La pénitence nous est tombée dessus comme la pomme sur Newton.
La pénitence comme une pomme disparaissant dans le sol ou dans l’estomac n’est rien, pensent en haussant les épaules les gens auxquels parlent nos missionnaires. Oui, mais ce n’est pas la pomme, c’est son mouvement de l’arbre à la terre qu’il faut voir, comme Newton le vit et le comprit.
Comme la chute d’une pomme révèle une force : la gravitation, la pénitence révèle une force : le Bien.
Plantons les pommiers de la pénitence  !
La pénitence pas plus qu’une pomme ne garde indéfiniment sa masse et sa distance de la Terre. Elle reste sur sa branche tandis qu’elle mûrit, mais en tombant elle révèlera tôt ou tard sa force gravitationnelle.

L’énergie potentielle de gravitation d’un corps de masse m (les pénitents) à la distance r d’un corps de masse M (les mauvais) produisant le champ de gravitation est  :

(Credit : Alexander Borek, Xilimedia)

Credit  : Alexander Borek (Domaine Public, Wikimedia)

Oh  ! c’est compliqué  !
Mais non.
La pénitence guérira le monde du mal en fonction directe des masses de Bien et de Mal et en fonction inverse de la distance que nous les pénitents créeront entre eux.

Je crois comme Pythagore que tout — même le Père, la Vérité et la Vie — est exprimable en chiffres comme en mots et que, le Jour venu (Signe 31/8), nous ressusciterons conscients de formulations pour l’heure cachées sous l’insondable ignorance où le mal nous a plongés.

Nous savons que la masse des pénitents (Signe 8/4, 13/4, 27/7,etc.) demeurera beaucoup plus faible — d’où son nom de petit reste (24/1) — que la masse des mauvais (xix/1-4-23), encore qu’on ne connaisse pas la valeur de celle-ci, peut-être plus impressionnante qu’importante dans le vaste vide des indifférents et sceptiques. Aussi faut-il que la distance entre nous pénitents et les mauvais soit aussi petite que possible, fonction de notre visibilité toujours plus grande avec l’aide des saints et sous la Protection du Père (Signe 37/7-8).

À DÉFAUT D’ÊTRE VITE NOMBREUX, DEVENONS VITE PLUS VISIBLES  !

Je vais subir une chirurgie cardiaque avec de fortes chances de guérir un rétrécis­sement aortique devenu dangereux, mais l’opération n’est pas complètement sans risques.
Donc,
si la chirurgie réussit, je poursuivrai ma mission,.
mais si le Père estime que mon parcours terrestre s’arrête ici,  je dois avant de m’en aller insister fortement sur ce qui est essentiel dans notre foi et donc dans notre mission  : la pénitence.
Il est bien clair que nous sommes des pénitents en changeant nos vies (Signe 30/11) en bien, en mois­son­nant des pénitents qui à leur tour moisson­neront des pénitents qui à leur tour moissonneront des pénitents et qu’ainsi de suite nous donnerons corps à la Vérité qui est que le monde doit changer (28/7).
Comment changer sa vie  ?
J’insiste  : Cela consiste à aimer, pardonner, faire la paix, se rendre libre (Signe 10/10) de tous préjugés contre quiconque et ranimer son intelligence spirituelle (32/5).
Mais comment cela changera-t-il le monde  ?
J’insiste ici sur la déculturation que nous initierons pour sortir l’homme de la notion traditionnelle du bien et du mal.
Tout a été donné par Dieu à l’humanité une fois pour toutes. Dans ce tout le Bien et le Mal sont des potentialités de l’homme, mais non du Père. Le Père nous demande de réinstaller le Bien sur terre non parce qu’il en serait le Créateur — Il est beaucoup plus que cela, Il a créé l’énergie de vie, mais c’est l’homme qui en fait le mal ou le bien —. Il le demande par Amour, parce qu’Il souffre (Signe 31/2-5) de voir son Enfant pâtir du Mal choisi par Adam (2/1-5).
Le Mal peut être parfait comme le Bien, pensait Spinoza, qui précisait que toute réalité est perfection, de sorte que plus une chose est réelle plus parfaite elle est. C’est cette perfection que perçoit le commun qui par là confond bien et mal et devient si difficile à évangéliser. Rendons le Bien réel, comme le demande le Sermon sur la Montagne, et plus réel il sera plus il existera et sa Victoire surviendra le Jour où reviendra l’éternité. Images et ressemblances du Créateur nous pouvons recréer en bien l’infime partie de l’univers qui nous fut donnée  : la Terre  C’est le labeur difficile que les Pèlerins d’Arès ont accepté d’accomplir.
Spinoza a encore écrit : « L’homme a préféré l’ordre à la confusion comme si l’ordre correspondait à quelque chose de réel dans la nature. » Ainsi l’homme, par une passion du Mal qu’il oppose à notre passion retrouvée du Bien,, impose-t-il à sa race  ce qu’il appelle l’ordre : gouvernement, loi, répression, morale, religion, etc. Nous voyons alors que la pénitence va aussi changer tout cela et ainsi faire beaucoup plus que créer une humanité bonne à côté d’une mauvaise, elle changera la planète de fond en comble (Signe 28/7).

 

 

Commentaires et réponses d’origine
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.

© Michel Potay 2014 — Tous droits réservés