Le Signe n’est pas une idéologie.
Elle change l’homme de Mal en Bien.

Uebermut Exubérance, Paul Klee, 1939 (Zentrum Paul Klee, Berne)*
Les deux semaines passées, j’ai visité trois missions à Paris, Tours et Lorient. J’ai en projet de visiter celles de Lille, Lyon et Marseille. Si je résous certains problèmes de santé, je reprendrai ma mission à Nice, interrompue en juin.
J’ai 84 ans, ma vigueur a fléchi, mais je resterai le Témoin du Père jusqu’à mon dernier souffle.
Vers le début des années 90 les missions oublièrent qu’elles me devaient de connaître Le Signe, puisqu’au sortir de l’événement surnaturel qui avait bouleversé ma vie en 1974 j’en avais été le premier et seul apôtre. À peu près vingt ans durant, les missions ne firent plus appel à mes conseils (Signe 16/2) et enseignements (39/1). N’étant le chef de personne (16/1) et les assemblées étant souveraines d’elles-mêmes (8/1), je ne pouvais pas intervenir d’autorité sans contrevenir à la Parole. Alors apparut puis sévit la malheureuse « mission sociale, » qui déspiritualisa notre témoignage et faussa notre image. Au Pèlerinage de 2005 je lançai une vive supplique pour une mission totalement respiritualisée, mais c’est seulement en 2010 que, certaines missions disparaissant ou se trouvant en difficultés, on commença vraiment à m’écouter. J’aidai ainsi la mission de Nice, puis celle de Paris, à retrouver le Souffle et la Vie, la pénitence et la vraie piété, leur rappelant tout ce qui donne aux Pèlerins d’Arès une dynamique spirituelle unique, absolument spécifique.
Il s’avère que toutes les missions que je m’efforce d’aider se sont empêtrées dans le même filet. Le filet de l’idéologie. Elles s’en extirpent difficilement, réalisant que ce qu’elles représentent n’est pas une idéologie, mais bien au contraire l’absence d’idéologie, la fin de l’idéologie.
La Gauche politique, la Droite politique, le Judaïsme, le Christianisme d’église, l’Organisation de Jéhovah (les Témoins de Jéhovah), bref, tous les mouvements politiques, religieux, philosophiques professent des idéologies, des dogmes, des doctrines. Nous, Pèlerins d’Arès, nous répandons seulement le Bien, qui conduit à la Vie (Signe 24/5).
Ce distinguo capital doit changer le monde (Signe 28/7), mais c’est là quelque chose difficile à faire passer dans les esprits.
Dans Le Signe on trouve les versets 25/5-6, que j’ai introduits dans ma piété (35/6) et que je récite quatre fois par jour. Ils disent on ne peut plus clairement que les multiples façons dont les croyants expriment leur foi et prient ou expriment leur incroyance sont sans importance, parce que le Père connaît les noms de tous les hommes qui recèlent le Bien au fond d’eux. C’est eux tous sans distinction qu’il nous faut aimer déjà (25/7), c.-à-d. avant même qu’ils changent leurs vies (30/11) en bien.
Changer en Bien, il n’y a rien de plus à faire ! Non ce que tu crois, mais ce que tu fais te sauve. Ce que tu fais pour aimer tous les hommes, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tous, user d’intelligence du cœur et contrebalancer l’intelligence intellectuelle, enfin te rendre libre de tous préjugés et toutes peurs. En bref, sois pénitent pour créer ton âme (Signe V.17), te sauver et contribuer à changer le monde !
Nous étions tous autre chose avant de devenir Pèlerins d’Arès, ce qui prit du temps, car si renoncer à ses anciennes idées et adhérer à des idées nouvelles peut être relativement rapide, changer sa vie en Bien, c’est-à-dire changer de comportement est lent.
Une idéologie, quelle qu’elle soit, contient en puissance une condamnation, un anathème, une menace, un reproche envers ceux qui ne la suivent pas. La foi arésienne ne suit pas du tout ce schéma. Elle dit : Voilà le sentier qui mène l’individu au salut et le monde au bonheur, mais nous respectons la liberté de tous et ne condamnons personne, car qui peut savoir qui est sauvé et qui n’est pas sauvé (Signe 11/3) ?
« Mais alors, » nous disent les personnes de rencontre, « être Pèlerin d’Arès ne sert à rien, puisque je peux rester Catholique, Athée, Musulman, Bouddhiste, etc., et être sauvé, pourvu que je pratique l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur et que je sois libre de tous préjugés ? » Nous répondons : « Si vous devenez cet homme de Bien actif, un pénitent, vous quitterez insensiblement la planète des idées pour la planète de la Vie (Signe 24/5), vous sentirez un autre monde sous vos pieds, Tôt ou tard, vous comprendrez pourquoi Dieu recrute un petit reste d’apôtres, des moissonneurs de pénitents pour appeler le monde au Bien actif. Les Pèlerins d’Arès sont ces apôtres. Le plus bel idéal qui soit. Dieu chantera de joie quand vous gagnerez leurs rangs ! »
*Paul Klee (1879 − 1940)
Uebermut, 1939, 1251
Exubérance, 1939, 1251
huile et couleur à la colle sur papier sur toile de jute ; cadre original
101 x 130 cm
Zentrum Paul Klee, Berne
Crédits photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives d’images
© Michel Potay 2013 — Tous droits réservés


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