En Orient, l’apôtre d’un Islam miséricordieux et humaniste, la défenderesse de la liberté de conscience et du progrès en Pakistan, est abattue par le système.
En Occident, à peu près en même temps, l’apôtre d’un christianisme émancipé, dépolitisé, absolument libre et absolument bon, renouant avec toutes ses racines abrahamiques fraternelles (Signe 35/11), est attaqué par le système, qui cherche à le dépouiller des moyens, faibles déjà, de poursuivre sa mission.

Benazir Bhutto interviewée lors d'un meeting en 2007(Photo : Panayotis Vryonis, Wikimedia)

Benazir Bhutto interviewée lors d’un meeting en 2007
Photo  : Panayotis Vryonis (Wikimedia)

L’une, Benazir Bhutto a été très médiatisée. L’autre, le frère Michel  — c’est moi —, ne l’a pas été. Qu’importe ! Les grandeurs libres que nous avons prêchées et que d’autres après nous prêcheront, se ressemblent.
Les raisons qu’ont certains de nous réduire au silence se ressemblent de même.
Les princes du système et leurs satrapes (Signe 22/8) ont peur sitôt que traverse les montagnes le Cri (23/2) libérateur, que répercutent les prophètes — Si Benazir n’avait été prophète, l’aurait-on assassinée ? — Comme ils ne croient pas à la force créatrice et libératrice du Bien, ils défendent leurs acquits, leur raison (26/3) et leur loi (XIX/24). S’ils n’arment pas directement le bras qui tuera ou qui spoliera le gêneur, ils couvent les œufs de violence qui écloront d’eux-mêmes quand nécessaire.
Le Bien, à l’encontre, prêche à l’homme une tout autre raison : le bonheur (26/23), la liberté suprême (10/10) sans laquelle la bonté et la beauté suprêmes ne peuvent renaître. Le Bien cherche sans cesse à reprendre pied partout où le système, né du péché, le chasse ou pourchasse. Sa fragilité, pour l’immédiat, est sa douceur (25/9, 27/4), son respect de l’ennemi, son absence de criminalité.  C’est pourquoi la Victoire (10/7, 26/8, 29/4, etc.) du Bien suprême ne sera sensible et stabilisée qu’après une longue lutte — quatre génération ne suffiront pas (24/2).
Mais le Jour de la Victoire sur le mal viendra et tu le sais, Benazir, ma sœur. Pour toi je commence la mortification que recommande Le Signe (33/34). Puisses-tu vite gagner ce lieu qu’éclaire l’ange au luminaire (33/32) d’où, jusqu’au grand Jour, nous descendrons tous, tour à tour, comme Jésus descendit vers moi en 1974, pour aider ceux qui sur terre continueront de lutter après nous afin qu’y règnent enfin amour, pardon, paix, bonheur, liberté et intelligence spirituelles.
Benazir, tu n’as pas vécu et tu n’es pas morte pour rien. Dans ta mort, Bénazir, il y a une Victoire.
De même, dans la disparition du peu que je possède, si je ne peux arrêter la menace qu’on vient de m’adresser et si, cette fois, on réussit à me dépouiller, il y aura quelque part une Victoire.
Jamais la femme ou l’homme de bien ne souffre pour rien. La justice viendra du cumul des injustices et la Vie du cumul des crimes, quand la conscience universelle s’éveillera enfin à cette horreur. C’est ce qu’avaient bien compris les premiers chrétiens méditant la crucifixion, dans quoi l’église plus tard, aussi inutilement qu’étourdiment, verrait un plan divin (comme si Dieu avait besoin de mourir pour sauver l’homme dont il a fait un Dieu, 2/13). Vu sous l’angle sacré, il y a bien des crimes que les exécuteurs, qui croient, les malheureux, faire œuvre utile, ne commettraient pas, s’ils comprenaient qu’ils ne suppriment aucune grande idée qui ne ressuscite.

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