
© Christiane et Nina Potay
Le monde, politique et religieux, est aujourd’hui géré comme une immense usine doublée d’un studio de cinéma. Que cette industrie prospère là-bas (Asie) ou qu’elle joute contre une économie difficile ici (Europe, France notamment), les crises de conscience et les controverses de fond n’ont plus nulle part beaucoup d’effet sur elle, ni sur ses rois blancs, rois noirs, lois, guetteurs et même ses rebelles, ni sur sa lanterne magique, ses télé, CD, DVD, pubs, technologie et mode, presse, etc. Si les intellectuels n’ont plus d’influence, que dire des spirituels !
Et d’abord, reste-t-il des spirituels ?
C’est bien cette tragique question qui, en 1974 et 1977, pousse le Créateur, qui brûle toujours d’amour pour sa créature, à descendre sur terre à Arès pour appeler les spirituels, donc les âmes (Signe 17/1-7, XXXIX/5-11) à renaître.
Car un spirituel n’est pas spécifiquement un homme qui croit, vu qu’on peut croire à n’importe quoi. Spécifiquement, un spirituel est un homme qui a une âme.
Comment l’homme se donne-t-il une âme ? Par la pénitence, c.-à-d. la bonté, l’amour, le pardon, la paix, la liberté, l’intelligence du cœur. Lisez ou relisez Le Signe !
Le monde a un pressant besoin de spirituels capables de résister aux froids calculs du rationalisme et du matérialisme épais, cela va sans dire, mais tout autant au relativisme général, parce que ni le bien ni le mal n’est relatif, sinon dans le cœur du citoyen désabusé, qui se trompe dangereusement. Le bien est le bien et le mal est le mal. Le monde a besoin d’hommes et de femmes travaillant à acquérir en même temps le bien sans compromis avec le mal (Signe 15/6) et un poids moral qui leur permette d’exercer une influence sur la société autrement que sur sa marge.
Parce que disparaît la confiance mise dans le dogme religieux comme dans l’idéologie politique, que remplace un magma d’opinion — dont la « démocracie d’opinion » —, magma par nature liquide, les conditions de naissance d’un petit reste de spirituels sont peu à peu réunies. Mais ce petit reste n’existera que s’il ne se laisse pas consumer par le magma d’opinion. Le vrai spirituel est forcément un pénitent, conscient ou non de l’être, pour qui le Bien n’est pas puisé aux idées qui courent, parce que celles-ci, même dans le meilleur des cas, le feraient rester dans l’opposition, alors qu’il doit être un proposant, un constructeur, un civilisateur. C’est pourquoi, voilà vingt ans, j’ai forgé le mot « insurgeance » pour que mes frères n’usent pas de mots brutaux et rétroactifs comme « révolution, rebellion ou opposition, » qui n’évoquent que le remplacement d’un système par un autre, quand il faut changer le monde au sens de recréer Éden (Signe 28/7).
Le spirituel, qu’ils soit ou non un Pèlerin d’Arès, suit le concept libérateur absolu du Signe.
Un mission majeure des spirituels est de rendre l’humanité réellement libre (Signe 10/10) en la dégrisant complètement des idées culturelles impérieuses comme l’idée que le système s’impose à la raison, qu’aucune société ne saurait fonctionner sans lui. Ce qui est vrai pour l’homme longtemps avant Adam, l’animal pensant (Signe VII/1), est faux pour l’homme devenu image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27). Dieu par Le Signe dit sans ambiguïté qu’une fois que roi blanc (tous pouvoirs religieux) et roi noir (tous pouvoirs non religieux) disparaissent, un nouvel équilibre s’installe naturelllement, librement : le monde changé, si un petit reste de pénitents s’est rassemblé pour contrebalancer le risque de chaos. Une autre mission majeure des spirituels est de réveiller chez l’homme l’esprit de responsabilité ou, dit avec les mots du Signe, de remplacer les bans (institutions dirigeante et pouvoirs cooptés, 3/5) du système par les bans de la mesure et de la douceur, le grand conseil des assemblée de pénitents (25/9) — grand esprit de responsabilité naturel, non institutionnel — pour veiller à ce que la Bête (Signe 22/14), l’empire des chefs, des princes, des partis, des privilèges et de leurs mandarins et experts, ne se redresse jamais.
