À Moi la Connaissance… à toi la mesure et la patience, me dit le Créateur (Signe 39/3). Depuis 1974 j’ai vérifié et revérifié cette Sagesse-là. Mais depuis peu j’en réalise l’infinitude. Moi, pauvre cafard humain qui s’imagine filocher vers son destin, mais cafard espérant, je réalise que la Sagesse sépare ma terre, où je rampe, du Ciel (Signe, 32/3) où le Créateur court en créant mille nouveaux soleils à tout instant (Signe XXII/12).

Photo Leon Youth (Unsplash)
Dans l’Œil du Créateur tournent les étoiles et leur lumière (Signe XXXI/9), mais qu’est-ce qui tourne dans mon pauvre œil, qui pourtant, dit le Père, n’est pas œil d’avorton (23/1)? Y aurait-il plus avorton que moi ? Dans mon pauvre œil tourne encore l’obscurité des illusions de ma culture. Chaque jour depuis 1974 j’ai découvert que la Vérité et la Voie sont si fondamentalement simples et à tel point éloignées des lois du système que je n’arrive à me les représenter qu’imparfaitement ou par à-coups. N’empêche que les Pèlerins d’Arès ont fini par découvrir avec moi combien Le Signe a raison : Depuis la haute antiquité l’allongement (relatif) de la vie et la technologie n’ont pas significativement changé le système. Le système ne trouve un peu d’efficacité et n’obtient de piètres et lents progrès qu’au prix de difficultés et de complications telles que les hommes après le Jour où le monde aura changé (Signe 31/8) en béeront d’incrédulité — Car l’incrédulité aura changé de sens ; on ne sera plus incrédule au Dessein et au Bien proposés par le Créateur alors, mais incrédule à tout ce qui les aura niés.
Depuis 1974 j’ai tenté le démarrage de projets prophétiquement raisonnables, mais encore impraticables dans un esprit d’amour, de spiritualité libre, de paix, de tout ce qui développe l’âme. J’ai préféré y renoncer que de retomber dans le système adamique de contrainte, de punition ou de dispute, archaïque mais toujours en vigueur dans un monde qui réclame toujours plus de chefs, d’administration et de lois, lesquels dispensent les citoyens de penser, ce qui est aussi absurde et funeste que dispenser les oiseaux de voler. Pour en faire quoi ? Des autruches et des dodos atrophiés, stupides ? Il faut que l’homme retrouve sa pensée.
Je chercherai sans cesse la Voie. Après moi beaucoup d’hommes (Signe 24/3) la chercheront de même à travers de multiples expériences pendant les générations (24/2) nécessaires pour retrouver sa Trace (XXXVI/7). Ainsi, depuis plusieurs mois, j’expérimente un nouveau projet. Un « think tank » ou groupe de réflexion (un site Internet). J’y ai invité 80 frères et sœurs à faire librement travailler leurs pensées comme des houes sur notre jardin commun (XVI/17, XXXVII/12), plus tard jardin du monde, qui est le Fond qu’a apporté Le Signe. Mais ce « think tank » fonctionne à peine. Entre 10 et 15 y travaillent sur 80. Parce que l’homme ne s’attacherait qu’aux questions de Fond qui l’intéressent personnellement ? Parce qu’il se rétracterait naturellement comme l’escargot s’il n’a pas lui-même choisi ses partenaires ? Parce que les hommes seraient créés non pour réfléchir ensemble à leur destin commun, mais pour se confier à quelques idéologues, religieux ou politiques ? Mais ça, c’est la culture du vieil Adam, dont le Père nous demande de sortir ! Par la pénitence. Ce « think tank » ne fonctionne pas, parce que notre pénitence et/ou notre confiance en nos pénitences individuelles comme leviers capables de retourner le monde ne sont pas suffisantes. Nous ne sommes pas assez préparés à synthétiser les reflets de nos pensées (Signe 27/6) en un seul et unique discernement (27/7). Ça viendra.
Pourquoi ai-je créé trop tôt ce « think tank »? Par souci et par le manque de patience que le souci parfois provoque. Je me soucie de ce que la dynamique spirituelle n’a jamais été aussi basse sur terre, le besoin de spirituel jamais plus aigu. Le rêve de l’intelligence intellectuelle tire à sa fin. Les quelques philosophes et penseurs, dont les media parlent encore pour avoir l’air profond quand une seule chose les intéressent : le chiffre d’affaires du journal, n’apportent rien qui modifient l’irrémédiable obtusion du système. Quant à l’intelligence spirituelle réduite à quasi rien (Signe 32/5), n’en parlons pas ! J’ai créé ce « think tank » parce que les Pèlerins d’Arès, quoique pécheurs, n’ont pas vocation de cassandres, mais de lanceurs d’espoir. Déprimer le public comme font les journaux, les syndicats, l’opposition politique ? Mais non ! Quelque chose de bon arrive toujours à qui espère. Un jour ou l’autre la graine arrive sur le désert, portée par le Vent, la vie reprend (Signe 2/19, II/5). Mais ce Vent, il faut le souffler !
