Ce dossier a été établi par notre sœur Alexandra P. de Paris à son initiative. J’aime beaucoup le côté vivant de ce travail, que je me fais une joie d’afficher. Je me suis seulement permis de corriger quelques fautes ou inexactitudes ou d’en signaler d’autres commises par Alexandra P., qui a probablement manqué des bonnes informations concernant ma personne ou certains faits.

Dossier d’information  :
Pourquoi des Pèlerins d’Arès, croyants libres et apolitiques,
participent-ils aux manifestations des Gilets Jaunes depuis janvier 2019  ?

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Mars 2019
Contact  : Alexandra P.

Sommaire  :
● Préambule  : Nécessaire visibilité
● Une présence discrète, mais spécifique… de plus en plus visible
● Dans les grandes villes de France, des Pèlerins d’Arès solidaires des Gilets Jaunes
● L’axe spirituel  : Le changement de l’homme, pré-requis au changement du monde
● L’axe sociétal  : les Petites Unités Humaines Confédérées et Souveraines
● Trois questions à Michel Potay, fondateur naturel des Pèlerins d’Arès
ANNEXES  :
Le Signe, son témoin et ses disciples  : questions fréquentes

Note: Un certain nombre de Pèlerins d’Arès se sentent proches des Gilets Jaunes dans la mesure où ils comprennent que le système français actuel n’est humainement plus supportable pour beaucoup. En revanche, les Pèlerins d’Arès sont apolitiques  : ils ne pensent pas que la détresse sociale et économique sera soulagée par des décisions politiques ou par des lois. Se sentant frères et sœurs de tous les humains, ils ne partagent évidemment pas les opinions haineuses qui sont parfois entendues lors des manifestations des Gilets Jaunes. En aucun cas ils ne cautionnent ni ne prennent part aux violences qui émaillent les cortèges.

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Nécessaire visibilité

Depuis 1974, Le Signe, Message du Créateur à l’humanité, est l’objet d’un silence médiatique peu commun  : Les journalistes semblent n’avoir pas le droit d’en parler, ni en bien, ni même en mal (voir annexe 2). Médiatiquement invisibles, les Pèlerins d’Arès ont tiré parti de cette situation en développant une expérience de la mission de rue, les yeux dans les yeux, de cœur à cœur. La résurgence des souffrances profondes qui touchent la France depuis la fin 2018 — et l’incapacité apparente de la politique à les résoudre — repose la question de cette (in)visibilité.
Solidaires de tous les humains dont ils se sentent frères et sœurs, des Pèlerins d’Arès se sont joints aux Gilets Jaunes, parce qu’ils partagent leur rejet de la politique et de son système et leur inquiétude face à l’avenir. Pour eux, un seul remède à l’injustice sociale  : renoncer aux grandes masses humaines gérées par la politique légaliste, centralisée et autoritaire et s’organiser à des échelles moindres pour que l’humain puisse s’épanouir.
Tout le monde sait, au moins intuitivement, que les hommes s’épanouissent dans l’amour, la solidarité, la paix, le pardon, l’intelligence du cœur libre des préjugés. Cela ne sera possible qu’au sein de petites unités humaines [à l’instar des petits cantons suisses]. C’est pourquoi il est essentiel de faire naître et mûrir le projet d’éclatement de la France en de petites unités ou nations souveraines confédérées.
Pas la politique, pas la religion, la Vie (Signe 9/6, 18/5, 24/3-5, 25/3, 38/5, 39/5, xix/26)  !
Spirituel et social à la fois, le message  des Pèlerins d’Arès est bien compris par le public, et nous souhaitons qu’il soit relayé — volontairement ou non — et aussi souvent que possible par les médias. Ce message, ils le transmettent depuis l’année 1974 et plus les années passent, plus il s’avère d’actualité  : la faillite annoncée du système du temps des « trente glorieuses » paraissait à l’époque inconcevable, mais ne fit que s’accélérer depuis. Le Signe laisse entendre que les risques de la liberté sont moins grands que ceux du pouvoir (politique, religieux, financier, médiatique, etc.), pourvu que cette libération s’accompagne du changement de l’homme en bien que Le Signe appelle pénitence (Signe 30/11, 33/10), laquelle est simplement le fait d’aimer tous les hommes, de pardonner toutes les offenses, de faire la paix, d’équilibrer l’intelligence intellectuelle par l’intelligence spirituelle (32/5), et d’être libéré (10/10) de tous préjugés.
C’est par la pénitence, pas par des lois, que le monde peut changer (Signe 28/7).
Conscients que le silence médiatique n’est pas du seul fait des journalistes, privés eux-mêmes de liberté d’expression et soumis aux ordres impératifs de puissants groupes, ils souhaitent par ce dossier d’information proposer une première base de dialogue et d’échange, à partir de laquelle partager le souci de l’éthique et de la liberté d’expression médiatique — le monde qui doit changer (Signe 28/7) est aussi celui des médias — autant que d’un avenir humain et social devenu vraiment trop incertain.

