Quand la mort est d’un jour la tête repose sur les fleurs douces…
Deux jours, tu cries  : « Piège la mort  ! »…
(Mais) si la main tient Ma Main… L’Eau reste dans l’œil.
(Signe  xL/13-16)

Photo : Howard Bouchevereau, Unsplash)

Photo  : Howard Bouchevereau (Unsplash)

Récemment vers 05h00, commençant ma prière du matin, j’eus une pensée intense pour une personne morte dans des circonstances tragiques.
Quelque chose d’elle tomba sur moi, comme un nuage froid d’amertume et de doutes.
Ce nuage affligeant me confirma dans un sentiment que j’avais, pour avoir depuis longtemps fait mortification pour des défunts  : Les morts ne découvrent pas nécessairement Dieu dans l’au-delà. Ils y emportent ce qu’ils firent d’eux-mêmes. Les vivants incroyants font des morts incroyants, mais s’ils n’ont pas ici bas atteint le comble de l’abomination (Signe 33/32-34), ils peuvent évoluer spirituellement.
J’embrassai cette présence douloureuse et lui parlai  : « Ma sœur, vous ne Le voyez pas, mais ne doutez pas que Dieu existe  ! Il m’envoya son Messager en 1974 et il me parla lui-même en 1977. Ce que vous découvrez dans ces limbes, où vous resterez jusqu’à ce que l’ange porteur de luminaire (33/32) vous guide hors du triste vide (xL/15), c’est que l’existence du Créateur n’est pas plus évidente au défunt de fraîche date qu’à des milliards de terrestres de longue date.
La sentant attentive, je poursuivis  : « Réfléchissez  ! Vous pouvez encore réfléchir. Vous n’avez plus la chair, mais je vous prête la mienne ici — C’est cela la mortification —. Attrapez-la à pleines pensées, à défaut de mains. Vous avez l’esprit pour appréhender et même quelque chose d’une âme, puisque vous n’étiez pas méchante personne. Réfléchissez et vous saurez que le Père existe. Il existe, parce qu’il existe nécessairement une Force Logique, dont tout dépend hormis nos destins humains dont il nous a laissés disposer à nos guises.
Je le sentais contre moi. Je dis  : « Prions ensemble. Voilà comment je prie. Vous n’avez plus de chair pour la proscynèse, pour sentir sous vos genoux et vos mains la Terre que le Créateur vous donnée, mais ma propre chair le fera pour vous. Plus tard, vous fondrez votre piété dans l’espace  ; ils ne feront plus qu’un. C’est alors, alors seulement, que vous sentirez la Force logique grâce à Quoi vous survivrez en attendant de revivre un Jour (Signe 31/8).
Non seulement la mort n’est pas définitive — le Jour du Père, dont l’avènement dépendra de la pénitence des vivants charnels, les âmes et peut-être aussi les spectres reviendront dans les os et les poussières… qui s’assembleront et se relèveront (Signe 31/11-12) —, mais la mort peut être, entre temps, un état évolutif, je l’affirme.
La mort de la chair est anomalie, due au péché universel. La race humaine créée à l’image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26/27), pour vivre éternellement donc (Signe vii/5), devint mortelle, parce qu’Adam décida d’une vie qui épuise l’amour et le corps (2/1-5) et en transmit la compulsion à sa descendance. Depuis lors on meurt et, âme ou spectre, on subsiste dans un océan d’espace sans limites comme un naufragé qui, même s’il perçoit les vivants terrestres, les voit depuis le lointain sans pouvoir les toucher ni leur parler jusqu’au moment aléatoire où, s’il est une âme, il se fondra dans l’Univers du Père (Signe 12/4), là où les mondes sans heure tournent comme des poissons dans son Eau (Signe vi/3).
C’est pourquoi il est vain de prier pour les morts. Mais il n’est pas vain de prier avec eux dans la période du piège (Signe xL/14), aléatoirement très courte ou très longue, où tout défunt, qui qu’il soit, recherche encore la chair et où les charnels peuvent l’aider par la mortification. Si l’on peut  prier avec les morts, c’est parce qu’ils poursuivent, parfois commencent seulement, leur vraie piété (35/6). Nous, humains encore complets  : chair, esprit et âme (Signe 17/7) ne pouvons que parler, toucher, saisir, chérir, pour aimer et aider.
Passée la période du passage ou piège (xL/14), le vivant terrestre ne peut plus rien pour ceux qui s’éloignent.
Point commun entre le vivant et le mort  : Il tête sa force dans la Force du Père (Signe vii/5), la Force logique dont tout vient et dépend d’une façon ou d’une autre.

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© Michel Potay 2011 — Tous droits réservés