En observant de ma fenêtre les manifestants d’octobre 2010 :
Est-ce là le sublime rationalisme braillard et çà et là haineux, dont autrefois
je fus partie prenante, qu’on oppose à mon « mensonger et risible » Surnaturel ?

© Christiane et Nina Potay
Il y aura trente-sept ans le 15 janvier que Jésus m’apparut et me parla. Il y a eu trente-trois ans le
2 octobre que le Créateur se manifesta à moi et me parla.
J’ai retrouvé l’un de mes témoignages. Il remonte à une vingtaine d’années, mais sa valeur est perpétuelle :
« Le Surnaturel surprend et stupéfie. Il surprendrait et stupéfierait même le mystique qui n’a pas cessé d’espérer sa visite, parce qu’aucun humain n’imagine ce qu’est le Surnaturel. Alors, moi qui ne suis pas mystique, qui n’imaginais ni n’attendais rien de tel, vous pensez…
« Le 15 janvier 1974, le Surnaturel me prêta une âme pour que je pusse le voir et l’entendre. Quarante-quatre mois plus tard, le 2 octobre 1977, j’avais, je suppose, une âme pour le voir et l’entendre puisque j’avais fait pénitence entre temps, sinon il m’en prêta une encore. De toute façon, en 1974 et en 1977, ce fut comme s’il me transbordait sur un vaisseau d’émotion et de peur flottant sur une Mer d’inconnu, tellement impressionnant que, brûlant d’une curiosité effarée, mais extrême, je supportai émotions et peurs. Tant que le Surnaturel durait : 88 jours en 1974, 51 jours en 1977, le terrestre n’était plus présent à moi que comme le fond de l’Eau au-dessus de quoi je voguais et vers quoi je me penchais parfois.
« Le 13 avril 1974, le Surnaturel s’en alla et m’abandonna. Le 22 novembre 1977, il s’en alla et m’abandonna encore et cette fois complètement aux problèmes énormes que son Message me laissait résoudre. Je coulai, je rampai à nouveau comme un crabe faible et maladroit sur le fond terrestre. L’âme, que le Surnaturel m’avait prêtée pour que je pusse le voir, l’entendre et même parcourir l’espace (Signe vi/1-5), se résorba et depuis lors j’ai dû me recréer et développer moi-même une âme par la pénitence.
« Du moins, mon âme, j’espère l’avoir. De cela j’ai douté dans de rares mais pénibles accès de criticisme ou de relativisme. Alors, j’ai douté non du Surnaturel, tellement visible, sonore, tangible, mais de sa connaissance des réalités terrestres. J’ai parfois pensé que tout comme le terrestre est vrai et vécu, le Surnaturel est vrai et vécu, mais que ses idéaux semblaient comme d’énormes vagues innavigables pour l’arche de l’humanité en l’état de sa lourdeur et de sa médiocre connaissance du Vent de Dieu. Je me suis dit, dans ces moments de doute angoissant que, sur cette Mer-là, peuvent rouler et tanguer seulement quelques âmes comme des voiles (Signe 17/4-5, 18/4-5, 20/4), trop rares pour constituer la flotte du Roi (Signe 18/4, 19/2 ; je me suis dit que le petit reste de pénitents censé porter le monde à changer (28/7) serait à jamais trop petit petit pour avoir jamais quelque influence.
« Toutefois, mes accès de criticisme et de relativisme n’ont jamais duré longtemps, parce que Le Signe m’a toujours vite rattrapé. N’est-elle pas tout à fait claire ? Le pénitent est n’importe quel humain, qui change sa vie (Signe 30/11) non dans un ashram, un monastère ou un ermitage, mais dans le tohu-bohu du monde contradictoire et brutal pour l’amener à changer lui aussi (Signe 28/7) en l’imprégnant peu à peu de l’esprit de pénitence. Personne ne fait son salut personnel sans se soucier du salut général, social. Grand paradoxe : La pénitence n’est pas un refuge comme le sont religion, idéologie et même politique, mais un exode. Un exode spirituel ! Le Créateur nous envoie dans le vaste désert des pécheurs pour les aimer, seraient-ils exécrables, leur pardonner, seraient-ils impitoyablement durs, faire la paix avec tout le monde, être libres des préjugés et préoccupations du monde, rechercher et pratiquer l’intelligence du cœur.
« Dans le monde le Surnaturel n’apparaît et ne parle que fugacement, mais le terrestre y est tout aussi fugace ; le bien et le mal y alternent aléatoirement. C’est dans ce paradoxe que l’homme retrouve sa nature sacrée. C’est dans l’instabilité du monde que tournera le petit reste (Signe 24/1) de pénitents, moteur du salut, ce n’est pas dans l’isolement et l’élitisme religieux ou idéologique, qui ne donnent que l’illusion d’être durables et prometteurs, parce qu’ils font confondre inertie et immobilisme avec durabilité. »
Simple est le chemin vers le jardin de bonheur et d’éternité : la pénitence, qui n’est rien d’autre qu’aimer, pardonner, faire la paix, être spirituellement libre et intelligent. C’est se surnaturaliser, mais se surnaturaliser est curieusement impossible sans continuel va-et-vient entre surnaturel et terrestre, entre les sentiments de possible et d’impossible.
Ô fugace surnaturel, ô fugace terrestre ! Trente-six ans après que Jésus m’eut parlé, je me sens encore incapable, moi la taupe à quoi poussent des ailes, de rester en l’air comme l’Aigle (Signe 23/2). Je monte et descends. Je dois inlassablement faire face à l’inattendu de la vie.
Heureusement, le paradoxe, en y regardant de plus près, est plus favorable au Surnaturel qu’au terrestre.
Le terrestre est beaucoup plus fugace, tellement plus que je plains la masse rationaliste qui ne croit qu’en lui et ne compte que sur lui.
Le Surnaturel se matérialise et se dématérialise, mais il désaltère mon espérance sans discontinuer ; sa fugacité n’est qu’apparente.
Le terrestre, quand il se matérialise, est une eau miroitante, mais qui ne dure pas. Il s’évapore et laisse un désert au sol durci et craquelé par les problèmes qu’il a causés, il laisse l’homme assoiffé d’acquis, dont il n’a jamais assez, et des idées tracées dans le sable qui s’appellent rêves, incrédulité, insatisfaction, revendications, mort.
Le Surnaturel est, c’est vrai, absent de mon regard depuis trente-trois ans, mais il n’est pas, lui, absent de la réalité ; il m’a prouvé qu’une autre Vie est accessible, vaut la peine que je gravisse ses sentiers pour une ascension difficile, mais qui m’épargnera de mourir bête… bête et Bête (22/14, xxxiii/6).
Bête, je l’ai déjà été bien assez, quand je me suis dit : « Si je n’avais pas laissé le Surnaturel bouleverser ma vie en 1974, si je l’avais tenu caché, je n’aurais pas eu à subir les théophanies en 1977, on ne rirait pas de moi, je n’aurais ni ennemis ni frères qui posent souvent autant de problèmes que les ennemis, je serais un être socialement bien catalogué. »
Pauvre de moi ! Par peur de chercher le vrai bonheur (36/23, 37/9) choisirais-je le trompe-l’œil du bonheur social ? Trompe-l’œil, oui, puisque je ne vois que gens critiquant, vilipendant, assaillant ou fuyant ce monde, la seule chose à quoi ils croient. Trompe-l’œil, que nous avons tant de mal à chasser de nous et dont j’ai et vous avez, mes frères Pèlerins d’Arès, plus de mal encore à délivrer les hommes.
Bête je l’ai été bien assez dans les affres du questionnement, même sans me cacher du monde, en me disant : « Comment présenter ce Surnaturel improuvable, mais qui, même s’il était prouvé, serait rejeté, parce que son message déplaît ?
Ne le traduire qu’en termes qui plaisent au monde comme font depuis toujours ces hypercirconspects qui se gardent bien de monter sur le Parvis du Père (Signe 2/16-18), c’est-à-dire, qui n’en répercutent que les perspectives par avance socialement et culturellement acceptées ? Non.
J’ai surmonté ma peur du terrestre, parce que j’ai compris que la fugacité du Surnaturel n’a pour cause que mon aveuglant péché, tandis que la fugacité du terrestre est démontrée par l’Histoire d’une humanité qui court après un type de bonheur qu’elle ne trouve jamais, perpétuellement insatisfaite ou déçue, perpétuellement vieillissante et mourante, mais pas encore consciente que sa chimère, c’est ce qu’elle appelle rationalisme, s’est avéré plus fugace que le Surnaturel.
J’ai surmonté ma peureuse bêtise terrestre et je me suis mis à la pénitence et à la moisson des pénitents et je n’en démordrai pas.
Frères et sœurs, même quand vous croirez viser trop haut, vous serez encore au-dessous de ce que le Père attend de vous. Aidez les hommes à assumer de vrais espoirs !
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2010 — Tous droits réservés


Il y avait longtemps que je n'avais pas de commentaire d'Anonyme. Celui-ci est gratiné.
Je ne pouvais pas me ranger du côté de ces défilés pour le maintien du statu quo des retraites.
Les braillements haineux que j'entendais dans la rue ne pouvaient que résulter d'une manipulation politique, parce que le problème des retraites est d'ordre arithmétique ou, si vous préférez, d'ordre comptable, mais nons d'ordre politique.
Pierre Bérégovoy, premier ministre de François Mitterrand qu'on ne pouvait pas soupçonner d'être "contre le peuple" avait déjà ouvert le dossier et soulevé le problème : "Les caisses de retraite seront en faillite vers 2010, disait-il. Il faut absolument ouvrir le dossier Retraite et revoir les calculs sans tarder." Certains pensent qu'il se suicida à Nevers en 1993 parce que le Président Mitterrand lui avait répondu : "Laissez ceux qui nous succèderont se débrouiller avec ce dossier épineux."
Qui, en réfléchissant, ne sent pas un malaise face la manifeste manipulation des foules dans une affaire qu'il fallait, à gauche ou à droit, un jour ou l'autre mettre au clair avec courage ?