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L’acronyme PUHC

L’acronyme PUHC [Petites Unités Humaines Confédérées] a été imaginé par des Pèlerins d’Arès de Bretagne et repris par certaines mission de Pèlerins d’Arès en France. Les Pèlerins d’Arès ne fonctionnant pas de façon centralisée, il ne s’agit donc pas d’une initiative engageant la totalité des Pèlerins d’Arès, laquelle totalité n’est et ne sera jamais dénombrable, puisqu’il n’existe aucun registre, aucune adhésion, aucune liste chez les Pèlerins d’Arès.

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Une présence discrète, mais spécifique, de plus en plus visible

Sauf quelques incidents à Lorient et dans la région, les Pèlerins d’Arès partout en France rencontrent dans les cortèges un accueil positif et une bonne visibilité médiatique. Les incidents sont uniques à la région de Lorient.
Nota  : Le premier incident survenu entre les Pèlerins d’Arès de Lorient et une certaine catégorie, non identifiée, de Gilets Jaunes bretons eut lieu le samedi 12 janvier 2019. Ce jour-là des Pèlerins d’Arès de Lorient (Bretagne) participent à des actions avec les Gilets Jaunes et distribuent des tracts sur les Petites Unités Humaines Confédérées (voir ci-dessous). Ces tracts sont d’abord bien reçus, mais certains Gilets Jaunes en colère arrachent les tracts des mains des Pèlerins d’Arès et les déchirent. Le prétexte  : les Pèlerins d’Arès feraient une “récupération abusive des Gilets Jaunes”. Le lendemain, 13 janvier 2019, le local des Pèlerins d’Arès de Lorient (« L’Eau Bleue ») est envahi par ces mêmes Gilets Jaunes hostiles. Un peu plus tard, un pot de peinture est jeté contre la devanture du local et les lettres PD (sans doute allusion aux prêtres pédophiles) écrites. Cet incident est relayé dans « Ouest France », rompant pour la première fois, de façon inattendue, le voile médiatique jusqu’alors maintenant sur l’existence des Pèlerins d’Arès à Lorient.

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Brève de « Ouest France » sur l’incident de Lorient

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Quelques Pèlerins d’Arès de Lorient rencontreront les Gilets Jaunes hostiles à la Maison du Peuple de Lorient (prêtée par la CGT locale) et échangeront avec eux dans un climat qui n’est pas de réconciliation mais d’apaisement. Ces Gilets Jaunes hostiles sont jacobins et attachés à l’idée d’une France autoritaire et centralisée, à l’opposé de l’idée des Petites Unités Confédérées et Souveraines (PUCS). D’autres incidents ont lieu ailleurs dans cette région bretonne  : tracts déchirés, pancartes brisées. Ce problème breton, auquel nos frères lorientais cherchent actuellement une solution, n’empêchera nullement la mobilisation nationale spontanée des Pèlerins d’Arès partout ailleurs en France, à Paris, Strasbourg, Lille, Metz, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Tours, Nice, etc.
Rappelons que les Pèlerins d’Arès n’ont ni chef, ni structure, ni organisation centrale. La présence active des Pèlerins d’Arès dans les cortèges de Gilets Jaunes a été partout spontanée.

