![[DR] Source et auteur inconnus](https://www.michelpotayblog.net/wp-content/uploads/affichecachantmontesquieu.jpg)
[DR] Source et auteur inconnus
Cet immeuble de rêve sera peut-être utile, mais s’il est utile, pourquoi une publicité ? Cette question m’amène à méditer sur la publicité, pas spécialement immobilière, la pub qui partout et à propos de tout substitue le tentant à l’utile, car tout le problème est là , dans l’hyperbole. Des gens sans souci ni déshonneur peuvent se trouver accablés de souci et de déshonneur, quand ils sont surendettés pour quelque chose que, par préjugé qu’induit la pub hyperbolique, ils crurent propre à transfigurer leur vie.
Je sais que si l’on cessait soudainement de vendre le superflu, entre 50 et 75% de l’industrie, donc de l’emploi, cesserait immédiatement. Voilà le grand hic social de notre type d’économie, que compensera seule la vie spirituelle en se répandant et fondant un autre type d’économie par naturel changement de logique et naturel transfert des valeurs et des désirs. En attendant, est-ce mal faire que critiquer la pub ?
Globalement, ce que la pub suggère aux hommes d’acheter est au-dessus de leurs moyens. Sinon, il n’y aurait pas besoin de pub. La disproportion entre la somme des offres et la somme des moyens fait que la tentation se fragmente, se pulvérise en millions de poussières acheteuses, qui font oublier mais non disparaître la disproportion. La pub ne s’adresse qu’aux pauvres, parce que les riches sont trop rares pour expliquer les énormes budgets publicitaires et les riches savent ce qu’ils veulent simplement parce qu’ils peuvent l’avoir.
La pub n’est pas qu’hyperbolique, elle est innombrable. Une affiche de promotion immobilière ayant escamoté Montesquieu, l’intelligence, j’ai porté pendant quelques jours mon attention sur la publicité en bloc. Elle fourmille ; elle ne peut que troubler une myriade d’esprits. On croit ne plus la remarquer, mais elle est là , taches sans nombre, chacune dans son cadre, son affiche, son panneau déroulant, sa page jaune, son écran de télévision ou sa page internet. Elle est là comme un bijou dans son écrin, comme un joli mannequin ou un bel athlète dans ses dessous moulants, vous disant que c’est à vous qu’elle ou il songe jour et nuit, c’est vous, oui, qu’elle ou il attend. Les considérables progrès de la couleur, de l’imprimerie ou de la photo rendent ces tentations quasi palpables, font de ceux qui les convoitent quasiment des violeurs. Le pauvre acheteur perd la tête. Soudain saisi d’une folle confiance en soi, il va s’endetter, voire même voler ! De l’instabilité ou de la déception résultantes le monde souffre au-delà de ce qu’on imagine.
Nous Pèlerins d’Arès avons beaucoup à faire pour réveiller dans l’homme la conscience que la vraie beauté (Signe 12/3) n’est pas celle que vante la pub
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Sur le vrai sens de "publicité"
Dans certaines circonstances, nous redevenons soudainement conscients du pullulement nocif de la pub. Je me dis que si demain la marque d'automobiles XYZ mettait au point le moteur à eau, elle ferait très bien d'en faire la publicité pour que nous envoyions vite à la ferraille nos voitures à essence. Faire la publicité de progrès réels et autres sources d'économie, c'est le vrai sens de "publicité" à mes yeux. Sinon, ce n'est que de la "réclame" comme on disait dans ma jeunesse. [064C1*24/07/2007]
Sur la mission
Peu de temps après que j'eus accepté La Révélation que j'avais reçue à Arès en 1974 et 1977, je n'eus pas d'autre alternative que de me faire moissonneur. Tout moissonneur sait bien, comme je le dis souvent, que "l'évangélisateur est toujours le premier évangélisé." [064C2*03/08/2007]
Quand nous sommes dans la rue pour faire connaître Le Signe, nous faisons de la pub
Mais oui, en fait, quand nous sommes dans la rue, sur les places, sur les marchés, bref, dans tous les lieux publics, pour faire connaître Le Signe, nous faisons de la pub, nous aussi. Nous annonçons publiquement quelque chose que personne ne réclame, dont personne n'a apparemment besoin, sans lequel tout le monde vit apparemment très bien. Ce que nous faisons est donc bien de la pub. Les choses vues sous cet angle, la Parole a raison de dire : "Tu ne jugeras pas… parce que tu fais comme les autres." Mais comment ferions-nous autrement ? Cela nous amène à réfléchir et à nous dire que ce que nous reprochons à la pub, ce n'est pas tant la pub elle-même que l'excès de désirs et de besoins qu'elle tente de provoquer chez les hommes et son envahissement visuel et sonore. C'est son bourrage de crâne, sa séduction intempestive. Nous, pauvres et rares moissonneurs de pénitents n'en sommes pas là ! Nous sommes à l'autre extrémité de l'échelle pub, remarquables par la démesure de notre manque de moyens. Nous sommes, en somme, à la pub ce que l'amour romantique d'une jeune fiancée, fraîche, timide et pleine de promesses est aux prostituées du trottoir. [064C3*07/08/2007]
Sur les qualités à avoir pour aider le prophète en lisant et en triant tous ses e-mails
Il y a beaucoup de courriers qui, tout en étant électroniques et livrés aux ondes ou aux circuits filaires publics, sont très personnels, voire même intimes, et, étant adressés à ma personne, ne regardent que moi. L'ennui, c'est que ce caractère privé de la communication n'apparaît pas toujours dans "l'objet" du message. On ne peut pas toujours faire de tri préalable, il faut souvent lire d'abord. D'autre part et surtout, si on voit ces courriers sous l'angle des effets "drôles ou passionnants" qu'ils peuvent avoir sur les autres, il faut avoir l'amour évangélique suffisant pour effectuer cette lecture dans la neutralité émotionnelle totale, le respect intégral de l'autre, même ennemi, qu'elle réclame. Il ne faut pas être mû par la curiosité humaine, mais par l'amour du prochain. C'était bien à l'évidence une des tâches que je m'étais fixé pour La Maison des Faucons : déceler parmi mes frères ceux qui ont de réelles dispositions pour la neutralité émotionnelle, l'amour et le respect intégraux du prochain, la discrétion absolue aussi, et les former (car les dispositions ne suffisent pas ; il y a des manières de faire) et les tester à de semblables tâches. La Maison des Faucons n'a malheureusement pas existé. [064C4*07/08/2007]