Qui, surtout, ne sent pas qu'on approche des limites du possible matérialiste ? On ne peut honnêtement pas faire croire à des hommes qu'ils peuvent demander toujours autant quand les problèmes économiques qui s'accumulent ne peuvent aboutir qu'à de moindres profits et des restrictions. Les hommes de nos pays très gâtés, comparés à la médiocre condition humaine ailleurs, ont déjà beaucoup, beaucoup d'avantages, pour "pauvre et frustrant" que leur condition vous semble.
Voilà qu'approche le moment où le matériel et l'argent auront donné tout le bonheur relatif qu'ils peuvent donner.
J'ai vécu autrefois les temps des revendications légitimes et j'ai socialement milité pour elles. Ce n'est pas vous qui m'apprendrez ce qu'est la lutte sociale, mais Le Signe chaque jour me rappelle que ce temps est révolu et qu'il va falloir passer à un autre concept de bonheur. Si ces cortèges passant sous mes fenêtres me rendaient songeur, c'est aussi parce que je me disais : "Et nous, Pèlerins d'Arès, sommes-nous prêts à faire comprendre à ce peuple que son vrai bonheur ne sortira pas d'une retraite à 60, 62 ou 67 ans, mais d'un concept et d'une pratique de la vie complètement différents ?" [112C2*24/10/2010]
Non, l'espace de temps inhabituellement long entre l'entrée 111 et l'entrée 112 n'est pas dû à des problèmes de santé ou à des tourments particuliers, mais seulement à un travail considérable dans cette période, entre autres tâches une mission dans le Sud, et en voyage, surtout quand mon éloignement est long, j'ai moins de temps et de facilités pratiques pour préparer et installer une nouvelle entrée de blog.
Je suis seul et s'organiser seul pour des tâches multiples n'est jamais facile.
Ceci dit, je suis très touché par ce que vous me dites. Merci. [112C3*25/10/2010]
Je vais vous répondre par une anecdote :
C'était en décembre 1995. M. Alain Juppé étant Premier Ministre et appliquant une politique d'austérité qui provoqua un mouvement considérable de contestation sociale.
Je passai place Jean Moulin à Bordeaux et me trouvai au milieu d'une concentration de cheminots en grève avec banderolles au vent et mégaphones hurlant.
J'entrepris de traverser cette masse pour rentrer chez moi et me heurtai à un groupe qui m'empêcha de passer ; ils criait quelque chose comme : "On en a marre d'être exploités" (je ne me souviens plus de mots exacts, mais c'était le sens). Ils me lorgnaient d'un œil réprobateur comme si j'étais un de leurs "exploiteurs". Peut-être étaient-ils quelque peu avinés, ce qui excusait leur hostilité envers mon aspect "bourgeois".
Je ne me démontai pas. Je les regardai droit dans les yeux et leur demandai d'une voix forte pour me faire entendre au milieu des vociférations : "Combien êtes-vous de cheminots en France ?"
Pour aller plus vite je répondis moi-même à ma question : "180.000 !" et je posais aussitôt une autre question : "Combien y a-t-il de cheminots retraités ?"
Ils semblaient incertains, mais avaient l'œil de plus en plus... disons... antagonique.
Je répondis encore à ma propre question : "360.000 ! Autrement dit, un cheminot actif pour deux en retraite," et j'ajoutai dans le sillage : "Ce sont les chiffres que j'ai lus dans la presse pas plus tard qu'hier."
C'était en effet les chiffres publiés à l'époque.
Je haussai le ton : "Croyez-vous que les 180.000 qui travaillent puissent payer les retraites des 360.000 qui ne travaillent plus ? Non. Ces retraites sont payés par tout le monde en France, moi compris, en voyageant par le rail ou en payant des impôts. Autrement dit, vous êtes les meilleurs bénéficiaires du système dit de répartition. En quoi êtes-vous exploités ?"
Leurs regards hyper-méfiants montraient qu'ils n'avaient pas du tout envisagé les choses sous cet angle-là."
Je continuai rapidement : "Le seul moyen de faire disparaître les exploitreurs et autres profiteurs dont vous vous plaignez est le communisme intégral. Alors là, je suis partant, je suis votre homme." Je leur tendis la main. Ils la regardèrent sans la serrer, mais surpris.
Je poursuivis : "Mais attention, pas le communisme politique soviétique ou autre, pas le communisme des prisonnier de la loi ! On a vu où ça menait : au poteau d'exécution ou ou bagne. NNon, je parle d'un vrai communisme qui ne peut venir que du cœur, de l'amour, etc."
La moitié d'entre eux se mit à rire, l'autre moitié à me traiter d'illuminé, de fou, etc.
Pour conclure : Ils n'avaient pas plus compris ce que je leur disais que vous ne semblez comprendre ce que signifie mon entrée #112, c'est-à-dire, ce qu'il y a de commun, de très proche — pas du tout des "années-lumières" — entre eux et moi.
Comme vous, qui êtes cheminot, ces cheminots étaient des braves gens, mais qui ne voyaient pas le passage immédiat entre eux et moi, simplement parce qu'ils étaient politiquement conditionnés et que cette politique, pour se les accaparee et en faire son bétail, avait fermé — sous prétexte de rationalisme — le passage vers leur trésor spirituel intérieur, l'image et ressemblance du Créateur qui est en eux !
Notre mission s'emploie à ouvrir ce passage, ce qui est une tâche très difficile, mais qui part d'une certitude absolue : ce passage, ce n'est pas par la politique, pas par la mission sociale donc,qu'il s'ouvrira mais en rappelant à l'homme qu'il a déjà la clé de ce passage, une clé d'or, son propre trésor spirituel intérieur, celui de l'amour, du pardon, du partage naturel, de la paix, de l'intelligence et de la liberté spirituelles, bref, de ce que Le Signe appelle la pénitence. [112C6*28/10/2010]
Oui, je pense à l'ouvrier qui tient un marteau-piqueur, mais pas à l'ouvrier français qui a pour le protéger un nombre impressionnant d'institutions sociales actives et efficaces, dont la médecine du travail. Quand j'étais ingénieur, il y a un demi-siècle, un ouvrier au marteau-piqueur était déjà spécialement suivi par la médecine du travail et éloigné de ce burin pneumatique et reconverti à d'autres travaux de chantier moins éprouvants dès que le médecin du travail diagnostiquait chez lui une fatigue particulière. Non, je ne pense pas à celui-là, qui n'est pas à plaindre chez nous, mais à l'ouvrier au marteau-piqueur en Albanie, en Turquie, en Chine, en Afrique, etc., où il n'existe qu'une protection sociale élémentaire, quand il en existe une, et souvent pas même de retraite.
Quand je me penche sur la condition humaine, je me dis que comparativement à la condition ouvrière ailleurs, l'ouvrier français est très protégé — bien que contradictoirement ce soit lui qui se plaigne le plus —. Je ne lui souhaite pour autant de ne pas améliorer encore sa condition, je dis simplement que c'est quasiment impossible et que d'envoyer dans la rue des hommes avec des espérances devenues irréalisables est hautement irresponsable, voire même malhonnête, politiquement parlant, parce que le progrès matériel est quasiment parvenu à ses limites : Voyez le fantastique endettement de la France ! Le problème de la retraite est bien problème comptable, je le maintiens, quand on voit cette retraite, comme elle l'était dans la rue la semaine dernière encore, seulement du point de vue matérialiste. Je ne vois pas qui va payer la retraite à 60 ans par répartition en vous rappelant que la notion de répartition est purement et strictement comptable : Recettes/Dépenses. Savez-vous que dans un demi-siècle, quand les lycéens qu'on envoie dans le rue protester aujourd'hui seront à la retraite, il y aura plusieurs centaines de milliers de centenaires et des millions de nonagénaires ?
Où trouvera-t-on l'argent pour les faire vivre, sinon par un étalement de la durée du travail ?
C'est là qu'on en arrive à mes espérances absolues,qui vont beaucoup plus loin que celles de grévistes. Je ne crois pas que ce que cherchent ces grévistes soit illégitime, humainement parlant, mais je ne crois pas que ce soit jamais obtenu autrement que par le communisme intégral, pur, naturel, consenti, fondé sur le cœur de l'homme enfin sorti de la barbarie du quant-à-soi et gagné à la générosité fraternelle, à un communisme intégral dont je suis partisan comme l'Évangile l'était déjà voilà deux mille ans, pas par le communisme politique dont on a vu ce qu'il pouvait donner : l'arbitraire. Je vous invite à lire ma réponse 112C8 ci-dessus.
Je n'oublie pas la condition humaine ; je ne fais même que penser à elle.
Quant à donner la retraitre à 60 ans à des gens sous prétexte qu'ils habitent à proximité d'aéroports bruyants, c'est les condamner à rester chez eux pour entendre les avions 24 heures sur 24 heures au lieu de les faire bénéficier du soulagement des heures de travail loin du bruit des réacteurs. Pardonnez-moi ce sourire. Vous conviendrez avec moi que ce n'est pas un argument. [112C11*28/10/2010]
Vous êtes dur pour ceux que vous appelez "ces gens-là !"
Pour le coup, les premières lignes de votre chanson vont nous faire passer pour "fachos réacs". Anonyme (112C2) va ricaner : "Vous voyez, dira-t-il, ce Philippe-là est un pur produit de ces Pèlerins d'Arès obscurantistes."
Il faut quand même faire attention aux mots, mon frère Philippe !
Ceci dit, vieux compagnon, je sais que vous avez renoncé depuis longtemps à la carrière du "travailleur syndiqué" et, pur baladin, vous avez vécu en jouant de la guitare et chantant aux terrasses des cafés. Il faut peut-être plus de courage pour vivre ainsi que pour militer dans le syndicalisme ou au parti, et de ce fait votre témoignage, bien qu'apparemment un peu méprisant pour "ces gens-là", a aussi le droit de s'exprimer.
Je connais aussi votre cœur, qui est gros. Je sais que vos pensées ne sont pas aussi dures que les premières lignes de votre chanson.
D'ailleurs, la fin de votre chanson est belle. J'espère que ceux qui la liront ne renonceront pas à la lire jusqu'au bout sous prétexte que le début les fait tiquer. [112C14*28/10/2010]
"Faites confiance et croyez davantage aux gens," me dites-vous, mon frère Charles.
