Sie brüllt, wir spielen (Elle mugit, nous jouons), Paul Klee

(Source : (2021) Paul Klee : Entre mondes, p. 173 ISBN: 978-2-08-023665-4)

Source  : Paul Klee (Entre mondes, p. 173, ISBN : 978-2-08-023665-4, Wikimedia)

8.000 avant Jésus Christ, population mondiale  : 5 millions
3.000 avant Jésus Christ  : 15 millions
au temps de Jésus Christ  : 200 millions
1804 (couronnement de Napoléon)  : 1 milliard
1929 (naissance de Michel Potay)  : 2 milliards
1968 (mariage de Michel et Christiane Potay)  : 3,5 milliards
2000  : 6 milliards
2011  : 7 milliards
Alerte  !
Comment nous étonner de la crise et des grands chambardements économiques  ? La Chine a dépassé le Japon, ex-champion de l’économie, maintenant en déclin. Quoi demain  ? La famine générale, comme annoncé par le réchauffement climatique, ennemi de l’agriculture  ?
En Occident le déclin économique a commencé il ya trente ans et n’a cessé d’accélérer. D’où les emprunts énormes faits par les nations occidentales pour continuer de rêver qu’elles sont encore riches et possèdent les plus enviables industries et systèmes sociaux. Le gros problème en Europe, en particulier en France où Dieu est revenu parler en 1974-1977, c’est le refus d’avouer la lente décroissance, l’inévitable précarité du matérialisme.
Notre déclin économique n’est plus cyclique, mais structurel, c’est-à-dire que le bon vieux temps ne reviendra pas, le recul sera lent, mais continuel. Malgré cela, on continue de légiférer comme si plus de lois étaient la solution. Hélas, plus les lois se multiplient, plus vite elles tuent la liberté d’entreprendre, l’inventivité, la débrouille, qui pourraient adoucir ou même résoudre beaucoup de problèmes qui nous attendent. Mais que peuvent faire des princes sinon des lois  ?
Nous comprenons mieux l’urgence mise par le Père dans Le Signe, son insistante quand en 1974 il dénigra les princes du culte religieux, du culte politique, du culte financier. Son dénigrement parut discutable alors, pas si urgent en tout cas  ; les choses n’allaient pas si mal sur la Terre, dont la population n’était encore que de 4 milliards et quelques.
Mais le temps est venu de nous remuer, de ne pas seulement aller par les rues aimablement chercher et moissonner les braves cœurs prêts pour la pénitence, pour changer leur vie (Signe 30/11), trouver le salut. Nous devons aussi aller par les rues faire prendre conscience que changer sa vie personnelle, c’est contribuer à une urgence  : changer le monde (Signe28/7), le sauver.
Certes, dans un monde où sévit le mal la crise est permanente et inévitable, mais elle fait aujourd’hui une poussée inquiétante. Le philosophe, Thomas Hobbes, je crois, dans «  Léviathan  » disait  : «  La première inclination de l’humanité est l’envie, la quête perpétuelle du plus  : pouvoirs et propriétés.  » Pour les prophètes, Zoroastre et Bouddha compris, pour Jésus et Mouhamad, pour les Pèlerins d’Arès, l’envie du plus est aussi la pemière inclination, mais du plus spirituel, du Bien supérieur, sans l’expérience duquel aucun bonheur vrai n’est possible, même matériellement parlant. C’est parce que cette évidence est trop claire qu’on ne la voit pas  ; elle éblouit. Cependant, le Message qu’envoie Le Signe au monde n’entre pas dans un processus stimulus-réponse comme un slogan philosophique, religieux, politique, commercial, mais dans un processus existentiel, de vie.  De là sa difficulté à s’exprimer dans la mission de rue, qui est une mission d’immédiateté. Notre humanité occidentale moderne risque un désastre, qu’elle aura du mal à intégrer à sa vie  : la perte de beaucoup de ce qu’elle a eu. Il faudra trouver de nouveaux moyens de vivre et notamment de vivre ensemble. C’est là que notre mission a son mot à dire  !
La politique est tout à la technologie socio-légaliste. Les hommes sont ligotés par une magistrature de la «  conscience  » qui s’impose à la vraie conscience, celle des réalités humaines qui sont spirituelles. La politique ne requiert pas l’avis d’hommes vivant leurs réalités existentielles en leur entièreté bio-spirituelle, mais «  d’experts  », de technocrates «  à casquettes de plomb  », aurait dit Rimbaud. Toute décision politique suit une typologie sociologique et légaliste, loin du réel, parce qu’on a déclaré le réel non observable, non rationnel, et on l’a mis au placard.
Le Signe ouvre le placard, en libère le réel, y enfourne la loi des rats (Signe xix/24) et les gloses (Signe 10/10) des docteurs religieux, politiques, financiers, idéologique — Le Père ne distingue pas entre eux.
Même quand ils traitent de souffrances et d’injustices, la pensée et la parole du gouvernement du monde et de leurs guetteurs (Signe xLv/10-22) sont celles fixes du perroquet qui jase ou de la vache qui mugit (xxxv/2). Toute politique postule l’homme comme le jars fort et beau dans sa cage, qu’elle gave (c’est ce gavage qui devient difficile) pour qu’il se tienne tranquille et continue de ne pas avoir l’œuf (xxxvi/3) de la liberté absolue (Signe 10/10), n’entreprenne pas l’ascension (7/2, 25/6, 26/6-9, etc) vers le vrai bonheur (36/23, 37/9), celui qui se gagne par la pénitence, non celui qui serait exigible, comme le prétend le discours politique.
Le Signe dit de cent façons que l’homme de base est bien meilleur moralement, bien plus capable de son destin aussi, que ne le disent les technocrates. Le Signe nous pousse à sortir du contrat social qui nous enchaîne à la politique, à la religion, à l’argent, pour un contrat social naturel et spirituel, qui reste à faire comprendre et accepter, parce que même les croyants, laissés faibles (Signe 36/5) et myopes, en sont restés à l’idée qu’il est impraticable. Il faut clamer de deux dents (Signe xxxi/17), c.-à-d. deux fois plus fort, clamer nuit et jour (xLviii/1-3), que Dieu est revenu dire que ce contrat social naturel et spirituel est praticable, même s’il faut pour cela plus de quatre générations (24/2). C’est là le Fond de notre mission (28/7).
Les hommes sont des Dieux virtuels (Signe 2/13), mais aussi des animaux virtuels. Le Signe sonne pour eux l’heure du choix. La surpopulation les fera retomber dans l’animalité, peut-être sans retour — péché des péché (38/2) —, mais la pénitence les fera retrouver l’image et ressemblance du Père.

Commentaires et réponses d’origine
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.

© Michel Potay 2011 — Tous droits réservés