Gouvernement bariolé, mais je n’en ris pas. On disait que Nicolas Sarkozy était un despote en cocon, on découvre un politicien que le partage, voire même le mélange, ne rebutent pas. Ça ne me déplaît pas dans un moment où la France est entrée dans les butoirs du terminus économique, social et même moral. Il faut reculer, puis aiguiller, relancer le train. Si ceci est réalisable, ce que personne ne sait au juste, Nicolas Sarkozy pouvait-il faire autre chose qu’un gouvernement à la fois hétérogène et acceptable ? Cet homme est intelligent. Éclectique, ouvert, il semble contraire à l’intégrisme politique et donc, je suppute, contraire à l’intégrisme religieux. Ce peut être une chance pour nous, Pèlerins d’Arès, qui espérons la relance de la liberté de conscience par le respect, peut-être même par la sollicitation. Mais ne rêvons pas.

Photo : UPI (Alamy banque d’images)
J’ai regardé la photo des nouveaux gouvernants campés sur les marches de l’Élysée. Ils ont l’air gêné d’invités à une noce qui ne se connaissent pas. Ce qui m’a frappé le plus : les femmes. À part Mme Alliot-Marie que sa veste de garçon de café détache, les femmes ne sont pas visibles au premier coup d’œil, tout à l’inverse des invitées d’une noce. « Il y aurait sept dames, » me suis d’abord demandé ? J’ai promené mon doigt lentement sur la photo et j’ai bien compté sept. Quelle discrétion !
Réactions ringardes des adversaires politiques. M. Hollande « entame la procédure d’éviction du parti de M. Kouchner… » Comme si le PS lui-même n’était pas fait de membres hétéroclites. Le concept de l’homme au PS est redescendu au concept d’homme enrégimenté.
Maintenant, nous ne pouvons plus qu’attendre les législatives (10 et 17 juin), car je doute que ce gouvernement puisse, avant qu’un nouveau parlement s’installe, montrer s’il libère ou non la métaphysique. La métaphysique a fait peur aux gouvernements précédents, parce qu’ils l’ont crue tout à la fois menaçant la paix civile et menaçant l’escape (Signe XXIII/4-5), c.-à-d. l’édifice intellectuel tant chéri, la raison en vigueur, le « penser correct. » Si Nicolas Sarkozy tient ses promesses, ce gouvernement devrait montrer qu’il a compris que toutes les forces de pensée et de foi de ce pays sont utiles et que la discrimination de minorités nuit à la Création entière qui ne cesse jamais de se créer par le Créateur et par son image : le co-créateur humain. En tout cas, pour nous Pèlerins d’Arès croire, c’est créer, et c’est pourquoi notre foi n’est pas figée dans un dogme, mais évolutive, comme l’inspire Le Signe.
Pour le moment, ce gouvernement est vulnérable comme le crabe en mue.
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Pourquoi y a-t-il état de mue ?