Je ne vous connais pas, mais qui que vous soyez,
d'un côté votre commentaire me touche et je le publie avec respect,
d'un autre côté, je ne comprends pas pourquoi vous lisez le blog de quelqu'un qui se dérobe à "faire confiance et à croire aux aux gens". Qu'est-ce qu'un homme comme vous, Charles, qui aspirez au progrès, peut-il bien trouver dans le blog d'un homme comme moi, "incohérent", qui "demande aux gens de changer et qui en même temps les méprise" ?
Que me dites-vous que je n'aie trouvé dans les journaus, ou entendu des cortèges de manifestants, ou lu sur les tracts qu'ils laissaient derrière eux pendant ce mois d'octobre ? Vous êtes sincère et bon, empreint d'humanisme, c'est évident, mais il me paraît aussi évident que vous êtes manipulé par la politique, car votre commentaire inconsciemment me tient le discours "braillard et çà et là haineux" envers ceux qui "pillent la France" et jettent les travailleurs dans la "mouise", ce discours de "sublime réalisme" syndical que trompetaient les mégaphones hier encore sous ma fenêtre.
Oui, le Père fustige les rois blancs et les rois noirs et, certes, il ne nous demande pas de les aimer au sens affectif, ce qui serait aberration et sottise, parce qu'ils suivent le mal théocrate et ploutocrate aussi sincèrement et inconsciemment que vous suivez le mal politicocrate à travers les syndicats dont vous me répercutez le discours.
Mais le Père nous demande de les aimer, ces rois noirs et rois blancs, au sens évangélique, parce qu'il nous faut aimer de cette façon tous nos frères humains, même ceux qui ont le pus ou l'hameçon à la lèvre (Signe xxii/8), qui sont aussi des enfants du Créateur.
Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de pourparlers autour d'une table entre hommes qui se détestent et ne parlent — d'un bord ou de l'autre — que contraints par des nécessités antagonistes, c'est de l'amour, du pardon et de la paix avec l'intelligence et la liberté spirituelles (le syndicat atteint à votre liberté et à votre intelligence autant que l'argent atteint à la liberté et à l'ntelligence du banquier, ne le voyez-vous pas ?) qui des adversités sociales d'aujourd'hui feront naître les fraternités sociales de demain, lesquelles graduellement aboutiront au communisme pur et naturel auquel, sans prononcer ces mots, Le Signe nous conduit. Relisez attentivement le Sermon sur la Montagne et vous verrez que ce que dit, à sa façon, Le Signe a déjà été dit il y a longtemps.
Vous citez ce qui convient au syndicalisme politisé dans Le Signe, mais vous oubliez tout son contexte, vous omettez l'unique moyen qu'elle nous inspire d'utiliser pour libérer les nations : la pénitence.
La pénitence, pas la révolution.
Le Père de l'Univers m'a de longtemps, en 1974 et 1977, détaché des espoirs mis dans la religion, dans la politique et ipso facto dans l'action syndicale, mais ne m'a pas invité à en ignorer les réalités, bien au contraire.
Pourquoi m'imaginez-vous détaché des réalités ?
La "mouise" dont vous parlez, je l'ai connue dans ma jeunesse et pire, car les temps étaient beaucoup plus durs. Par la suite,cette "mouise", nous l'avons de nouveau traversée, mon épouse, mes enfants et moi, et pendant des années sans protection sociale d'aucune sorte : ni chômage, ni sécurité sociale, ni allocations familiales, ni secours d'aucune sorte, car le paria que l'Appel du Père avait fait de moi n'avait aux yeux de la société plus la moindre existence, plus la moindre identité sociale qui lui donnât droit à quoi que ce fût. J'étais de surcroît la risée du monde, du monde ouvrier dans sa "mouise" comme du monde des banques dans ses "bénéfices astronomiques." Je travaille toujours, à 81 ans, sans retraite, et, croyez-moi, la mission de Dieu demande autant de labeur et d'énergie que votre propre travail, quel qu'ils soit. Nous vivons seuls, mon épouse et moi, en ville et il nous faut comme vous aller à pied acheter le pain et les pommes de terre en passant au milieu des hommes. Je ne vis pas entre les murs d'un monastère. Je lis aussi les journaux.
Mais je ne vous en veux pas d'imaginer n'importe quoi. Vous êtes simplement mal informé.
Si vous avez le courage de manifester dans la rue, vous avez sûrement le courage de témoigner de la foi en l'avenir tel que le Père nous recommande de le préparer pour les générations qui viennent, par la pénitence. Puisque vous citez Le Signe, vous la respectez, vous savez donc que nous avons besoin de moissonneurs ou missionnaires.
Mettez-vous à la vraie piété (Signe 35/5-6) ! Rejoignez notre mission ! Je vous en remercie par avance au Nom du Père. [112C18*29/10/2010]
Oui, bien sûr, j'accepterai si l'émission en question convient et accorde la place qu'il mérite au témoignage que j'apporte.
Si c'est pour faire de la figuration ou être tête de turc, non, je ne peux pas accepter.
Je ne cherche pas à "passer à la télé" pour passer à la télé.
Le vedettariat ne m'intéresse pas, mais je suis un homme respectable qui souhaite simplement être respecté.
Concernant mes frères qui, c'est vrai, n'ont pas su créer un pupitre de communication au public pas seulement pour moi, mais pour ceux et celles d'entre eux qui ont le talent du témoignage, je suis moins sévère que vous. Ils ont sans doute manqué de patience et de constance, ils se sont laissé affaiblir par la timidité et la peur, la campagne odieuse des "anti-secte" dans les années 90 les a tétanisés plus qu'il n'aurait fallu, mais pour des profanes en matière de communication, l'entreprise n'était pas facile, croyez-moi.
De toute façon, c'est du passé. Je ne me laisse pas gagner par le regret les concernant, je les aime de tout mon cœur. Nous avançons sur d'autres terrains. [112C20*29/10/2010]
Il y a certes quelques ressemblances entre Tolstoï, les Doukhobors et moi et les Pèlerins d'Arès, mais alors il faudrait considérer tous les grands penseurs et réformateurs et leurs disciples qui, depuis l'Antiquité — j'ai dans ce blog parlé des Cathares, mais aussi de Socrate et de beaucoup d'autres — ont rejoint l'ensemble d'idées que l'on retrouve, partiellement du moins, dans Le Signe, qui n'est pas une Parole nouvelle en son contenu, mais un Rappel de la Vérité escamotée, déformée, oubliée, jamais mise en pratique depuis des millénaires.
Toutefois, si vous regardez les choses de plus près, il n'y a pas plus d'identité entre Tolstoï et moi qu'il n'y en a entre les Doukhobor et les Pèlerins d'Arès, sinon quelques convergences, inévitables, parce que des hommes ont de tout temps recherché et retrouvé partiellement la simplicité de la Parole Créatrice et se sont ainsi heurté à l'hostilité persécutrice des pouvoirs religieux et politiques installés qui, eux, veulent rester les créateurs du monde où ils dominent (Signe 2/1-5).
Mais les Pèlerins d'Arès n'ont pas pour tâche d'ajouter à ce faisceau de convergences purifiantes une nouvelle convergence purifiante ou, si vous préférez, à ce faisceau de tentatives d'évangélisme pur et dur une nouvelle tentative d'évangélisme pur et dur.
Il y a beaucoup plus chez les Pèlerins d'Arès dont je suis le frère aîné. Ils se fondent sur un événement de valeur grandissime et absolue : le Surnaturel survenu à Arès en 1974 et 1977. C'est le Créateur, le Père de l'Univers qui a envoyé à Arès son messager Jésus et qui y a ensuite parlé lui-même.
Alors, il n'y a plus de comparaison possible. On est dans un toute autre cadre.
Le prophétisme né à Arès est né d'une Volonté exprimée, dictée sonorement, du Père, pour que nous fassions cette Volonté (Signe 12/4). Il n'est pas né de la pensée d'un génie.
En conséquence, l'importance et l'universalité de notre mission sont sans rapport avec les intuitions, même géniales et méritoires, des groupes de croyants et de leurs maîtres à penser qui ont recherché la pureté évangélique, souvent avec un mérite extraordinaire que nous ne pouvons que saluer, mais qui n'ont pas eu de véritable mission prophétique et qui, pour cette raison, ne se sont pas développé ou ont disparu.
Ceci dit et pour en venir à ma personne, je suis bien loin d'avoir la puissance intellectuelle et le talent d'un Léon Tolstoï. Il n'y a là aucune ressemblance entre Tolstoï, homme d'une carrure métaphysique et mystique impressionnante, et moi, un pauvre homme très moyen, nanti d'une mission qui ne lui serait jamais venue à l'idée sans le Surnaturel dont il fut témoin.
Au reste, je suis loin de ressembler à Tolstoï par beaucoup de côtés au plan spirituel, notamment dans la dernière partie de sa vie quand il refusa à sa femme Sophie — qui lui avait donné une dizaine d'enfants (je ne me souviens plus du nombre exact) et qui l'avait tellement aidé et appuyé ! — tout amour et même la méprisa pour son bon sens pratique féminin, et qu'il prêcha la chasteté, une abherration, car l'homme, s'il doit être chaste toujours, ne doit pas être chaste dans le mariage où il a l'obligation inverse d'être le moteur des joies réservées aux époux (Signe 2/3, 9/7), non seulement sexuelles, mais aussi les joies de la tendresse et du respect qu'il doit à l'épouse, des moments de bonheur, quels qu'ils soient, qu'il lui doit. Tolstoï a fini sa vie derrière la barbe d'un "prophète", mais comme un vieil égoïste allant jusqu'à refuser à sa femme l'accès à son lit d'agonie.
Non, par beaucoup de côté, je ne ressemble pas à Tolstoï. [112C25*31/10/2010]
Où ai-je dit que je voyais le système de retraite français comme juste ? Ai-je dit que je ne le croyais pas injuste ?
