacement par la Vie (24/3-5, 25/3, etc.) spirituelle et sa sagesse. Mais au moins nous souhaiterions nous féliciter que Le Signe et ses disciples soient respectés. Peut-être M. Sarkozy y aidera-t-il ? [058C2*08/05/2007]
Ségolène Royal vs Nicolas Sarkozy
J'ai voté François Bayrou au premier tour, comme vous l'auriez fait. J'ai voté Nicolas Sarkozy au second tour, en effet. Non pour des raisons de politique ou d'attrait personnel, parce que je ne fais pas de politique et que je n'aime pas moins Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy comme sœur humaine et frère humain, mais dans la seule perspective de la moindre nuisance que notre mission spirituelle peut attendre de l'un ou de l'autre. Avec un groupe de travail (Vie Spirituelle) d'un peu plus de quatre-vingt Pèlerins d'Arès engagés j'ai étudié les déclarations et attitudes des deux candidats du 2ème tour vis à vis d'un mouvement d'espérance comme celui issu du Signe. Nous avons dû constater que Mme Royal n'est à aucun moment revenue sur ses directives de chasse aux "sectes" (dans lesquelles étaient abusivement catalogués les Pèlerins d'Arès) qu'elle imposa aux Inspecteurs d'Académie en 1999, quand elle était Ministre de l'Education Nationale, alors qu'inversement la pression officielle arbitraire sur les mêmes "sectes" fut considérablement allégée quand M. Sarkozy fut Ministre de l'Intérieur. Nous nous sommes fondés sur les seuls critères objectifs à notre disposition. Je suis désolé d'apprendre que "beaucoup de Pèlerins d'Arès et de nombreux sympathisants seront choqué d'apprendre" que j'ai voté Sarkozy, mais je pense qu'ils se fondent uniquement sur des considérations socio-politiques et/ou subjectives. Je me suis inversement, et dans l'intérêt même des Pèlerins d'Arès, fondé sur des considérations purement objectives du moindre mal pouvant être fait à notre mission. [058C3*08/05/2007]
La décision a résulté d’une étude menée froidement
La décision de voter M. Sarkozy n'a pas demandé un "choix délicat" (un choix est un acte qui suggère toujours une certaine subjectivité). La décision a résulté d'une étude menée systématiquement, froidement, par un groupe de travail d'une trentaine de Pèlerins d'Arès, dont moi-même, tous assez pénitents pour être politiquement dépassionnés, qui ont étudié sans parti pris de nombreux discours et documents de M Sarkozy et de Mme Royale afin de déterminer celui des deux qui, a priori, nuirait le moins à notre mission, sachant bien que, de toute façon, la politique lui nuirait tôt ou tard. Pour finir, nous n'avons pas "voté contre" Mme Royal et ses 'idées, ni davantage "voté pour" M. Sarkozy et ses idées. Nous ne nous sommes pas placés politiquement. Nous avons seulement considéré que Mme Roral avait pris au cours de sa carrière politique contre les groupes d'espérance comme le nôtre des positions négatives que M. Sarkozy n'a pas prises. Nous n'avons pas pour autant jugé Mme Royal. La probabilité de moindre nuisance envers notre mission a été notre notre seul critère. [058C4*09/05/2007]
Les déclarations de M. Sarkozy laissent espérer à notre mission moins d’empêchements
Si j'ai voté pour M. Sarkozy, c'est seulement parce que ses actions comme ses déclarations laissent espérer à notre mission moins de surveillance et d'empêchements publics. Cet homme, quoique certaines de ses actions comme ministre de l'intérieur portent à penser l'inverse, a moins persécuté les libertés de conscience que ne l'avait fait expressément Mme Royal comme ministre de l’Éducation nationale.
Après tout, les préjugés qui noircissent M. Sarkozy sont peut-être du même ordre que ceux qui me noircissent. J'ai tellement entendu de bêtises et méchancetés sur mon compte depuis 33 ans, j'ai appris à comprendre toujours mieux le Tu ne jugeras pas du Sermon sur la Montagne. Que demain les media prennent pour cible Ségolène Royal et elle sera tout autant accablée de bêtises et méchancetés. Les media comme les rumeurs ne sont jamais fiables.