C’est bien en se recréant lui-même que le spirituel réapparaît en ce monde pour l’aider à se recréer.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Sur le Bien accompli
Que ce soit quand il le dit expressément — ... l'équité [la bonté, le bien], mieux vaut qu'elle s'établisse sans Mon Nom plutôt qu'en Mon Nom règne ce que j'ai en horreur (28/11) — ou que ce soit dans tout son contexte, Le Signe n'indique pas comme Voie impérative du salut, salut individuel et salut universel qui vont ensemble, la foi en Dieu, mais le Bien accompli. Ce qui implique quand même la foi dans le Bien, ou conscience du Bien, que cette foi ou conscience soit seulement instinctive ou venue de l'éducation ou choisie dans la vie adulte, religieuse ou arésienne. Il n'y a ici ni dogme ni règle, mais simplement Vie, c'est-à-dire automatisme. Êtes-vous quelqu'un qui s'efforce de ne pas faire le mal et qui conjointement s'efforce d'aimer, pardonner, faire la paix, se libérer et libérer le monde de ses préjugés, rechercher l'intelligence spirituelle, moissonner d'autres hommes de Bien ? Vous êtes automatiquement pénitent, automatiquement sauvé et sauveur, parce que vous mettez vos pas dans les Pas du Père, que vous le sachiez ou l'ignoriez, vous êtes un christ.
Que vous accomplissiez le Bien seulement d'instinct ou que vous le fassiez en pleine connaissance de cause, vous vous créez automatiquement une âme, vous vous sauvez donc, vous êtes un pénitent au sens particulier que Le Signe redonne à ce mot, vous êtes un homme du temps qui vient, et vous contribuez à changer le monde et donc à le sauver.
La grande chance du monde, c'est qu'il contient déjà quantité de gens qui sont des hommes et des femmes de Bien qui s'ignorent. De là la nécessité de la moisson pour qu'un processus de changement universel efficace s'institue. Ça, c'est le rôle très ingrat, sans rétribution sur terre, que les Pèlerins d'Arès, le petit reste, ont accepté de remplir volontairement, consciemment, méthodiquement. C'est la charité très particulière des Pèlerins d'Arès envers le monde. Ils s'obligent ainsi, tant bien que mal, à une pénitence et à une moisson plus distinguée, plus conscientes, plus méthodiques. Ils ne sont pas pour autant plus sauvés que d'autres, sauf qu'ils auront peut-être la gloire en plus (Signe 37/9).
Tout cela explique pourquoi la foi arésienne est la foi dans le Bien, la foi tout court, mais ne peut pas être une religion. C'est une foi d'effort, pas une foi de récompense contre une croyance. Être un Pèlerin d'Arès, un vrai, demande donc beaucoup d'abnégation, car cet état n'est même pas couronné d'une réputation d'élitisme.
Ceci dit, j'enseigne que l'homme de Bien, même incroyant, retrouve toujours Dieu quelque part et, parfois sans le savoir ou sans l'exprimer, devient croyant, car croire dans le Bien, c'est aller au-delà des sentiments, c'est reconstruire une Vérité (28/7), c'est croire dans le Créateur.