Il est injuste. Il est injuste en cela que ceux qui commencent à travailler tôt, dans leur adolescence, seront désavantagés. Il est injuste, parce que quantité de nos concitoyens sont mis à la retraite très précocement et même ont l'autorisation d'occuper un emploi à mi-temps tout en touchant leur retraite, alors que d'autres se voient instantanément privés de leur pension s'ils sont surpris à arrondir leurs fins de mois de retraités en travaillant. Il est injuste parce que les paysans qui ont travaillé dur toute leur vie ne touchent que des pensions misérables. Il est injuste pour d'autres raisons que je ne vais pas continuer d'énumérer ici.
Remettre le dossier à plat, comme l'exigeait Martine Aubry à la mi-octobre ? Mais je suis le plus ardent partisan de cette remise à plat. Une "exigence de remise à plat" que j'ai, par contre, considérée comme la dernière des bourdes dans la bouche de la première Socialiste.
Quand je lus cette "exigence" de Mme Aubry à l'adresse de M ; Sarkozy, je ris, je ris aux larmes, je ris à ne plus pouvoir m'arrêter. Demandez à sœur Christiane qui ne pouvait pas m'arrêter de rire (et s'inquiétait pour ma santé, à cause des hoquets) ! Je lui dis : "Ils en feraient une tête beaucoup de ceux qui dans ce pays constituent l'électorat socialiste, si M. Sarkozy répondait : "Je vous ai entendue, Mme Aubry. Nous allons tout remettre à plat, repartir à zéro et mettre tous les Français à la même enseigne, quel que soit leur statut socia !, fonction public et secteur privé, employés de l'industrie et paysans, militaires et policiers, etc. Tout le monde au même taux !" Oui, j'appellerais ça une remise à plat.
Je pense que c'était la sagesse que de ménager la paix sociale et de ne pas trop toucher aux plus avantagés, qui ne sont pas toujours ceux qui manifestent le moins, et de simplement recalculer la répartition, donc revoir le problème sous son aspect comptable, arithmétique.
Il y a d'ailleurs un autre système moins injuste que le nôtre, sur lequel Jacques Attali vient d'attirer l'attention. C'est le système par points, comme le système suédois. Vous prenez votre retraite quand vous voulez, à n'importe quel âge, et vous touchez ce à quoi le nombre de points pour lesquels vous avez cotisé vous donne droit.
Je suis désolé que vous pensiez que je suis en train de "m'égarer complètement", mais mon rôle n'est pas de pousser la "délicatesse" envers les hommes jusqu'à abonder dans des erreurs qui aggravent un peu plus encore leur "déspiritualisation".
Je dis la vérité comme je la connais et toute personne qui défend la vérité plutôt qua sa personne et sa position sociale est, c'est bien connu, soit portée aux nues, soit sévèrement critiquée ou traînée dans la boue.
Vous ne me traînez pas dans la boue, mais vous me critiquez sévèrement. C'est votre droit. Je souhaite seulement que vous ne perpétuiez pas la "mission sociale" qui a déjà fait tant de tort à notre image arésienne, parce qu'elle ne correspond pas à ce que dit Le Signe, laquelle ne nous donne pas une direction politique.
Si nous faisions vraiment une mission sociale telle que l'inspire Le Signe, nous irions sur la ligne perspective de l'égalité, du partage et de la fraternité, telles que la pénitence les préparera de génération en génération, beaucoup plus loin que ne vont les partis politiques de gauche et les grands syndicats, tous politisés. Nous serions encore plus mal vus par eux.
Pour le moments nous devons avec sagesse présenter le changement de l'homme et du monde dans les réalités circonstanciées des possibilités actuelles. C'est en tout cas dans ces limites de sagesse que je conseille notre mission quand et là où, bien sûr, elle accepte que je la conseille.
Le Signe est une Lumière trop monumentale et aveuglante pour que nous l'approchions encore de plus près et pour que nous la projetions telle quelle sur un monde pas du tout préparé à voir la choses sous cette Lumière-là.
Oui, je prends une distance critique par-rapport aux événements sociaux d'octobre, mais croyez-moi, c'est une distance encore très raisonnable par rapport à ce que je pourrais faire. Mon entrée #112 est plus mesurée que vous ne le pensez.
Si vous avez bien compris Le Signe et consentiez à y réfléchir à nouveau, vous le verrez facilement. [112C28*02/11/2010]
Ce n'est pas vraiment le sujet, en effet. Toutefois, je peux répondre très simplement à votre commentaire qui n'est pas non plus complètement hors sujet, puisqu'il cite une phrase de cette entrée #112.
On ne trouvera pas grand chose — pour ainsi dire rien — de ma main après ma mort, parce que, contrairement à ce que vous croyez, j'écris très peu et le peu que j'écris, je ne le conserve pas, même si je ne l'ai pas publié.
Quand j'aurai disparu, on ne trouvera quasiment rien dans mes tiroirs en dehors de ce que vous avez lu dans Le Signe, "Le Pèlerin d'Arès" ou ce blog, que je rédige directement sur l'ordinateur. Il arrive certes, peu souvent d'ailleurs, qu'une idée me vienne loin de mon ordinateur, en voyage ou la nuit ; je la note alors sur un de mes carnets, si j'en ai un à ma portée. Je ne conserve pas ces carnets une fois qu'ils sont pleins. En partant d'Arès en 1992 j'ai brûlé je ne sais combien de carnets, considérant que soit j'avais publié les notes qu'ils contenaient, soit, si je ne les avais pas publiées, elles étaient sans intérêt. Je n'avais pas le temps de relire tout ça. Je suis sans cesse pressé par le temps, j'ai toujours trois fois plus à faire que je n'ai le temps et la possibilité de le faire.
Je ne prépare pas le culte de ma mémoire comme font les grands hommes, soucieux de leur vivant de l'image qu'ils laisseront morts. Ma personne ne m'intéresse pas beaucoup. Non que je me méprise, puisque curieusement le Créateur a cru bon de ne pas mépriser l'homme que je suis et l'a choisi comme témoin du Surnaturel — saurai-je jamais pourquoi ? —, mais je me limite, par nature autant que par la force des choses, à la mission que j'ai acceptée de remplir.
Dans le cadre de ma mission, il y a aussi mes lettres, bien sûr, mais ce ne sont que des lettres, des ailes blanches, dit Le Signe (xvii/11, xxv/4-6) voulant dire qu'elles mourront avec le faucon (xvi/14-15, xLv/20) qu'elles avaient porté, élevé dans l'air l'instant de son vol terrestre.
Je ne suis pas écrivain. Un écrivain a, j'imagine, un irrésistible besoin de jeter des idées, ébaucher, brouillonner ou achever sa pensée sur le papier ou aujourd'hui dans un disque dur. Il écrit compulsivement et garde normalement tout, puisque sa raison d'être est là. Autrement dit, la conservation de son écriture participe de son instinct de conservation.
Je ne suis pas dans ce cas. Je n'écris pas par goût de l'écriture. D'ailleurs, avant 1974 je n'écrivais pas, je n'avait nulle envie d'écrire. D'écrire quoi, d'ailleurs ? Ingénieur, je remplissais des fiches de calcul, je traçais des abaques, je rédigeai des mémoires à caractère scientifique ou technique et toute cette paperasse a disparu. Ecclésiastique, j'écrivais très peu dans l'exercice de mon sacerdoce et n'écrivait probablement rien d'intéressant.
Après 1974 — j'avais déjà 45 ans — je me mis à l'écriture seulement par nécessité, parce que, rejeté par la société, me retrouvant tout seul privé de porte-parole et de représentant, je ne pouvais faire connaître le Surnaturel dont j'avais été témoin et son Message, que par tracts dans ma mission de rue, par lettres dans ma "mission postale" comme je l'appelais, ou par articles dans "Le Pèlerin d'Arès" à partir de 1978.
En général je rédige et publie sans brouillon, sur l'instant, d'un seul jet, en corrigeant sur place, s'il y a lieu.
Quand je fais un brouillon — fait rare — je me débarrasse du brouillon et des notes dont le brouillon est parti une fois réalisée la publication.
Il est rare que je tombe sur un brouillon non utilisé et, alors, c'est par hasard, parce que ce brouillon s'est trouvé conservé fortuitement, a été laissé accidentellement au fond d'un tiroir. C'est le cas pour le témoignage cité dans cette entrée #112. Mais, une fois publié ici, ce témoignage est passé dans la déchiqueteuse. Pas plus de place ici pour la paperasse que pour la poussière, que sœur Christiane enlève au chiffon ou à l'aspirateur ! J'habite un appartement, je n'ai pas de place pour archiver sauf le strict nécessaire, utile ou obligatoire (factures, papiers des impôts, etc.) dans quoi je ne place pas mon propre scribouillage.
Si, il y a un manuscrit que j'aurais dû conserver sur disque dur. Hélas, figurez-vous que je ne le retrouve même pas. C'est un écrit de quelques centaines de pages : le récit du Surnaturel et de ma vie dans les périodes (1974 et 1977) de ce Surnaturel (1974 et 1977), rédigé en anglais en vue d'édition aux USA sur les conseils pressants d'Américains qui m'avaient dit en gros : "Les Américains, sauf exceptions, ne sont pas attirés par une bouquin comme The Sign, mais ils seront friands des récits de l'événement merveilleux que vous avez vécu. Commencez par là !" J'ai changé deux fois d'ordinateur depuis que j'ai effectué ce travail, qui était d'ailleurs inachevé, et je pense que j'ai perdu ce dossier lors d'un transfert de données.
Que voulez-vous ? ! Je suis tout seul dans mon petit coin pour assumer une tâche considérable, universelle. Nous nous répartissons les tâches, ma fille Nina et moi, et le travail de Nina, déjà très occupée, n'est pas concerné pas ce que j'écris. De toute façon, même si ce manuscrit a disparu, ce n'est pas un drame. Les hommes ne seront pas sauvés ou perdus, parce qu'ils auront lu le récit du Surnaturel et connu ma vie et mes pensées personnelles dans cette période. Ils seront sauvés s'ils accoimplissent le Message du Surnaturel et cette Parole que, par contre, je n'ai pas cessé de la publier et d'en parler.
La présente réponse est, comme tout ce que je publie, rédigée d'un seul jet, sans notes, ni brouillons, ni archives encore moins. [112C31*03/11/2010]
Vous pourriez aussi répondre à cet ami ce que répondait Théodore Monod à ceux qui lui reprochaient de poursuivre une utopie : "L'utopie n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé."
