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Vie ou mort, il faudra choisir  ! <br/<Source  : Designer AI (Microsoft)

Quand Jésus en 1974 puis le Père en 1977 parlèrent au monde à Arès, qui parmi nous imaginait qu’un jour il ou elle serait apôtre  ?
Personne.

Or, apôtres nous sommes maintenant, cherchant les humains capables de pénitence, de réparer l’erreur d’Adam (Signe 2/1-5).
Le Signe ne fonde pas de religion. Il relance la vie apostolique. Les apôtres ont disparu, parce qu’ils ou elles s’adaptent à la vie avec ses hauts, ses bas, ses péripéties, alors que la religion statufie, rigidifie, momifie (Signe x
Lix/7).
Qui ouvre tout grand l’esprit au monde des brochures touristiques réalise qu’il n’est qu’un trompe-l’œil, un arbre à moitié vivant et à moitié mort ou une grosse orange encore belle au dehors, mais corrompue en dedans.
Sur l’orange pourrissante du monde s’est refermée la main de l’homme, devenu son rusé (Signe 15/1), ladre, irritable, mais libre (10/10) maître (18/1) à la place du génésiaque et prodigue Maître (18/3), dont la Main ne fait plus que l’effleurer. Le Pèlerin d’Arès, trop rare encore, s’efforce de pénétrer entre les doigts serrés des pécheurs pour sauver l’orange par l’intérieur.
L’apôtre est l’ouvrier du salut, il ou elle ouvre la porte de la Vie (24/5).

(Source : Nasa, Fiona Murray-deGraaff, Unsplash)

Photo  : Nasa, Fiona Murray-deGraaff (Unsplash)

Le monde est une orange pourrissante.
Sur sa peau, belle encore, rampent en tous sens les escargots dorés nacrés de la religion et de la politique, dans le sillage baveux de leurs prédécesseurs. Ils donnent à leur bave le nom d’Ordre, qui n’est que désordre, puisque, si j’en crois les discours, l’ordre doit toujours être rétabli et donc n’existe jamais.
Le monde est une orange pourrissante.
Sur sa peau, belle encore, rampent en tous sens les escargots dorés nacrés de la religion et de la politique, dans le sillage baveux de leurs prédécesseurs. Ils donnent à leur bave le nom d’Ordre, qui n’est que désordre, puisque, si j’en crois les discours, l’ordre doit toujours être rétabli et donc n’existe jamais.
Nous sommes des apôtres dans la rue. Comment attirer l’attention d’oreilles gâtées, de cerveaux sans jus de Vie  ? Les humains survivent plus qu’ils ne vivent et ne s’en rendent pas compte. Fiers de leurs créations, ils ne voient pas que Paris, New York ou Tokyo dans leur illusoire splendeur sont pauvres, tristes, fragiles comparés au bonheur (Signe 36/23, xxvi/12) constant et perpétuel auquel il faudrait viser. Les plus belles villes, les plus beaux musées (Signe xxxvi/23) sous le plus beau soleil, qu’ils croient resplendissants, sont des poussières sales, dans l’Univers, des ruines latentes (Coran « L’Araignée » 29/35).
Ouvrez grand les yeux  ! Vous n’êtes que les piètres restes d’un dépassement oublié. Les chasseurs de grandiose ne voient pas que rien ne réveillera la sublime créature humaine aussi longtemps que la Terre ne sera qu’un cimetière, un sol qui engloutit de la chair morte, des générations qui vivent quelques décennies tout au plus comme les moucherons vivent quelques heures. Comment l’humain comprendrait-il, si le Père ne le lui rappelait, qu’une vie qu’a raccourcie le péché ne lui laisse pas le temps de retrouver la Vie (Signe 24/5) naturellement, que ce monde n’est plus que l’ombre de ce que le Père avait sorti du chaos (Genèse 1/2) et qu’il lui faut forcer le temps par la pénitence  ?