Un commentateur décrit excellemment bien les fondements de la chasse anti-secte : "Dans un pays de population molle et lâche où les seuls contestataires sont les névropathes qui cassent les vitrines et brûlent les voitures, des contestataires beaucoup plus réfléchis et permanents comme les "sectes" sont forcément très mal vus et combattus." En gros et en résumé, c'est cela et c'est pourquoi les politiques ne voient pas les sectes sous le jour de la liberté de conscience, mais ils les voient sous le jour d'un danger potentiel beaucoup plus préoccupant que les émeutiers, parce qu'on ne peut pas envoyer de CRS contre les "sectes." Je suis bien d'accord : On ne voit pas dans ce gouvernement d'hommes et de femmes qui auraient précédemment manifesté leur volonté que la liberté de conscience soit appliquée à toutes les familles de foi et de pensée sans exception. C'est bien pourquoi je parle de crabe... de crabe en mue... le crabe restant un arthropode carnassier et pas positivement sympathique. Je ne parle pas de mue du faucon ou de mue de la nymphe vers un beau papillon. Inversement, Je n'ai pas non plus voulu parler de la mue du serpent venimeux, car je ne vois pas non plus dans ce gouvernement un danger toxique. C'est pourquoi je m'en suis tenu au crabe. Question de mesure. Ce crabe est dans une période de corps mou et je l'observe, comme tous nos frères, pour voir dans quels domaines sa carapace et ses pinces vont montrer leur utilité à la bête, s'il n'est pas lui-même mangé auparavant. Pourquoi y a-t-il état de mue, selon moi ? Parce que si les hommes et femmes de ce gouvernement ne sont pas nouveaux dans leur immense majorité, ce qui est nouveau, c'est leur variété. Ils sont de droite, du centre et de gauche. Ça ne s'est pas vu en France depuis les gouvernement dits "de coalition" d'avant 1958, que les hommes de mon âge ont bien connus. Dans le gouvernement Fillon, même les ministres de droite ne sont pas des gens bien connus pour s'estimer. Bref, il y a vraiment mue et fragilité ou en tout cas incertitude. Cette incertitude pourrait aller dans le bon sens, le sens d'une ouverture plus grande ou totale vers la liberté de conscience. Cette incertitude pourrait aussi évoluer dans un mauvais sens. Mon entrée #0058 n'exclut aucune possibilité. J'ai conscience que l'ouverture (celle-ci est quand même limitée et prudente) n'est pas une fin en soi tant que la cohérence n'est pas prouvée. Pour le moment, ce gouvernement ne peut que suivre le programme politique du président et nous savons que, pour le traitement des consciences philosophiques et/ou spirituelles, rien de méchant ne peut arriver, parce que ce président a été élu sur un large mouvement d'espérance de changement vers la lumière, la paix, la fraternité, c'est clair. Mais, à un moment ou à un autre, ces ministres vont montrer plus d'indépendance, moins de largesse d'esprit, c'est là que la carapace et les pinces du crabe vont s'affermir, mais pour servir à quoi réellement ? Nous n'en savons rien encore. Bref, c'est la mue du crabe. [059C1*21/05/2007]
Sur le libéralisme et la liberté
Concernant le libéralisme les choses ne sont pas si simples dans ce pays, la France. L'idée que le libéral, si c'est l'autre, abusera immanquablement de sa liberté pour m'exploiter, alors que si c'est moi, tout sera fait avec une justice sociale exemplaire, cette idée ne ressort pas d'un orgueil individuel forcené qui déclarerait : Le seul être moral au monde, c'est moi. Les Français ne sont quand même pas si bêtes. Mais il y a autre chose dans ce pays qui confine au sacré : La religion de l'étatisme ! Pour le Français de religion étatiste le libéral est l'homme qui échappe au contrôle de l'État comme pour le catholique, il n'y a pas si longtemps, le pécheur était celui qui échappait au contrôle de Rome dans tous les domaines importants de la vie : naissance, école, mariage, travail, rapports sociaux, mort. Cet étatisme, qui remonte à la monarchie — "L'État c'est moi," disait Louis XIV — conduit toujours à l'immobilisme, lequel entretient cette manie de contrôler tout, de vouloir tout ramoner, de la suie des cheminées à la suie de la pensée : de là les organismes de surveillance antisecte (Dans tout ce qui touche aux fesses, par contre, tout semble autorisé... Il faut