En paraphrasant Monod, j'ajouterais : La super-utopie n'est pas le super-irréalisable, mais le plus urgent à réaliser, parce que cela va être à terme une question de vie ou de mort pour l'humanité. [112C33*03/11/2010]
Ce commentaire n'a rien à voir directement avec l'entrée 112 "fugace surnaturel, fugace terrestre", mais je le publie, car j'explose d'une joie singulière en vous retrouvant ici après un si long silence, vous qui étiez autrefois si fidèle au courrier.
Votre subite apparition confirme que mon blog, outre qu'il nous attire graduellement plus de sympathisants, qui souvent commentent, fait aussi réapparaître par-ci par-là des frères et sœurs qui se sont éloignés pour des raisons diverses (déménagements, maladies et mises sous dépendance, problèmes familiaux et professionnels, tiédissement de la foi sous la pression sociale, familiale, amicale, etc.), quand ils acquièrent un ordinateur et un abonnement Internet évidemment.
Les personne avec un ordinateur et une adresse Email représentent moins de 20% de mes correspondants habituels, contrairement à ce que mes frères enthousiastes d'Internet semblent s'imaginer. Je leur dis quelquefois : "Ne croyez pas que l'Internet soit entre Pèlerins d'Arès le terrain de communication idéal et universel ! En France, tout le monde ne pratique pas l'Internet, loin de là. En tout cas, minoritaires sont ceux de mes correspondants qui ont une adresse Email et encore ! ils ne consultent pas ou consultent rarement leurs boîtes de courrier électronique."
Mon meilleur exemple d'allergie à l'informatique est ma propre épouse, sœur Christiane. Elle a un ordinateur, puisqu'elle fait la comptabilité, mais n'ouvre jamais l'Internet (sauf depuis peu et uniquement pour lire mon blog, qui est l'unique URL figurant dans ses "Favoris" ; oh ! elle n'encombre pas les disques durs du réseau), ayant, comme elle dit, "un dégoût naturel pour ce medium sur lequel il paraît si facile de mentir et de faire du mal."
Mais vous, Maïté, vous me donnez une grande joie et même vous tombez bien, puisque depuis plusieurs mois je viens dans votre région pour aider une de nos mission du Sud à améliorer son apostolat et à prospérer. Prenez contact avec cette mission, que vous connaissez bien, puisque nous nous y sommes vus autrefois, et l'on vous dira quand nous pourrons nous rencontrer là-bas. Bientôt, je pense.
Encore merci pour votre commentaire. [112C36*04/11/2010]
Il est rare que je publie coup sur coup deux commentaires d'une même personne.
Vous avez déjà commenté, récemment, comme on peut le lire en 112C30, mais ici vous révélez ou semblez révéler soudain un tel risque d'écart entre votre pensée et le sens de ce blog, entre votre rationalisme — vous parlez de "biologiste", de "Big-Bang", etc. —, entre le Fond de Le Signe et donc de mon enseignement et la direction que prend votre recherche d'une Voie spirituelle hors du rationalisme, que je pense utile d'intervenir aussitôt.
En parlant de "valeurs fondamentales, c'est-à-dire bibliques... monothéistes révéles... pour le moins humanistes" vous mélangez beaucoup de choses et dans ce mélange vous allez du mal à progresser. De la Bible et donc des rapports entre la Bible, livre vaste, hétérogène, caviardé, émendé et trafiqué par l'homme, où l'on trouve tout et pas mal de contraires du tout, et Le Signe, Parole précise qui ramène ce tout à la notion de bien accompli, vous semblez n'avoir qu'une notion vague, en tout cas assez vague pour être risquée.
Les choses ne sont pas si compliquées.
La Voie de votre salut personnel comme du salut du monde auquel participe votre salut personnel, telle que la montre Le Signe est très simple :
Ce n'est pas ce que vous croyez mais le bien que vous faites qui vous met sur la Voie du salut.
Quelles que soient votre foi ou votre absence de foi, votre religion et votre prière, etc. (voyez la liste, Signe 25/6), c'est seulement votre pénitence = en aimant, en pardonnant, faisant la paix, cherchant l'intelligence spirituelle et vous rendant libre (10/10) de tout préjugé (y compris de tout préjugé biblique, humaniste, rationaliste, etc.) que vous retrouvez en vous l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27) et contribuez à recréer votre personne et le monde pour l'éternité.
Mais peut-être vouliez-vous tout simplement dire cela avec d'autres mots, d'une façon que je n'ai pas comprise. Si c'est le cas, cela montre une fois de plus que je ne suis pas très futé et je vous demande partdon. [112C37*04/11/2010]
On m'a beaucoup reproché d'utiliser des mots peu communs considérés comme "inutilement intellectuels" et je m'efforce aujourd'hui de leur trouver des remplaçants en français quotidien, ce qui n'est pas toujours heureux, car il y a beaucoup de mots "inutilement intellectuels" qui n'ont pas de synonymes.
Alors, je souris en lisant votre commentaire, parce que vous employez un mot : doxa, et l'adjectif dérivé : doxal — "bouillon doxal", belle image ! —, que j'ai toujours évité d'employer, parce qu'il est un de ces termes encore plus "inutilement intellectuels", puisque rarissime, mais qui ne sont remplaçables que par des périphrases — Périphrase, ouille ouille ! encore un mot "inutilement intellectuel".
La périphrase de doxa, c'est "la masse des opinions reçues sans discussion comme des évidences naturelles dans un règne mental donné". Dans un cas quatre lettres. Dans l'autre cas une centaine de lettres et espaces.
Vous dites "culture populaire", périphrase plus courte, mais qui n'est pas la plus exacte.
Eh oui, les manifs d'octobre (et probablement celles que vous annoncez en novembre) manifestent la doxa du milieu mental des "travailleurs", comme disait Arlette Laguiller, que nous espérons remplacer un jour lointain par la Vérité que nous donne Le Signe.
C'est ce transfert de doxa à Vérité la difficulté prime de notre mission. Mais la difficulté n'est qu'apparente, parce que dans son immense Sagesse le Créateur ne nous envoie pas convertir, c'est-à-dire faire passer le monde de la doxa à la Vérité, mais moissonner dans la masse doxale les humains chez qui, souvent sans qu'ils s'en doutent, la Vérité, de toute façon semée depuis la Genèse, a germé. Ensuite, ce petit reste de bon grain germé recultivera, par effet de voisinage, la masse doxale et, un jour, ce sera le Jour.
Nous manquons d'autant moins de courage dans cette mission, qui demandera des générations, que nous ne sommes pas seuls, nous le savons. Des légions de saints tout équipés (37/7) nous accompagnent. L'intérêt de cette information sur ce qui nous accompagne est double :
Primo, elle est exacte. Secondo, elle fait rigoler la masse doxale, qui nous considère comme des doux dingues, et qui de ce fait ne prend pas garde à nous tandis que nous avançons doucement.
L'intérêt de cette information est même peut-être triple : Tertio, si elle lit ce que je viens d'écrire, la masse doxale — dont Anonyme, que vous citez (102C2), est l'archétype — ouille ouille ! encore un mot "inutilement intellectuel" — va rire encore plus fort et nous laissera plus tranquilles encore pour circuler et moissonner le bon blé au milieu d'elle. [112C39*05/11/2010]
Ma réponse est non.
Il faut respecter la liberté de conscience, d'opinion et d'expression de nos frères humains et ne pas tout mélanger.
Il me paraîtrait inconvenant que nous profitions des actions engagées par d'autres pour leurs idées et espérances socio-politiques pour lancer nos propres actions de nature spirituelle, même s'il y a entre les deux actions un lointain point commun humaniste : la recherche du bien de l'homme.
Souhaiterions-nous les voir, les syndicats, dans la rue se mêler à nos missions spirituelles pour lancer leurs propres idées politiques ?
Non, bien sûr. Ne faisons pas aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'ils nous fassent.
Par contre, brandir nos pancartes depuis le trottoir en direction de la manifestation qui passe, pourquoi pas ? C'est quand même à bien réfléchir, car alors les manifestants peuvent prendre ça pour de la "réaction" politiquement parlant, voire même pour de la provocation. [112C42*05/11/2010]
"Y a-t-il de la malice en Dieu ?"
Oui. Seulement Il l'a totalement neutralisée en Lui. Il n'exerce plus que sa Bonté. J'explique :
Puisque moi, l'homme, je suis l'image et la ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27), le Créateur a en lui toutes les qualités et tous les défauts que j'ai, c'est-à-dire le meilleur et le pire et tout ce qu'on peut trouver entre le meilleur et le pire, dont la malice.
La différence fondamentale entre le Céateur et moi, la créature, l'homme, c'est qu'il a, le jour où Noé et sa famille sortirent de l'arche (Genèse 8/16-18) décidé de ne plus jamais exercé sa malice — méchanceté, malignité — sur la terre à cause de l'homme et de ne plus jamais frapper les vivants (Genèse 8/21), et que depuis ce jour il s'en est tenu et s'en tiendra désormais à la Bonté absolue. Ce n'est pas le cas de l'homme, qui exerce toujours sa malice — méchanceté, malignité — et ce retard qu'a l'homme sur Dieu s'appelle péché. C'est à combler ce retard que Le Signe appelle l'homme.
L'effort de passer du pire au meilleur ou, si vous préférez, de la malice à la bonté, s'appelle pénitence dans Le Signe.
Maintenant, si vous entendez par malice facétie, humour, alors oui, le Créateur a de la malice.
Le Signe est pleine de malice. Exemple :
Le singe, de ses deux mains il mange ;
l'homme a une main qui mange, une main qui donne,
(Mais Moi) Mes deux Mains donnent (Signe xxviii/18).
Concernant la doxa, ce n'est pas moi qui ai utilisé ce mot ici, mais René L. (112C39). Je n'ai fait que repéter le mot dans ma réponse à ce commentateur.
Certains dictionnaires citent Roland Barthes comme origine du mot, en effet, mais j'avais entendu ou lu ce mot, très rare, sur les lèvres ou sous la plume d'autres hommes, au lycée, à l'université, bien avant d'avoir vu les ouvrages de Roland Barthe apparaître dans les raysons de librairie.