On nous tient en haleine avec des histoires de réchauffement climatique, d’OGM, d’énergie renouvelable à installer d’urgence. Mais le réchauffement n’a jamais cessé depuis la fin de la glaciation, rien ne prouve que les OGM sont des poisons, et au fur et à mesure que le pétrole ou l’uranium manqueront, croyez-moi, les autres énergies viendront toutes seules, c’est aussi simple que « faute de grives on mange des merles. » À chaque jour suffit sa peine, disait Jésus. Il ne faut pas, voulait dire Jésus, établir une nouvelle religion quelle qu’elle soit, même écologique, qui masque un problème autrement plus préoccupant, ce rationalisme épais et autoritaire qui enchaîne l’homme comme le harnais le poulain (10/10). Nous devons, parce que nous sommes les premiers et les seuls à le prescrire et le préfigurer par notre pénitence, préparer le monde à changer par le cœur et par l’âme ou périr par le corps et par l’esprit. Mais il faut réfléchir à ce qu’on va dire au monde. De plus, comme toute activité de changement fondamental, l’activité spirituelle ou spiritualisante déclenchera dans la société des problèmes induits, auxquels il faut penser en amont pour y parer en aval.
Décriés par les religieux, les politiques, les conformistes, les rationalistes et évidemment les méchants, nous le sommes et le serons de plus en plus. À ouvrir le dialogue avec eux il faut aussi réfléchir et, au-delà, il faudra redéployer la pensée en tous domaines. C’est beaucoup pour les oiseaux qui virent et piaillent que nous sommes encore (Signe 13/1). Ce « think tank » pour vraiment exister a encore besoin de préparation. Il nous faut donc suspendre cette expérience maintenant et reprendre notre préparation par la pénitence (Signe 30/11) patiente (39/3) Dieu compte bien que nous acquérions une conscience très claire des questions qui détermineront l’avenir spirituel de la planète. Ni la religion ni la politique ne peuvent le faire, irréparablement coupées du monde par leurs doctrines et la momification (Signe XLIX/7) de leurs dirigeants condamnés à des attitudes prédéterminées. Aucune révolution ne le fera davantage ; elle déplacera seulement les pions sur le damier. Dieu et nous, nous ne voulons plus de damier.
Le monde aura tôt ou tard besoin de l’idée centrale du Signe : Renoncer au système et s’en tenir au Bien. Pour le moment le monde ne le croit pas, ne le veut pas et surtout ne le peut pas. On n’efface pas le règne des princes et de la loi des rats (Signe XIX/24) du jour au lendemain. Cela nous donne le temps de chercher (Signe I/15) et moissonner le plus possible de pénitents parmi les hommes semés (Signe 5/1, 6/2). Nous reprendrons le « think tank » plus tard. Nous réussirons tout en répugnant à la hâte (Signe 39/3, 24/2).
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Lenteur inévitable de la déculturation et donc, lenteur de la libération spirituelle
Je n'ai pas du tout suspendu le "think tank", auquel j’ai invité 80 frères et sœurs à faire librement travailler leurs pensées comme des houes sur notre jardin commun (Signe XVI/17, XXXVII/12), parce qu'il ne répondait pas à l'idée que je me faisais de son principe. Je l'ai suspendu, parce qu'il "fonctionnait à peine ; entre10 et 15 sur 80 y travaillaient". Autrement dit, 80% de l'effectif de mes invités ne participaient pas ou ne faisaient que de brèves apparitions, c'est une proportion énorme d'inactifs ! Et encore, parmi les 10 ou 15 actifs, certains disparaissaient pendant d'assez longues périodes, réapparaissaient ensuite sans avoir pu étudier le travail et les progrès faits pendant leur absence et tombaient à côté du point auquel était arrivé l'échange, engendrant méprise et/ou piétinement sur place. Le problème que me pose cette expérience, et donc le problème posé à ma réflexion pendant sa suspension, est celui de l'assiduité ou de son inverse : l'absentéisme.