Pour décider d'un choix d'une façon aussi objective et dépassionnée que possible un groupe de travail s’est constitué. Ces "quelques personnes" sont en fait environ quatre-vingt, mais il est vrai qu'une vingtaine seulement s'est réellement exprimée dans ce colloque. Les autres ont respecté une prudence silencieuse. [058C5*11/05/2007]
Sur la plus probable magnanimité de M. Sarkozy
Abram n'a pas "laissé temporairement son épouse au pharaon pour éviter d'être massacré par son armée," armée qui n'avait pas besoin d'être envoyée contre un misérable Hébreu fuyant la famine. Saraï, belle femme, fut convoitée par les officiers du harem pharaonique et Saraï, dans la tourmente et non dans la réflexion, accepta de se prétendre la sœur d'Abram (Genèse 12/13) pour que celui-ci ne passât pas pour un méprisable réfugié jaloux à liquider. En fait, tout au contraire, la convoitise fut satisfaite sous forme d'un échange qui n'avait aucune allure temporaire : Saraï contre du gros et du petit bétail, des ânes, des ânesses, des esclaves, des servantes, des chameaux, rien que ça ! (Genèse 12/16). Si Saraï lui fut rendue, ce n'est pas parce qu'Abram l'avait livrée "temporairement" à la luxure, mais parce le pharaon et son personnel furent frappés de grandes plaies (maladie vénérienne ?) (Genèse 12/17) et que ces superstitieux rendirent Saraï à Abram et les prièrent de déguerpir, les reconduisant à la frontière pour être plus sûrs qu'ils disparussent. Ces tribulations tragiques d'Abraham, dont l'histoire m'est particulièrement chère, ne ressemblent en rien aux circonstances que je traverse face à une échéance électorale prévue depuis longtemps après une longue période de problèmes — la chasse aux "sectes" — causés par la politique qui en fut cause et qui pourrait par son pouvoir même en décider la fin. Je n'ai pas profité de circonstances, mais j'ai, avec l'aide d'un groupe de travail, étudié ces circonstances, écouté des avis, réfléchi hors de toute urgence. Ici tout est très différent. La raison essentielle de mon vote : je n'ai pas considéré les politiques des candidats, mais seulement leurs magnanimités respectives possibles à l'égard de mouvements de conscience libre politicophobe, notamment spirituelle, à laquelle ils ne pouvaient qu'être l'un et l'autre défavorables, par le principe même de leur démarche légaliste. L'étude de leurs actes et propos m'a finalement laissé présumer d'une magnanimité de M. Sarkozy plus probable — si tant est qu'il y ait magnanimité — que celle de Mme Royal. J'entends par magnanimité non seulement la générosité pour un politicien d'aller au-delà d'obligations de son mandat, d'avoir la grandeur d'accepter l'existence de principes politicophobes, mais encore peut-être la foi de ce politicien en la latence d'un moteur supérieur de la société, une dynamique autre que celle du système : une conscience créatrice non régie par des lois et des autorités imposées, même républicaines, mais par l'amour, le pardon, la paix à tout prix, la liberté et l'intelligence spirituelles absolues. [058C6*17/05/2007]
Sur un article parlant de Michel Potay
D'un homme de Dieu, témoin d'un événement surnaturel, que l'événement lui soit venu par inspiration ou qu'il en ait été objectivement témoin, pouvait-on s'attendre à ce qu'il s'intéresse aux élection présidentielles en 2007 en France ? J'ai d'abord pensé que non et j'ai seulement parcouru l'article 0058. Ce rapide coup d'œil fixa en moi quelque chose qui m'a réveillé trois ou quatre nuits à la suite et j'ai lu attentivement le blog cette fois. Sûreté dans le propos, choix des mots rigoureux, hauteur de vue méthodique et lucide. Du coup, je regarde leur auteur autrement. C'est curieux qu'un homme de cette justesse ne soit pas connu. Peut-être ses partisans sont-ils des gens trop simples pour avoir bien évalué le prophète qu'ils se sont, en quelque sorte, engagés à promouvoir. Je comprends bien pourquoi un candidat à l'élection comme François Bayrou a attiré l'attention de l'auteur de ce blog, qui montre une originalité de vue politique encore plus poussée que celle du Pyrénéen. C'est un esprit qui à la fois veut rester près de Dieu et près de l'homme et qui réussit ce dualisme à merveille. On sent aussi quelque chose de rarissime en politique, c'est l'absence de complaisance pour l'un des candidats. L'analyse est sèche, objective, sans le moindre sentiment, en tous points utile à la cause, celle de cette Révélation d'Arès. J'ai aussi aimé et peut-être même aimé davantage ses réponses à quelques commentaires.
