« La vie est un court exil, » dit Platon,
mais la Vie, l’Autre, une fois retrouvée (Signe 24/5) nous redonnera l’infini Bonheur.

Rejoins-moi à la pénitence et à la moisson !
Partons ensemble sur les Rivages de la Vie !
Paraphrase du Signe 25/4
Photo : Roberto Nickson (Unsplash)
Le christianisme a engendré une société qui est à peu près tout le contraire de ce que prescrit Le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) ; on peut dire la même chose à propos du judaïsme et de l’islam. Mon vœu le plus cher est que la foi issue du Signe ne soit pas comme eux récupérée par le système d’Adam (Signe 2/1-5), afin qu’on ne reproche pas un jour à la descendance (39/10) des Pèlerins d’Arès des fautes, des injustices, des crimes, des mensonges, des dominations, que ne prescrit pas la Parole.
Nul n’ignore que sortir de la Parole inaccomplie, c.-à-d. de la contradiction existant entre Parole et vie sociétale, sera un labeur (Signe 31/6) beaucoup plus difficile que celui de convaincre la masse de la véracité du Signe.
Rappelons-nous que le Père ne nous envoie pas semer (6/2), mais moissonner les pénitents, ceux auxquels parle encore l’image et ressemblance (Genèse 1/26) du Créateur, l’aigle blessé mais pas mort qui gît (28/6) au fond d’eux, ceux qui renoncent au Mal et recréent le Bien et qui ne dévient pas.
Tout est dans la pratique du Bien, dans ce que Le Signe appelle la Parole accomplie (35/6). Tout Pèlerin d’Arès sait que ce n’est pas le dogme, l’idéologie, la loi des rats (xix :24), la loi qui est (28/8) religieuse ou politique, qui le sauve et sauvera le monde, mais l’accomplissement, la pratique du Bien, qui est la Loi qui vient (28/7), qui ne sera ni concoctée ni écrite, mais qui vivra dans le cœur humain où il faut la réveiller.
Ce n’est pas l’Éternel, Dieu, le Père, Allah, qui accomplit ; c’est l’homme.
Le Bras de Dieu, certes, porte la main qui tient l’épée, le Fer (Signe 35/14, xLix/2), mais c’est l’homme qui abat le Mal, qui taille (xx/6) le Bien.
Nous ne refabriquerons pas Moïse, Jésus ou Muhammad comme la religion les a refabriqués. Nous ne ferons pas un Jésus ou un Muhammad socialiste ou monarchiste, prolétaire ou capitaliste, tyrannique ou révolutionnaire, croisé ou ermite. Il n’y a qu’une Vérité, celle du Bien ou du Père de l’Univers (Signe 12/4) et nous n’avons pas la Vérité aussi longtemps que nous ne sommes pas conformes au Bien.
Le Bien en reconstruction, c’est la pénitence. Être pénitent c’est aimer son prochain, quel qu’il soit, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tous, faire preuve d’intelligence chaleureuse et libre de tous préjugés, et plus tard, après une longue et totale refonte sociétale : partager tout avec tous.
Tout cela implique qu’il faut quitter la vallée grasse (Signe 26/4), faire l’ascension vers les Hauteurs (7/1), inverser le sens des consciences que nous a fabriquées le système, mais cela implique aussi de ne pas renier le passé, car on ne renie pas sa mère, même si on ne se conforme pas à ses vues. On les dépasse ; sinon on peut tomber dans l’aversion, voire même la haine, et revenir au système, qui est duel. Or, l’homme saint (Lévitique 19/2) est non-duel, lié au destin de l’humanité comme au Destin de son Créateur, lié au passé comme au présent et à l’avenir, au local comme à l’infini. Cela rend parfois notre tâche déchirante, mais ne peut être évité, parce que nous ne pouvons pas aimer l’homme présent si nous n’aimons pas aussi l’homme passé, quel qu’il fût. Reformulons le monde dans le Tout !
Nous devrons longtemps empêcher la vraie foi de redevenir religion, idéologie, politique, morale toujours imbibées du système et de ses catégories, toujours habiles à trouver leurs justifications. Nous ne pouvons pas comme la religion être un pot certes joli, mais fleurissant des modes et des intérêts du moment. L’humanitaire et le social ne nous rendent pas forcément plus vrais dans le Bien. Nous chercherons le Sublime qui dépasse les modes, les mœurs, les idées reçues, les différences, les jugements, car tout peut cohabiter, pourvu que le Bien règne.
La quête du Bien que nous commençons n’est pas un sentier facile. Ce sentier fait passer de la vie à la Vie (Signe 24/5) sur des rocailles, mais le Père n’a-t-il pas promis de laver nos pieds écorchés (25/5) ?
© Michel Potay 2016 — Tous droits réservés


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