Some day our microbic hearts will conquer the enormous amoebas of the system (Source : Designer IA Microsoft)

Nos cœurs microbiques vaincront un jour  les énormes amibes du système.
Photo  : Amoeba proteus (Berkshire Community College Bioscience Image Library, Wikimedia)

Comme j’étais à Paris en mission avec un groupe de jeunes, je lus, la nuit sur mon Kinedeul, un petit ouvrage Aucun dopude Daniel Cohn-Bendit  : « Pour Supprimer les Partis Politiques  ?! » Cohn Bendit est libertaire et ne dépend d’aucun parti. Serait-il dans la ligne de mon entrée 135 « Le cancer politique »  ? En tout cas, il a réussi une carrière que peu d’hommes réussissent : Être député libre et se faire entendre dans un système où les partis et les lobbies monopolisent tous les moyens de communication. Il n’a trouvé pour son « Pour Supprimer les Partis Politiques  ?! » qu’un petit éditeur inconnu de Montpellier, « Indigène ». Encore a-t-il trouvé un éditeur  ! Je n’en avais trouvé aucun parmi les 47 que j’avais approchés pour éditer Le Signe.

Les media nous sont totalement fermés. L’inégalité d’énoncé est titanesque.

Cohn-Bendit partage les idées écologistes. Ainsi sa pensée, qu’il dit libre, ne voit-elle qu’une part rétrécie de l’horizon humain. C’est toute la différence entre son concept politique de la liberté et le concept absolu de la liberté dans Le Signe (10/10). Écologique est pour moi un mot flou, voire dévoyé, comme le mot chrétien. Le produit écologique de ma pénitence, au sens que je donne à écologie, est mon âme vue comme image et ressemblance de Dieu en moi. Dieu… C’est assez dire que l’horizon humain que je vois est si vaste et si entier (Signe 17/7) qu’il ne peut pas être qualifié.
J’y vois d’abord notre fantastique potentiel spirituel, l’âme. L’âme, née chez un tout petit nombre, n’est encore que fœtale dans la vaste masse. L’âme est pourtant le seul déclencheur des potentialités humaines supérieures, aussi bien intellectuelles (esprit) et physiologiques (chair) que spirituelles (âme), qui haussent le bien, l’amour, le bonheur tellement au-dessus des lois sociales et écologiques, mais personne ne prête à mon âme les media pour le crier au monde, même petitement.

Avant de lire le petit livre de Cohn-Bendit j’avais déjà l’intention d’aborder dans mon blog la question de l’inégalité d’énoncé et de rappeler au monde qu’il y a beaucoup moins d’inégalité entre pauvres et riches qu’entre ceux qui ont tous les moyens d’être entendus et ceux qu’on force au silence.
Je ne juge pas les hommes, je juge le système, ce gros et mal foutu broyeur, qui fait des hommes ce qu’ils sont.
Le système, capitaliste, socialiste ou écologique, par d’innombrables discours, livres, articles et thèses mesure l’économie en fonction du PIB, mais le PIB ne voit que le marché onéreux et ignore les humains. Le PIB ne calcule ni l’inégalité des chances de réussite ni l’inégalité des chances d’entrer en dialogue avec la société. Or, pas d’économie sans offre ou demande, donc sans dialogues. La seule différence écologique entre l’éolienne qui s’offre à changer la production d’énergie et la pénitence qui s’offre à changer la vie (Signe 30/11) est le prix élevé de l’une et la totale gratuité de l’autre, mais les deux sont des activités productrices, d’énergie pour l’une, de bien pour l’autre.
De plus, la pénitence, quand elle se répandra, aura des conséquences économiques bien au-delà de ce qu’enseignent les professeurs d’économie. Que nous importe le « socialisme de l’offre » ou la « déflation compétitive » (drôles d’expressions) de MM Hollande et Ayrault, dont seulement 2 Français sur 10.000 ont une petite idée  ? Ils nous mènent à plus d’impôts et plus de pauvreté, quand nous Pèlerins d’Arès avons autre chose à proposer, qui ne coûte rien, autre chose de plus intelligent que le bête système qui nous étouffe, et c’est pour que nous ne le proposions pas qu’on nous prive des merveilleux moyens de diffusion des idées  : L’édition, la radio, la télévision, etc. Nous n’avons qu’un seul moyen de communiquer : La rue et encore ! Quand la police du lieu ne nous fait pas déguerpir. Où est l’égalité  ?
Les « Liberté, Égalité, Fraternité » sur les façades de nos mairies ne sont que des vœux pieux. Lorsque les media, les ‘think tanks », les fonds de recherche (aucun chercheur du CNRS n’a jamais sonné à ma porte en 39 ans), etc., sont contrôlés par une fraction infime de la population, on est en pleine inégalité. L’égalité du système électoral lui-même est une fiction : Voyez le camembert de la répartition proportionnelle des votes et des abstentions pour les élections présidentielles en 2012 dans ma réponse 130C83 et vous verrez que notre actuel gouvernement repose sur seulement un quart de l’électorat.

Notre rôle est avant tout de changer la vie (Signe 30/11) par la pénitence puis, quand il y aura assez de pénitents, de changer le monde (28/7), c.-à-d. changer le système pour commencer et le faire disparaître ensuite pour vivre dans une tout autre société. C’était le plan de l’Évangile au temps de Jésus et c’est toujours notre plan. Mais Jésus n’était pas politicien. Cohn-Bendit, quoiqu’il se revendique libre, fait de la politique. Pouvons-nous ne pas en faire  ? Et si nous devons en faire, dans quelle mesure et comment sans nous renier  ? Impossible sans « décoloniser nos imaginaires », comme dit Paul Ariès, parce que nos pensées de Pèlerins d’Arès sont encore colonisées par les manières politiques actuelles qui ne s’intègrent pas à notre foi. Il nous faut inventer une autre façon d’entrer en politique pour changer le rapport de force qui favorise actuellement les puissants et les media, afin que nous puissions entrer en libre négociation avec le monde.
Le système étouffe tout énoncé public de l’amour du prochain, tout ce qui peut faire renaître l’empathie entre l’homme et ses sources spirituelles. Le système accorde, le dimanche, une matinée télévisée aux grandes religions et encore ! Si elles respectent le système. Comment montrer aux hommes la Voie Droite autrement que dans la rue  ? Je ne cesse pas de réfléchir au problème de l’inégalité, parce que nous, gens honnêtes et capables avons été jusqu’à présent réduits à une sorte de mendicité spirituelle.
Mais nous vaincrons cette inégalité d’énoncé pour réénoncer d’une voix qui battra la terre (Signe xLv/14) la Parole qui sauvera l’humanité.

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