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Participation des Pèlerins d’Arès au mouvement des Gilets jaunes
logiquement puisée dans Le Signe

Il est logique que les disciples du Signe se mêlent aux Gilets Jaunes. Le mouvement des Gilets Jaunes est composé de Français et Françaises qui ne se sentent plus représentés ni par leurs députés, ni par le gouvernement. Ils se sentent délaissés, oubliés. Ils voient comme naturel, essentiel, l’appel à la fraternité, au Bien, à l’amour entre les hommes, ils considèrent que l’éclatement de la France en PUCS (Petites Unités Confédérées et Souveraines) sera un bienfait pour tous les Français, parce que la pénitence se pratique plus facilement en petits nombres qu’en grandes masses. Ils considèrent aussi qu’en payant leurs impôts, ils ont participé à l’installation en France du grand réseau hertzien (radio, télévision, etc.) et qu’ils ont droit à leur part d’expression publique par ce moyen. De ce fait, semaine après semaine, des Pèlerins d’Arès se joignent aux cortèges de nombreuses villes  : Nice, Limoges, Paris, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, mais aussi Tours, Perpignan, Marseille, Gap, etc. Leurs pancartes et banderoles portent des citations du Signe et de son témoin ou des réflexions personnelles comme “La fraternité est la loi de notre espèce”, “Notre monde se croit moderne  ; il est moralement vieux”, “La vraie crise est la crise de l’homme” ou encore “La Vérité c’est que le monde doit changer” (Signe 28/7) et.), “Les hommes deviennent les frères et le monde devient le nuage d’or où les nations s’embrassent, où le frère ne vend pas le pain et la laine” (Signe xix/22). Les Pèlerins d’Arès se voient interviewés, photographiés, et pour tout dire médiatisés.

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Dans les grandes villes de France, des Pèlerins d’Arès solidaires des Gilets Jaunes
A Lorient, Toulouse, Bordeaux, Tours, Lyon, Limoges, Lille, Strasbourg, Nice, Marseille, Gap, Perpignan, Paris, etc.
les Pèlerins d’Arès présents dans les cortèges des Gilets Jaunes ont provoqué
curiosité, intérêt et sympathie des manifestants.

Les Pèlerins d’Arès croient à la fraternité entre tous les humains, quelles que soient leurs origines, leurs opinions, leurs positions. Pour eux, aimer tous les humains — même ceux dont ils ne sont pas aimés — est la condition absolue du changement du monde en Bien.
Tous les Pèlerins d’Arès ne sont pas des Gilets Jaunes, mais dans leur ensemble ils n’ont pas de revendications politiques et n’attendent rien des pouvoirs, pas même la satisfaction matérielle, même si celle-ci est la bienvenue. Ils sont tous unis face à la détresse humaine. Ils souffrent de voir l’humain lambda écrasé dans la masse, n’être plus que l’ombre de lui-même.
Pour les Pèlerins d’Arès la crise que leurs frères humains traversent est avant tout spirituelle et ne trouvera pas de solution satisfaisante par les dogmes religieux, les urnes politiques, les manifestations contestataires ou les révolutions violentes. La solution est dans l’amour, le pardon, la paix et le non-jugement, qu’il faut rendre effectifs dans une partie croissante et significative de la population (le petit reste dont parle Le Signe 24/1, 26/1), entraînant le reste (ceux moins engagés mais gens de bonne volonté quand même) dans une synergie de Bien.
L’État de masse, qui pilote tout depuis Paris, Bruxelles, New-York, Moscou, Pékin, etc, est inadapté à la très grande diversité des êtres humains.
Aux côtés des messages lancés par les Gilets Jaunes dans les cortèges, le message des Pèlerins d’Arès se démarque de la tonalité générale parce qu’il est spirituel, mais il est bien perçu. L’importance de l’amour et de ses dérivés que sont le pardon, la paix, le dépassement des préjugés est compris par le très grand nombre, et l’amalgame avec la religion ou le sectarisme très rarement exprimé. Le projet de Petites Unités Humaines Confédérées (les PUHC) a aussi rencontré l’intérêt, nécessitant souvent des précisions, car l’idée n’est ni de créer de nouvelles frontières, bien au contraire, ni un retour au Moyen-Âge, mais de redonner à l’humain le « gouvernement » de sa vie et de mettre fin au détournement du salaire de l’ouvrier et la récolte du paysan vers l’échoppe des banquiers et des marchands (Signe 27/5), ce qui ne peut se faire qu’à échelle humaine, non dans la masse.
Sur la faisabilité de cet éclatement de la France en petites souverainetés, nos voisins suisses offrent un exemple inspirant de nation moderne qui fonctionne très bien en confédération de cantons souverains, souvent très petits.

