Depuis qu’Adam se fit enfant prodigue, il n’est pas revenu vers le Père encore, mais il a fait semblant : S’emparant de la Parole du Créateur il en a fait la religion et ses dérivées tout aussi jalouses de leur pouvoir et sclérosantes : politique, loi, armée, prétendues nécessaires, mais qui le sont d’autant moins qu’elles ont causé beaucoup de malheurs et que le Bonheur ne renaîtra qu’en dehors de leur domination.
Notre Père m’a fait évader de ces prisons dominatrices, mais ce n’est pas sans une longue et rude lutte intérieure que j’ai cheminé, pénitent, pour me rendre libre de tous les harnais qui me domestiquaient, jusqu’aux rivages de la Mer de Bien. Là je construis mon âme à la Lumière et je me sauve des ténèbres.
Seulement voilà, la Vérité n’est pas que l’individu seul se sauve, mais le monde.
De ces rivages c’est une Flotte d’âmes, de nombreux vaisseaux forts, qui devra se lancer pour sauver le monde, le changer en jardin de bonheur.
Qui peut juger ? Personne, parce que nous sommes tous pécheurs. Toutefois, quiconque réveille son intelligence spirituelle peut constater ceci :
Le mal persiste sur terre. La religion a échoué partout. Ses filles athées, la politique et la loi, même la moins dogmatique, vont aussi à l’échec.
Religion, politique et loi ont hébergé et géré le mal inévitablement, puisqu’elles en émanent.
Chaque religion oublie l’Amour infini du Père et se déclare vérité et voie de salut finie et finale, et chaque politique, chaque loi, se déclare de même vérité finale et seule solution. Les bonnes relations d’aujourd’hui entre religions, politiques et lois évitent au monde des guerres armées, idéologiques ou commerciales, mais renforcent leur domination.
C’est pourquoi le Père, voyant que les hommes allaient être plus dominés encore dans la mondialisation qu’il n’étaient dans la parcellisation religieuse, politique et économique, est revenu leur parler en 1974 et 1977.
L’humanité, dit-il en substance, ne pourra se libérer de la gangue du mal qui va l’enfermer toujours plus hermétiquement qu’en explosant en individualités. En explosant par la vie spirituelle.
Sachant que seules des individualités peuvent reprendre en main leurs destins, et sachant qu’il ne peut pas exister de spiritualité de masse comme il existe des religions, des politiques et de lois de masse sur quoi les dominations ont prise, le changement du monde sera l’explosion libératrice du monde par la pénitence individuelle, c’est-à-dire par l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur et la liberté absolue mis en pratique par chacun.
L’humanité fut créée forte, intelligente et libre et peut le redevenir, si un nombre appréciable d’individus — le petit reste — se rend libre du harnais des idées et des peurs qui lui ont été inoculées.
Les individus peuvent recréer ce monde puisque chacun d’eux, ayant été façonné à l’image et ressemblance du Créateur, est co‑créateur du monde.
Le Signe libère de toutes les fatalités que la raison matérialiste considère indépassables et rappelle que le pénitent non seulement trouve son salut dès maintenant, mais prépare le Salut général au bout du temps, quand le mal et la mort elle-même disparaîtront, quand la Vie sera retrouvée, la Vie qui commence par chaque vie spirituelle aujourd’hui.
La pénitence est renoncement au mal, mais non renoncement aux biens et plaisirs de ce monde ; la science et la technique appartiennent au pénitent autant qu’elles appartiennent aux rationalistes.
La foi et la prière ne nous empêchent pas de nous mêler à ce monde pour le sauver de l’intérieur.
S’il y a un sauveur dont l’avènement peut être célébré à Noël, c’est le pénitent. Jésus n’est que le plus illustre d’entre les pénitents, le christ de référence pour tous les christs que sont les hommes bons.
Joyeux Noël !
Panneau de vitrine de la mission de Paris pour Noël 2010 :

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© Michel Potay 2010 — Tous droits réservés


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