La pénitence est un tâtonnement, un apprentissage qui peut durer toute la vie,
mais il faut le commencer dès maintenant, parce qu’il faut changer le monde (28/7)
pour le sauver. Aucun niveau n’est fixé, c’est le découragement qui est impiété (13/8).

Engel, noch tastend = Angel still groping about, Paul Klee. (Source : Public domain, Wikimedia)

Engel, noch tastend = Ange tâtonnant encore, Paul Klee
Photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives d’images*

Pèlerins d’Arès nous sommes apôtres.
Mais lisez nos tracts  ! Comme la presse, les politiciens et les sermons du dimanche ils raisonnent  : « Ce monde est désastreux, injuste, menteur, impi­toyable, il faut faire quelque chose  ! » Or, cela les gens qui nous écoutent le savent et ou bien ils sont blasés, car rien n’a fonda­mentalement changé depuis longtemps, ou bien ils ont leurs solutions et la nôtre ne les intéresse pas.
La pénitence seule vaincra le mal. Elle est la norme et l’étendard du Signe.
Nous sommes seuls à prêcher la pénitence. Elle est pour l’individu comme pour le monde une question de vie ou de mort spirituelle d’abord et pour finir d’immor­talisation ou de déclin physique.
« Oui, mais combien d’humains sentent-ils leur sort personnel lié à celui du monde  ? » va-t-on me demander.
Peu, c’est vrai, pour le moment du moins, et il n’y a qu’un moyen de moissonner ce peu qui nous entendra et qui formera la pieuse gente, une brume d’Eau du Ciel sur le monde pour le sauver (Signe xLv/13-17), c’est de rappeler partout avec force que, même perdu parmi sept milliards d’humains, chaque homme est image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27), un co-créateur du monde et que nul ne se recrée et ne se sauve sans participer consciem­ment ou inconsciemment à la recréation et au salut du monde.
La pénitence est l’idée-force du Signe  : Moi, Créateur du monde et de chaque homme qu’elle porte, Je ne pardonne pas le péché. Mon Salut n’est pas au bout du Pardon (de Dieu), mais au bout de la pénitence (de l’homme) (30/10). La Vérité est que le monde doit changer (28/7).

L’idée que nous devons clamer depuis 1974 est des plus simples  :

Frère humain, toi et le monde sont une seule et même vie, ton salut et le salut du monde dépendent l’un de l’autre et ta part du processus est
Ta pénitence personnelle, qui consiste à aimer ton prochain, pardonner les offenses, faire la paix, penser et parler avec l’intelligence du cœur, être libre de tous préjugés, et
Ta moisson d’autres pénitents, parce que l’amour est un partage avec toute l’humanité.
Nul besoin de religion, de politique, d’idéologie, de dogme. Pas de complications cachées.
Seulement la pénitence  !

C’est si simple que quand nous avons dit cela, les gens, dans cette vie de plus en plus compliquée, anxiogène, traitresse, où beaucoup frisent le pétage de plombs, nous regardent avec des yeux interrogateurs, ils attendent la suite, cherchent à deviner les intrications et pressions cachées.
Mais de suite, d’intrications et de pressions cachées il n’y pas  !
Cette simplicité devrait convenir à des humains qui exècrent de plus en plus les institutions, religions, politiques, lois, règlements, contraintes, et qui nagent difficilement contre une forte houle politico-sociétale qui pourrait bien tourner en tempête.
Mais non, cette simplicité ne leur convient pas. Pas de prime abord, en tout cas.
Nous ajoutons (s’ils nous en laissent le temps)  :

Frère humain, reste catholique, protestant, juif, musulman, bouddhiste ou athée, mais sois pénitent, change ta vie (Signe 30/10-11), parce qu’il faut changer le monde (28/7) du mal en bien avant qu’il ne pourrisse et ne souffre atrocement par le péché des péchés (38/2).
Sois pénitent même si tu ne rejoins pas le petit reste (24/1). Le petit reste, c’est la confrérie qui prolonge l’action du prophète, seulement des croyants centrés sur la pratique vécue et la propagation du Signe.

Mais les gens, s’ils n’ont pas encore fui, attendent la suite, les intrications et pressions cachées. Curiosité méfiante peut-être due à ce que changer sa vie (Signe 30/11), la sortir du standard, de la chienlit moderne, demande quelque chose qu’ils n’ont plus  : l’individualité et la personnalité créatrices, et parce que l’effort de les retrouver ne les affriole pas.
Certains cependant disent des choses comme  : « Ce que vous proposez existe déjà. Il y a des enseignements anciens du même genre dans les ashrams hindous, les monastères bouddhistes ou soto zen, les cercles soufis, voire des monastères chrétiens. le groupe Gurdjieff, etcetera. »
Nous répondons (si on nous en laisse le temps)  :

Nul doute. Il existe des voies « d’éveil » ou de « libération » hors de la religion ou de l’éthique, pour passer d’un état d’être à un autre état d’être. Mais Dieu par Le Signe n’appelle pas au salut personnel par des chemins qui ne concernent que les rares capables de les suivre. Il appelle à la Vie spirituelle et au Salut universels  : La Vérité, c’est que le monde doit changer (28/7). Le monde  ! Avec d’autres mots Dieu reprend le Sermon sur la Montagne de Jésus (Matthieu ch. 5 à 7) qui universalise la pénitence, et dans ce mouvement même le petit reste de pénitents n’est pas un nec plus ultra promis à une eschatologie privilégiée, mais seulement un rassemblement de frères et sœurs particulièrement dévoués et actifs. L’objectif est des plus simples  : L’humanité ne se sauvera jamais par la religion, la politique, la loi, mais par la bonté d’un grand nombre d’humains.

Dieu n’exige même pas qu’on croie qu’Il existe (Signe 28/12). Le Signe met certes la masse humaine à l’épreuve du réel. pour qu’elle retourne au réel dont Lui, Dieu, est l’apex. Mais Dieu est patient et se montrera en temps utile. Il sait que l’homme fuit le réel aujourd’hui  : même le matérialisme et l’athéisme sont des évasions du réel, à preuve le cinéma, le plus païen des arts, qui plonge les masses dans la fiction.
La libération spirituelle a peu à voir avec la libération philosophique ou idéologique. C’est pourquoi nous sommes tout au plus existentialistes philosophiquement. Par contre, nous sommes à fond spirituels et en quête de Vie (Sign 24/5).

Mais oui, homme, qui que tu sois tu es spirituel. Tu ne le sais pas, c’est tout. Écoute-moi  ! La Voie Droite (Coran, « Al Fatiha » 1/6) n’est pas dans les livres, dans les discours, dans les prières, mais en toi-même et elle est toute simple.
Viens  ! Tu peux te sauver et sauver le monde  !

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