bien un exutoire). Savez-vous que les politiciens seraient bien en peine de vous expliquer pourquoi cette surveillance antisecte existe ; pour eux l'important ce n'est pas l'objet de la surveillance, c'est la surveillance elle-même. En France il faut toujours surveiller quelque chose, faire une loi contre quelque chose, etc. Religion de l'étatisme. L'étatisme, c'est le sacrement suprême. Avec Nicolas Sarkozy les choses vont peut-être bouger un peu. Il serait temps. L'étatisme a amené la France non seulement à surveiller les "sectes," mais à tout surveiller : les entreprises, les imposables, les transports et même l'air qu'on respire. Le résultat de cette surveillance obsédée n'est pas seulement le doute sur le bien-fondé de notre conscience, qui fait que nos missionnaires sont lorgnés comme des contrebandiers, c'est dans toute la société l'absence de croissance, d'emploi, de cohésion sociale, de liberté de création, d'éducation, etc. Je schématise, bien sûr. Nous en sommes où en était la Nouvelle Zélande il y a vingt ans : pays ultra-réglementé, ultra-imposé, et qui était tombé dans un état de stagnation économique autant qu'intellectuelle et morale. Heureusement des réformes énergiques furent menées contre l'immobilisme légaliste, qui permettent à ce pays aujourd'hui de montrer une belle image économique autant qu'une renaissance spirituelle. Je crois que M. Sarkozy a compris la liberté, la liberté de créer, d'entreprendre, de prendre des risques, de penser, comme une exigence de l'intelligence pratique, comme nous Pèlerins d'Arès savons qu'elle est une exigence de l'intelligence spirituelle, si l'homme veut retrouver sa place sublime de co-créateur dans la Création. Reste à savoir si M. Sarkozy arrivera à se convaincre lui-même et à convaincre ses propres ministres que c'est possible. Je veux dire : N'était-ce pas qu'un argument électoral ? [059C2*21/05/2007]
Sur les lois et décrets, toujours réducteurs
22Mai07 59C11 Je ne crois malheureusement pas qu'une "politique en relation étroite avec les droits humains les plus hauts et les plus nobles liés à une conscience spirituelle forte et vivace," soit "tout à fait possible," simplement parce que la politique ne peut pas procéder sans lois ni décrets et que par-là elle casse d'avance le dépassement qu'elle voudrait promouvoir. Aucune loi, aucun décret, ne peut établir un dépassement, parce que par principe une loi est réductrice. Ce dépassement ne peut être obtenu que par un changement profond de l'être et là, la volonté n'est pas dans la loi mais dans le cœur de l'homme. C'est tout ce qui oppose le Voie montrée par Le Signe et la voie politique ou sa mère, la voie religieuse. Ce sera longtemps l'abîme qui séparera la vision arésienne de la vision politique ou religieuse — la vision religieuse repose aussi sur des lois —, nous le savons, mais que pour autant, et pour le moins, Le Signe ne soit pas jugé sectaire, mais soit considéré comme un idéal noble, magnifique. C'est tout ce que nous souhaitons pour le moment, c'est une étape nécessaire de l'ascension. [059C3*22/05/2007]
Sur la défense de la liberté spirituelle
Je n'ai jamais donné de consigne de vote, parce que les Pèlerins d'Arès sont des croyants libres. Or, insister sur l'importance de l'élection législative en soulignant le besoin d'aider un contre-pouvoir à naître, parce qu'il est absolument vrai que la liberté de conscience n'est bien défendue que dans un débat contradictoire, insister sur ce point, c'était donner presque explicitement une consigne de vote. Je sais ce qu’on va me répondre : "Dans ces conditions, frère Michel, il faut vous retirer dans un ermitage de mes montagnes et ne plus parler, parce que, de toute façon, des consignes de vote implicite vous en donnez !" Croyez-moi, il n'est pas facile de s'exprimer de façon strictement spirituelle et neutre quand il s'agit de défendre la liberté spirituelle contre des forces qui, elles, ne sont pas neutres. Je fais ce que je peux dans l'imperfection de ce monde. [059C4*22/05/2007]
Sur la solitude du prophète