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Sur la vitrine de la mission des Pèlerins d’Arès à Lyon,
on peut lire depuis quelques mois  :
“Pas la religion, la Vie”.

Il aurait aussi été possible d’écrire : « Pas la politique, pas la religion, pas les lois… la Vie. » Ce message, longtemps incompris du fait de la confusion entre foi ou spiritualité et religion semble entrer peu à peu dans les consciences. Il y a derrière les revendications des Gilets Jaunes une souffrance que les solutions politiques toujours à court terme ne soigneront pas  : l’accumulation des lois, le collectage des impôts, les subventions, les décisions socio-politiques, ou même l’écologie et la lutte contre le réchauffement climatique ne font pas le bonheur. Nombreux sont ceux qui sentent bien que le bonheur auquel ils aspirent est ailleurs.
Et si c’était le commencement des retrouvailles avec la Vie (Signe 24/5)  ?
L’Événement d’Arès en 1974-1977 fait partie aujourd’hui de la colonne vertébrale culturelle et historique structurante de notre pays, même si la reconnaissance médiatique ne viendra que plus tard. Le pays est désorienté  ? Les Pèlerins d’Arès sont prêts à contribuer à le réorienter. Ils savent faire le lien entre le pratique et le spirituel et affirment que, devant la nécessité de redonner un élan à la France, la réhabilitation de la vertu — la vertu, pas la morale  ! — et de l’amour du prochain n’est pas du tout déplacée. Le premier ministre déclare qu’il s’agit de « mieux expliquer » et de « redonner du sens » à la vie sociale. Eh bien  ! les Pèlerins d’Arès, même apolitiques, sont prêts à y contribuer et à affronter les questions qui causent le ras-le-bol, qu’expriment les Gilets Jaunes, devant la multiplication des « chantiers de la réforme » qui s’accumulent dans la confusion, impliquent des remises en cause, des efforts et des sacrifices sans qu’on en voit le bout. Ces sacrifices ne peuvent pas se faire en l’absence de vie spirituelle. C’est vital et le gouvernement doit en prendre conscience. Peut-on prétendre gouverner des humains avec justice et les guider vers un nouveau monde dans des conditions purement matérialistes  ? Non  !
Les Pèlerins d’Arès peuvent, ils l’affirment, contribuer à (re)donner à l’humain le goût d’aimer, de pardonner, de faire la paix, de se libérer de tous préjugés avec le souci de ressusciter ce qu’il y a de meilleur en chacun, l’image et ressemblance de la Puissance Créatrice (Genèse 1/26-27), quel que nom on lui donne.

L’axe sociétal, les Petites Unités Humaines Souveraines Confédérées,
parce qu’on aime, pardonne et fait la paix plus facilement dans des petites unités que dans la masse

Il y a longtemps que les Pèlerins d’Arès suivent un projet de leur frère aîné (Signe 16/1)  : l’éclatement de la France en Petites Unités Humaines Confédérées (que nos frères bretons appellent PUHC). Noyer les individus dans une masse et les diriger depuis des instances centralisées ne nous sauvera pas des conflits, des différends, des guerres et probablement de la ruine finale. N’oublions pas que l’Histoire nous montre que c’est par la masse que le pouvoir assoit le mieux sa domination et par la masse encore qu’ont éclaté les conflits les plus meurtriers et destructeurs (guerres de 1914-1918, de  1939-1945).
Un État de 67 millions d’habitants ne peut pas jouir d’une véritable liberté. La République Française s’est appropriée le pouvoir total sur tout le pays sans laisser aux populations locales la possibilité de choisir souverainement leurs destins. La gestion de la société ne devrait pourtant reposer que sur quelques règles de logique simple. Voici celles que proposent les Pèlerins d’Arès  :

