L’existence est routine : on existe comme les roches, les arbres, les souris,
mais on ne trouvera pas la Vie sans choix conscient entre bien et mal, oui et non.
OUI/NON = VIE

[DR]

Destin  ! Mot invisible dans Le Signe, mais celle-ci donne à la Voie qui mène à la Vie un sens clair et précis qui définit notre destin. Voilà un sujet qu’on ne peut esquiver quand on choisit de se désanimaliser pour s’humaniser.
Le destin est la vie choisie contre l’existence qui est la vie subie. Ainsi Adam choisit-il (Signe 2/1-5) de renoncer au Dessein du Créateur. Ainsi choisis­sons-nous de revenir à Son Dessein (28/27).
Aujourd’hui, l’existence de la plupart des humains est un stéréotype, celui d’animaux certes pensants, mais aveugles au destin de recréation voulue de soi, qui ne peut être que spirituelle. L’humain depuis longtemps ne se dit plus  : Sois un dans toi (Signe xxiv/1). Il se dit : « Sois en toi comme tout le monde. » Il vit dans cette fatalité. Nous devons l’aider à en sortir.
Le Pèlerin d’Arès s’est fixé un destin, qui n’est déterminé ni par la politique, ni par la religion, ni par l’éducation, ni par les idées qui courent. Il a résolu de boire à nouveau à la Source (Signe 24/4) et de faire boire sa descendance à la Source.
Jusqu’à ce que Jésus m’apparut je n’avais eu qu’une existence fixée par les conditions de ma naissance à telle époque, sous telle culture, dans tel pays, avec telle santé, à travers telles tribulations et incertitudes, mais ce contexte allait disparaître après que j’eus résolu de suivre la Volonté du Père (Signe 12/4). Depuis, j’ai un destin que je connais d’avance, ce qui n’est pas le cas de mes frères humains, qu’ils soient dominateurs ou dominés, qui ne font qu’exister. Je suis un pénitent, un homme du temps qui vient (30/13), une âme libre (10/10), parce que le Père me l’a proposé et que j’ai voulu être ainsi. C’est la même chose pour mes compagnes et compagnons de foi.
La pénitence est le destin voulu du Pèlerin d’Arès.

Qu’y a-t-il de séducteur dans Le Signe  ? Rien. Le Signe n’est un Verbe magnifique de sens et clarté que pour qui y voit la Lumière (Signe 12/4). Ceux et celles innombrables qui trottinent dans la nuit de la bonne vieille routine ou dansent dans le vol de lucioles de leurs idées, ne la voient pas, Le Signe à leurs yeux a un ton biblique obsolète et fastidieux. La difficulté qu’ont tous ceux à qui nous offrons de la lire et qui la laissent après quelques pages le prouve.
Ce n’est pas en me séduisant que Le Signe me fit changer de vie (Signe 30/11), trouver mon destin. Elle me jeta d’abord dans le désespoir  ; je fus comme précipité, effrayé, dans ce que je crus être la fournaise du jugement de Dieu. C’était en fait une Mer (18/4) de Vie (24/5) et de Lumière (12/4)  ! J’y discernai un Appel aussi inattendu que neuf. Dans le long sillage bouillonnant de ma réflexion je mordis à la ligne traînant derrière ce Vaisseau (17/4, 18/4), Sa Volonté devint ma volonté de changer mon existence en destin, quand je compris que moi et derrière moi le monde (28/7) nous pouvions retrouver Éden un Jour (31/8) mais que cela dépendait de mon choix. Poisson (xxx/16) soudain conscient de receler une puissance créatrice, je régurgitai mon humanité retrouvée (Jonas 2/1-11), désormais active et  consciente face aux milliards de mes semblables inconscients de leur déshumanisation.
Le Signe nous appelle à former un petit reste (Signe 24/1) de pénitents dont le destin sera de sauver la masse du péché des péchés (38/2), la masse humaine que les dominateurs (27/9, 28/21, 29/2) politiques, religieux, idéologiques, entassent depuis des siècles comme sacs de sable devant l’inondation du Mal, mais cette digue n’est pas le Bien, malgré sa lourde matérialité elle est sans cesse submergée. Le Signe en quelque sorte nous crie  : « Fuyez le faux bien  ! Retrouvez la libre Vie, le Bonheur pour quoi vous avez été créés, Vie et Bonheur dont vous n’avez plus idée depuis des millénaires, si différents de ce que vous appelez aujourd’hui bonheur  ! »
Du jour où un humain se fait pénitent, qu’il soit Pèlerin d’Arès ou non, le Bien est son destin, même si le monde ne se doute pas qu’il en bénéficie, même s’il reste dans la vie du pénitent une part de déterminisme — Par exemple, il meurt, fatalité dans cette génération —. La pénitence n’échappe pas complètement aux causes et effets de la mauvaise humeur ou de la faiblesse (36/5), mais la direction prise, celle de la recréation de soi et de la recréation du monde en Bien, malgré les hauts et bas, résulte entièrement de la pénitence.
Adam choisit (Signe 2/1-5)
de sortir du Dessein Créateur et nous, nous choisissons d’y retourner. Nous sommes encore minoritaires et faibles, mais nous devenons un champ d’énergie, qui comme le battement d’aile d’un papillon, peut provoquer à un moment inattendu un ouragan de Bien. Nous avons quitté l’existence des minéraux, végétaux, animaux et de la masse passivement soumise au détermi­nisme.
Il y a ceux qui ne font rien pour que le Mal s’éteigne, mais choisir de ne rien faire c’est simplement exister et on en voit les conséquences dans le monde.
Nous sommes bien engagés en choisissant d’établir décisivement le Bien pour le Bien.

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