J'avais déjà entendu à propos de Michel Potay des calomnies, pas exactement celles citées par le commentateur qui se qualifie "d'autruche qui ne mettra pas sa tête dans le sable," [58C11] mais d'autres de même très bas niveau. Ce qui est terrible dans la calomnie, ce n'est pas le mensonge à proprement parler, mensonge évident à tout cerveau développé, c'est qu'elle enracine un doute dans ce cerveau et lui enlève l'envie d'en savoir plus. Je vais m'efforcer d'en savoir plus, quand même. L'homme Michel est modeste, aucun doute, et l'organisation derrière lui ne semble pas capable, sinon pas désireuse, de le faire connaître. C'est un père chéri que la famille garde pour elle. Résultat : une absence totale de source fiable d'information.
Il y a un précédent à cela : Mahomet. Que sait-on de Mahomet ? Pas grand-chose qui ne soit pas légendaire et cela vient sans doute de l'attachement affectif considérable qu'il provoqua chez ses partisans, puis chez les Mecquois. J'ai passé ma soirée d'hier à parcourir les quatre pages de ce blog et j'ai découvert quelqu'un de réellement original et riche en esprit. Fondateur d'une vision nouvelle. J'ai aussi parcouru les commentaires et j'y ai découvert une audience qui a tellement de chance de connaître un tel maître à penser qu'elle n'imagine pas qu'il pourrait ne pas passer à la postérité faute d'y être boosté, parce qu'aujourd'hui sans missile (media, popularité, etc.) personne ne prend d'altitude, même basse. Tout ce qu'on peut recevoir de richesse spirituelle, cette audience l'a épuisé, pour ainsi dire, et elle veut le garder pour elle. Pourtant, le monde a grand besoin de cet homme qui s'insurge, que ce soit d'inspiration céleste ou seulement d'intelligence, à notre époque où, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est presque un crime que d'oser se placer en marge du "comportement correct."
Je trouve étonnant que ma découverte se fasse à l'occasion d'une élection présidentielle, quand cet homme-là a tellement à dire autrement, à un plus haut niveau, mais il a raison de comprendre qu'il faut un sol pour poser son échelle. Comme il dit, "il n'attend rien de la politique," mais il a compris qu'elle est le sol dont son échelle a besoin provisoirement. Je pense à l'échelle de Jacob.
P. R. (Société des Gens de Lettres) [058C7*12/05/2007]
Sur le fond libertaire et anarchique du Signe
Le mouvement des Pèlerins d'Arès ne fait pas de politique, je ne fais pas de politique.