● Éclatement de la France en petites souverainetés indépendantes confédérées (par exemple Bretagne Nord, Bretagne Est, Bretagne Sud, Provence des Montagnes, Provence Maritime-Est, Provence Maritime-Centre, Auvergne des Volcans, etc.) afin de permettre aux groupes d’affinités de vivre ensemble selon le régime qui leur convient.
● Confédération de ces petites unités souveraines indépendantes pour la mise en commun des services, institutions, etc. que chaque petite unité ne pourrait créer seule  : Sécurité sociale, sécurité, université, grandes écoles (médecine, etc.), ponts et chaussée…
● Dans chaque souveraineté indépendante, décision par vote ou référendum des règles de fonctionnement communes, des décisions importantes, etc.
● Dans chaque souveraineté indépendante, abolition de la politique et gestion des institutions locales par des gérants et des professionnels, révocables si insatisfaisants, mise en commun des moyens nécessaires (ex-impôt), ponts et routes, etc. Les Pèlerins d’Arès sont conscients que les PUHC ne verront pas le jour sur le court terme, ne serait-ce que parce qu’il est anticonstitutionnel de proposer une mutation de “République une et indivisible” en une Confédération française. Mais il est nécessaire et vital pour les générations à venir de préparer dès maintenant ce projet. C’est une direction qui mérite d’être connue, reconnue et discutée. La modernité sociale n’est pas dans la masse, elle est dans l’affirmation de la liberté absolue de chaque être humain.