[71C2*25/10/2007]
Sur les mots insurgeance, Pèlerins d’Arès, âme et la difficulté du langage humain à désigner des objets ou des états nouveaux
À un commentateur qui considère que le mot "insurgeant" nous situe de fait dans le grand concert des croyants et des idéalistes, Michel Potay répond :
Il est difficile pour le langage humain de désigner avec précision des objets ou des états nouveaux. Difficulté si grande que le Père lui-même ne s'est pas hasardé à forger un mot particulier pour désigner spécifiquement le disciple de sa Parole d'Arès et j'ai souvent honte de m'être permis de le faire — ou plutôt de le tenter — à sa place. Pour ma défense, je dis que je le fis par nécessité de clarté dans le monde, quoique le mot "insurgeant" eût seulement pour lui son originalité (il n'existait pas en français), sa disponibilité donc, à défaut de clarté spécifique. J'ai aussi employé assez souvent le mot "civilisateur", que je trouvais plus juste et plus honorable, mais qui demande, comme "insurgeant", quelques explications. Bref, rien de réellement clair.
Quant à Pèlerin d'Arès, cette désignation qu'aucun d'entre nous n'aime réellement, il était dans les années 1975-79 le mot utilisé par la rue pour nous désigner, parce qu'à cette époque les pèlerins se rendant sur le saint lieu d'Arès revêtaient souvent leurs tuniques à leur hôtel ou sur leur camping et circulaient en ville ainsi habillés. Ça amusait les gens du coin, les congés-payés et les touristes qui le racontaient ensuite chez eux. Par là le terme Pèlerin d'Arès est plutôt un sobriquet comme "mormon" ou "quaker" (trembleur).
Il demeure que le monde a besoin de spirituels, d'hommes et de femmes avec une âme, et là aussi avec une âme au sens que Le Signe donne au mot, à savoir : force d'élévation ou d'ascension au-dessus du mal sur terre et des ténèbres glacées après la mort. [71C3*26/10/2007]
Sur la chair, l’esprit et l’âme et la confusion qui existe parfois entre ces mots
Voici ce que Le Signe appelle esprit et âme. Je vais essayer de dire les choses autrement que je ne l'ai fait jusqu'à présent.
La chair et l'esprit :
Le plan de vie spirituelle que le Créateur avait prévu pour Adam ne plut pas à celui-ci (Signe 2/1-5), et ne plaît toujours pas à la majorité des hommes. Adam (ou peuple humain originel) choisit donc de revenir à l'état d'animal pensant qu'il avait avant d'être créé spirituel (VII/5, Genèse 1/26). Ipso facto, tout descendant d'Adam naît du ventre de la mère avec la chair et l'esprit (= animal + pensée), tous deux créés avec tous les trucs, machins et bêbêtes en quantité et variété phénoménales créés du 1er jour au matin du 6ème jour (Genèse 1/25). L'après-midi du 6ème jour (Genèse 1/26), Adam fut, par surcroît, créé spirituel, reçut donc une âme en plus de la chair et de l'esprit (la cerise sur le gâteau), devenant unique en son genre par ce privilège, devenant enfant de Dieu. La Bible dit ça autrement. Elle dit qu'Adam devient l'image et ressemblance du Créateur. Comment ? Par la création de l'âme, pardi, mais j'y reviens.
Donc, Adam renonce à l'âme, peut-être parce qu'elle est jolie mais pas marrante. Il balance l'âme à la décharge publique de la Création, où moisit tout sa beauté (Signe 12/3), et garde la chair et l'esprit. D'origine biologique donc, la chair et l'esprit sont susceptibles d'être sains ou malades, forts ou faibles, congénitalement. Comme les culs-de-jatte congénitaux naissent avec une chair privée de jambes, les cinoques naissent avec l'esprit privé peu ou prou de la faculté de penser, avoir conscience, choisir, apprendre, etc. Comme les super-athlètes naissent avec une chair de rêve, musclée, championne, etc., les génies naissent avec un esprit super (hyper ?) développé en faculté de penser, avoir conscience, choisir, apprendre, etc. La différence entre les bien-lotis et les mal-lotis à la naissance, qui paraît une évidente injustice, principal obstacle au bonheur général du monde (mieux vaut naître beau, riche et intelligent que moche, fauché et c…, mais on ne choisit pas, hélas), est une conséquence du péché général des hommes. Tout Le Signe explique comment l'homme peut se sortir de cette situation. Comment ? En se créant une âme, qui s'ajoute à la chair et à l'esprit.