Je n'ai jamais dit, comme le dit un commentateur, que "les pensées, les idées, les sensibilités se repoussaient au lieu de s'attirer et de chercher à créer ensemble une autre pensée". Ce n'est pas mon sentiment, en tout cas. Je crois que tout allait dans le bon sens, que les participants avaient une foi commune solide dans Le Signe et le désir d'aboutir à la formulation très correcte des idées générales qu’il suscite... Encore fallait-il qu'ils soient présents (et non pas absents à 80%) pour que cette formulation prenne figure d'œuvre d'assemblée, comme je le souhaite. C'est à cela que je vais réfléchir et sur fond de système, de culture de hiérarchie où la majorité tend à s'abandonner à la pensée d'une minorité décideuse, motiver les pensées de tous n'est pas chose facile. Autrement dit, cette expérience pose une fois de plus le problème de la lenteur inévitable de la déculturation et donc de la lenteur de la libération spirituelle, qui montre la Sagesse du Père est grande, qui dit que quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2), et que nous, hommes, devons avoir la patience. D'où le titre de mon entrée 0072 : infinie Sagesse du Créateur, patience de l’homme. [72C4*09/11/2007]
Motiver l'effort sans enfreindre la liberté, qui est sacrée pour nous
J'aurais pu inviter à mon groupe de travail 200, 300 frères et sœurs ou davantage, en ne parlant que de ceux que je savais en possession d'un ordinateur et d'un abonnement à l'Internet. Les Pèlerins d'Arès sont très loin d'être tous dans ce cas. Dans la presse on parle de l'Internet comme si ce mass media était aussi pratiqué que la télévision, mais la réalité est très différente.
Inviter 200 ou 300 ou davantage de frères et sœurs à réfléchir ensemble ne m'aurait pas paru réaliste, mais je n'avais pas cru irréaliste de n'inviter, pour commencer, qu'un petit groupe de travail : d'abord 40, puis 80. Je voulais doubler ce chiffre, porter le groupe à 160 invités, en septembre 2007, mais j'y ai renoncé avec réalisme.
Les 80 invités, je les avais pris parmi des frères et sœurs de grande foi et tous bien engagés dans la mission. Je pris soin de les inviter à participer sous pseudonymes pour qu'il se sentissent moins observés et moins gênés dans les échanges. Comment pouvais-je imaginer que 80% d'entre eux ne participeraient pas ou ne feraient que de brèves apparitions ? J'imaginais l’inverse : participation 80%, abstention 20%. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé, et donc j'ai manqué de cette connaissance des hommes, qui n'appartient qu'au Créateur. De là mon rappel de sa Parole (Signe 39/3), en toute humilité.
Je vais réfléchir à la façon ou aux façons possible(s) de motiver l'effort de participer à un "think tank" dans une société dont la culture n'est pas participative contrairement à ce que les slogans républicains voudraient nous faire croire, dès lors que la liberté — sacrée pour les Pèlerins d'Arès — reste maintenue à tous les niveaux. [72C5*09/11/2007]
Ce qu’on doit à ces apprentis du passé, formés sur le tas
À une sœur qui confie qu’elle n’osait pas participer aux échanges, Michel Potay répond :
Par le passé, les apprentis entraient directement dans les ateliers et sur les chantiers en plein travail. On n'arrêtait pas l'activité pour leur permettre de se mettre au courant ; on leur donnait des travaux faciles au début, on tolérait qu'ils fussent plus lents, mais sans leur donner le temps de préparation, ni le répit, ni le recul pour observer. C'est sur le tas et au rythme du chantier ou de l'atelier et des exigences du calendrier qu'ils apprenaient leur métier... comme vous avez appris l'alpinisme en grimpant. Les apprentis d'autrefois comme vous dans la cordée, vous étiez dans le bain, vous pouviez pleurer, vous ne pouviez pas reculer. Ce sont ces apprentis immédiatement entraînés par le courant de l'activité, sans manuels scolaires, qui nous ont construit de magnifiques cathédrales, qui nous ont peint les superbes tableaux qui emplissent nos musées, qui nous ont fait ces meubles qu'encore aujourd'hui les meilleurs ébénistes étudient pour comprendre pourquoi ils sont si solides et si beaux. Ce sont des grimpeurs formés sur le tas comme Herzog qui ont vaincu l'Annapurna et tant d'autres sommets.
Quand le Père m'envoya Jésus en 1974 et vint lui-même me parler en 1977 il ne me demanda pas s'il lui fallait parler plus lentement pour me permettre de suivre. Jésus parla, le Père parla, et je suivis pour les transcrire, je suivis comme je pus, mais je suivis, je les transcrivis.
Ne croyez pas que je ne conçoive pas et ne reconnaisse pas les difficultés que vous avez eues. De toute façon, personne ne vous a imposé de rythme, ni d'étendue de participation. Vous pouviez très bien vous contenter de suivre un seul colloque dans le think tank, à condition de vous y coller sérieusement. [72C8*09/11/2007]
Sortir du schéma du monde : Peu de participation et toujours les mêmes têtes
À une participante peinée par la suspension du think tank, Michel Potay répond :
Vous considérez votre "participation au think tank" comme n'ayant "pas été des plus assidues", mais vous faites partie des 10 ou 15 que je compte parmi les participants bien investis dans ce groupe de réflexion. Ne vous faites pas de reproches !
D'ailleurs, je ne fais de reproches à personne. Je réfléchis seulement à tout cela.