Trois Questions à Michel Potay, fondateur naturel des Pèlerins d’Arès

« La politique politise, donc organise, donc catégorise, de sorte qu’avec elle il y aura toujours des pauvres et des riches, des gauches et des droites, des pour et des contre… L’humain moderne doit réapprendre que le bonheur et l’équité ne peuvent naître que de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du coeur libre de tous préjugés.”
Michel Potay, né à Suresnes en 1929, est d’abord ingénieur, puis trouvant la foi dans les années 60 devient ecclésiastique dans l’Église Orthodoxe, qui avait été celle de son grand-père Mathurin. En 1974 il s’installe à Arès, petite localité de Gironde où il est témoin de trente-neuf ou quarante apparitions de Jésus. En 1977, toujours à Arès en Gironde, il est témoin de cinq théophanies ou manifestations physiques et sonores du Père de l’Univers (Signe 12/4), qu’on appelle communément Dieu, mais qu’on peut appeler l’Éternel, Adonaï, Allah, le Tout Autre, Brahma, la Vie, etc. C’est de ces deux événements surnaturels (1974-1977) que nous vient Le Signe.
Le Signe ne fonde ni religion, ni dogme. Michel Potay n’est ni chef (Signe 16/1), ni gourou, ni prêtre. Le Signe l’appelle prophète. Parmi les Pèlerins d’Arès il est le frère aîné (16/1). Âgé de 90 ans en 2019, il vit simplement auprès de son épouse à Bordeaux où il travaille toujours à faire connaître Le Signe et à prêcher la pénitence.
Question  : Michel Potay, vous n’êtes pas vu comme un homme dangereux, plutôt comme un pacifique rêveur. Que savez-vous de la réalité économique et sociale de la France et de ses 67 millions d’habitants  ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P., personnellement je répondrais autrement, mais bon  ! n’est-on pas plutôt comme les autres nous voient que comme on est vraiment  ?]  : Bien avant la crise des subprimes, les Pèlerins d’Arès et moi-même avons attiré l’attention du public sur l’imminence d’une crise économique et sociale, mais surtout humaine, de grande ampleur. Faute de grands média, nous n’avons pas pu atteindre la masse, mais nous ne nous sommes pas tus. Nous voyons bien que ce monde commence à se chercher  : on croyait tout bien établi selon des règles qui forment l’encadrement public, et hop  ! arrivent les Gilets Jaunes, qui sortent de nulle part et qui, contrairement à leurs dirigeants [?], sont pragmatiques. Le gouvernement essaie de détourner l’attention des Français des revendications des Gilets Jaunes en lançant quatre problématiques  : politique environnementale, démocratie et identité, impôts et organisation de l’Etat. Mais cette démarche se heurte à plusieurs obstacles. Les Gilets Jaunes veulent par exemple moins d’impôts et plus de services publics, ce qui est raisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas viable dans un pays où la dépense publique atteint 57% du PIB et où le ratio dette/PIB, déjà estimé à 100%, est muet sur d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées. Les Gilets Jaunes refusent l’annulation de l’ISF, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros en oubliant que c’est peu de chose comparé aux 188 milliards générés annuellement par la TVA.
Les Français pensent que la lutte contre l’évasion fiscale et la réduction des salaires des responsables industriels et politiques apporteraient d’importantes ressources. En fait, aucune de ces croyances ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales. Depuis le XIXe siècle, les théories évolutionnistes situent tous les peuples du monde sur une unique ligne de développement allant de l’individualisme à l’étatisme, c’est-à-dire à la nation-masse obéissante sous une seule autorité politique et sa loi, une uniformisation des institutions politiques, du légalisme, des infrastructures économiques et des lignes philosophiques. On a cru et déclaré que c’était le seul schéma général capable de donner la paix et le bonheur. Erreur  ! On découvre que les humains sont restés très divers. On voit rejaillir un besoin de dignité, d’individualité et de liberté.
Dans une France de 67 millions de citoyens, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques sont uniformes, la participation civique est très faible. Le peuple n’est pas formé à y voir clair  ! Pourquoi sommes-nous affligés de lourdes taxes  ? Pour mettre des sous dans les poches de nos gouvernants  ? Non. Mais parce que de tous côtés, ils doivent payer. Cela existera et empirera aussi longtemps que les nations seront de grandes masses. Seules des petites nations souveraines, éventuellement confédérées, peuvent calculer leurs dépenses de façon plus pointue et plus économique, mais les grandes masses ne le peuvent pas.
Question  : Qu’avez-vous relevé d’intéressant et d’important dans le mouvement des Gilets Jaunes  ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P.; personnellement, je ne répondrais ainsi]  : On ne peut prétendre que les Français sont malheureux. Maintenant, il est sûr qu’ils se sentent glisser vers le malheur, que la pauvreté incarne plus que tout. Les exemples des ménages qui se voient ponctionner de la CSG sur des revenus communs considérés comme copieux se multiplient. Ce système est pervers  : nous sommes en train d’engendrer une nouvelle lignée de pauvres considérés comme bien rémunérés par une arithmétique vicieuse. Les Gilets Jaunes veulent sortir de cette politique-là. Au reste, le mouvement me paraît actuellement porteur d’idées très diverses qui traversent des hommes et des femmes qui se rebiffent, qui veulent récupérer leur humanité et leur dignité. Comment ne pas se sentir Gilet Jaune dans ce pays de plus en plus légaliste, taxé, réglementé, etc.  ? Les Gilets Jaunes sont des humains qui veulent simplement qu’on leur rendre leur humanité. Si la politique était plus souvent généreuse et intelligente qu’idéologique et peu réfléchie, nous dirions  : pourquoi pas  ? Mais elle ne l’est pas. À preuve, sa recherche des grandes masses à gouverner parce qu’elle échappe mieux ainsi au jugement populaire. Le bien public est affaire de tous, pas affaire de quelques-uns sous prétexte qu’ils sont élus, parce qu’élus ils forment vite une caste coupée de la base humaine. Des millénaires d’Histoire prouvent qu’il est impossible d’obtenir un changement suffisant et heureux de la classe politique. Alors, supprimons-la  !
Question  : Pourquoi les Pèlerins d’Arès se sont-ils joints aux cortèges de Gilets Jaunes  ? Qu’est-ce qu’un mouvement spirituel peut bien apporter à ces Gilets Jaunes  ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P.; personnellement je ne répondrais pas vraiment de cette façon-là]  : Les Gilets Jaunes en général demandent un meilleur sort matériel, rejettent les politiciens incapables de le donner, de sorte que leurs revendications restent politiques, limitées. Nous ne leur reprochons pas, mais nous regrettons l’insuffisance de leur vision, le fait qu’ils ne rejettent pas la civilisation des systèmes, qu’ils ne cherchent pas à changer de vie, à élever l’humain au-dessus du matérialisme et de la loi du talion, à lui redonner sa liberté, son génie. Ces Gilets Jaunes et derrière eux la foule ne comprennent pas quelque chose de capital  : c’est qu’il n’y a pas de solution politique à leurs aspirations. La politique politise, donc organise, donc catégorise, de sorte qu’avec elle, il y aura toujours des pauvres et des riches, des gauches et des droites, des pour et des contre, etc. De là notre devoir de dire aux Gilets Jaunes  : Oui, ce que vous souhaitez est possible, mais ne l’est que dans des petites unités humaines. Cela, ce sont les Pèlerins d’Arès eux-mêmes des croyants et des apôtres libres — car notre mouvement n’a ni chef, ni dirigeant —, qui ont décidé d’aller le clamer dans les cortèges. L’humain moderne doit réapprendre que le bonheur et l’équité ne peuvent naître que de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du cœur libre de tous préjugés.
Notre revendication d’un éclatement de la France en une confédération de petites souverainetés indépendantes est fondamentale, primordiale même, parce qu’un mouvement de Gilets Jaunes tel qu’il se présente aujourd’hui dans un pays de 67 millions d’habitants n’a aucune chance d’aboutir. Le gouvernement, comme s’il ne savait pas ce que les Gilets Jaunes réclament, fait semblant de procéder à une “consultation populaire”, à une étude approfondie des revendications, mais en fait prépare sa reprise en main de la population et il y a fort à parier que nous allons subir un nouveau tour de vis dans les mois qui viennent. Pour être écoutés, les humains doivent multiplier les oreilles de ceux censés écouter, affaiblir les forces autoritaires, multiplier les constitutions, les parlements, les gouvernements et administrations diverses.
Voilà pourquoi j’ai voulu créer un parti de la Confédération Française, mais les juristes m’ont dit  : “Vous ne pouvez pas vous présenter légalement aux élections de cette façon-là, parce que vous ne pouvez présenter un programme que dans le cadre de la Constitution qui déclare que la France est une et indivisible”. Je réalise bien que, pour l’heure, nous ne pouvons que répandre l’idée d’un éclatement de la France en petites sociétés souveraines dans lesquelles un monde de bonté et de bonheur peut beaucoup mieux se réaliser que dans une grande masse hétérogène qu’on rend artificiellement homogène à coup de lois, mais qui ne répond pas à la vocation profonde de l’humain. Nous voulons montrer à un certain nombre d’humains que notre Appel s’accorde avec beaucoup d’aspirations humainement légitimes et justes.