L'âme :
Malgré le mauvais choix qu'Adam a fait, le Créateur aime cet ingrat Adam (dame ! le Père est trop aimant (12/7)). Ce sentiment excessif (trop) lui coûte cher en souffrance (30/7-16), mais il tient bon ; c'est la super (hyper ?) leçon de dépassement qu'il nous donne. Ainsi le Créateur lui garde-t-il non son âme, puisqu'Adam l'a rejetée librement, mais la possibilité de la récupérer ou de se la recréer librement, autrement dit, sa faculté créatrice qui va jusqu'à la possibilité de se recréer une âme à la condition, bien sûr, de retrouver les mécanismes (amour, pardon, paix, liberté, intelligence, etc.) qui la font réapparaître et agir à nouveau comme organe existentiel et fondamental de la vie spirituelle : la Vie, quoi ! (9/6, 24/3-5, 25/3, 38/5, 39/5, XIX/26). La recherche de ces mécanismes créateurs et moteurs de l'âme, recherche qui ne peut être qu'individuelle car chaque homme ou femme est Adam, s'appelle pénitence dans Le Signe. Ainsi peut-on dire que l'âme est l'élément autocréé — véhicule ascensionnel ou force ascensionnelle ou les deux — qui élève tout homme ou toute femme au-dessus de la condition de pécheur rampant en ce monde et au-dessus des ténèbres glacées dans l'autre monde. L'âme, appelée ha dans Le Livre (XXXIX/5-11), est la grande chance de l'homme ! Elle peut s'étendre à un état collectif : la polone (XXXIX/12-13), mais là on commence à compliquer les choses sans vraiment sortir du principe qui est toujours le même : il faut sortir de l'état d'animal pensant en redevenant une créature spirituelle et pour cela il faut se donner une âme, laquelle s'ajoute à la chair et à l'esprit.
Quand l'âme manque à l'homme qui meurt, l'esprit qui reste après la mort de la chair devient le spectre. [71C4*26/10/2007]
Sur l’établissement des femmes dans leurs mérites comme thème fondamental pour les Pèlerins d’Arès
Oublier les mérites des sœurs, c'est un peu comme si on sommait des Zoulous de se teindre la peau en noir ! Comme les Zoulous les Pèlerins d'Arès sont des pécheurs, ils ne sont pas exempts de défauts, je l'accorde, mais s'ils n'établissaient pas partout les femmes dans leurs mérites (Signe 9/5), ils perdraient leur fond même comme les Zoulous perdraient leur fond en oubliant qu'ils sont africains et qu'ils ont la peau noire. En ce qui concerne les Pèlerins d'Arès, la réhabilitation de la femme comme l'agent supérieur et la plus grande chance d'un monde changé est un thème fondamental dans Le Signe. Relisez le très beau chapitre XXVII du Signe qui parle en termes pleins d'espérance et de puissance de la femme qui a la paix, entre les seins de laquelle coule la Parole, et qui finalement triomphera moralement et même biologiquement de l'homme qui compte, l'homme qui n'est plus qu'une poule qui a l'œil de chat. [71C7*28/10/2007]
Sur l’inconnu, l’étranger ou le riche comme frère mais pas nécessairement comme spirituel
L'inconnu, serait-il un individu méprisable ou votre ennemi, est le frère pour qui il faut aussi faire mortification (Signe 33/34). L'étranger qui vous tyrannise, le riche qui vous déshérite est aussi le frère (28/13). Or, mon entrée 0071 parle des spirituels, mais non des frères, et sous ce rapport j'affirme que si tous les hommes sont nos frères, ils ne sont malheureusement pas tous des spirituels loin de là. C'est justement le problème !
