
A Luke, qui dit : « Je ne peux pas y croire. », Ioda répond : « C’est pourquoi tu échoues. »
Photo : Ribastank (Pixabay)
À celui ou celle qui, sur le seuil de sa porte, a Le Signe dans la tête et dans le cœur et peut-être même de surcroît la pénitence dans la vie et qui donc a une âme, mais hésite à franchir le pas, je crie :
« Soyez un(e) apôtre ! Faites advenir le Bien ; vous en avez le pouvoir. »
La pénitence construit votre âme, le vaisseau (Signe 17/5) de la Vie, mais ne le laissez pas dériver sur la Mer ; donnez-lui une voile. Pénitence sans moisson est vaisseau sans voile. L’âme qui ne navigue pas n’engendre pas d’autres âmes, elle s’alourdit, incrustée des coquilles et des algues de la peur et finit en radeau.
Lâchez tout ! Lâchez peur et doutes ; laissez vos affaires, votre ménage, votre vaisselle, votre bricolage, la lettre que vous écrivez, le livre que vous lisez, vos soucis. Lâchez votre petite vie et partez ! Partez une heure, deux heures, souvent, très souvent, et abordez dans la rue les gens ; expliquez-leur — de la façon que vous sied — qu’ils ne sont pas qu’os et chair menés par la politique, la religion et leur loi comme chiens en laisse.
Dites à tout humain que vous rencontrez qu’il est l’image et ressemblance d’un sublime Idéal, dont il est l’enfant… L’enfant orphelin, parce qu’il a tué le Père Idéal dans son cœur. Mais le Père Idéal lui laisse à lui, l’humain, le pouvoir de se (re)créer heureux. Encore faut-il qu’il le fasse ! Ce n’est ni la religion, ni la politique qui le fera pour lui. Dites-lui : « Décoincez-vous ! Il faut être absolument libre (Signe 10/10) pour retrouver l’Idéal — le Père, l’Éternel, le Créateur, la Vie, le Bonheur, l’Amour, appelez-Le comme vous voudrez. »
Dites aux humains : « Ne prenez pas pour une honte d’avoir le cœur affamé de cet Idéal de Sainteté, Puissance et Lumière (Signe 12/4). Pour Les trouver changez votre vie (30/11), soyez pénitent ! C’est-à-dire aimez, pardonnez, faites la paix, activez l’intelligence du cœur, soyez libre de tous préjugés et moissonnez d’autres pénitents ! Alors, non seulement vous ferez votre salut mais vous contribuerez à changer le monde (28/7). »
Vous sentez-vous maladroit(e) ? Nous le sommes tous. Vous ne savez pas comment aimer ce monde, lui parler avec tendresse ? Mais il n’y a pas d’exercice imposé pour aimer et « que m’importe de mal étreindre si je peux embrasser ! » dit le jeune Albert Camus, qui se crut incroyant, mais qui allait jusqu’à sa mort et sans le savoir appeler à la pénitence.
Les humains s’agrippent à la seule idéologie qu’il leur reste : l’État, ses lois, la science et pour quelques uns la religion, parce qu’ils ont perdu la Main et la Voix de l’Idéal Saint, Puissant et Lumineux, ils Les ont lâchées et ne font plus qu’aboyer ou miauler avec la religion, la politique et leurs lois. Ils n’ont plus rien d’autre, croient-ils. Ils se trompent.
Ils ont l’Idéal revenu leur parler à Arès sur le rivage français de l’Atlantique.
Arès est un coin inconnu avec un témoin inconnu et vilipendé. Mais c’est justement ce qui authentifie l’Idéal. Pourquoi reviendrait-Il à ceux qui L’ont abandonné pour se rendre magnifiques et se donner le pouvoir de détruire, parce qu’ils sont incapables de construire ? Même ceux qui parlent de Dieu ne font qu’attifer d’oripeaux d’or la force desséchante des dominations qui, s’imagine-t-on, règlent le destin du monde depuis l’Élysée, la Maison Blanche, le Reichstag, le Kremlin, le Vatican, La Mekke, etc., quand le destin du monde n’est réglé que par le travail des hommes et des cœurs qui battent dans leurs poitrines, et ne peut être réglé demain que par les âmes qui naissent du Bien.
À ceux qui me rétorquent : « Mais l’État et les médias vous ignorent, » je réponds : « En effet, mais parlent-ils de vous ? » « Non. » « Voilà qui confirme que nous avons bien raison de les ignorer. Nous sommes les maîtres de l’avenir. Être ignoré des pouvoirs, c’est la bonne condition pour les vaincre. Les medias, c’est autre chose. Ils s’habituerons à nous un jour. »
Oh, nous savons ! Les rues sont pleines d’esprits forts et des marmottes qu’anesthésient les esprits forts, la foule que l’Idéal n’intéresse pas, pour qui la foi n’est que rêveuse ou hilarante, tous ceux trop occupés à tout critiquer pour voir au-dedans d’eux l’image et ressemblance de l’Idéal dont ils sont issus. Raison de plus pour leur parler sans se lasser (Signe 26/15). Ne vous reprochez-vous pas de ne pas être apôtre ?
Le propagandiste colporte une idée et appelle à la suivre. Vous n’êtes pas un(e) propagandiste. Vous n’incitez pas à suivre mais à se créer. Faites germer dans l’humain ce qui y a été semé(Signe 5/1) par l’Idéal Créateur. Tâche noble et féconde ! Rappelez à l’humain que la Création est cachée en lui et ressort sous forme d’âme, d’ha, s’il vit selon le Bien, et que cet ha est constituant de la polone, l’âme du monde idéal (Signe xxxix/5-13) qui ainsi se reforme.
Une idée fait d’un peuple une meute. Faites l’inverse en réveillant l’ha par la pénitence ! Libérez l’humain de la meute. L’humain se redonne son soi, le soi redevient Vie, Bonheur, Éternité (Signe 24/8, 36/23). Nous nous regroupons en assemblée non pour former une foule religieuse ou politique, mais pour nous entraider à retrouver la Vie (24/5), qui n’est pas une vie imposée à tous par un dogme, une idéologie, une loi. Chaque humain est un Dieu endormi que l’apôtre réveille.
Soyez un(e) apôtre !
© Michel Potay 2013 — Tous droits réservés


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