Merci pour ce commentaire qui me rappelle la réalité que nous constatons tous dans nos collectivités et associations locales, quelles qu'elles soient : "Peu de participation et toujours les mêmes têtes." C'est précisément de ce schéma que je souhaite sortir et faire sortir mes frères et sœurs d''espérance, d'espérance mise dans un monde changé. [72C10*10/11/2007]
Un manque de confiance en eux-mêmes des participants
À un commentateur dont le commentaire n’est pas directement lié au sujet du think tank, Michel Potay répond :
Votre commentaire est hors du sujet de mon entrée 0072, mais je le publie, parce que je devine le lien, même vague, que vous voyez entre les membres de mon "think tank" et l'idée de votre commentaire. Un lien perceptible dans cette phrase : "Mais nous ne ferons pas l'économie d'un redressement qualitatif où chacun sera concerné". Autrement dit, vous pensez que les membres inactifs ou peu actifs de mon "think tank" n'avaient pas compris qu'ils devraient participer à un "redressement qualitatif" de nos concepts spirituels tels que Le Signe les a apportés du Ciel, mais à l'état d'or brut. Je m'exprime maladroitement, mais c'est parce que la parenté logique entre l'idée de votre commentaire et celle de mon entrée de blog est très floue.
Votre pensée est intéressante, mais je ne crois pas qu'elle s'applique à nos frères et sœurs du "think tank." Je ne crois pas qu'ils n'aient pas compris qu'un "redressement qualitatif" (une formulation claire) des concepts du Signe fût nécessaire. Je crois seulement qu'ils s'en sont sentis incapables. Je crois qu'ils ont manqué de confiance en eux-mêmes. Ce qui est tout autre chose. [72C14*10/11/2007]
Sur l’ouverture d’une plateforme générale à tous les Pèlerins d’Arès
Oui, la question d'une plateforme générale ouverte à tous les Pèlerins d'Arès a été évoquée dans notre "think tank." J'ai dû exposer en détail les raisons de ma vision plutôt négative d'un tel projet, sous mon égide tout du moins. Il y a, de plus, des problèmes pratiques quasi insurmontables dans l'état actuel de l'arsenal de sécurité d'Internet. Je ne peux pas revenir ici sur cette question difficile. De toute façon, n'oubliez pas qu'une telle plate-forme d'échange général ne serait pas ouverte aux Pèlerins d'Arès, mais aux Pèlerins d'Arès ayant un ordinateur, un abonnement à l'Internet et une certaine pratique des échanges sur le web, ce qui n'est pas pareil. Vous n'avez pas idée du nombre de frères et sœurs de l'assemblée, et pas les moindres, qui en seraient exclus ipso facto ! Je doute que ce soit une expérience aussi riche que vous le souhaitez. Je vous donne un seul exemple, qui m'est très proche : ma propre épouse. C'est une croyante de très bon sens et qui pourrait apporter beaucoup, mais qui... a l'ordinateur en horreur et l'Internet en authentique répugnance. Beaucoup de nos sœurs et frères du même âge ont la même répulsion. Ceux qui en France parlent de l'Internet comme ils parleraient de la télévision ou du téléphone portable ou bien rêvent ou bien sont très mal informés. Nous ne sommes pas aux USA. [72C17*10/11/2007]
Poser toute question qui traverse ou occupe la conscience d’un Pèlerin d’Arès
À une commentatrice qui demande si l’objectif du "think tank" était de reformuler le Fond de la Parole d'Arès, de manière à la rendre plus accessible ou plutôt de réfléchir à des actions pratiques et spiritualisantes pour engager le changement du monde, Michel Potay répond :
Ni l'un ni l'autre, même si, dans le mouvement des échanges, la nécessité de parfois rappeler le Fond ou de citer des exemples pratiques, etc., les colloques débordent ici et là inévitablement, mais toujours brièvement, sur l'une ou l'autre.
Il s'agit en fait de poser toute question — et les questions ne manquent pas dans tous les domaines : bien, mal, péché, amour et faux amour, vérité et fausse vérité, mensonge, vol, vie citoyenne et élections, loi, système, métiers ou tâches à faire et à ne pas faire, casuistique (questions posées par le public ou les proches), etc. — qui traverse, occupe ou tracasse la conscience d'un Pèlerin d'Arès, qui est un croyant libre, dans l'exercice privé de sa pénitence, dans celui public de son témoignage (moisson), dans celui de sa place dans une assemblée aussi variée et libre que la nôtre, de sa vie familiale, parentale, professionnelle, dans ses rapports avec l'argent, avec ceux qui lui sont hostiles, etc. Il n'y avait pas de liste pré-établie de sujets de colloques ou plutôt j'en avais établi une, à titre indicatif ou de pense-bête, mais elle n'a pas été suivie. Je laissais courir les réflexions et les idées librement comme elles se présentaient et se développaient spontanément. Étant donné que, dans la conscience d'un pénitent-moissonneur-citoyen-du-monde, beaucoup de choses sont concomitantes, coïncidentes, interactives et assez souvent brouillonnes, le plus difficile était de coordonner les interventions, les loger à leur bonne place, les "discipliner" un peu (très difficile chez des Français) pour éviter les dispersions, les propos décousus, etc., mais ce n'est pas la raison de la suspension du "think tank". [72C20*10/11/2007]
Déceler chez les participants les perles spirituelles et les polir (reformuler)
Les membres de ce think tank n'avaient pas été choisis parce qu'ils "savent s'exprimer," mais ils avaient été choisis pour leur foi, certains ne sachant pas s'exprimer soit par maladresse, soit par besoin d'intellectualiser, etc., et je le savais très bien. Mais c'est mon rôle, mon travail même, de déceler et comprendre dans ce qu'ils disent de maladroit ou d'obscurci par le verbiage la perle spirituelle, que je saurai nettoyer et polir (reformuler) pour tout le monde. Mais pour trouver quelques perles il faut remuer et ouvrir beaucoup d'huitres et c'est pourquoi j'ai regretté qu'il y eut une si faible participation.
