Vous êtes P(p)èlerin d’Arès ici et maintenant.
Un ici sans limites, un maintenant sans fin.
Vous n’êtes certes qu’un point sur la longue ligne de l’histoire spirituelle, parce que la vie humaine est brève, quelqu’impression on ait de sa lenteur quand on est jeune, mais vous portez en vous l’éternité quand vous êtes entré en pénitence.
Le point que vous êtes sur la ligne de l’histoire spirituelle depuis Adam est d’une immense importance.
Vous préparez ici et maintenant le grand retour à la Vie, la Vie éternelle, pour vous sans nul doute et pour le monde peut-être si un petit reste (Signe 24/1) de pénitents devient assez fort pour le changer (28/7) avant qu’advienne le péché des péchés (38/2).

La multiplication des sabliers n’allonge ni le
temps ni la vertu. La population mondiale passe
de 80 millions aux jours de Jésus à 7500 millions
à présent, mais l’homme reste l’Adam déchu,
le rejeton de la Bête (22/14). Preuve que la
racine spirituelle ne se nourrit pas du temps,
mais de l’espace hors du temps (12/6) où brûle
éternellement le Feu (xxx/19).
(Domaine Public, Wikimedia)
J’ai 90 ans. Mon cœur de chair ne battra plus longtemps et je suis à présent plus conscient que jamais que ma vie de sang et d’oxygène a été brève. Voilà bien le drame de la vie de pécheur ; elle est trop courte pour s’accomplir entièrement. De nombreuses générations doivent suppléer à cette brièveté et c’est là le danger de disjonction ou dislocation de l’idéal initial. De là l’importance d’un petit reste (Signe 24/1, 26/1) restant toujours fidèle.
Mon enfance, ma jeunesse, c’était hier.
Les millénaires aussi sont courts : Jésus vécut-il y a 2.000 ans ? Mais si je divise 2.000 par 90 (mon âge) j’obtiens 22. Jésus vécut voilà seulement 22 vies comme la mienne avant aujourd’hui. Jésus de Nazareth c’était quand ? Avant-hier. Nous, gens modernes, avons la petite manie de confondre le progrès technique avec le progrès humain, presque insignifiant.

