New Orleans engloutie sous les vagues du péché planétaire (Signe 33/22), noyée comme les fils de Noé (2/7). Chacun de nous finit ainsi, quelle que soit sa mort, en moins claironné, c’est tout. L’Atlantide ne fut pas reconstruite, mais New Orleans le sera. La belle affaire ! Simple question d’époque et de technique. C’est reconstruire l’homme bon qu’il faut. New Orleans continuera de vivre dangereusement sous le niveau des eaux comme le monde vit dangereusement sous le péché (30/2).

(Photo : Morgan Petroski, Unsplash)

Photo  : Morgan Petroski (Unsplash)

Le 29 août, le maire de New Orleans sonna la cloche qui commémore la rupture des digues un an plus tôt et Marlon Jordan sonna aux morts (photo), puis joua pour les milliers qui avaient tout perdu. Ce sont comme toujours les plus démunis, qui n’auraient rien à perdre en partant s’installer ailleurs, dans un lieu plus sûr et même plus beau, mais, dans leur immense majorité ils veulent rester là. Voilà à quoi je me pris à méditer ce 29 août.
Pourquoi cette répugnance universelle à changer d’habitat comme à changer sa vie (Signe 30/11)? Parce que, depuis des milliers de générations soumises au mal, l’intelligence est réduite à un faible lumignon (32/5), la tête est remplie du vent des doctes maîtres du système (23/4), la raison dort, l’habitude du péché a rendu les hommes si frêles qu’ils pensent que mal, malheur et mort sont une fatalité et que la meilleure façon de vivre est de vivre comme on a toujours vécu. Nous Pèlerins d’Arès devons leur rappeler que le Créateur est revenu sur terre en 1974 et 1977, non pour s’incarner et mourir sur une croix, mais pour demander aux hommes de le laisser enfin souffler dans leur sang et de laisser courir, courir leur sang (Signe XVI/12) sous la pénitence pour reconstruire bien et bonheur, qui valent mille fois la plus belle des grandes villes.
Pourquoi l’homme, qui se croit libre et qui ne l’est pas, agit-il comme un fauve qui au moment de se coucher tourne en rond pour trouver la meilleure position, laquelle se trouve être pratiquement la même chaque soir ? Cette routine est comme la constance maniaque de la religion et de son rejeton, la politique. La religion et la politique ne sont pas, contrairement à ce qu’elles prétendent, les champions du bien dans une lutte constante contre des forces opposées (qui d’ailleurs prétendent la même chose). Elles ne forment qu’une routine, mais qui s’en rend compte ?
Inconscients du fait qu’il faut chercher le Bien ailleurs, les hommes gardent âprement leur religion — les athée, contrairement à ce qu’ils disent, ont aussi leur religion, celle de leurs idées —, si âprement que nos missionnaires, qui sont des libérateurs, ont un mal fou à leur rappeler qu’ils devraient se libérer. Se libérer du mal qui est la source de toutes les routines, surtout les routines religieuses qui croient arrêter le mal comme des citadelles sûres (Signe 13/7), alors que, nous dit Le Signe, c’est tout autrement qu’il faut agir. Ce n’est pas en se retranchant, mais c’est se mettant à courir comme le sang (XVI/12) ou comme le poulain agile (10/10) qu’on met en marche la foi constructive, l’amour créatif, qui vaincra mal et malheur, si l’on y met aussi de l’intelligence (32/5).
Oui, il y a de quoi méditer sur la ruine de New Orleans et sa reconstruction en attente d’une nouvelle ruine par la mer, ou par d’autres furies de l’histoire, ou simplement par le temps. New Orleans, miroir du monde qu’il faut convaincre d’un seule Vérité : changer (Signe 28/7).

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