[72C28*11/11/2007]
Ne pas s’arrêter sur une remarque et laisser sa pensée se poursuivre
À une participante du "think tank", enchantée d'avoir été invitée à y prendre part, mais pleinement consciente des challenges que cela soulève, Michel Potay répond :
Vous avez bien participé quand même. À un certain moment on retrouvait souvent votre signature au bas des interventions. Bravo ! Est-ce moi qui vous ai "qualifiée d'obscure" ? De toute façon, il ne faut pas que ça vous arrête. Si je vous ai dit cela à un moment donné, c'était seulement pour avoir quelques éclaircissements sur votre pensée du moment.
Comme vous le savez, je réfléchis à la meilleure façon de relancer notre groupe de travail. Je n'avance pas beaucoup. Je suis aussi dispersé par différents soucis à gérer : un contrôle administratif qui occupe et préoccupe et un problème de santé qui touche sœur Christiane, mon épouse. Elle s'est, à quelques jours d'intervalle, cassé un os à la main droite et un os au pied gauche. Elle porte une attelle à la main droite et doit marcher avec une canne pour le pied... Dilemme ! C'est avec la main droite qu'elle devrait tenir la canne pour le pied gauche ! Alors maladresses et rigolade (elle risque dix fois plus de tomber avec la canne que sans ; on dirait Buster Keaton circulant sur les poutrelles du 125e étage d'un gratte-ciel en construction). Nous ne sommes pas tristes. Bref, il faut l'aider. Je me mets à l'épluchages des légumes, aux courses, à la vaisselle, et à de menus services de ce genre. Notre fille Nina aide aussi beaucoup quand sa famille ne l'appelle pas. Ce n'est qu'une question de patience. Tout ça passera. [72C47*27/11/2007]
Tout homme peut réveiller en lui l'intelligence spirituelle
Oui, les choses en sont là où vous les situez : "Très peu d'individus sont capables de vraiment réfléchir." Mais c'est justement à sortir de cet état de choses que le Père est venu nous appeler à Arès ! Croyez-vous que ce ne soit pas la même chose pour la pénitence ? Combien d'individus sont, naturellement, capables de se changer en bien ? Très peu. Cependant, c'est à toute l'humanité que le Créateur demande d'entrer en pénitence, sachant bien que le monde changé n'est pas pour demain : Quatre générations ne suffiront pas. Raison de plus pour commencer maintenant. Cette recommandation s'étend de la pénitence et de la moisson (apostolat) à la réflexion, parce qu'on ne fait bien que ce qu'on conçoit bien et l'on ne conçoit rien de bien sans réflexion. Mais il ne s'agit ni de réfléchir à la quadrature du cercle ni d'expliquer l'éternité de Dieu et pourquoi et comment Il a voulu créer l'univers. À réfléchir à la vie, à son sens et à ce qu'il vaut mieux croire et ne pas croire tous les cerveaux sont appelés ! Tout homme peut réveiller en lui l'intelligence spirituelle tombée à l'état de faible lumignon (32/5).
Je n'ai imposé à mon think tank (je crois le mot correctement adapté par extension de son sens militaire initial) ni rythme, ni rendement, ni niveau de réflexion. J'avais simplement espéré que tous participeraient, chacun à sa façon, chacun selon ses moyens. Je n'avais rien demandé de plus. Mais j'avais dû m'y prendre mal. Je ne suis pas sans réfléchir à mes propres erreurs, croyez-le bien. [72C13*10/11/2007]
Sur l'absence de confiance en soi qu'il faut d'abord vaincre
Il n'y a rien de plus irréparable que certains mensonges, dont fait partie la médiocrité de la pensée, quand la pensée démarre non menteuse, non fausse ou nulle, mais malformée, malade d'erreur dès sa naissance. On peut la rattraper, mais il ne faut pas se rater et on perd beaucoup de temps. C'est peut-être d'eux-mêmes, de leurs pensées (supposées) médiocres, que mes frères et sœurs silencieux ont peur. Ils préfèrent se taire que "dire des bêtises..." ce sont leurs mots quelquefois.
