Les Français n’ont rien changé le 17 juin.
Le monde non plus ne change pas.
« Le monde menace même d’exploser, » déclare Abdallah d’Arabie.
Les Français neutralisent en juin le président qu’ils ont élu en mai. À l’exception d’Alain Juppé et de quelques autres, les Français réélisent le gros des députés qui, de gauche ou de droite, n’ont jusqu’ici rien fait de vraiment créatif et décisif pour changer un pays en péril, et il me semble que personne ne l’a remarqué. Les Français continuent de chercher une politique qu’ils ne trouveront jamais tant que le système restera ce qu’il est. Dans le même moment Abdallah d’Arabie fait une déclaration dont l’importance, à mes yeux, est infiniment plus grande. Il pousse un cri d’alarme, qui est aussi un cri du cœur, concernant la situation dramatique en Moyen Orient qui pourrait s’étendre à la planète.

(Photo : Tina Hager, Wikimedia)
Abdallah, actuellement en visite en Europe, dit (selon la presse): « Je crains que les détresses de ma région ne dégénèrent en explosion universelle. L’instabilité s’aggrave en Irak, au Liban, en Palestine — et n’oublions pas le Darfour —. Autant d’amorces d’une possible déstabilisation générale du monde. »
Bien que les événements de France et du Moyen Orient ne se ressemblent pas, j’en tire une leçon unique. Je me dis que sur les bases du système que l’humanité s’est donné depuis des millénaires, vaine est toute recherche de changement assez important pour assurer au monde paix et bonheur.
Depuis des années, la France cherche à se sortir de difficultés et dangers socio-économiques, mais, malgré les grandes espérances soulevées par les discours de mars à juin 2007, elle a depuis le 17 juin plus de chances de retomber dans ses ornières que d’en sortir. Le reste du monde cherche des issues vers la paix, le progrès et la concorde, mais ceux qui essaient de changer quelque chose à ce monde, par exemple les Américains par leur intervention au Moyen Orient, non seulement ne changent rien, mais ils aggravent la pauvreté et les tensions.
Jamais l’avertissement solennellement adressé aux hommes par Le Signe en 1974 et 1977 n’a été aussi significatif. Le changement ne peut pas venir de la politique ou de la religion, parce que l’une et l’autre étant exercées par des rivaux en viennent toujours aux mains.
Comme on n’amènera jamais les gros bonnets de la terre à des rapports d’amour, de pardon, d’écoute, ni même de réflexion générale honnête sans arrière-pensée, c’est le menu fretin — moi, vous — qui doit les déborder par une action intérieure personnelle, qui n’a besoin ni de chefs (Signe 16/1), ni de loi, ni d’argent, ni d’armes. Cette action, c’est la pénitence, la pratique du bien à la modeste échelle individuelle. La pénitence multipliée aura un effet universel sans égal, puisqu’elle recréera le monde. Par la pénitence seule le monde changera (Signe 28/7)… changera de fond en comble, dit en gros le Créateur.
Courage, mes frères ! Vous vous sentez comme d’insignifiants anticorps dans la grande chair malade du monde, mais si vous ne perdez ni votre paix ni votre courage dans de vaines pensées et dans le découragement (Signe 13/8), vous vaincrez le mal. Que Le Signe vous donne la foi juste est très important, mais il y a plus important encore, elle fait de tout homme qui entre en pénitence (33/13) un recréateur du monde.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Sur les dogmes dans l’Islam
Il n'y a pas de dogme dans l'Islam au sens que ce mot a dans la chrétienté. Par contre il y a certainement une arabisation culturelle de l'interprétation traditionnelle générale du Coran. C'est un problème que l'Islam résoudra peu à peu (Quatre générations ne suffiront pas). Il ne faut pas aller trop loin trop vite. Je n'ai pas dit qu'Abdallah d'Arabie songeait à une réforme des habitudes islamiques en s'inspirant du Signe. Je crois au contraire qu'il est un frère musulman toujours strict dans son respect de l'interprétation traditionnelle du Coran. J'ai seulement dit ce qu'on m'a rapporté, à savoir qu'il se serait déclaré "curieux du Pèlerinage d'Arès on l'on lit le Coran autant que la Bible." [061C4*24/06/2007]
Sur les dogmes dans la religion chrétienne
En matière religieuse, un dogme n'est pas une certitude qu'on refuse de comparer à "l'expérience vécue," mais un point de doctrine ou un terme de foi édicté comme une vérité intangible, fondamentale, nécessairement acceptée pour ne pas être excommunié ou jeté en effet et pour gagner le salut éternel. Dans la religion chrétienne les dogmes sont des sortes de "lois" écrites et répertoriées, ce qui n'existe pas dans l'islam du fait qu'il n'existe pas de pouvoir central sur les croyants comme Rome est un pouvoir central sur les catholiques. Mais il existe dans l'islam, c'est vrai, une interprétation traditionnelle qui peut être localement fanatiquement appliquée. Ainsi le voile des femmes qui n'est pas normatif en Turquie musulmane, mais dont l'absence encourait la peine de mort en Afghanistan quand les Talibans gouvernaient avant 2003. Le Pèlerin d'Arès n'édicte pas de dogmes et ne juge pas les autres : Qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/3). [061C5*25/06/2007]
Sur le mensonge
Ce monde est menteur, c'est ce que certains appellent "le réel," et une armée de gens "réalistes" vous disent : "On n'y peut rien, le mensonge est la réalité vécue, tout le monde est obligé de vivre avec." À quoi je réponds : Le mensonge est un mal et par ce fait le Bien (le bonheur, l'harmonie, la justice, etc.) échappera à l'humanité aussi longtemps que l'homme ne vaincra pas par la pénitence l'habitude de mentir. Il faut donc lutter contre cette réalité, la vaincre et en installer une autre : la passion de la vérité. [061C5*25/06/2007]