
La chapelle aujourd’hui appelée Maison de la Sainte Parole où le Créateur se manifesta et parla du 2 octobre au 22 novembre 1977 (© Christiane et Nina Potay)
Juin !
Le Pèlerinage d’Arès commence (voir entrée 31 et entrée 62).
Méditons ceci :
Il y a 70 ans, le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lançait de Londres son appel maintenant fameux, mais à l’époque totalement ignoré de la politique, de la masse et même de la religion — Nulle mention nulle part n’en fut faite en chaire.
Aujourd’hui L’Appel du Signe (2/21, 4/4) est aussi ignoré de la religion, à plus forte raison de la politique et de la masse.
Bien qu’incomparables entre eux, ces appels ont un point commun. Dans des circonstances tragiques pour toute l’humanité, tous les deux évoquent plus que l’espoir, la certitude que rien n’est réglé, que la victoire du bien — Ma Victoire, dit le Père (10/7) — est toujours inévitable, si les hommes de bien la veulent.
Pourquoi le Pèlerin d’Arès est-il un pénitent moissonneur ?
Parce que c’est en cherchant lui-même les pénitents et pénitentes en puissance, qui peuvent changer leur vie (Signe 30/11) et changer le monde (28/7), que le Pèlerin d’Arès passe la montagne de silence (31/6) que met le maître de la terre (2/1-5, 18/1) entre l’humanité et le Maître (18/3) de la Vie (24/3-5).
Mais pourquoi une montagne de silence en nos temps où tout et n’importe quoi semble montré et divulgué ?
Parce que la Parole d’Arès, aussi divinement libre que l’homme est existentiellement libre (10/10), n’est pas contrôlable et que le corps social rejette ce qu’il ne contrôle pas.
Parce qu’elle échappe ainsi à ceux qui conduisent Dieu comme l’éléphant au cirque (36/10).
Parce que Le Signe peut rendre le monde heureux, ce que n’ont jamais fait par leur loi (xix/24) ceux qui croient détenir les solutions morales et sociales finales.
Le Signe rappelle qu’une autre existence, celle des Heureux (28/15-22), est possible.
Par elle l’existentiel prend son essor, l’existentiel qui, parce qu’il est individuel par nature, ne peut être ni religieux, ni politique, ni rien qui repose sur un système de masses.
Le Signe fut donnée pour moitié par Jésus, messager du Créateur en 1974 (L’Évangile Donné à Arès), et pour moitié par le Créateur lui-même en 1977 (Le Livre).
Les croyants qui ne voient dans Le Signe qu’une sorte de Bible ou de Coran ne l’ouvrent jamais.
Les incroyants qui considèrent que l’homme sait déjà tout ce qu’il peut savoir et fait déjà tout ce qu’il peut faire ne l’ouvrent pas non plus.
D’autres la lisent, sont convaincus de sa Vérité, mais l’écartent, craintifs (2/16), parce que Le Signe n’est pas un livre pour étonner, mais pour dynamiser, impliquer et engager.
Autrement dit, Le Signe est fait pour être accompli.
Il ne débouche pas sur une religion, mais sur l’existence au sens le plus personnel, possessif, créatif et libre du mot.
Ainsi réveille-t-il dans le croyant l’existentiel — ou l’existentialiste.
Par là, pour ceux comme les Pèlerins d’Arès qui sont engagés dans son accomplissement, elle est source de grâce, de salut et même de miracle. Des vies changent en bien (30/11), des âmes se créent, le désert des cœurs renaît par l’amour (7/5, 12/7, 32/3), l’intelligence (32/5) et la liberté (10/10) spirituels, absolus.
Un jour c’est le monde même qui changera (28/7).
L’inquiétude et la peur, la souffrance et la plainte, la déception et le désespoir, la mort pour finir, voilà les haies d’épines et les pierrailles stériles (14/1) qui blessent et tuent l’homme depuis qu’Adam préféra son système (2/1-5) à la Force créatrice (VII/5).
L’humanité du XXIe siècle souffre même davantage, parce que mieux informée et plus consciente de ses problèmes.
Le Signe donne à cette souffrance sa solution : C’est la force irradiante du bien accompli.
Non le livre d’un penseur, mais un livre venu du Destin initial et suprême de l’univers, le Destin même qui donna à l’homme la liberté de bien et de mal.
Le Signe sans nul doute se rattache à la grande famille spirituelle des Écritures : Veda, Bible, Coran et quelques autres, mais en rappelant qu’aucune de celles-ci n’a jusqu’alors été accomplie.
Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas parce que le mal est plus fort que le bien, mais parce que le bien n’as pas été accompli, que le mal s’est maintenu dans le monde.
Tout reste à faire.
Le Signe est un point de départ.
Les rationalistes disent, en se moquant, qu’on n’a pas besoin du Signe pour savoir que la religion et la politique entretiennent le mal qui est leur fonds de commerce : « Faudrait-il la consolation, la loi, la gouvernance, si elles n’atténuaient les maux ? »
Mais le Dessein du Signe n’est pas de ressasser des évidences.