[71C8*29/10/2007]
Sur la véracité de l’événement d’Arès face à la théologie chrétienne traditionnelle
Je connais la théologie chrétienne traditionnelle pour l'avoir vénérée et enseignée. C'est assez dire le bouleversement que fut pour moi l'apparition de Jésus, prophète renvoyé aux hommes comme messager et non deuxième personne de la Trinité, qui serait morte sur la croix pour racheter mes péchés. Jésus est mort sur la croix, victime de l'injustice et de la cruauté des hommes, c'est tout.
Je croyais "qu'on n'allait au Père que par Jésus Christ," parce que "Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son propre fils unique de sorte que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle" (Jean 3/16). Mais voilà, à Arès Jésus lui-même, porteur d'un Message du Père, dit que l'évangile de Jean n'est qu'un livre d'homme ou parole d'homme (Signe 35/12, 16/12) et il dit la même chose des épîtres de Paul de Tarse, qui par elles a contribué à forger cette théologie vénérée par tant et tant de mes frères chrétiens. Depuis que Jésus me parla, depuis 1974, je me considère toujours comme chrétien respectant le Sermon sur la Montagne. Je ne crois plus depuis 1974 qu'on est sauvé parce qu'on croit ceci ou cela. Ce que je crois aujourd'hui, c'est qu'on est sauvé si l'on acquiert l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence spirituelles et si l'on moissonne d'autres hommes qui acquerront ces vertus — ce qui correspond bien aux évangiles de Matthieu, Marc et Luc —. Je crois donc que si vous êtes simplement ce pénitent, cet homme du tubra que sera l'homme du temps qui vient (Signe 30/13, XXVII/6), vous êtes sauvé, même si vous croyez aux dogmes de votre église, dogmes qui sont, d'ailleurs, le grand obstacle au rassemblement des croyants. Mais le Père à Arès, qui rappelle que tout reste à dire et à accomplir, sait bien qu'il faudra du temps pour que vous abandonniez cette voie archaïque, erronée…
Tout ici est suspendu à la foi, c'est vrai. Parce que Le Signe ne dit pas ce que dit l’église, il serait selon certains croyants "mensonger et impie" ? Mais non, il est on ne peut plus vrai. J’assure que ce qui m'est arrivé en 1974 et 1977 m'est bien arrivé et que je ne croirai jamais ce qu'on essaie de me faire croire, que j'aurais été trompé par le démon, parce que, comme le disait déjà Jésus il y a deux mille ans, je ne vois pas où dans Le Signe le démon trouverait son compte. Je ne vois pas pourquoi nos frères juifs et musulmans suivraient eux aussi des livres "impies et mensongers". Ceci dit, Le Signe n'est pas en tous points d'accord avec tout ce que croient nos frères juifs et musulmans. Il y a encore beaucoup à dire et accomplir. Il est dépassement et tout le monde aura à se dépasser avec lui. Quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2). Je vous invite à ce dépassement. Lisez-le ! [71C10*30/10/2007]
Sur les résultats souvent invisibles, mais parfois stupéfiants, de la pénitence
À un commentateur qui s’adresse à l’auteur d’un commentaire précédent dans lequel il est évoqué les fruits "littéralement stupéfiants" qu’il a pu observer chez certains Pèlerins, Michel Potay répond :
Un blog n'est pas un forum. Votre question s'adresse à un commentateur qui n'a pas la possibilité de vous répondre. Je me permets donc de répondre à sa place. Si ma réponse est à côté de votre question, je vous en demande pardon, et si elle n'est pas celle que ferait ce commentateur, je lui en demande pardon.
Pour moi il y a dans votre commentaire tout à la fois une certaine méconnaissance des Évangiles Palestiniens et un angle de vue religieux, non arésien, qui voit les choses non sur le fond, mais en surface —. En surface, nos pèlerins sont évidemment des gens ordinaires qui n'ont rien de "stupéfiant." Le stupéfiant est en dedans et perçu seulement par ceux qui ont des yeux pour voir, comme disait Jésus.