Le fond du Signe est libertaire et anarchiste, mais il ne l'est pas politiquement parlant. C'est spirituellement qu'il est libertaire et anarchiste, c'est-à-dire vis-à-vis de tous les pouvoirs qui existent depuis toujours, qu'ils soient religieux, institutionnels, idéologiques ou philosophiques, pour peser sur les cœurs et les âmes — À qui me demande : "Que sont, en deux mots, les Pèlerins d'Arès ?" est-ce que je ne réponds pas : "Une anarchie de pénitents" ? [058C8*14/05/2007]
Sur la démocratie participative
Un commentateur me parle de "démocratie participative," qui est un concept politique, qu'il ne m'appartient pas de discuter, parce que, comme je l'ai bien écrit dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas," l'Auteur du Signe, le Créateur, ne définit aucune structure politique pour la société ou les sociétés dans laquelle ou dans lesquelles il nous invite à changer le monde. L'important est que ce monde changé, quelles que soient ses façons de fonctionner, soit d'amour, de pardon, de paix et aussi de de liberté et intelligence spirituelles. Si je me suis intéressé à M. Bayrou, et d'ailleurs d'une certaine façon aussi à Mme Royal (rappelez-vous leur débat à la télévision), c'est pour leur projet de pluralisme représentatif, qui manque terriblement et qui, notamment, permettraient peut-être à la pensée des Pèlerins d'Arès d'être exprimée auprès des législateurs directement ou indirectement. Mme Royal ayant pris contre les "sectes", quand elle était ministre de l'éducation nationale, des mesures unilatérales, qu'on peut qualifier de dictatoriales, je l'ai sentie artificielle sur ce point-là comme sur quelques autres. Par contre, M. Bayrou m'a paru plus solidement réfléchi sur ce point-là. C'est, politiquement parlant, la seule considération que j'ai tournée dans ma tête et dans un seul but : Soulager les Pèlerins d'Arès de l'opprobre que des organismes publics et les associations qu'ils subventionnent ont tenté de faire peser sur eux, heureusement sans y parvenir, mais en freinant quand même leur mission déjà difficile par elle-même. [058C9*14/05/2007]
Sur un groupe de travail initié par Miche Potay
Il n'existe autour de moi aucun concile, c.-à-d. aucun chapitre statuant au nom de l'assemblée. Souffrant beaucoup de ma solitude prophétique, notamment de mon éloignement de l'assemblée depuis que quelques maux de santé m'affectent, j'ai eu l'idée de demander à quelques sœurs et frères, que je connais bien et qui sont très engagés dans la mission, et qui ont aussi un ordinateur et un abonnement internet, de travailler avec moi. Ils le font tant bien que mal, selon leurs moyens propres, sur des questions et des idées relevant de la foi. Ils m'apportent ainsi les lumières de leurs cœurs et des informations du dehors que je n'ai pas le temps de chercher. Ce groupe de travail ne prétend nullement former une élite et avoir autorité sur l'assemblée. C'est un groupe de travail improvisé et privé — ce qui est d'ailleurs expressément spécifié dans son titre — qui ne s'impose même pas à lui-même d'appliquer les idées que ses échanges dégagent. Par exemple, il a pu y avoir dans ce groupe certains pour voter Royal autant que pour voter Sarkozy ou pour s'abstenir ou voter blanc. [058C1*14/05/2007]
Sur plusieurs sujets, dont le Parti Communiste
Il y a longtemps que je n'entends plus parler de vous [réponse à un frère qui n’est pas d’accord avec le vote de Michel Potay]. Je croyais même que vous étiez parti poursuivre un autre idéal, autre que celui du Signe. Voilà que vous ressurgissez pour me dire que vous allez, cette fois, me quitter réellement pour des raisons politiques. Vous faites ce que vous voulez. Ma conduite n'a jamais été guidée par la peur de perdre ou de gagner des fidèles. Elle a été guidée par la nécessité de m'adapter sans cesse à la Grande Pensée du Signe. Je suis absolument désolé pour votre fils, mais en effet — je vous sais gré de le dire — je n'ai jamais préconisé la violence, j'ai préconisé au contraire une "insurgeance" pacifique, évangélique. Je n'ai pas davantage donné de consignes d'attitude politique ou de vote. Il n'y a donc aucune raison d'abandonner