Dossier d’Information.
Annexes.

Le Signe,
son témoin Michel Potay et les Pèlerins d’Arès  :
Questions et Réponses.
Qu’est-ce que Le Signe  ?
Qui est Michel Potay, le témoin du Signe  ?
Quel est le message du Signe  ?
Qui sont les Pèlerins d’Arès  ?

Qu’est-ce que Le Signe  ?
Le Signe est un Message du Créateur révélé à Michel Potay en deux étapes, en deux messages de style et teneur très différents mais indissociables  : L’Évangile Donné à Arès (révélé par Jésus apparu en 1974) et Le Livre (révélé par le Créateur Lui-même en 1977). En 1974, Jésus transfiguré mais corporel, non spectral, parle à Michel Potay trente-neuf ou quarante fois du 15 janvier au 13 avril. Il bouge, il touche le témoin à deux reprises. Michel Potay en prend copie sur le lieu même de l’apparition. Le Livre est également transcrit, quarante-quatre mois plus tard, sur le lieu où Père de l’Univers (Signe 12/4) se manifeste  ; il est invisible mais sa Voix est très sonore. Il se manifeste cinq fois en 1977 du 2 octobre au 22 novembre 1977, chaque fois au cœur d’une conflagration surnaturelle impressionnante appelée théophanie.
Le Signe tient son nom du lieu où elle fut révélée  : Arès, une bourgade de Gironde située sur le Bassin d’Arcachon, à 47 Km de Bordeaux.