Le Dessein du Signe est positif et double :
Il nie l’idée moutonnière que le mal est fatalité et que seules la loi (28/8, xix/24) et/ou la Miséricorde (16/15) peuvent le rendre supportable,
Il rappelle l’enseignement des prophètes, dont le summum est le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7) autour duquel les Évangiles synoptiques se développent. Cet enseignement peut se résumer ainsi :
L’homme, contrairement à ce qu’il croit, n’a pas de génie intellectuel. Le meilleure de ses lois, produit intellectuel, ne dépasse guère la jugeotte d’un rat (xix/24), n’a jamais vaincu et ne vaincra jamais le mal.
Par contre, l’homme, enfant spirituel du Créateur, a un puissant génie spirituel, qu’il a laissé s’éteindre comme un lumignon (32/5) dans un coin de son être, oubliant que par ce génie spirituel il est image du Créateur (Genèse 1/26/27) et possède un pouvoir d’auto-recréation en changeant sa vie en bien (30/11).
C’est seulement en changeant sa vie que l’homme peut réellement et entièrement vaincre le mal.
Être pénitent n’est autre que changer sa vie en bien.
La foi n’est pas attente, mais dynamique créatrice, la volonté de faire renaître l’âme (17) — aussi appelée l’ha (XXXIX/5-11) — qu’Adam autrefois anéantit (4/8) en lui.
Avoir la foi, c’est par la pénitence remettre à flot ce vaisseau d’homme qui a l’âme pour voile (17/3, 18/1-4) et partir à la redécouverte de la Vie ; c’est l’aventure spirituelle que s’efforce d’incarner le Pèlerin d’Arès.
Du premier vaisseau de la Flotte appelée à sillonner une Mer (18/4) de possibilités disparues, insoupçonnées, à l’horizon de laquelle Éden réapparaîtra un jour, Le Signe nomme l’équipage : le petit reste.
Ce petit reste d’hommes et de femmes (26/1, 29/2), pour le moment rares, maladroits et dissemblables, mûrira, grossira de génération en génération et pour finir, essaimant de proche en proche, changera le monde (28/7) en un lieu d’où le péché, le malheur et même la mort auront disparu.
Quel superbe idéal !
Mais alors, pourquoi Le Signe, livre d’une aussi haute tenue spirituelle et humanitaire ou, au pire, inoffensif poème, est-elle toujours passée sous silence, contraignant son témoin à l’auto-édition et les Pèlerins d’Arès à l’auto-diffusion ?
Aux causes déjà mentionnées s’ajoutent celles-ci :
D’abord, ce livre est d’origine surnaturelle, ce qui le rend hautement controversable dans une société où le surnaturel provoque les rires ou les haussements d’épaules.
Ensuite, il est apparu en nos temps de dénigrement, de zapping et d’impatience, de préférence pour les effets rapides et les résultats sans efforts.
Le Signe n’est pas aussi difficile à lire qu’on le prétend, mais c’est un livre profond en des temps superficiels où l’homme standardise presque tout, même le souci de son propre destin.
Le Signe ne fonde pas de religion. Critiques et chicaneurs, ignorants ou de mauvaise foi, prétendent que Le Signe dit que sont seuls sauvés les hommes qui s’y convertissent. C’est tout le contraire.
Tout homme bon, même athée, est sauvé à l’instant où il meurt et sa bonté, qui n’a duré que quelques années ou décennies, contribue au changement du monde qui, lui, prendra beaucoup plus de temps — Quatre générations ne suffiront pas (24/2).
Que lit le pèlerin à Arès ? Avant tout Le Signe, qui prend un tout autre relief quand elle est lue sur le lieu même où elle fut donnée au monde.
Ce livre n’est pas « intéressant » au sens de « plaisant, » parce qu’il force sans cesse à penser, mais par là il redonne à l’homme le goût de la profondeur. Il ne va pas seulement à rebours des propos rationalistes et simplificateurs de la presse, il va ailleurs que partout où va « l’intellectuellement correct », il est toutPersonne n’est capable d’engagement autre chose, il transporte dans un autre monde d’idées.
Parole spirituelle s’il en est, Le Signe n’utilise pas le mot « spirituel » et n’emploie qu’une fois le mot foi (10/8) et pas dans le sens d’adhésion à une croyance, mais dans le sens d’espérance active, créatrice.
Le Signe parle à chaque humain, à l’individu et à son individualité, qu’elle presse de se libérer de la médiocrité des idées reçues et des préjugés et de retrouver les grandeurs libres.
Le mal n’a pas de solution de masse. Le mal ne sera jamais vaincu hors du cœur de chacun.
Le Signe est d’origine surnaturelle, mais son réalisme fait oublier le surnaturel. Si il nous rappelle les prophètes et les évangiles, c’est pour nous projeter dans l’avenir.
Il déstructure, dédogmatise, délégalise.
Sa dialectique permet à chacun de refaire sa propre individualité en toute liberté dans l’amour et le respect des autres individualités, dans le pardon, la paix et l’intelligence spirituelle, autrement dit dans la pénitence. Il semble paradoxal que l’homme ne puisse vraiment aimer son prochain, toute l’humanité donc, qu’en étant vraiment lui-même, mais c’est le droit fil du salut, individuel comme universel.
En nos temps d’inquiétude et de confusion, où nous sentons comme la fin de l’Histoire, Le Signe commence une autre Histoire.
© Michel Potay 2010 — Tous droits réservés


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