Sur le dernier point, ce commentateur dit en effet qu'il voit au Pèlerinage d'Arès des "fruits littéralement stupéfiants" de la transformation opérée par Le Signe chez certains pèlerins — qui d'ailleurs ne sont pas tous membres actifs de l'Assemblée, loin de là —. Il a raison en ceci que ces hommes et femmes tantôt ont quitté une dogmatique de salut religieuse avec ses superstitions et ils ont surmonté leur peur de vivre la foi hors de la protection et de la bénédiction d'un système séculaire (église, synagogue, mosquée, etc.), tantôt ont quitté un athéisme ou une indifférence religieuse équivalents à une totale absence de vécu spirituel. Je sais, pour ma part, combien ces deux démarches sont métaphysiquement très difficiles, vraiment très difficiles. Même si leurs résultats sont généralement invisibles, ils peuvent être qualifiés de stupéfiants à notre époque où l'effort de renaître spirituel est rarissime.
Je rappelle qu'à Arès aujourd'hui comme chez les disciples de Jésus en Palestine autrefois un certain nombre d'entre les nouveaux pénitents étaient égoïstes, cyniques, menteurs, profiteurs, voleurs, méchants, haineux, bref, mauvais avant de connaître la Parole et qu'aujourd'hui ils ne sont plus, parfois après d'énormes efforts intérieurs invisibles, que des pécheurs moyens en processus lent de pénitence et que le Père ne leur en demande pas plus, pourvu qu'ils ne redescendent pas dans la vallée grasse. [71C11*31/10/2007]
Sur l'homme, qui doit comprendre son fantastique capacité d'auto-recréation
À un commentateur qui pense qu’une intervention divine serait indispensable, Michel Potay répond :
Par trois fois vous dites qu'une "intervention divine serait indispensable." Cette intervention divine, je vous le rappelle, a eu lieu ! Elle a eu lieu dans une localité appelée Arès, en France, en 1974 et 1977. Le Père ne peut faire plus sans se renier. Il a fait l'homme à son image et ressemblance (Genèse 1/27) en lui donnant cinq facultés qui sont proprement divines et qu'aucune créature ne possède en dehors de l’homme : la parole, l'amour, l'individualisme, la créativité, la liberté. Le Père ne peut intervenir par-dessus la volonté de l'homme sans atteindre à la liberté de celui-ci, c'est-à-dire sans renier son Plan Créateur. Autrement dit, le Créateur s'est conditionné sa propre Création et en cela il est bien le Père qui accepte le fils, l'homme, tel qu'il l'a fait à l'instar du père terrestre. Inversement, l'homme doit comprendre son fantastique capacité d'auto-recréation. Le lui rappeler fait partie de notre tâche. [71C12*31/10/2007]
Sur la philosophie singulière de la vie spirituelle à laquelle introduit Le Signe
Je ne connais l'œuvre de René Girard que très superficiellement et en anglais. Cela paraît bizarre concernant un académicien français, mais René Girard, je crois, a été et est peut-être encore professeur aux USA. Je l'ai découvert à la bibliothèque de Harvard en 1990. Marguerite Yourcenar, académicienne française, avait aussi vécu aux USA.
Si René Girard affirme qu'il est désormais impossible d'avoir la foi en raison d'un mimétisme athée irrésistible, comment peut-il prétendre en même temps, ainsi que je l'ai lu dans je ne sais plus quel écrit ou article de lui, que le catholicisme est la religion de l'avenir aux USA du fait de l'immigration des Mexicains et autres Latinos et du fait d'une action apostolique catholique sans précédent ? Il considère donc que la foi peut vivre et évoluer, ce qui contredit sa théorie du mimétisme athée. Passons.