Peut-être suis-je trop hâtif, mais je vieillis, le temps va m'être compté. Je ne sais plus qui disait qu'il faut parfois "choisir entre Jeanne d'Arc et son patois de paysanne et Monseigneur l'Archevêque et ses belles phrases latines." Jeanne d'Arc a agi, fait quelque chose comme elle a pu, et quoi qu'on dise de sa rusticité, elle a contribué à délivrer son pays, mais on n'a pas connaissance que les évêques de France aient fait quoi que ce fût d'efficace contre l'envahisseur. Eh bien, en appelant mes sœurs et frères à participer à mon think tank, j'ai fait appel à des Jeanne d'Arc, des patoisants à la pensée rustique, maladroite, mais qui peuvent penser quelque chose pour changer ce monde contre les docteurs qui bavardent savamment, mais dont l'humanité n'a pas à attendre de délivrance spirituelle. Autrement dit, si mes invités ont eu peur, ils ont eu tort.
Ce qui serait plus ennuyeux, c'est qu'ils aient eu peur que je les reprenne quand ils disent des bêtises. Ils auraient alors été silencieux par amour propre. Je ne le crois pas, mais je n'en sais rien, après tout.
Nous ne sommes que des pénitents, des pécheurs donc, des gens très imparfaits. Nous avons malgré tous les moyens de vaincre ce monde, mais c'est, vu sous un angle ou sous un autre, l'absence de confiance en soi qu'il faut d'abord vaincre, c'est vrai. [72C42*26/11/2007]
Sur le rôle de la réflexion dans notre mission
La citation d'Einstein se réduit à : "Pour marcher au pas, une-deux, une-deux ! la moelle épinière suffit". Mais ces mots, c'est vrai, sous-entendent que pour réfléchir aux raisons qu'on a de marcher, il faudrait aussi le cerveau, mais si peu sollicité qu'il est devenu malheureusement absent. C’est la même chose pour la foi, la vertu, la pénitence ! Pour aller communier à l'église, chanter des cantiques au temple ou se rendre à la prière à l'appel du muezzin, "la moelle épinière suffit", mais pour réfléchir en profondeur aux moyens d'atteindre le dépassement personnel et d'aider le monde à se transcender par des démarches intérieures multiples tenant compte de la forêt des idiosyncrasies humaines, il faut le cerveau. Il faut donc rééduquer le cerveau, lui réapprendre à réfléchir à des choses complexes et même compliquées — J'emploie des mots approximatifs, mais simples, pour que ces commentaires soient clairs pour les lecteurs très variés de mon blog.
Parler ainsi n'est vraiment pas gentil, et probablement pas juste, pour les invités du think tank. Je ne crois pas qu'ils n'aient qu'une moelle épinière. Ils ont aussi un cerveau. Seulement, beaucoup d'entre eux n'osent pas s'en servir pour réfléchir, alors qu'ils osent bien faire pénitence pour acquérir amour, droiture, pardon, maîtrise de la colère et de la violence, horreur du mensonge, etc. Le travail de la réflexion dans le cerveau est, dans son principe, en parfaite similarité avec le travail du bien dans le cœur et dans le caractère. Je ne discerne pas vraiment ce qui peut permettre l'un et empêcher l'autre, sinon un doute culturel sur leur similarité. La difficulté de faire l'un et l'autre exercice est certes grande, mais ce n'est pas le sujet de mon entrée 0072.
En acceptant de devenir Pèlerins d'Arès nous entrons en contradiction avec les temps présents. Il nous faut pousser cette contradiction jusqu'à prouver que nous pouvons réfléchir ensemble, ce que le monde ne fait pas, raison pour laquelle il se confie à quelques pouvoirs (hiérarchie religieuse, gouvernement, députés, école) censés savoir ce qu'il faut faire, ce qui porte davantage le cerveau à dormir. Il nous faut reprendre, mais dans la justice (Signe 1/5), les grands principes de la chrétienté constructive de l'antiquité, trop tôt abandonnés. Il n'y a pas de plus grand ennemi que l'erreur — les organisations anti-secte qui nous font si injustement tort ne sont que des petits ennemis — et l'un des grands moyens d'éviter l'erreur est, à côté de la pénitence, la réflexion. Nous ne vaincrons pas nos difficultés en faisant condamner l'U.n.a.d.f.i. ou les organisations semblables (ce qu'on peut toujours faire), mais en réfléchissant à nos propres problèmes. Il est vrai qu'en combattant l'ennemi religieux ou philosophique ou politique, nous nous sentons mieux exister, mais ce n'est qu'une sensation de surface. En fait, ce sont nos erreurs spirituelles internes qui nous empêchent vraiment d'exister pleinement. C'est en ignorant trop ses erreurs internes que l'église catholique, par exemple, cesse peu à peu d'exister, et les choses n'iront pas pour elle en s'arrangeant, parce qu'elle ne convie pas sa base à réfléchir aux problèmes fondamentaux, notamment au problème du retour nécessaire aux sources. Je voudrais que les Pèlerins d'Arès prennent le chemin inverse. Ce n'est pas son nombre, mais sa logique, qui fait une force spirituelle. C'est ce qui fit la force des premiers chrétiens, pourtant rares parmi la foule païenne, et je voudrais que nous retrouvions cette force spirituelle. Nous aussi nous sommes rares parmi la foule athée ou religieuse moderne. Nous ne pouvons pas rassembler notre force spirituelle sans réflexion, et je ne crois pas une seconde que le Créateur pense que ses créatures sont dénuées de possibilités de réfléchir en groupe. C'est ça, je l'ai déjà dit quelque part dans cette page, les bans du grand conseil des assemblées du Père (Signe 25/9). Certes, il faut commencer petit. Mon think tank est un petit think tank.