Je pense que Roland Barthe n'a fait, par son exceptionnel prestige, que livrer ce mot au monde intellectuel en général en attendant qu'il se popularise et passe dans le langage courant où, à mon avis, il a sa place. Je ne lui connais pas d'équivalent, rien qui résume en quatre lettres tout ce que signifie doxa. [112C43*09/11/2010]
Je crois bien me souvenir de vous.Votre prénom, Norbert — si vous ne signez pas votre commentaire d'un prénom d'emprunt — n'est pas si courant que je vous aie oublié. Je me souviens des heures, au début des années 80, passées ensemble à refaire le monde dans ce qui était alors la petite exèdre de la Maison de la Sainte Parole.Oui, vous proclamiez votre anarchisme. Vous aviez découvert de La Révélation d'Arès l'anarchisme et, bien que le côté spirituel et pieux du Pèlerinage vous gênaient, pour ne pas dire vous répugnaient au début, vous reveniez chaque année à Arès, et je vois aujourd'hui que de cette époque-là vous avez gardé la foi que j'ai pu faire naître en vous.J'en suis très ému.Vous êtes de ceux et celles que ce blog fait réapparaître.Mais ne réapparaissez pas pour redisparaître ! Rejoignez notre mission !Effectivement, si je lançais mes frères et sœur dans une vraie mission sociale, comme nous Pèlerins d'Arès pouvons la concevoir, ce serait une mission sociale de totale libération de l'homme de tous les pouvoirs — commençant par le pouvoir du péché — qui l'enchaînent et non une mission sociale au sens "syndico-politique" comme vous dites, qui est fondée sur la malice pour reprendre le mot du commentateur précédent (112C43), que je n'identifie pas, quoiqu'il semble lui aussi bien me connaître.L'un des outils principaux de la malice est le mensonge, qui est, si l'on y réfléchit bien, le péché prime, le péché-type.Or, ce monde, y compris le petit monde des syndicats qui n'est qu'un petit miroir de l'immense monde politique, est indiscutablement fondé sur le mensonge. De ce fait, si nous nous lancions dans une mission sociale vraie, ce serait celle dénuée de mensonge qui ressort bien de vos apostrophes : "Homme, reprends ton destin en main complètement ! Homme, assume-toi (= Ne laisse pas les pouvoirs t'assumer) ! Homme, chasse tes envies et tes rancunes égoïstes, de "classe", et développe ton amour, ta générosité, ton pardon — ta pénitence — et tu n'auras plus besoin de gouvernement, d'impôts, de lois, de manifs !"Mais il y a un temps pour tout sous le soleil, comme dit Qohélet (l'Ecclésiaste dans la Bible catholique) et nous ne sommes pas encore assez forts, notamment pas encore assez pénitents, en qualité comme en nombre, pour placer notre mission à ce niveau. Pour le moment, je laisse cette mission sociale vraie en contrepoint, sachant qu'elle est discernée par ceux qui écoutent bien la musique de La Révélation d'Arès.C'est du moins mon sentiment actuel qu'il nous faille exercer cette prudence, mais je me trompe peut-être. Peut-être faut-il maintenant y aller.Je me demande quand-même si nous ne donnerions pas à ce monde pas finaud, tout fait de stéréotypes, de truismes, de clichés, l'impression que nous nous classons parmi les mouvements politiques, alors que nous ne plaçons notre foi et notre espérance pas plus dans les princes du culte politique que dans les princes du culte religieux.Je pense qu'il faut procéder par ordre. Nous expliquons ce que nous entendons par pénitence. Cela me paraît un stade nécessaire avant que nous expliquions ce que nous entendons par mission sociale vraie, parce que celle-ci repose sur le pénitence de l'homme. Si nous ne procédons pas ainsi, nous déspiritualisons la mission sociale, nous trahissons notre engagement. [112C44*09/11/2010]
J'ai parcouru le document attaché à votre commrntaire, mais il me faudrait le relire à tête reposée. Je suis en mission loin de chez moi et je manque de temps et d'aisance (ordinateur portable peu commode).
Il me semble seulement que vous affaiblissez la devise "Liberté, Égalité, Fraternité" en y ajoutant "Laïcité". Ne peut-on être fraternel qu'entre laïcs ? Et entre laïcs et religieux pas de fraternité, pas de liberté, pas d'égalité ?
Je trouve que plus on ajoute à "Liberté, Égalité, Fraternité", plus on donne une impression de restriction, bien qu'il ne s'agisse que d'une devise, d'un vœu pieux.
Et pourquoi pas "Liberté, Égalité, Amour" ?
Mais je livre mes impressions à la diable, faute de temps. Comme, de toute façon, il s'agit d'une devise, d'un vœu pieux et gratuit, non d'une loi, pourquoi ne pas la spiritualiser ? Je trouve que Le Signe comporte quantité d'idées qui formuleraient mieux l'idée républicaine sur laquelle vous semblez vouloir asseoir votre projet. [112C45*13/11/2010]
En vous lisant je suis très ému. Merci. [112C46*13/11/2010]
Vous ne signez pas ce commentaire, mais par votre adresse de messagerie je vois qui vous êtes.
Vous faites de la "mission sociale réaliste" depuis quinze ans, dites-vous ? Je n'ai pas entendu parler d'un seul nouveau frère ou d'une seule nouvelle sœur que vous ayez, par votre "mission sociale réaliste" pendant quinze ans, rallié à notre assemblée.
Si vous estimez votre mission "réaliste", convenez avec moi que, comme moisson, elle est tout à fait inefficace.
Voilà pourquoi : Parce que votre "mission sociale réaliste" n'est pas la misson d'un homme qui se réclame de Le Signe. Le public auquel vous vous adressez le flaire ou l'entrevoit et même le voit, si ceux auxquels vous avez parlé ouvrent Le Signe et, sans même le lire, le parcourent trois minutes, ils comprennent qu'il s'agit d'une livre saint, que le fond de ce livre est spirituel d'un bout à l'autre et se demandent pourquoi vous les serinez à contresens avec un idéal socialiste ; ils trouvent ça bizarre ou même suspect.
Il est temps que vous montriez ce que vous êtes : un croyant, un pénitent (du moins, je l'espère), un homme du temps qui vient, qui est un temps spirituel !
Il est temps que vous cessiez de vouloir "faire sérieux et raisonnable" (c'est ce que disent certains partisans de la "mission sociale") en reprenant les thèmes de la presse de gauche ou des syndicats, parce que contrairement à ce que vous espérez, vous n'êtes pas bien vu de cette façon. Le mélange des genres est généralement très mal vu.
Certes, l'homme de la rue opine rarement à l'idée de pénitence ; il hausse les épaules ou vous rit au nez, mais, croyez-moi, il vous apprécie bien mieux ainsi, en sachant ce que vous êtes : un croyant qui a choisi la pénitence comme sentier vers les Hauteurs Saintes, qu'en étant un janus qui montre une face socialiste en cachant sa face spirituelle. Pour l'homme de la rue vous êtes un rombier branché qui cache un bigot.
Ceci dit, si vous pensez avec ferveur que la mission qu'inspire Le Signe ne peut s'exprimer qu'en termes politiques, syndicalistes, écologistes, etc., vous avez mal lu Le Signe ou votre vocation propagandiste n'est pas celle apostolique d'un Pèlerin d'Arès. Dans ce cas, rien ne vous empêche de fonder une mission d'esprit "lutte sociale réaliste" — c'est votre liberté — ni même de dire que vous vous inspirez plus ou ou moins de Le Signe, mais ne le faites pas au nom des Pèlerins d'Arès, au nom du Fond, des principes spirituels que rappelle cette Sainte Parole, principes qui relient entre eux les Pèlerins d'Arès, le petit reste de pénitents, principes qu'ils viennent chaque année rafraîchir au Pèlerinage.
La mission spirituelle n'ignore pas les réalités sociales, puisqu'elle s'adresse à la société, mais le mal sur lequel nous attirons la conscience publique n'est pas spécifiquement celui que dénonce la "lutte sociale réaliste". Le mal que nous dénonçons est beaucoup, beaucoup plus que ça ; c'est le mal absolu opposé au bien absolu. Nous sommes bien au-delà des problèmes de société auxquels vous réduisez votre mission depuis quinze ans. [112C50*14/11/2010]
Je n'ignore pas, bien sûr, que c'est parce que qu'ils se sentent ridicules en parlant d'idéal spirituel, de pénitence, d'âme, etc., que beaucoup de missionnaires ont versé dans la "mission sociale". Ils se sentent plus à l'aise et même chargés d'une mission humaine des plus hautes en reprenant les termes d'espérance de l'idéologie de gauche. J'ai toujours laissé mes frères penser et pratiquer leur mission à leur idée et m'en suis mêlé aussi peu que possible, parce que, d'une part, j'ai toujours considéré avec humilité que les autres étaient aussi capables, voire même plus capables que moi dans le domaine pratique de l'apostolat, même si je n'adhère pas personnellement à tous leurs projets, et d'autre part, je ne suis le chef de personne (Signe 16/1). Si je suis intervenu au début des années 2000 pour prier l'assemblée de ramener au "tout spirituel" l'esprit de leur mission, c'était par devoir, parce que le prophétisme de Vérité est ma tâche fondamentale.
Je ne vois pas, d'ailleurs, ce qui empêche un missionnaire de se placer sur le terrain "social" pour souligner l'urgence de la vie spirituelle.
Dans les années 90 je me suis trouvé dans une ville de France où un couple de frères allaient par les rues avec des tracts tout "syndico-politiques," comme dit un des commentateurs.
Je leur dis : "Pensez-vous que votre souci de justice sociale par l'argumentation politique traduise le sublime Message d'Arès ? Vous le trahissez par l'exiguïté même de vos arguments."
Ils me répondirent à peu près ce que me dit Non-signé dans son commentaire 112C48 : "Il n'y a que ça que les gens comprennent."