Je me rappelle une période passée de notre assemblée arésienne, quand je regrettais que nous ne comptions pas parmi nous d'intellectuels ou de frère ou sœurs versés dans l'activité intellectuelle du monde. Entre 1975 et 1980, par exemple, je ne trouvai personne capable de me représenter et de représenter nos espérances à Paris auprès de Jean-Paul Sartre ou, dans les années 80, auprès de Jacques Derrida avec lequel je correspondais non sans difficultés. Je savais que ces hommes étaient accoutumés à certains types d'esprit et de parler à travers lesquels, malgré leur intelligence, ils jugeaient trop vite qui les intéressait et qui ne les intéressait pas. J'étais sûr qu'il y avait une traduction intellectuelle du Signe, mais je n'étais pas et aucun de mes frères et sœurs n'était capable de faire cette traduction.
C'est un des insuccès de ma mission prophétique depuis 1974, je ne m'en cache pas, depuis le moment où je compris, pratiquement tout de suite, que la Parole qui m'était donnée introduisait à une philosophie singulière de la vie spirituelle, d'où mon désir immédiat de voir du côté de l'existentialisme (Heidegger, qui était encore vivant, et Sartre) et de la déconstruction (Derrida). Mais je savais aussi avec quelle prudence il fallait approcher ces hommes-là pour ne pas faire plus de mal que de bien à la cause que Dieu venait de confier à l'activité de mon petit cerveau si peu intellectuel.
Plus tard, je compris mieux que ces intellectuels aussi avaient leurs limites, leurs blocages, et qu'il ne fallait pas en attendre un appui. Cet appui pouvait s'avérer plus utopique encore que ne le semblait Le Signe. Ce que peut dire l'anthropologue académicien René Girard ne m'affecte en rien et que je me considère en la circonstance beaucoup plus compétent par la "fraîcheur et la naïveté" qu'il ne l'est pas son brillant intellect catholique.
Oui, l'âme est "contingente" selon que l'homme est bon et se donne une âme, qui le sauvera des ténèbres, ou n'est pas bon et vit sans âme. Ce n'est pas moi qui le dis, mais le Père lui-même. Je vous remercie de lire mon blog, cela m'honore, mais je vous remercierai mille fois plus si vous lisez Le Signe, ce qui honorera le Créateur, qui en est l'auteur. Oui, le spirituel est l'homme qui a une âme, par conséquent. [71C13*01/11/2007]
Sur celui qui est parfaitement à sa place parmi nous !
À un commentateur qui exprime sa reconnaissance au Prophète pour les entrées de ce blog qui parle à son cœur non pas à travers son intelligence, faible lumignon (Signe 32/5), mais à travers l'expérience de son vécu quotidien et confie qu’à son niveau, il fait que ce qu’il peut en toute modestie, Michel Potay répond :
Je vous connais et vous estime depuis longtemps, quoique vous apparteniez à cette masse immergée de l'iceberg arésien, dont on ne voit et connaît publiquement que les groupes émergés, ceux de la mission publique. Qu'ils soient loués pour leur grand mérite ! Vous êtes médecin et je crois, sans vous avoir jamais consulté, qu'un homme en poursuite continue du Bien ne peut être qu'un bon médecin. Mais ce qui vous rend plus particulier encore dans la pratique de l'espérance, c'est que vous êtes aussi franc-maçon. J'en profite alors pour attester devant ceux de mes frères et sœurs qui en douteraient encore en raison de préjugés, que tout homme qui, par diverses voies, s'efforce d'être un homme de bien, un homme du temps qui vient, est parfaitement à sa place parmi nous. Vous en êtes un exemple éclatant. Vous doutez d'être digne du petit reste ? Vous en êtes digne ! [71C16*03/11/2007]
Sur l’espérance d’un monde totalement sauvé
Tout le monde peut-il être sauvé ? Je ne le sais pas. Mais il y a dans Le Signe cette Parole mystérieuse, qui pourrait bien être d'espérance pour tous : Des abîmes glacés les regards blancs et creux des spectres m'imploreront, chacun verra alors ce que Je ferai (31/12). [71C17*03/11/2007]