L’orange du monde pourrit.
Les siècles n’ont pas mordu sur l’Univers qui continue sa ronde, mais ils ont asséché Éden. Seul l’apôtre, tracts à la main, sur un trottoir sale, sait cela. Il a l’insignifiance de l’endroit, mais il a la connaissance du Bonheur oublié.
Comment dire aux hommes leur malheur  ? Comment dire aux vers leur misère  ? Ils rient dans l’orange pourrissante qu’ils croient être paradis. Ce ne sont ni les jardiniers, ni les écologistes qui redonneront à la Terre son cachet perdu, effacé depuis que le péché pourrit tout. Plus rien de sublime dans la chair qui s’altère  ; très peu d’anges s’aventurent encore entre les fibres ou pépins et Dieu. « Dieu est mort », disait Nietzsche, qui ne faisait qu’honnêtement parler de ce qu’il ne voyait plus. Il ne voyait que le monde où nous vieillissons, souffrons et mourons, tués par l’âge, par la maladie ou par l’homme. Que l’homme nous tue à la guerre, sur la route ou que l’âge nous tue plus tard, c’est la même chose. Même la Beauté (Signe 12/3) a fui avec Adame et Haouha (Ève). On peut certes encore voir la Beauté dans le Bien, mais qui fait le Bien  ? Le Bien est aujourd’hui confondu avec l’humanitaire, l’aide sociale, c.-à-d. la solidarité, tout autre chose comme le contrepoids compense le poids. Le Bien, lui, est sublîme, il est dépassement, transfiguration, mais ce qui est bien plus encore, c’est qu’il est à la portée de tout homme. Hélas l’humanité ne le sait pas.
La science et la technologie font croire à l’homme qu’il vainc le mal, comme le miroir fait croire aux alouettes que le piège est l’Éden. Les barbares sont toujours là, cependant. Il y a seulement soixante-quinze ans les nazis massacraient les juifs, les tsiganes, les Polonais, les Russes, par millions. On croit que c’est fini  ? Non. Le massacre se fait maintenant en douceur, mais il peut redevenir spectaculaire demain.
L’apôtre rappelle aux hommes la possibilité d’un vrai bonheur pour la peine d’une pénitence (Signe 28/25). Certes, il faudra plus de quatre générations (24/2) de pénitents pour changer le monde (28/7). Combien de générations en plus  ? Dix, vingt ou trente générations sont peu après des millénaires de mal, mais les humains sont trop pressés  ; ils veulent tout très vite comme les chiens frémissants, balançant la queue, dressant les oreilles, au pied de la table où ils attendent des miettes.
N’allez pas imaginer, frères humains, que notre apostolat n’est plus qu’une pratique arriérée  ! Abraham, Isaïe, Bouddha, Jésus, Mouhamad, c’était hier. Leur message n’est même pas encore accompli, de sorte que la vraie piété (Signe 35/6) n’existe pas encore et qu’entre temps l’orange de la terre pourrit entre les mains de l’homme. Si le Père est revenu en 1974-1977 appeler l’homme à Arès, c’est parce que le pourrissement gagne et que le péché des péchés (38/2) laisse apercevoir sa perspective noire.

L’apostolat, c’est la pénitence plus la moisson de pénitents, c’est le seul moyen de s’en sortir.

(Source : Nasa, Nick Brunner, Unsplash)

Photo  : Nasa, Nick Brunner (Unsplash)

Pourquoi l’orange du monde est-elle gatée par des vers humains non idiots, loin de là, mais faits comme des Ferrari puissantes et très technologiques pour aller très vite, pas pour aller loin. Seulement voilà, c’est de loin qu’il faut revenir et c’est loin qu’il faut aller.
Nous ne jugeons pas les vers humains qui gâtent l’orange — tu ne jugeras personne (Signe 36/16) —, mais nous ne comprenons pas pourquoi ils ne voient pas que la politique n’a jamais satisfait

le besoin de vaincre le mal (23/1), le malheur (2/18), la détresse (23/3) et d’accomplir (35/6) le Bien (12/3, xxxiii/11),
le besoin d‘amour (7/5) qui écrase la méchanceté et la cupidité,
le besoin de pardon (12/4) qui écrase le barbare esprit de vengeance,
le besoin de paix (28/15), qui écrase la violence,
le besoin d’intelligence (32/5) spirituelle qui écrase les dommages de l’intelligence intellectuelle,
le besoin d’être libre (10/10), qui écrase la contrainte et l’idiotisation  ?

et pourquoi ils ne voient pas que seule la vie spirituelle, que Le Signe appelle pénitence, même si elle ne peut revenir et agir que très lentement (24/2), remplira ces besoins.

