Socrate  : « Athéniens, je vous aime, mais j’obéirai à Dieu plutôt qu’à vous, et, tant que j’aurai un souffle de vie, ne comptez pas que je cesse d’enseigner. À chacun de vous je dirai ce que je dis d’habitude  : Comment toi, excellent citoyen de la nation la plus renommée pour sa sagesse, comment ne rougis-tu pas de mettre tant de soins à amasser le plus d’argent possible et à rechercher la réussite sociale, tandis que de ta raison, de la vérité, de ton âme qu’il faudrait améliorer sans cesse, tu ne daignes prendre ni soin ni souci  ? » (Platon, Apologie de Socrate).

J’ai reçu la Parole à Arès en France, je l’atteste,
mais Elle ne changera le monde

que si je change ma vie d’abord.

Cent trente ont été à Paris victimes de meurtres gratuits. La politique, très soucieuse de se prouver utile, a considéré les tueurs comme des guerriers et appelé guerre leurs meurtres.
De 1666 par jour, moyenne nationale française, les décès se sont donc montés à 1666 + 130 = 1796 le 13 novembre.
Dans quelles souffrances, de quel drame meurent « normalement » 1666 chaque jour en France  ? Du péché, mais de cela ne parlent ni la politique ni la presse. La presse vit sur la curiosité angoissée, qui est le poireau qu’elle cultive soigneusement dans le vaste champ mondial de poireaux scribouilleurs. Personne dans ces conditions ne peut me dire combien de mes compatriotes pensent qu’il est temps pour l’homme de ranimer l’intelligence (Signe 32/5) spirituelle, de renoncer à la loi du talion (Exode 21/23-25) qui est livre d’hommes (Signe 16/12, 35/12) mais non Parole du Père, et de se grandir dans l’idée qu’une paix, certes difficile à faire quand elle est miséricordieuse, est plus nécessaire que la guerre, qui n’est que carnage entre semblables et n’a jamais rien résolu. Oh, je me doute que ceux qui chantent le pardon et la paix ne sont pas légion, mais j’entends quelques uns appelant à cesser la folie meutrière. Je préfère dire rage que folie, parce que les enragés ne sont pas fous. Ils savent ce qu’ils veulent, tout à la fois alarmer et se montrer protecteurs.

[DR]

Toutes les idéologies autoritaires m’imposent leurs lois, qui certes me protègent relativement des méchants, mais m’empêchent d’être absolument libre (Signe 10/10) de retrouver l’incomparable puissance créatrice que forment ensemble le libre amour du prochain, le libre pardon des offenses, la libre paix totale et la libre intelligence du cœur (32/5). Pour que les géné­rations à venir (24/2) les retrouve, je dois être apôtre et laborieusement moissonner les pénitents.
Toutes les faillites répétitives du monde pécheur comme les guerres, les révolutions et même les lois — rats (Signe xix/24) pesteux déguisés en mages, génèrent l’anxiété qui entrave la pensée, rend l’humain docile tant à ses ennemis qu’à ses protecteurs religieux ou politiques. Or l’anxiété est contradictoire à la liberté et la contradiction paralyse comme le brouillard. Profitant de la pensée française embrouillardée — la médecine enseigne que l’incapacité d’analyse dure trois jours après une vive émotion —, le gouver­nement déclare l’état d’urgence au lieu de stopper net la vengeance sans fin (29/9) en retirant la force aérienne du Moyen Orient, où elle n’a rien à faire qu’ajouter des tombes aux tombes et accroître le vent de haine sans même nous défendre,
L’état d’urgence n’empêchera pas des meurtres similaires à ceux commis à Paris  : « Charlie Hebdo » le 7 janvier, à la suite de quoi la vigilance policière n’empêcha pas le « Bataclan » et de quelques terrasses de café le 13 novembre, simplement parce qu’un état d’urgence se base sur le prévisible, alors que le terrorisme est imprévisible, c’est toujours le diable jailli des égoûts on ne sait où, on ne sait quand. Mais pourquoi exciter le diable  ?

Arthur Koestler, qui écrivit « Le Zéro et l’Infini » (Darkness at Noon), pensait qu’une seule et unique alternative forgeait la chaîne continue de l’Histoire depuis l’antiquité  : « Quiconque s’oppose à la pression religieuse ou politique est contraint à la révolution ou à la guerre. Quiconque ne veut ni la révolution ni la guerre cesse de s’opposer et accepte la pression. » Mais le Créateur à Arès rappelle qu’existe une troisième voie  : Quiconque se met debout, cesse son tremblement et revêt le manteau neuf (Signe 1/1) du pénitent (Signe 30/11, 35/2, 37/3) repasse de l’Adam animal (2/1-5) à l’Adame qui tête sa force dans la Force Créatrice (vii/5). Cet Adame-là changera le monde (28/7) en Bien. Le nombre de générations (24/2) nécessaire pour ce changement heureux sera bien moindre que le grand nombre de générations qui nous ont précédés.

Je ne suis pas un chef (Signe 16/1) et, même si je les subis, je ne reconnais pas de chefs, même pas le Père de l’Univers (12/4), puisque j’en suis l’enfant (13/5), l’image et ressemblance (Genèse 1/26). Avec Lui je suis la Nature, comme disait Spinoza, ou l’Énergie comme disait Einstein, de sorte que je suis quelque chose d’immortel. Les frères et sœurs du petit reste et moi nous formons une unique conviction active. Nous commençons tout juste à changer le monde (Signe 28/7) en nous changeant nous-mêmes et nous savons bien que l’immense monde autour de nous ne changera pas en 2016, mais au moins nous pouvons lui souhaiter une nouvelle année sans rage.

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