Qui est Michel Potay, le témoin du Signe et aussi son diffuseur  ?
Né en 1929 à Suresnes (banlieue de Paris), Michel Potay grandit dans cette ville et devient ingénieur. Communiste athée, il
est saisi d’inquiétude philosophique au début des années 60 et s’engage dans le christianisme, plus précisément dans l’église orthodoxe qui avait été celle de son grand-père. Il se marie en 1968 avant d’être ordonné diacre, puis prêtre plus tard. Homme d’église mais gardant certains principes marxiste, de nature pragmatique, rien ne le prépare aux apparitions de 1974 et 1977. De ces événements surnaturels s’ensuivent de longues années de solitude et de difficultés. Le Signe est refusée par les 47 éditeurs approchés. Michel Potay doit  l’imprimer et la diffuser lui-même. Toutes les sommités religieuses approchées, sauf Si Hamza Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, rejettent de même Le Signe.  C’est Michel Potay lui-même, qui se change en missionnaire de rue, qui recrute ses premiers compagnons et compagnes de foi dès 1975. Michel Potay n’est jamais devenu le chef des disciples du Signe, qui restent des croyants libres (Signe 10/10). L’édition française complète dite « L’Intégrale » du Signe paraît en 1984 après des éditions de L’Évangile Donné à Arès seule dès 1974. En 1995, Le Signe traduite en anglais par Michel Potay lui-même est éditée sous forme bilingue. Elle sera plus tard traduite en allemand par notre sœur Monika de Suisse. L’ensemble a été tiré jusqu’à présent à un peu moins de 400.000 exemplaires. Michel Potay et son épouse Christiane ont eu trois filles  : Nina, Anne et Sara. Michel et Christiane Potay vivent aujourd’hui à Bordeaux et se consacrent à la diffusion et à l’accomplissement du Message reçu à Arès en 1974 et 1977.

Quel est le message du Signe  ?
Le Signe soutient que le mal n’est pas une fatalité  et que l’humain peut vivre heureux et mourir en paix sans religion ni politique à la seule condition qu’il change en bien, peu importe qu’il ait ou n’est pas de religion et, s’il en a une, peu importe sa religion (Signe 28/12). Le salut de l’individu comme du monde tient à une seule nécessité  : la pénitence, c.-à-d. la pratique de l’amour, du pardon, du non-jugement, de la paix, de la liberté.
Le Signe parle assez peu de Dieu, parce que ce n’est pas son sujet. Elle soutient que ce n’est ni la foi, ni un dogme, ni la prière, qui sauve, mais le Bien acccompli. C’est un formidable appel à la liberté absolue. Bien sûr, Le Signe reste un message réaliste  : elle ne promet pas le bonheur absolu sur terre dans l’immédiat, mais en plusieurs générations (Signe 24/2). C’est une (r)évolution lente, mais qu’il faut commencer maintenant.
Le Signe rappelle que nous sommes tous, ne serait-ce qu’un peu, co-responsables de la situation de l’humanité. C’est pourquoi elle s’adresse à tous les humains et les encourage à changer leur vie (Signe 30/11).

Qui sont les Pèlerins d’Arès  ?
Jésus et Dieu demandent à Michel Potay non pas de convertir, car il doit respecter la liberté de chaque humain, mais de moissonner (4/12, 5/2-5, 6/2, 15/7, etc.) les personnes qui souhaitent spontanément changer leur vie (Signe 30/11) et appeler leurs frères et sœurs humains à faire de même  ; à ces humains propices à la vie pénitente et apostolique, les missionnaires donnent le nom d’épis mûrs. On appelle Pèlerins d’Arès les hommes et les femmes qui se sont librement engagés sur cette voie. Ce sont des citoyens normaux, qui vivent et travaillent dans le monde, mais qui ajoutent à leur existence une dimension spirituelle et existentielle, afin d’aller toujours plus loin dans l’amour, le pardon, le non-jugement et la liberté vécus. Les Pèlerins d’Arès n’ont ni registre d’inscription, ni dogmes, ni cérémonial, ni culte, ni clergé, ni chef. Ce sont des croyants laïcs apostoliques, mais libres et apolitiques.

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