Je répliquai en substance : "Pensez-vous que Jésus et le Père à Arès nous ont envoyés à un monde qui aurait compris depuis longtemps la Parole et qui l'auraient seulement un peu négligée ? Non ! Mon peuple ne comprend plus, crie déjà le Créateur par la bouche d'Isaïe ! C'est pourquoi notre mission est difficile. Parce que notre foi n'a pas ou n'a que très peu de points communs avec la mentalité rationaliste et idéologique en vigueur. C'est un difficile retournement des esprits que nous sommes envoyés faire. C'est un travail dont on sort les bras bleuis quand on a accepté Le Signe et qu'on s'est engagé comme moissonneur."
Je relus rapidement leur tract et je conclus : "Vous êtes des hommes et rien ne vous empêche de citer des hommes que vous croyez être les seuls guides que, selon vous, les assoiffés de justice sociale — les gens — reconnaissent, mais citez-les pour montrer qu'il y a au-dessus d'eux un meilleur Guide de justice, un Guide suprême qui a pour souci leur Vie totale, pas seulement leur salaire ou leurs avantages sociaux. Écrivez par exemple :
"Oui, le destin de l'homme légitimement assoiffé de justice sociale doit beaucoup à Marx, Jaurès, Jospin (alors premier ministre), la CGT et FO, mais ce ne sont pas les pionniers du destin humain, ce ne sont que les épiciers d'un superproduit : l'humanité, cultivé ailleurs, cultivé au fond de vos tripes, de votre cœur, de votre âme. Votre destin, votre bonheur, le bonheur de vos enfants, ne dépendent que de vous-mêmes, que de l'amour, du pardon, de la paix que vous donnerez, de l'intelligence spirituelle que vous réveillerez en vous, de votre liberté absolue qui seule vous permettra de passer les barrières sociales, les barrières du mal. C'est ce que le Créateur appelle tout bêtement pénitence et salut. Ça ne se trouve pas dans une bénitier, mais en vous-mêmes !"
Je n'ai jamais su si ces deux missionnaires avaient suivi mon conseil.
Tout dernièrement c'est dans le même esprit que j'ai recommandé le libellé suivant à une autre mission, qui, elle, a honoré mon conseil :
"On le voit, la démocratie elle-même ne solutionne plus
l’injustice, l’exploitation, les guerres personnelles et sociales.
La solution est d’une autre nature, spirituelle :
la pénitence non au sens que la religion donne au mot,
mais que Le Signe lui donne !
La lutte sociale, même légitime n’a pas vaincu et ne vaincra pas
le mal tant que l’amour n’aura pas transformé le débat
des intérêts en dialogue entre hommes d’âme et de cœur."
Nous pouvons montrer que nous ne sommes pas des rêveurs éloignés des vérités du monde, mais que nous connaissons l'existence d'une Vérité au-dessus des vérités du monde et qui est la solution suprême du mal. [112C51*15/11/2010]
Bien sûr, quand je parle de mission, il est toujours sous-entendu que je parle de moisson des épis mûrs, de moisson dans le monde déjà semé, mais non de mission de conversion.
Je quitte aujourd'hui le Sud, je reprends la route pour regagner mon bureau de Bordeaux où m'attend beaucoup de travail avant de revenir ici avant la fin de l'année. À votre souhait : "J'espère que ça marche !" je réponds : Oui, ça commence à marcher et j'espère que ça continuera.
Je le répète sans cesse à mes frères et sœurs, avec lesquels je viens de passer plusieurs jours, toute mission est effort, travail, bien préparé d'abord dans l'âme et le cœur, puis ensuite soutenu.
Le tract compte mais est secondaire en tant que papier imprimé ; l'homme qui tend le papier fait partie du tract, est le tract ! Nous missionnons sans relâche sur un seul thème : la pénitence, et sans changer de tract aussi longtemps que durera la campagne actuelle. Donc travail bien préparé dans la foi, la prière, la revitalisation de la Parole au fond de soi, puisqu'on est la Voix du Père, puis travail concerté, persévérant, soutenu, patient et qualitatif, parce que très faible et très lente est toute remontée du spirituel des fonds de la grande mare déspiritualisée du monde.
Il n'y a pas d'autre recette de mission que la foi brûlante,conquérante, bien instruite par la Parole. Tout le reste est modalité, non sans importance, non irréfléchie, mais on ne prépare pas une mission comme une campagne publicitaire ou politique ; la mission c'est d'abord et avant tout l'âme et le cœur qui s'ouvrent au monde dans un Feu continu, non un feu de paille par-ci par-là qui ne réchauffe personne, ni le moisonneur ni le public.
Le spirituel est fugace, le terrestre est fugace, mais seule une mission non fugace, permanente et tenace servira le surnaturel et dégèlera le terrestre. [112C52*16/11/2010]
Peut-être êtes-vous bordelais, puisque vos père et mère assistèrent à L'Œil S'Ouvre à Bordeaux — Était-ce bien en 1987 ? Je n'en suis pas sûr, mais ma mémoire n'a pas "toujours bon pied bon œil."
Si vous êtes bordelais, rendez une petite visite au local "L'Eau Forte" des Pèlerins d'Arès de Bordeaux, rue Monbazon ! Ce n'est pas très loin de la tour de la Communauté Urbaine.
Surmontez votre peur ! Votre obligation de réserve de fonctionnaire sera totalement respectée, mais vous apporterez au groupe missionnaire de cette ville le réconfort de votre fraternité.
Surmontez votre peur ! Le Signe, quand elle convainc, fait souvent subir au lecteur convaincu un racornissement de ses dispositions métaphysiques. Il se cache sous le grand chapeau gris de "l'indifférent monsieur tout-le-monde", comme si brutalement sur son front s'était tatoué : "Je crois dans Le Signe." Il n'a pas seulement peur d'être repéré comme pèlerin d'Arès potentiel, il a également peur que sa foi passe par l'entonnoir de la Parole du Père dans la cuvette de la mission active, car pénitence = salut, mais aussi pénitence = moisson de pénitents.
Surmontez votre peur ! Chez nous personne n'est forcé à rien. La plupart d'entre nous, sauf nos novices, ont dissous en eux cet enthousiasme vulgaire qui consiste à ne pas tenir compte de la sensibilité de celui ou celle qui pousse leur porte. Seule votre propre conscience vous forcera peut-être un jour à devenir un pénitent et un apôtre. Je l'espère bien. Alors, vous entrerez peut-être dans ce petit reste que je suis envoyé rassembler (Signe 24/1). [112C56*18/11/2010]
Mon frère, je suis très ému en lisant votre commentaire. Merci pour votre témoignage, cet acte de grande humilité, donc de grande lucidité !
Concernant le prêt de l'âme, oui, je parle au sens propre de prêt.
Dans l'état où j'étais en 1974, esprit ecclésiastique étranger à l'Esprit du Surnaturel entré chez moi sans frapper la nuit, non souhaité, méconnaissable, devant qui j'aurais pu m'enfuir au lieu de tomber à genoux, qui d'aspect et de paroles contredisait à peu près totalement ce qu'était alors ma foi d'église, je ne vois pas comment j'aurais pu accepter Jésus et son Message et monter sur le Parvis du Père (Signe 2/16) si Celui-ci n'avait précédé ma pénitence en me prêtant une âme, provisoire, en attendant que je fasse le choix libre d'entrer en pénitence et de me créer ainsi la mienne d'âme, plus tard.
Dieu ne force personne à le recevoir ou à recevoir son messager, mais si, dans l'urgence, il veut absolument se manifester, il doit mettre l'homme, même le prêtre qui imagine Dieu tout autrement qu'il n'est et pour qui il est le grand Inconnu, en état de l'accepter. Je ne vois pas comment il peut le faire autrement qu'en collant au témoin une âme imméritée, provisoire donc, puisque c'est l'âme le pont, le vaisseau, nécessaire entre l'humain et le grande Mer de Vérité (voir Veillées 17 et 18). [112C57*18/11/2010]
Merci. Grande émotion en moi de voir revenir un frère demeuré silencieux de si longues années ! [112C59*23/11/2010]
Vous philosophez sur mon entrée 112, qui, elle, n'a rien de philosophique.
Mon entrée 112 n'est pas fondée sur des déductions venues de la réflexion, mais seulement sur ce que m'enseigne Le Signe, à savoir que l'homme trouve la Vérité et son Salut par son âme et exclusivement par son âme, dont il se munit par la pénitence. Par conséquent, puisque je n'étais pas pénitent quand Jésus parut devant moi la nuit du 14 au 15 janvier 1974, je ne pus être en état de percevoir la Vérité qui allait m'être révélée que si j'étais soudain muni d'une âme de prêt.
Je développe :
Je ne vois pas l'opposition entre bien et mal comme relatif au temps qu'il faut au bien pour vaincre le mal ou, comme dans votre commentaire, au temps par lequel Dieu devrait précéder le mal pour faire connaître le Bien à un témoin.
Je ne crois pas que Dieu "devance le mal", même "dans les limites du prévisible" ( ?), car Dieu après le Déluge a opté pour le Bien absolu (Genèse 8/21) et ce Bien n'est pas dépendant du temps, du temps "devancé" ou du temps en retard.
Dieu est hors du temps (Signe 12/6), il ne saurait ni être en retard sur le mal ni précéder le mal comme vous l'envisagez. Dieu est ailleurs, il n'a pas de rapport au mal.
D'ailleurs, s'il était dans la Nature de Dieu de "devancer le mal dans les limites du prévisible", quand (par exemple) un malheur de la dimension désastreuse de la guerre de 1914-1918 ou de la guerre 1939-1945 devient "prévisible", pourquoi dans sa Bonté ne le devancerait-il pas, en l'empêchant ? S'il ne le fait pas, c'est parce qu'il n'a pas, sa Bonté n'a pas, de rapport au mal comme nous autres pécheurs, inventeurs et fauteurs de mal, en avons.
Dieu est hors du mal et nous sommes dans la mal comme Dieu est hors du temps et nous sommes dans le temps.
Certes, l'homme a été créé à l'image et ressemblance de Dieu (Génèse 1/26-27), mais cette image n'est plus en l'homme pécheur que virtuelle. Pour la retrouver effective, réelle, l'homme doit entrer en pénitence.