vos espérances mises dans Le Signe parce que j'ai voté Sarkozy, afin de placer notre mission sous une moindre nuisance comme je l'explique clairement. Ceci étant, je vous vois à tel point désorienté que — juste le temps de ces quelques lignes — je vais m'aventurer sur le terrain politique pour vous montrer pourquoi, à mon sens, vous avez gardé un concept complètement démodé, dépassé, de la Gauche et que vous vous trompez. Je crois que ce qui a marqué cette élection présidentielle, c'est indiscutablement un changement profond du paysage politique de la France. C'est de cela dont je comprendrais que vous soyez décontenancé, mais pas du fait que j'aie voté Bayrou et Sarkozy afin d'ouvrir devant notre mission une voie pratique moins difficile sans que ce soit une "trahison" des idées qu'elle propage. Vous vous exprimez encore en termes de guerre civile. En vous lisant je crois encore entendre les anarchistes et communistes espagnols refugiés de la guerre d'Espagne dans les années 30, que mon père recevait à la maison et que nous, enfants compris, écoutions dévider leurs slogans autant que leurs malheurs. Cet esprit de guerre civile, qui a longtemps dominé le bipartisme en France, a pour la première fois en 2007 ouvertement disparu dans ce pays, sauf dans les petits groupes comme celui pour lequel vous avez voté... Imaginez le Parti Communiste, que j'ai connu avec 25% des suffrages, aujourd'hui avec moins de 2% ! Pourquoi, me demandent certain ? Je réponds : Parce que ce qu'il y avait à obtenir pour le peuple a été obtenu pendant le XXe siècle et que, simplement, le Parti Communiste a rempli son rôle et n'a plus de raison d'être, sinon devenir une sorte de religion avec toutes ses nostalgies et ses rêves, rien de plus. Ces nostalgies et rêves, je les ai moi-même conservés longtemps, trop longtemps. C'est fini. Je crois au communisme, mais à la seule condition qu'il prévale évangéliquement, spirituellement, et surtout pas politiquement ! On n'en est pas là pour le moment, loin de là. Vous, vous retardez, mon frère ! Il faut maintenant aller au-delà, faire d'autres conquêtes, notamment sur le terrain des libertés, et c'est ce à quoi je m'intéresse pour ma mission. De même, Le Signe n'a plus rien à faire avec les projets religieux d'autrefois. C'est en cela que François Bayrou est tout à fait moderne, plus moderne que Nicolas Sarkozy et, naturellement, que Ségolène Royal qui, la pauvre, se traîne avec des idées surannées qu'elle a tenté de replâtrer sans succès. Je crois d'ailleurs que les électeurs de M. Sarkozy comme ceux de Mme Royal ont voté pour eux sans illusions. Cette fois-ci, le neuf était du côté de l'électorat, pas du côté des candidats. En donnant ma voix à Sarkozy, je n'ai pas donné ma voix à un homme très moderne — mais quand même pas à Mussolini —. Sarkozy aussi évolue dans le bipartisme, ne serait-ce que le bipartisme de ses propres pensées ressemblant un peu au bipartisme d'un western, où les bons et les méchants sont désignés dès le début du film. Par là je vois bien les limites de l'homme. Mais M Sarkozy a quand même été capable de citer Jean Jaurès, qui fait partie du martyrologe de la Gauche, alors que Mme Royal n'a pas cité une seule fois... mettons... Gandhi ou Luther King. À ces petites choses on voyait bien de qui pouvait peut-être venir une évolution heureuse pour les libertés. La liberté de notre mission est la seule chose qui m'a personnellement intéressé cette fois-ci, parce que la politique, quant à elle, est l'objet de toutes mes méfiances et prudences. Mon frère, vous me semblez en être encore à Marx et à Proudhon, pour ne pas dire Lénine ou Trotzky, mais, même si je crois les pensées de ces hommes méritent toujours notre attention, je les vois aujourd'hui dénuées de dynamique civilisatrice. Ils sont derrière nous. La dynamique civilisatrice suprême aujourd'hui a surgi par Le Signe et c'est à nous Pèlerins d'Arès de le faire comprendre au monde. Dans ce sens, je crois que votre place reste parmi nous toujours, mon frère. [058C11*14/05/2007]
Vaut il mieux parler coûte que coûte [du Signe et de son témoin] ou d'abord essayer d'évoluer en grandeur?