Gustav Klimt : Judith
L’hitoire de Judith est hyperbolique.
Holopherne décapité est le Mal,
c.-à-d. hier et aujourd’hui.
Judith est la Beauté (12/3)
c.-à-d. demain et le Jour (31/8).
(Domaine Public, Wikimedia)
J’ai 90 ans, mais si je fais pénitence (Signe 9/1, 10/6, 33/32) sans désemparer
ici et maintenant,
ma vie ne finira pas. Elle attendra dans l’éternelle Lumière (33/32) le Jour (31/8) qui viendra, si le petit reste que je rassemble (24/1) ne perd jamais patience dans la mission que je lui fixe.
L’homme n’a pas évolué depuis les jours de Noé, d’Abraham, de Moïse de Jésus, de Mouhamad.
Le Père dispensa Sa Parole il y a quarante-six ans à Arès, France, comme Il l’avait fait auparavant en de nombreux endroits, mais cette fois j’affirme que Sa Parole est éditée sans déformations, ni césures, ni ajouts. Le Signe est la Parole pure. Qu’on n’écoute ni ne lise ceux qui diffusent d’autre version que celle que j’ai scrupuleusement éditée. La Vie ne fonde pas de religion, pas de loi autre que la Loi qui sera (28/7-8), qui n’est autre que la naturelle modalité de l’éternelle Vie elle-même, de l’Amour donc.
J’ai 90 ans, mais tout en m’étant beaucoup démené, je n’ai rassemblé qu’un petit reste modeste et la mission que j’ai mise en place n’est pas encore très étendue.
La mort c’est ici et maintenant aussi, mais cette proximité même débouchant sur le salut, ne doit jamais être vue comme discontinuité.
Le Père ayant fait de moi, homme de chair, un prophète pour un monde de chair, la mort sera la fin de ma chair, et c’est seulement ce que j’aurai fait et ce que mes compagnons de foi auront fait ici et maintenant dans la chair qui déterminera ce que feront, s’ils le font, les humains de chair futurs pour que le Jour (Signe 31/8) se lève.
Que ceux et celles qui vivront après moi restent conscients, comme j’en suis conscient, que le changement du monde (Signe 28/7) ne se fera que par des chairs humaines actives, éducatives, créatives, de génération en génération (24/2) jusqu’au Jour du Père et que, même les miracles du Père et l’aide surnaturelle des légions d’anges ou de saints (31/6, 37/7) ne concerneront que la chair en raison de sa faiblesse immense (36/5).
La génération dont parle Jésus (Signe 24/2) n’est pas celle des démographes qui appellent génération le cycle de renouvellement d’une population adulte apte à se reproduire, soit environ 25 ans. La génération dont parle Jésus est différente ; c’est l’ensemble des humains vivants unis par Le Signe quel que soit leur âge. Autrement dit, nous P(p)èlerins d’Arès vivants, jeunes ou vieux, formons tous ensemble une génération. Nous voyons ainsi qu’une valeur générationnelle est relative ou paramétrique et que le temps sera long, indéterminable, jusqu’au Jour (31/8). Donc, pas de découragement, pas d’impatience !
Mais qu’importe le temps (Signe 12/6). Si nous ne supportons pas la longueur du temps, nous deviendrons impatients et nous voudrons accélérer le mouvement de Salut en commettant les mêmes erreurs que ceux qui ont fondé des religions ou des églises, qui ont en fait tout stoppé et qui ont même reculé. Le sentier par lequel nous atteindrons les Hauteurs est la pénitence. La pénitence est la seule voie de salut ici et maintenant. Un ici-et-maintenant désormais pour nous perpétuel. Il ne cessera plus. Notre action très simple : amour, pardon, paix, intelligence du cœur libre de tous préjugés est déjà parfaite en soi, n’a besoin d’aucun substitut ; comme nous vivons notre foi nos descendants vivront la leur dans la même simplicité.
Par la pénitence nous atteindrons un double but : Nous battrons le péché (Signe 28/12) et nous retrouverons la Vie (24/5). Cette simplicité est la marque même du Père. La culture, la langue, la nourriture, le comportement n’ont rien à voir là-dedans et ne sont, du reste, que provisoires, puisqu’au Jour du Père, Jour des retrouvailles de la Vie avec la vie, Jour où l’Un (xxiv/1) réapparaîtra, nous vivrons autrement que nous survivons aujourd’hui pendant quelques misérables décennies. Mais nous nous devons déjà, en intention, précéder ce Jour en considérant que la présence du Père est déjà en nous, qui sommes Ses Image et Ressemblance (Genèse 1/26), qui savons que Sa Présence n’est pas liée au temple, à la prière, aux sacrements qui sont superstitions (21/1), aux lois religieuses, etc., puisque nous sommes déjà porteurs du germe de la Vie. Le baptême religieux n’est pas un sauvetage de l’âme, ce n’est que l’eau dont baptisait Jean(-Baptiste) (20/3), le Baptême est un engagement personnel à la pénitence (20/7-9) que peut faire celui qui a besoin de ce cérémonial personnel pour se convaincre qu’il prend bien la direction de certitude. De même, la Mémoire du Sacrifice (10/4) n’est qu’un cérémonial pour ceux qui en ont besoin pour se convaincre qu’ils doivent faire le sacrifice de leur vie animale pour une vie d’amour.
Pour ma part, je sais que ma pénitence me suffit ici et maintenant.
Ici partout et maintenant à jamais.
Ecoutez cet article au format audio
© Michel Potay 2020 — Tous droits réservés


Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.