Certes aussi, l'homme a besoin de temps pour sa pénitence, mais ce temps n'a pas d'horloge fixe et, de ce fait, la perception de la Vérité* dépend non du temps mais de l'extraordinaire magnanimité que sa propre pénitence montre à l'égard du pénitent. Ce temps peut être très long ou très court, voire même quasiment escamoté. Mais pas du fait de Dieu. Du fait du pénitent. C'est pourquoi le pénitent, mais non Dieu, est producteur de la Grâce même qu'il reçoit et qui le conduit au Salut. C'est pourquoi je dis : La pénitence est productrice de miracle. C'est la parabole fameuse des "Ouvriers de la Vigne" : les ouvriers de la onzième heure gagnent le bien en onze fois moins de temps que les ouvriers de la première heure (Matthieu 20/1-16). Ce qui, selon nos critères humains de justice terrestre paraît injuste, mais qui est juste pour Dieu ; c'est la Justice de Dieu.
Mais moi, la nuit du 14 au 15 janvier 1974 je n'étais même pas un ouvrier dans la vigne ; je n'étais pas le moindre commencement du début d'une pénitence ; je n'avais pas le moindre atome d'âme.
Il a bien fallu qu'une âme me fut prêtée, une d'occasion, même une toute petite, une rafistolée.
Il est vrai que je ne suis pas bien malin.
Esprit grossier, je pense comme un gros bêta qu'il fallut me prêter une houe pour désherber et passer sans tarder dans le jardin (Signe xvi/17) que je devrais plus tard montrer au monde, parce que désherber à la main, c'est long, surtout pour moi nul en jardinage, et Jésus n'avait que trois mois à me consacrer, pas de temps à perdre donc... Je ne pense quand même pas que, pour autant, Dieu dût faire le boulot et passer devant moi avec sa propre houe pour m'ouvrir le passage entre les rames de haricots.
* La Vérité est que le monde doit changer, 28/7, montre le rapport direct entre Vérité et Salut, donc entre Vérité et âme, Vérité et pénitence. Il n'y a pas là non plus de rapport entre Vérité et temps. [112C62*24/11/2010]
Si, mon frère, j'estime "utile de répondre", car je vous ai troublé. Je me sens en faute.
Jésus ne s'était-il pas senti en faute d'avoir troublé Thomas, auquel entendre parler de résurrection ne suffisait pas, quand il lui tendit ses bras et lui montra sa poitrine pour qu'il y vit de plus près ?
Avant toute chose, je vous demande de me pardonner l'usage, dans "je n'avais pas le moindre atome d'âme" (ma réponse 112C62) ; d'une expression qui appartient au langage familier, mais ici usage trop léger, usage d'étourdi, puisque ces mots vous ont troublé.
De ce fait, je vais me donner un mal de chien pour m'expliquer.
Au sens propre, mon expression "pas le moindre atome d'âme" est comme "mal de chien", tout à fait impropre, vu que je ne suis pas un chien (si, si, je vous assure, je ne suis pas un chien et je n'ai même pas la moindre idée du mal que peut se donner un chien) et vu que l'âme n'est pas, comme les anges ne sont pas ou que l'esprit n'est pas, de la nature physique atomique expérimentable, pondérable, mesurable, qui permettrait de dire qu'on en a une ou qu'on n'en a pas.
Surcroît de faute de ma part : Que mon âme eût été faite d'atomes ou non esr sans importance, puisque je ne peux pas savoir si j'avais ou non une âme, véhicule du Salut, ainsi que le dit la Parole elle-même : Qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/3).
Au sens figuré, cependant, l'expression "je n'avais pas le moindre atome d'âme" pour moi présente une certaine exactitude.
Oui, c'est vrai, quand j'étais ecclésiastique, j'étais comme vous dites "bon, un homme dans son église certes, avec ses crédos, ses certitudes, ses suffisances mais sans turpitudes, avec des qualités d'honnête homme au service de ses ouailles." Je crois que mes mots, pour évoquer le mystère, qui reste pour moi entier, de l'élection faite par le Ciel de l'homme banal et sans sainteté que j'étais, sont plus souvent ceux-ci : "Quand j'étais ecclésiastique, j'étais un brave type, qui ne faisait de mal à personne, mais je n'étais pas un mystique."
Mais n'avez-vous pas remarqué, mon frère, que la rue où nous appelons les passant à la pénitence est remplie en grande partie "d'honnêtes gens", de "braves types qui ne font de mal à personne" comme j'étais moi-même avant 1974 ? Alors, pourquoi les appeler à entrer en pénitence et à rejoindre un petit reste de pénitents ?
Ça ne sert apparemment à rien, puisqu'apparemment le monde est déjà constitué, et c'est vrai, de braves gens, bons au sens commun, qui remplissent leurs devoirs d'honnêteté et de bonnes relations envers leurs familles, leurs employeurs, leurs collègues, leurs voisins. Sans nul doute, beaucoup des hommes et femmes qui vivent aujourd'hui, croyants ou athées, sont même meilleurs que nous, Pèlerins d'Arès et promis au salut. Alors donc, j'insiste, pourquoi leur distribuer des tracts, les appeler à rejoindre le petit reste de pénitents, puisqu'apparemment ils seraient déjà pénitents sans le savoir ?
Vous, qui êtes missionnaire, vous connaissez la réponse mieux que personne. Vous savez que si cela suffisait, le Créateur ne serait pas redescendu parler aux hommes en 1974 et 1977. S'il descendit à Arès, c'est parce que l'enjeu n'est pas le salut personnel (celui que prêche l'église), mais le changement (donc le Salut) du monde (Signe 28/7), monde qui se rapproche dangereusement d'un point de non-retour du mal, le péché des péché (38/2).
Le vrai pénitent au sens que donne à ce mot Le Signe n'est pas celui qui est pénitent pour lui-même — Je ne cesse de dire : "Nul ne se sauve sans sauver les autres" et/ou "La mort est une épreuve même pour le juste, parce que l'homme n'a pas été créé pour la mort, et tant que nous n'aurons pas fait se lever le Jour de la résurrection (Signe 31/8), notre salut ne sera que relatif, une survie interminable sans bonheur."
Le vrai pénitent est celui qui a pris conscience qu'il est image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26/27), donc co-créateur du monde et qu'il doit recréer Éden, le jardin qui ne fane pas (Signe xvi/17), celui qui dans cet esprit acquiert et développe en lui l'amour du prochain, qui, beaucoup plus que la charité, est l'amour du prochain au point de se soucier du salut des autres, de tous les autres, de tous les humains qui couvrent la terre, bref, du monde, qui est en fait sa vraie famille, sa propre et vraie nature de chair, esprit et âme (Signe 17/7) qui se sent chair, esprit et âme de chacun des hommes de cette terre au sens qu'il souffre et se réjouit avec tous les hommes qui souffrent et se réjouissent. Ne m'avez-vous pas entendu maintes fois répéter et expliquer tout cela ?
De ce fait, pas plus que le pape, le prince de Rome (Signe 28/8) ou n'importe quel roi blanc (x/3-7... xLv/24), n'est un mauvais homme, un homme malhonnête, malintentionné, je n'étais, dans mon église, un mauvais homme, un homme malhonnête, malintentionné, mais j'étais très loin du dépassement — de la transcendance ou transfiguration —, qui est la direction — la "direction de certitude ("Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas") — que se donne la vraie pénitence, celle qu'allait me demander d'accepter et d'accomplir la Parole reçue à Arès.
J'allais, à partir de 1974, entrer en pénitence, pénitence que je poursuis depuis trente-sept ans bientôt et que je poursuivrai jusqu'à mon dernier souffle et qui ne suffira peut-être pas à me sauver — qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (11/3) — et je me crois ainsi en droit de considérer qu'avant 1974, avant d'entrer en pénitence, je n'étais pas pénitent au sens de Le Signe et que je n'ai donc pas la moindre certitude que j'avais une âme, quoique j'aie pu en avoir une, mais que j'aie encore d'honnêtes raisons d'en douter.
Pourquoi ?
Parce qu'après 1974, il me fallut changer ma vie (Signe 30/11).
Il me fallut devenir bon au sens qu'entend Dieu par ce mot : Vous serez bons (ou saints) comme moi Yahvé, votre Dieu, Je suis bon (ou saint) (Lévitique 19/2).
Il me fallut, éveillant ma conscience spirituelle que j'avais confondue avec ma conscience religieuse, corriger en moi quantité de péchés, que je n'avais pas vus comme péchés jusqu'alors. Notamment, corriger en moi les tendances de quantité de "braves types" à être autoritaire, coléreux, satisfait de moi, voire même immodeste, à ne pas montrer à mon épouse, bien que l'aimant romantiquement comme n'importe quel brave type aime sa femme, plus d'indulgence et de compréhension que je ne lui en avait montré jusqu'alors, à ne pas envisager de sortir du confort qu'avait eue jusqu'alors ma vie pour accepter la pauvreté que j'ai connue ensuite et que je connais encore, toute relativité faite avec les obligations de ma mission à quoi je consacre le minimum de biens que je dois posséder aujourd'hui pour bien la remplir, et surtout à ne pas considérer comme favorables au progrès moral et social et même au salut ceux qui n'étaient pas de mes compagnons politiquement gauchistes ou religieusement orthodoxes.
Il me fallut apprendre à aimer tous les hommes sans exception, mes ennemis et détracteurs compris, à pardonner toutes les offenses sans exception, à faire la paix en toutes circonstances, à comprendre que l'intelligence spirituelle (Signe 32/5) est autre chose que l'intelligence intellectuelle, qu'être libre n'est pas liberté si être libre ou ne pas voir les autres comme libres n'est pas absolu (10/10). J'abrège.
Et il m'a fallu accepter ainsi toutes les antinomies dont est faite la vie spirituelle du pénitent, la seule qui puisse un jour conduire le monde au changement et à la Vie.
Quand je vois ce que je suis aujourd'hui, certainement encore bien imparfait, et comme je fut avant 1974, je crois que je peux sans trop grands troubles de conscience, parce que ce n'est qu'une façon de parler, dire que "je n'avais "pas le moindre atome d'âme" avant d'entrer en pénitence.
Et je sollicite encore une fois votre pardon, parce que je vous ai troublé. [112C63*25/11/2010]