Comprenez-vous bien le but que je poursuis à travers ce groupe de réflexion ?
[72C40*25/11/2007]
Sur la pensée du Prophète qui a besoin de celle de ses frères
La très difficile mission du petit reste peut échouer, sinon dans cette génération, du moins dans les générations à venir. C'est pour nous rappeler cette éventualité que Le Signe évoque l'échec des disciples (apôtres) de Jésus (Signe 5/1-4) sortis d'Israël et partis sur les terres incultes (pays païens) où ne pouvait qu'apparaître et se développer une sorte de paganisme christianisé ou de christianisme paganisé : les églises et leurs docteurs, c.-à-d. leurs think tanks "savants", qui n'ont laissé que haies d'épines et pierrailles stériles (14/1).
Les groupes de réflexion, c'est vrai, peuvent conduire à des échecs. Mais faut-il en conclure que les groupes de réflexion "ne servent à rien" ? Ce serait comme dire que manger ne sert à rien sous prétexte qu'en fin de compte l'homme en meurt : la graisse et le vinaigre tuent l'homme (Signe VII/14) et qu'il vaudrait mieux cesser de se nourrir et mourir tout de suite. Conclusion insensée ! La Parole nous propose de retrouver la Vie (24/5) et par le fait même nous demande de rester en vie biologiquement jusque-là en mangeant, mais aussi en pensant avec notre cerveau biologique, en pensant à ce que nous allons faire et pourquoi nous allons le faire. Nous ne pouvons pas le faire d'instinct. Nous ne pouvons pas non plus le faire comme des moutons qui suivraient un seul berger sans réfléchir, parce que c'est à tous que Le Signe reproche d'avoir réduit l'intelligence à un faible lumignon (32/5) et c'est donc à tous qu'elle suggère implicitement de retrouver cette intelligence spirituelle. Comme le bien n'est pas retrouvé sans exercice de pénitence, l'intelligence spirituelle ne sera pas retrouvée sans exercice de pensée.
L'échec est peut-être au bout, oui, mais il sera au bout à coup sûr, si nous ne donnons pas de bonne pensée (XXXVII/9, XXXVIII/2) à notre pénitence et à notre moisson. Vous me direz que la bonne pensée dans Le Signe désigne la pensée du prophète, pas celle d'un think tank. C'est vrai dans le texte, mais tout comme le prophète n'aboutirait à rien et serait même sans objet sans le peuple que le Père lui demande de conduire (Signe 40/5), sa pensée n'aboutirait à rien sans l'apport actif des pensées de ses frères. Je n'ai pas fait appel à une réflexion "de masse", parce que la masse ne saurait réfléchir. J'ai seulement invité un groupe de quelques dizaines de sœurs et frères possédant un ordinateur, un abonnement à l'Internet et une pratique supposée de l'un et l'autre, frères et sœurs assez différents les uns des autres pour que les idées échangées aient quelque richesse. [72C38*25/11/2007]
Comme tout bouge sans cesse pour Moi, Dieu, tout doit bouger sans cesse pour toi, l'homme
À un commentateur fataliste, qui prétend que tout idéal ne peut échapper à ce qu’on appelle une courbe en cloche : départ, triomphe puis déclin, Michel Potay répond :
Nous ne sommes pas inconscients du risque de "courbe en cloche : départ, triomphe, puis déclin" dont parle votre commentaire. Mais nous parions sur nous comme le Créateur lui-même parie sur nous. Nous savons aussi, parce que le Créateur nous le rappelle, qu'il y a en l'homme d'autres ressources que le déterminisme du destin "en cloche" que semble annoncer l'Histoire à tous les entrepreneurs d'idéaux. Ces ressources d'anti-conservatisme sont toujours prêtes à émerger.