Il n'y a pas de gérants de mon site ou de ce présent blog. Je fais tout tout seul. Pas du tout par manie de ne rien vouloir confier à d'autres, comme certains croient, mais parce que je ne suis le chef de personne (Signe 16/1) et que je ne peux demander à personne de le faire. Après 30 ans sans rien demander ou en demandant fort peu, afin de rester globalement dans la norme de ce que le Père me recommande : Tu ne commanderas personne (Signe 36/19), des habitudes de relation nulle se sont établies entre l'assemblée et moi, surtout après l'échec du projet "Maison des Faucons" en 1986-87, et plus personne ne sait comment s'y prendre pour changer ça. Je suis entré dans la vieillesse et ça n'arrange rien. L'initiative de me manifester sur l'Internet vient de moi seul, donc. Personne de l'assemblée ne m'a proposé la création d'un site ou d'un blog pour moi, ce que j'aurais accueilli avec joie il y a quelques années. J'ai eu simplement la curiosité personnelle d'y aller voir à partir de 2002-2003. Au début je participais seulement à des tchattes US, puis vers 2005 je me suis dit que je devrais créer une plateforme de rencontre et j'ai concrétisé cela tout seul dans mon petit coin, pour me sortir d'un isolement, qui devenait carrément bétonnant après mon accident cardiaque de l'été 2005. Non seulement, puisque je ne suis le chef de personne, je ne peux demander à personne de gérer (ou administrer ?) mon blog, mais encore ça me créerait probablement plus de tintouin que de soulagement, parce que le gérant serait tout le temps en train de me demander par téléphone ou par E-mail : "Est-ce que je publie ce commentaire ou celui-ci ou celui-là, etc ? Avez-vous une réponse à donner, etc ?" J'ai aussi vite fait, dans la pratique, de placer le commentaire moi-même dans mon blog que de donner des instructions à un gérant ou administrateur. Je crois aussi fondamentale l'honnêteté de l'authenticité qui est celle du pinceau de l'artiste qui peut prouver que son tableau ne doit rien à un autre. J'avoue que j'ai manqué de temps pour me soucier de me faire seconder sur l'internet et que mon isolement physique y est pour quelque chose. Notamment, mon isolement physique fait que je connais mal mes frères ; collaborer n'est pas facile dans ces conditions. Conséquence entre autres : je n'ai pas eu souci de faire connaître ce blog. J'ai sûrement tort. Pour dire vrai, je suis dépassé. On m'a expliqué quelquefois ce qu'il fallait faire pour être, comme disent les initiés, "sur les moteurs de recherche." On m'a dit, je crois, qu'il fallait s'abonner à des organismes qui s'occupent de vous placer dans les premières pages des rubriques de recherche. Mais je suis tellement débordé par cent problèmes que ce qu'on m'a dit (quand j'y ai compris quelque chose) est vite oublié ou que je n'ai pas le temps de le mettre en application. Bref, je suis vraiment dépassé. Je me dis qu'il restera bien quelque chose de ce blog quelque part. Mais de tout cela il ressort une vérité qui n'est pas des moindres : Nous sommes réellement des croyants libres (Signe 10/10) sans chef et, malgré de gros inconvénients, il y a lieu d'être fier d'avoir suivi la Parole dans ce domaine. [059C5*23/05/2007]
Sur le manque de confiance dans la politique
J'ai voté Nicolas Sarkozy comme moins plausiblement nuisible à la liberté de conscience que ne le serait Ségolène Royal qui, elle, a prouvé par des actes son hostilité aux familles de conscience qui ne lui plaisent pas. Je ne suis pas sorti de la plausibilité et je ne me suis jamais situé politiquement, sinon pour dire que je n'ai aucune confiance dans la politique en général et que je n'attends rien d'elle qui aille dans le sens de l'accomplissement du Signe. [059C6*24/05/2007]
Sur les francs-maçons
Les Pèlerins d'Arès sont nombreux et parmi eux il y a des francs-maçons. Je ne vois pas pourquoi il n'y en aurait pas, puisque parmi nous il y a des catholiques, des protestants, des juifs, des musulmans, des humanistes, bref, des hommes et des femmes de toutes provenances. On trouve partout des frères des hommes pleins d'un magnifique idéal de Bien. Le très beau verset du Signe : 25/6, les reconnaît tous. Mais les francs-maçons ont des loges différentes comme la chrétienté a des églises différentes. Chacune a ses sympathies et ses antipathies. Pour certaines loges franc-maçonnes de tendance rationaliste les Pèlerins d'Arès font partie de leurs antipathies. C'est leur liberté. Quant à nous Pèlerins d'Arès nous aimons tous les hommes. [059C7*31/05/2007]