Qu’on ne nous croie pas impitoyables envers les vers humains  ! Puissent-il comprendre, cependant, que c’est l’orange qui les portent qu’ils détruisent, comme des vaisseaux boiraient la Mer Qui les porte. Toutes choses que refouillent à qui mieux mieux romans, cinéma, théâtre. Tragique cette passivité de l’humain face au Mal, dont il pleure sur l’instant, oh oui, mais qu’il oublie vite  ! Dès 1950 on ne parlait déjà plus des 50 millions de morts de 1939-1945. Le sort du monde est surtout un grand drame de l’aveuglement, parce qu’Adam rejeta consciemment le Dessein du Père mais que personne ne s’en soucie plus consciemment aujourd’hui  ? Le péché a gardé à l’homme intelligence intellectuelle et ruse, mais en a fait un ver aveugle (Signe 16/15) à la Lumière comme les spectres que j’ai vus défiler, qui se cramponnaient les uns aux autres comme des aveugles, le 27 novembre 1977 entre ma maison et la chapelle où Dieu m’attendait. Le ver humain sans nul doute reste incomparablement supérieur à l’immense gente animale, mais il lui manque tous les moyens d’être le Dieu (2/13) de la terre qu’il ambitionne d’être. À nous apôtres de les lui donner, s’il les veut bien évidemment  ! Le péché des péchés (38/2) menace  ; jamais l’apostolat n’a été plus urgent qu’à présent.
Nous ne disposons pas des technologies médiatiques. On nous en refuse l’accès, et comme Sénèque disait qu’être « pauvre parmi les riches est la pire pauvreté », être démuni de media dans un monde suréquipé de media est désolant. Mais cela nous apporterait-il vraiment quelque chose  ? Apôtres, nous manquons de moyens, si nous nous comparons aux religions, à la politique, à l’industrie, au commerce, mais nous avons le puissant vouloir de changer le monde (Signe 28/7) et nous savons que le Bien se construit par la volonté, pas par les caméras, ni par les journaux, ni par les tables de mixage.

La Mer sur les Hauteurs est déjà notre élément autant que notre but. Elle chatoie sous les yeux de l’âme. Dans quelque rue que je marche j’en vois les « reflets d’argent », que chantait Trenet, et l’ange qui m’accompagne est la palpitation particulière de mon cœur battant à l’unisson du Cœur Paternel. L’une de nos singularités est notre hostilité au Mal. C’est une singularité rare et bizarre dans ce monde qui ne voit plus dans le Mal qu’un problème non encore résolu mais qui, selon lui, devrait toujours l’être sous peu, comme le répètent les sermons religieux et politiques. Ce n’est pas à nous qu’il faut vanter les « miracles » de la technologie. On m’a opéré à cœur ouvert, mais qu’a-t-on fait de plus que reculer de quelques années mon inévitable mort  ? On va sur Mars  ? Belle affaire  ! Combien de souffrants que martyrise le Mal sur Terre pendant ce temps  ? Des milliards, renouvelés par des myriades de naissances ininterrompues, naissance de futurs malheureux et souffrants.
La technologie, nous l’utiliserions si nous l’avions, mais nous arrivons à faire sans. Après tout, la science est utile, mais aussi notre ennemie, parce qu’elle a apporté aux hommes d’innombrables prédateurs. Notamment, la mort, prédatrice par excellence. Je vais mourir, vieux bonhomme, et qu’ai-je fait dans ma vie  ? Tout à la fois pas grand chose et beaucoup. Beaucoup parce que je rouvre le sentier du Bien absolu  : l’âme, mais ma vie trop courte, le temps manquant, réduit à pas grand chose mon action personnelle. Seulement voilà, je prépare les générations qui viennent à l’apostolat très long qu’il leur faudra assumer.
Les hommes trouvent la mort naturelle, alors qu’elle est un non-sens après une vie de chair passée comme un soupir, mais avec un esprit capable de se porter des millénaires en arrière ou en avant. Atroce contradiction qui prouve l’inanité de la mort. C’est l’âme qui permet de jeter un pont sur ce tragique hiatus. Nous apôtres allons à l’encontre de ce contre quoi s’esclaffent les hommes narquoisement, eux qui vont s’éteindre demain. Quand tournerons-nous le dos à la mort  ? Il n’est pas confortable de dire à l’homme rencontré dans la rue  : « Rappelez-vous  ! La pénitence seule vous prolongera dans la Lumière. »
Peu de gens nous écoutent, quelques esprits encore animés d’espérance, les épis mûrs. Combien tendent une demi-oreille puis se sauvent en courant pour se réfugier dans un isolement illusoire, là où la souffrance et la mort iront les chercher  !
Nous suivent des sages, fort peu nombreux dans ce monde sans sagesse, des hommes et des femmes qui se moquent d’être moqués, qui préfèrent la contemplation de la Lumière à la distraction de la télévision, des balladeurs. Quand comprendront-ils, comme Baudelaire, qu’il n’y a rien de plus ennuyeux que de s’amuser  ?
Amer le jus de l’orange pourrissante qu’est le monde que ses pouvoirs tiennent dans leurs mains.
Oui, amer  ! Et la plupart pensent qu’une orange pourrie ne se régénère pas, qu’elle poursuit son pourrissement inéluctablement. Mais il n’y a pas entre les mains de l’homme une orange, mais l’orange, l’orange qui renaît sans cesse dans le bourgeon, dans la fleur, dans la sève de l’arbre. L’arbre à la pointe toujours verte (Signe xvi/13) qu’est le pénitent ne meurt jamais, il contient son fruit en puissance, toujours.

 

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