Mao Tsé Toung avait très bien compris ça, qui prescrivait la révolution permanente. Pour nous, bien sûr, pas question de révolution permanente, mais de ravivement permanent du Feu de notre foi : c'est le sens du Pèlerinage d'Arès. Notre "think tank," quand il reprendra, qu'importe le moment, aura à réfléchir sur cette question de l'anti-conservatisme permanent à l'image et ressemblance du Créateur, qui est lui-même un Génie créateur permanent : Mon Pas, Ma Tête ne le voit pas, Mon Épaule gauche ne voit pas Mon Épaule droite, de Ma Main gauche à Ma Main droite Je cours mille ans d'homme... et toi (petit homme) la terre roule sous ton pied (Signe IV/1-3) , c.à-d., tout bouge sans cesse pour Moi, tout doit bouger sans cesse pour toi, l'homme. [72C18*10/11/2007]
Que celui qu’occupe du service ne soit pas privé de l’essentiel
À une commentatrice qui confie que l’expérience du think tank l’avait éclairée sur le récit de Marthe et Marie (Luc 10/38-42) – où Jésus dit à Marthe, se plaignant d’être seule affairée aux tâches de services que c’est sa sœur qui avait fait le bon choix en restant à l’écouter –, Michel Potay répond :
Actuellement, il me faut subir des tracasseries administratives qui, bien que courantes dans le système où nous vivons, n'en sont pas moins matériellement tracassantes et entraînent pour moi de multiples occupations de service qui m'éloignent de l'essentiel spirituel, et il se trouve, par surcroît, que mon épouse, sœur Christiane, s'est cassé un os du pied gauche avant-hier en circulant dans une pièce éteinte et heurtant violemment un pied de table, et que je dois l'aider (elle marche avec une canne anglaise), ce qui m'éloigne partiellement de mon labeur missionnaire. Nous n'avons personne pour nous aider et pour assurer les occupations de service...
Ainsi, pour finir, il faut bien toujours quelqu'un pour assurer les multiples occupations de service. Pourquoi ce quelqu'un serait-il privé de l'essentiel ? La Parole du Père ne s'adresse-t-elle pas à tout le monde ? Si j'avais été Jésus, je n'aurais pas répondu comme Luc dit qu'il l'a fait. J'aurais répondu : "Nous serons bien contents de nous mettre à table tout à l'heure et nous te serons reconnaissants, Marthe, d'avoir tout préparé (et d'ailleurs ça sent bon le steak-frites... Mmmmmh !). Par contre, le devoir de Marie n'est-il pas de te mettre au courant de tout ce que j'ai dit, comme c'est le devoir de chacun ici de transmettre au monde tout ce que j'ai dit ?" [72C36*21/11/2007]
Sur l'attitude à adopter face à la surveillance des populations
Les villes de France ne sont pas encore placées sous un réseau serré de caméras de surveillance comme à Londres, mais la tendance est à la recherche de contrôle en tous domaines et les citoyens le sentent bien. C'est d'ailleurs un sujet que j'ai en réserve depuis quelques mois dans mon sous-main pour le think tank. Je proposerai ce colloque, en toute paix, tout amour des hommes, mais aussi toute objectivité, quand le think tank sera réouvert.
Je n'en ai pas conscience depuis longtemps, mais je n'ignore plus que chaque fois que nous consultons un site sur l'internet nous laissons des traces magnétiques de nos contacts et que dans certains pays comme les USA, le Royaume Uni ou la France une loi, dont le citoyen moyen ignore l'existence, oblige les fournisseurs d'accès (comme Wanadoo, Numericable, Orange, Free, Laposte, etc.) à conserver ces données et à les garder à la disposition de la police. Dans d'autres domaines le suivi à la trace des usagers existe aussi. Par exemple, à Paris où vous habitez, le pass Navigo de la RATP (Transports Parisiens) enregistre plusieurs éléments de vos déplacements. Il sera bientôt couplé avec les téléphone portables et grâce au GPS permettra de situer la position de chaque usager au cours de ses journée. Je ne parle pas des occasions que divers plans dits anti-terroristes donnent aux pouvoirs publics de surveiller les citoyens dans plusieurs domaines. Depuis l'instauration de la mise en fiches des individus à la fin du XIXe s. les progrès de la surveillance "administrative" sont constants. Cela risque de devenir aussi étouffant mais beaucoup plus pernicieux, parce que moins visible, que les boîtes à fiches des totalitarismes nazi ou communiste ou autre du XXe siècle. Oui, je demanderai à mes frères et sœurs du think tank de réfléchir à l'attitude que nous allons devoir adopter vis-à-vis de cet inéluctable développement de la surveillance des populations. Mais la peur d'être surveillé a-t-elle déjà été cause du non-fonctionnement de notre modeste think tank ? Je ne le crois pas. [72C37*24/11/2007]