En réponse à la question : "Vaut il mieux parler coûte que coûte [du Signe et de son témoin] ou d'abord essayer d'évoluer en grandeur ?" je rappelle que je ne vous connais pas, sinon comme pseudonyme au bas de quelques commentaires, et donc je ne sais pas si vous avez la qualité d'homme qui vous permet tout à la fois de parler de l'Événement d'Arès et de son témoin et de grandir par la pénitence ou s'il vaut mieux que vous "évoluiez en grandeur" avant d'en parler sans être pris pour un gobeur de bobards. Pour ma part, en 1974, j'ai commencé tout de suite à en parler, avant même de commencer à "évoluer en grandeur", et je pense que j'ai eu raison. Une vie d'homme est tellement courte, il ne faut pas perdre trop de temps. Mais, je le répète, cela dépend beaucoup de la personne, de sa façon de présenter les choses. [058C12*15/05/2007]
Les Pèlerins d’Arès sont frères de tous les hommes
Les Pèlerins d'Arès sont frères de tous les hommes, les catholiques comme les juifs ou les musulmans ou les athées, et défenseurs de la liberté de conscience. [058C13*15/05/2007]
Sur un épisode de mon temps naval
Je dus, comme Éric Tabarly, entrer dans la Marine par la petite porte et de là tenter de passer la grande porte, mais pas pour la même raison. Moi, c'était parce que mon père avait été communiste et que ma famille était plutôt "rouge," comme on disait. J'étais de ce fait refusé d'avance à l'École Navale par la "Sécurité Navale," car la teinture communiste, alors, équivalait à une présomption d'adoration de Staline et faisait de vous un traitre ou un espion plausible du Kremlin. Mais je pus faire la preuve de ma loyauté dans le rang ou sur le pont, si vous préférez, et après un certain temps demander la permission de concourir à Navale. Ma demande ne put pas être refusée, mais fut examinée à la loupe. Un capitaine de frégate fut, comme il disait, chargé de me "vérifier." Pas vraiment arrogant, il était terriblement suspicieux face au rejeton d'une famille "rouge" (Il faut dire que peu avant il y avait eu l'affaire du "Dixmude," un porte-avion en route pour l'Indochine, saboté par un second-maître mécanicien communiste). Suspicieux, je ne vous dis pas ! C'était un grand échalas au long nez jaune et aux galons vert-de-gris, probablement dysentérique, qui ne cachait pas son dédain pour ce qu'il appelait ma "prétention à devenir officier," mais pas seulement pour ça, comme je le découvrirais tandis qu'il m'interrogeait sur mes "sympathies possibles" avec le parti communiste. Tout à coup, il me dit : "Vos yeux bleus ne respirent pas la franchise." Je fus troublé. "Vous voyez, ça vous trouble, ajouta-t-il ! Vous ne respirez pas la franchise avec ce regard bleu flottant." Pour un marin un regard "flottant", c'était plutôt sympathique, non ? J'osai rire. Ça ne lui plut pas du tout. Il fit la grimace, consulta des papiers, marmonna : "Vous êtes bon marin. Vous avez même fait fonction de chef de quart, je vois... Mais ça ne suffit pas. Un officier est tenu à une loyauté absolue." Il fixa sur moi des yeux aussi noirs que les miens étaient bleus et c'en fut fait de ma carrière. Échec qui m'attendait de toute façon, parce qu'en passant une radio, on me trouva une tuberculose pulmonaire et je partis m'amarrer dans la cale sèche du sanatorium de la Marine pour un grand carénage. C'est la théorie des yeux bleus qui me rappelle cet épisode, somme toute drolatique, de ma jeunesse. Plus tard, je repris mes études et devint ingénieur où mes yeux bleus ne me firent aucun tort, à ma connaissance. [058C14*17/05/2007]